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<title>Appels à contribution Fabula</title>
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<description>Appels à contribution Fabula</description>
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<title>"Scènes de dispute" : dispute et dramaturgie en France et en Grande-Bretage (XVI e-XVIII e siècles)</title>
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<description>"Scènes de dispute" : dispute et dramaturgie en France et en Grande-Bretagne (XVI e-XVIII esiècles)Colloque festival, 5-7 juin, Université Paris-Diderot.organisé par le programme ANR AGON (VALE EA 4085), avec le LARCA (EA 4214 Paris VII) et l’IRCL (UMR 5186 CNRS Montpellier III) La dispute est l’un des modes d’expression privilégié de la sphère intellectuelle à l’époque moderne. Guerres pamphlétaires, controverses, confrontations et débats parcourent et définissent les champs discursifs du savoir et de la création, dans tous les domaines (belles lettres, arts, sciences, techniques, religion...). Dans ce contexte, les arts de la scène occupent une place de choix, que l’on pense aux joutes verbales chez Shakespeare, à la dispute chez Marivaux ou aux querelles associées à l’œuvre de Corneille. Nous proposons d’étudier la dispute au théâtre (dans toutes ses dimensions – passionnelle, idéologique ou esthétique), et particulièrement les scènes de confrontations et de conflits, en tant qu’elles structurent et canalisent la création dramatique. Il s’agira plus largement de mener une réflexion sur les rapports entre dispute et dramaturgie à l’époque moderne en France et en Grande-Bretagne.Ce colloque s’inscrit dans le cadre du projet ANR-AGON (« cas, querelles, controverses et création à l’époque moderne ») et dans la lignée du colloque-festival de 2012 sur les scènes de reconnaissance à l’IRCL de Montpellier. Les contributions seront publiées dans la nouvelle revue en ligne de l’IRCL, Arrêt sur Scène / Scene Focus. Les présentations pourront prendre la forme d’une communication académique ou d’une proposition pratique : réflexions théoriques ou historiques, études de cas, mise en scène d’une pièce ou d’un extrait, adaptation d’œuvres explorant la théorie de la dispute au théâtre. Pour la partie festival du colloque : mises en scènes de disputes ainsi que représentations incluant danse et opéra seront bienvenues mais d’autres projets sont possibles (recherches sur la performance, lectures et projets bilingues, reconstitutions de querelles, débats impliquant le public...). Nous invitons les participants à explorer la liste non exhaustive des questions suivantes :Les formes de la dispute au théâtre Existe-t-il une théorie des disputes au théâtre ? Leur performance est-elle codifiée ? Peut-on discerner des spécificités nationales ? Quelles évolutions de la Renaissance aux Lumières ? On pensera encore à se demander :• qui se dispute au théâtre ? (dialogues/monologues agonistiques, conflits amicaux, amoureux, de génération...)• quels sont les signes de la dispute ? (cris, injures et invectives, violence, déchaînement des passions...) ;• le déroulement des disputes : facteurs déclencheurs (conflits de valeurs, conflits d’intérêt...), modes de résolution, escalade de la violence, passage à l’acte avec élimination de l’ennemi, déni, censure, malentendu, étouffement...Comment se dispute-t-on sur scène ? Des études de cas pourront être proposées pour montrer les effets dramaturgiques de la dispute, sa fonction dans l’intrigue, dans le dénouement. On pourra encore réfléchir aux questions suivantes :• la théâtralité de la dispute ; dialogue et dialogisme dans les querelles ; performance des acteurs ; langage des émotions ; investissement du corps.• l’espace de la dispute, au sens de mise en scène, mais aussi de l’espace de l’intrigue.• la circulation de scènes d’une œuvre à une autre, par la parodie, l’adaptation, la réécriture ou la traduction.Pourquoi ? • Antagonismes idéologiques et politiques, susceptibles de contaminer l’audience.• Comment le champ dramatique fait-il écho aux conflits du champ social et politique, voire technique et scientifique ?• Qu’est-ce qui se joue dans la mise en fiction dramatique de ces conflits ? Quel impact sur le redéploiement des valeurs ? Qu’en est-il lors des périodes de grande tension politique qui jalonnent l’histoire de la première modernité ?• Quel lien entre querelles esthétiques, et enjeux politiques et institutionnels (par exemple lors des querelles entre théâtres, sous la Restauration anglaise ou sous les règnes de Louis XIV et Louis XV en France) ? Comment les interactions entre querelles esthétiques et politiques affectent-elles les œuvres et leur réception ? Participent-elles de la structuration d’un espace et d’une opinion publique ?Date limite de soumission: proposition de 200 mots environ pour le 15 septembre 2013 à Sophie Vasset  et Jeanne-Marie Hostiou . Pour les propositions pratiques, merci de contacter les organisatrices avant le 30 juin.Comité scientifique : Alain Viala (ANR Agon, Oxford University) ; Nathalie Vienne-Guerrin (IRCL, Université Paul Valéry, Montpellier) ; Laetitia Coussement (Université Paris-Diderot) ; Daniel Mesguich (CNSAD).Appel à communication en ligne (en français et en anglais):http://www.agon.paris-sorbonne.fr/fr/evenements/scenes-de-dispute-colloque-festival-quarrel-scenes-conference-festival</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Thu, 23 May 2013 09:29:28 +0100</pubDate>
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<title>Inégalité(s) hommes-femmes et utopie(s) (Antiquité-XXI e siècle)</title>
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<description>«Inégalité(s) hommes-femmes et utopie(s) (Antiquité-XXI e siècle) » Colloque international et pluridisciplinaire Université Charles de Gaulle – Lille 318 - 20 juin 2015 «Voix et voies de femmes: Études sur les femmes, le sexe et le genre» (EA CÉCILLE 4074) UMR Savoir Textes Langage (STL, UMR 8063)«la seule manière de sortir du cercle dans lequel l’idéologie nous entraîne c’est d’assumer une utopie, de la déclarer et de juger l’idéologie de ce point de vue » (Paul Ricœur, L'Idéologie et l'utopie [1997]).«What future is there for a female child who aspires to being Humphrey Bogart?» (Donna Haraway citant The Female Man (1975) de Joanna Russ, in Modest_Witness@Second_Millenium. Female Femaleman©_Meets_Oncomouse™”, Feminism and Technoscience (1997).Comment les utopies – littéraires et/ou com­mu­nau­taires (imaginées par des hommes comme par des femmes) – représentent-elles, augmentent-elles ou résolvent-elles l’/les inégalité(s) entre les hommes et les femmes? Telle sera la problématique de cette manifestation.« Utopie» est un terme ( ou -topos [sans lieu]) forgé par Thomas More pour désigner la cité ima­gi­nai­re dans le récit de voyage vers un lieu fictif, De optimo reipublicae statu, deque insula Utopia (1516). Dans l'en-tête de l'édition de Bâle (1518), Thomas More utilise le terme d’ Eutopia pour dé­si­gner le lieu imaginaire qu'il a créé. Cet autre néologisme ne repose plus sur la négation ou mais sur le préfixe eu qui signifie bon . Eutopie signifie donc «le lieu du Bon», donc, ici, une société idéale.L’utopie est « [le]projet ou rêve d’une société et, par extension, d’un avenir désirable, mais tenu pour chimérique» (Paul Foulquié et Raymond Saint-Jean, Dictionnaire de la langue philosophique [1962; Paris: PUF, 1978] 747). Le plus souvent satirique et subversif, le dessein en est la dénoncia­tion des travers d’une époque, à travers un lieu imaginaire (lointain, mythique): la Callipolis de Pla­ton, L’île des esclaves de Marivaux (1725), l’Eldorado de Candide (1759), etc.; la distanciation dans l’espace – voire aussi dans le temps – est destinée à éviter la censure (politique, religieuse…). Cette tradition, ce genre littéraire remonte à La République ( c. 370 av. J.C.) de Platon et passe par La Cité du Soleil de Tommaso Campanella (1623), La Nouvelle Atlantide (1628) de Francis Bacon, le Voyage en Icarie (1840) d’Étienne Cabet, etc.Selon Henri Meschonnic, «L'utopie est une fabrique de sens, une fabrique d'histoire. Elle est conquérante. Ni substitutive, ni compensatoire [...]. Non en opposition avec la terre réelle, mais tran­s­for­matrice du lieu. Sans elle, il n'y a pas de lieu. Il n'y a que des territoires» ( L'Utopie du Juif [Paris: Desclée de Brouwer, 2001] 22). La différence entre le lieu et les territoires peut présenter un intérêt, d'une part, pour penser les rapports sociaux existant entre les sexes et, d'autre part, pour les penser autrement : territoires plus ou moins imposés ou fabriqués relevant toujours d'une repré­sen­ta­tion binaire versus lieu d'une hospitalité ou convivialité ne relevant plus d'une logique dualiste et, dans le cas présent, inégalitaire.Aux utopies littéraires masculines, souvent misogynes jusqu’au XIX e siècle (Aristophane, Swift, William Morris), où les seules femmes dignes d’intérêt sont les épouses et les mères (Bacon, More, Bellamy, etc.), se mêle un nombre croissant d’utopies féminines (Christine de Pisan, Margaret Cavendish, Sarah Scott, Lady Mary Hamilton, Mary Livermore, Mary Howland, Martha Bensley Bruere, Ines Haynes Gillmore, Charlotte Haldane etc.), dont certaines «excluent» la présence des hommes (Charlotte Perkins Gilman, Mary Bradley Lane, etc.). Le XXe siècle voit fleurir les dystopies ou les contre-utopies qui signalent une méfiance croissante à l’égard des récits maîtres (ou des grands récits) et de l’idéologie marxiste et communiste. La dystopie orwellienne invite à se détacher de l’idéal de perfection et d’innocence politique qui a pu caractériser les utopies positives. Mais les dystopies sont aussi ces «utopies privatives»où la quête du bonheur passe par la suppression des souffrances ou des inégalités et donc souvent/parfois des genres dans leur assymétrie opprimante. Ce que Jameson appelle le «principe de réduction du monde» devient l’une des stratégies de la science-fiction féministe d’Ursula Le Guin, par exemple, qui imagine un monde (Gethen) ambisexuel, débarassé de tout ce que la sexualité a de problématique et de violent et du capitalisme. Qu’en est-il de ces utopies paradoxales qui se fondent sur une économie de la pénurie et dans quelle mesure cette évolution du genre de l’utopie est-elle liée à la prise en compte des oppressions de genre ou liées à la sexualité d’un point de vue situé? Que nous apprend-elle sur la conception féminine et féministe du pouvoir et des relations que les femmes et les féministes peuvent ou doivent entretenir avec «le pouvoir»? Par-delà les utopies ou la balance entre utopie et dystopie, comment penser un espace et une organisation autres des rapports à travers le motif foucaldien des «hétérotopies», lieux autres présentant une contestation à la fois mythique et réelle de l'espace habituel. Quel rôle jouent alors les «espaces autres» de la fiction dans cette recomposition à partir du moment où la littérature devient, pour Sedgwick par exemple, une sorte de surface de projection des «troubles dans le genre»? ( Epistemology of the Closet [1990] et Between Men . English Literature and Male Homosocial Desire [1985]). Juxtaposant en un seul lieu réel plusieurs espaces parfois incompatibles, les hétérotopies introduisent aussi une rupture absolue avec le temps habituel, ce sont des hétérochronies, combinant un système d’ouverture et de fermeture, créant un espace d’illusion qui dénonce comme plus illusoire encore l’espace réel, ou en présente un mode autrement organisé. Comment considérer ces «sortes d'utopies effectivement réalisées dans lesquelles les emplacements réels sont à la fois représentés, contestés et inversés, [c]es sortes de lieux qui sont hors de tous les lieux, bien que pourtant ils soient effectivement localisables» (Foucault, «Des espaces autres»)? Ces expériences périlleuses où se joue quelque chose du sujet dans son rapport au monde, à lui-même et aux autres, peuvent-elles servir de paradigmepour repenser, hors des espaces et des temps habituels, un régime d’exception des sexuations et de sexualités qui rompe jusqu’à la distribution même, prise ici comme point de départ, en femmes et en hommes? Dans quelle mesure les utopies sexuelles urbaines qui relèvent de ce que Gayle Rubin a appelé «la sexoethnogenèse urbaine» participent-elles d’hétérotopies réussies en ce qu’elles produiraient des restratifications sociale et sexuelles non normativeset des dynamiques de pouvoir différentes (avec la culture SM à San Francisco par exemple)?Si les utopies ravissent en ouvrant un espace merveilleux, les hétérotopies inquiètent, en subvertissant jusqu’au langage et à l’imagination, «parce qu'elles brisent les noms communs ou les enchevêtrent, parce qu'elles ruinent d'avance la ‘syntaxe’, et pas seulement celle qui construit les phrases, – celle moins manifeste qui fait tenir ensemble (à côté et en face les uns des autres) les mots et les choses» (Foucault, Les Mots et les choses [1966]). Qu’en résulte-t-il alors en ce qui concerne les relations entre et par-delà les sexes – et les mots pour les dire? Comment utiliser ce motif pour les repenser, pour élaborer des discours qui sont susceptibles d’en accueillir la différence, d’en accomplir la puissance d’altération? Quelque chose de cet ordre semble se jouer dans l’alternative que Foucault dessine, dans La Volonté de savoir (1976), entre des «corps-plaisirs» et un «dispositif de sexualité» qui en contraint et en limite l’expression? Ne s’agit-il pas alors justement d’une invitation à réarticuler, dans la dimension utopique d’un ars erotica , sexualité et «usage des plaisirs»?Dans le texte consacré aux hétérotopie («Des espaces autres»), Foucault insiste encore sur la primauté de l’espace sur le temps pour notre époque contemporaine, de plus en plus «hétérochronique». Peut-on en tirer les conséquences et élargir la dimension spatiale inscrite dans le mot «utopie» pour y inclure l'idée de cyberespace? Il s’agirait alors de se pencher sur les nouveaux modes de relations, de mise en réseau constituant des identités et des alliances provisoires évoqués par Donna Haraway dans «A Cyborg Manifesto» (1991), internet permettant l’émergence à la fois de nouvelles logiques d'affiliation, d'appartenance, d'affinités, de groupements pragmatiques, de nouveaux modes d'action, au-delà de l'opposition entre sphère publique et sphère privée?Quelques pistes:Domaines où se manifestent les inégalités entre les hommes et les femmes: éducation, célibat, choix (mutuel) du conjoint, conception du mariage (nécessité économique, «association de partenaires égaux en droits et en devoirs» (C. Cohen-Safir), contrôle des naissances (voire eugénisme), droit au statut et à la protection juridique, droit à la propriété, droit à l’emploi, etc.Est-il possible d’échapper, dans l’utopie, au patriarcat comme rapports de pouvoir(propriété, religion, mariage) ?Peut-on rattacher certains récits de voyage/d’anthropologie ou ethnologiques à une forme d'utopie en présentant d'autres possibles (patriarcat méditerranéen; les Germaines combattent aux côtés des hommes; des textes de voyageurs libertins évoquent des accouchements sans douleur pour interroger la bible…)Utopies/dystopies et pouvoirUtopies/ inégalités, discriminationsUtopies/dystopie et sexualitésUtopies genrées/utopies dégenréesUtopies/dystopies féministes et queerUtopies/hétérotopiesUtopies/dystopies et stratégies féministes (séparatisme, communautés, hétérotopies)Utopies/dystopies à l’ère numériqueUtopies/dystopies et technologiesUtopies/dystopies et architecture, urbanisme, littérature, cinéma, peinture, BD, culture populaire, science fiction, performance, arts, festivalsUtopies/dystopies communautaires et subcultures urbainesUtopies/dystopies et corps...Utopies, cinéma et jeux vidéos dystopiques…Toutes les approches sont bienvenues: Études littéraires, études théâtrales, philosophie, théorie critique, études comparées, études féministes, géographie sexuelle, «cultural studies», «visual studies», «film studies», «technology studies», «gender studies», «queer studies», «post-colonial studies», «decolonality»...Ce colloque sera précédé ou suivi de journées d'étude sur des thèmes spécifiques liés à sa thématique.Bibliographie indicative: Abensour, Miguel. L’utopie de T. More à W. Benjamin . Paris: Sens &amp; Tonka, 2000. Atwood, Margaret. The Handmaid's Tale . New York: Fawcette Crest, 1985. Califia, Pat. Doc and Fluff , The Distopian Tale of a Girl and Her Biker . Boston: Alyson Publications, 1990. ---. « Sexe et utopie ». [“Sluts in Utopia: The Future of Radical Sex”]. Public Sex: The Culture of Radical Sex . 1994, 2000. Paris: La Musardine, 2008. Cohen-Safir, Claude. Cartographie du féminin dans l’utopie. De l’Europe à l’Amérique . Paris: L’Harmattan, «Bibliothèque du féminisme», 2000.Denèfle Sylvie, dir. Utopies féministes et expérimentations urbaines . Rennes: PU de Rennes, 2008.Foucault, Michel, Histoire de la sexualité 1. La Volonté de savoir , Paris, Gallimard, 1976.---. L’Usage des plaisirs; Le Souci de soi . Paris: Gallimard, 1984.---. « Des espaces autres ». Dits et Écrits : 1954-1988. Vol. 4. Paris : éditions Gallimard, 1980-1988.---. Le Corps utopique. Les Hétérotopies . Paris: Éditions Lignes, 2009.---. Les Mots et les choses . Paris: Éditions Gallimard, 1966.Fourier, Charles. Le Nouveau monde amoureux . 1816. Paris: Les Presses du réel, 1998.Griffiths, Martin. “Early Feminist Utopias and the Essentialist Paradigm”. Paper Presented at the Scien­ce Fiction Research Association Conference, New Lanark, Scotland, June 2002.</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Thu, 23 May 2013 09:33:13 +0100</pubDate>
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<title>Variations françaises sur les Mille et une nuits : quelles versions pour quels effets?</title>
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<description>Colloque International,Bologne17-18-19 septembre 2014Variations françaises sur les Mille et une nuits : quelles versions pour quels effets?Université de Bologne, Dipartimento di Lingue, Letterature e Culture Moderne (LILEC)Institut National des Langues et Civilisations Orientales, Centre de Recherche Moyen-Orient et Méditerranée (INALCO, CERMOM, Paris)Langues de travail: français, italien, anglaisArgument :Les Mille et une nuits sont présentes partout dans le monde, dans diverses langues sous diverses formes. Cependant, même si l’œuvre appartient aujourd’hui au patrimoine universel, il existe deux espaces culturels ou linguistiques qui entretiennent avec les Nuits , chacun à sa manière, un rapport particulier: le monde arabe; le domaine français.Le rapport au monde arabe s’impose en effet par la profusion des textes manuscrits, sources premières du livre, et s’inscrit dans un mouvement littéraire assez original, fortement créatif, mais tout à fait compréhensible dans le contexte qui était le sien. Du côté français, la relation relève, elle, d’un contact vivifiant: l’introduction à partir de 1704 d’une œuvre nouvelle, d’un genre nouveau , en dépit du terme «conte» qui la qualifie, qui ne cessera dès lors de se transformer, de susciter en langue française ou à partir du français une production littéraire et artistique tous azimuts. C’est précisément cet aspect, installé dans la longue durée, du début du XVIII e jusqu’à aujourd’hui, que l’on va développer comme objet du présent colloque.La première traduction occidentale du recueil a eu lieu en effet en France, par Antoine Galland, de 1704 à 1717, à partir principalement d’un manuscrit syrien du XV e siècle. On doit aussi à Galland l’intégration dans le recueil de plusieurs contes nouveaux rapportés par le syrien Hanna Diyâb, dont Aladdin et Ali Baba . Plus important encore: la traduction française de Galland connaît un succès extraordinaire, dès le premier volume, et déclenche un véritable engouement qui a eu pour effet de distendre et d’élargir le corpus même des Nuits : Cazotte propose une Suite des Mille et une nuits en 1788(éd. R. Robert, Champion 2012); Caussin de Perceval d’autres Suites aux Mille et une nuits en 1806; Loiseleur Deslongchamps réédite la traduction de Galland en 1838, l’augmentant d’une matière inédite, pour en faire un autre succès européen; Gautier, écrivain, propose en 1842 une Mille et deuxième nuit . Et indépendamment de Galland, s’appuyant sur une nouvelle famille de manuscrits, d’autres traductions françaises vont paraître, comme celle perdue de Joseph de Hammer, écrite en français et traduite en allemand, puis retraduite de l’allemand vers le français par Trébutien en 1828.À la fin du XIX e siècle, le «flambeau» français des Nuits passe au docteur Mardrus, qui élargit encore l’univers des Nuits par des ajoutsinattendus, puisant dans des recueils français de contes arabes (Artin Pacha, Spitta-Bey) et hindoustanis (Garcin de Tassy). Sa version fin-de-siècle est encore un succès et sa richesse visuelle invite à l’illustration. Rééditées chez Piazza entre 1926 et 1932, Les Mille nuits et une nuit de Mardrus seront illustrées par Léon Carré et ornementées par Racim Mohamed. Mardrus présentera lui-même le film d’animation de la cinéaste allemande Lotte Reiniger ( Les Aventures du prince Achmed , 1926, Comédie des Champs-Elysées).Deux autres traductions françaises paraissent au XX e siècle: celle de René Khawam (1965-1967), qui supprime le découpage en nuits, et celle d’Armel Guerne (1966-1967), qui s’inspire d’autres traductions, notamment celles de Burton et de Lane. La sixième et dernière traduction française du recueil est celle que Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel publient entre 2005 et 2006 pour la Bibliothèque de la Pléiade: elle aussi enrichit encore le corpus des Nuits avec des récits qui appartiennent bien au substrat arabe mais inconnus jusque-là en langue française. Bref, les lecteurs des Nuits du XVIII e siècle ont lu un autre recueil que ceux du XIX e siècle, qui ont eu accès aux «Suites» et aux éditions augmentées et qui ont lu encore autre chose que ceux du XX e ou du XXI e siècle, qui auront eu accès, eux, en plus, à Mardrus ou à Bencheikh et Miquel: c’est, en soi, à propos du corpus français des Nuits , une problématique particulièrement intéressante.Parallèlement à l’évolution et à l’élargissement du corpus, les usages des Nuits se sont également diversifiés. Des auteurs de toutes origines ont choisi la langue française pour écrire des œuvres fortement liées aux Nuits , comme Beckford, qui publie en 1782 un roman gothique à thème orientaliste, Vathek , ou Jan Potocki, qui se sert des Nuits comme modèle du Manuscrit trouvé à Saragosse . Au début du XIX e siècle, le roman-feuilleton fera des contes enchâssés et suspendus de Shéhérazade son modèle, repris entre autres par Balzac, qui déclare vouloir écrire, avec la Comédie humaine , «les Mille et une nuits de l’Occident».Aujourd’hui, une véritable cohorte de réécritures et d’adaptations de toutes sortes s’offre au lecteur/spectateur. Il y a une littérature immense sur le sujet. Non seulement des livres, mais aussi des pièces, des films, des comédies musicales, des ballets, des dessins et des dessins animés. Au XX e et au XXI e siècle, les Nuits inspirent des écrivains français comme Proust, Butor et, plus tard, de nombreux écrivains francophones (Assia Djebar, Abdelkébir Khatibi, Salim Bachi, Daniel Maximin, pour n’en citer que quelques-uns). Les Nuits séduisent aussi les arts de la scène, qu’il s’agisse des Ballets Russes (Michel Fokine, Shéhérazade , 1910), d’une comédie musicale comme celle que Félix Gray a récemment monté à Montréal ( Shéhérazade, les Mille et une nuits , 2009) ou bien d’un spectacle comme le Ali Baba que Macha Makeïeff vient de créer pour le Théâtre de la Criée de Marseille (2013). L’imaginaire des Nuits fascine également le septième art: l’un des pionniers du cinéma, Georges Méliès, en tire un «film à trucs» ( Le palais des Mille et une nuits , 1905), et Pierre de Broca s’en inspire pour la pellicule Mille et une nuits (1990), où un djinn au chapeau melon prend contact avec Shéhérazade à travers un téléviseur. Du côté de l’image dessinée et de l’image animée, on citera le film d’animation de Jean Image ( Aladin et la lampe merveilleuse , 1970), ou la bande dessinée de Mathieu Gabella ( Les trois souhaits , 2010).Il ne s’agit là que de quelques-unes des variations françaises sur les Nuits que ce colloque propose d’explorer, pour montrer les évolutions de ce recueil à la fois dans son contenu et ses extensions et influences, tout en cherchant à faire ressortir une épaisseur intertextuelle qui dépasse le champ littéraire, et une question de fond: quelles versions pour quels effets?Les propositions de communication concernant des ouvrages ou des aspects encore peu étudiés seront particulièrement appréciées.Les propositions (titre + résumé de 250 mots maximum + notice bio-bibliographique) sont à envoyer avant le 30/09/2013 à Aboubakr Chraïbi ( aboubakr.chraibi@inalco.fr ) et Ilaria Vitali ( ilaria.vitali@unibo.it ).</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Wed, 22 May 2013 13:54:41 +0100</pubDate>
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<title>Les noces de Cana</title>
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<description>     Au sein de l’axe TransLittéraires du centre de recherche «Textes et Cultures» (EA 4028) à l’université d’Artois, Graphè a pour objet d’étude la Bible et son influence sur le patrimoine culturel, littéraire et artistique des nations. L’exploration de cet horizon intertextuel est menée dans trois domaines principaux : la Bible en tant que littérature, la Bible et les productions littéraires et esthétiques, et enfin la Bible comme champ d’études épistémologiques et herméneutiques. Les travaux sont publiés dans la collection éponyme à l’ Artois Presses Université .   Fidèle à une alternance entre Ancien et Nouveau Testament, le colloque annuel organisé par Graphè sera consacré les 27-28 mars 2014 aux Noces de Cana .Présent uniquement dans l’évangile de Jean (Jn 2,1-12), l’épisode des noces de Cana relate le premier «signe» accompli par Jésus au début de sa vie publique.Dans une ville de Galilée, accompagné de ses disciples et de sa mère, Jésus participe à un mariage. S’apercevant que les invités vont manquer de vin, Marie lui demande d’intervenir. En toute discrétion, Jésus fait remplir six jarres d’eau qui, une fois versée aux hôtes, se révèle être un excellent vin, à la grande surprise du maître de maison.Plus que l’historicité de l’événement, c’est la dimension littéraire, fût-elle à visée théologique, qui intéressera le colloque. Le miracle a une forte valeur symbolique sur laquelle s’est attardée l’exégèse spirituelle à travers notamment l’image des «noces mystiques» ou la mention du «troisième jour». À l’instar de la multiplication des pains, la péricope a été perçue comme la préfiguration du sacrement de l’eucharistie. L’eau changée en vin représente la joie promise par Dieu à son peuple et possède une forte connotation eschatologique. Elle sert également à faire le lien entre les deux Testaments autour du thème de l’alliance.Les auteurs médiévaux prolongent les différentes lectures patristiques (Origène, Augustin, Jean Chrysostome…) tandis que le récit johannique est utilisé à l’époque classique dans une perspective pastorale. Les poètes modernes (Claudel, Max Jacob…) s’en inspirent encore pour évoquer l’épiphanie et la spiritualisation de la matière.Le thème iconographique des noces de Cana apparaît dès l’art funéraire paléochrétien pour ensuite prendre une véritable dimension narrative au Moyen Âge. De Giotto à Arcabas, sans oublier le célèbre tableau de Véronèse, la peinture a abondamment illustré l’épisode. Les noces ont également été mises en image au cinéma, ne serait-ce que sur le mode parodique (Buñuel, La Voix lactée ).Toujours au regard du texte biblique, dans une démarche intertextuelle et une perspective diachronique, l’appel à communications porte sur les relectures littéraires et artistiques que l’épisode des Noces de Cana a pu susciter au fil des siècles.Les propositions de communications (titre, court résumé et bref CV) sont à envoyer avant le 31 août 2013 à: jmarc.vercruysse@univ-artois</description>
<author>vernet@fabula.org (Matthieu Vernet)</author>
<pubDate>Tue, 21 May 2013 13:45:38 +0100</pubDate>
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<title>Theater in Times of Spectacular Warfare</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/eaas-conf-workshop-theater-in-times-of-spectacular-warfare_57156.php</link>
<description>EAAS ConferenceAmerica: Justice, Conflict, WarThe Hague, 3-6 April 2014www.eaas.eu/conferences/eaas-biennial-conferences/info-2014-the-hague‎Workshop 23: Teatrum Belli: Theater in Times of Spectacular WarfareChairs: Ilka Saal, University of Erfurt, Germany; Barbara Ozieblo,University of Málaga, SpainThis workshop investigates the function of theater with regard to war. In particular, it aims to examine to what extent theater still matters at a time when the already intrinsic theatricality of warfare (teatrum belli) has, due to a persistent mediatization in the course of the 20th century, become enhanced to such a degree that war itself emerges as the perfectspectacle. Does the theater still matter in times of spectacular warfare or has it been erased by the theatricality of war?Furthermore, what do we make of the growing conceptual and aesthetic affinity between theater and war? Besides relying on a similar sense of dramaturgy, mise-en-scène, and division of labor into producer, director, actor, and spectator, both draw attention to their own theatricality, frequently using means based on similar technology (computers, screens, virtual reality). Likewise, a neat division of the two into fact and fiction no longer holds. Cultural critics such as Virilio, Baudrillard, and Zizek have shown, how with regard to production and spectatorship, modern warfare has become increasingly derealized. Likewise, spectators in theater rarely remain untouched by the theatrical experience: they areassaulted by rational and emotional arguments, inundated by the aesthetics of cruelty, agitprop, or multimedia spectacle, which require cognitive as well as emotional efforts and sometimes leave us dazed, confused, helpless. There is even the threat of actual warfare entering the theater, as seen in the Moscow hostage crisis in 2002. How, then, can we relatethese two disruptive forces to each other – conceptually, aesthetically, politically?We invite papers examining this question from the following angles:• Media &amp; Technology: How has the mass media transmission of war affected the representation of war on stage? Does the increasing use of digital technology in the theater affect how we view war on stage as well as off stage? How do media and technology affect our capacity for empathy and critique? How can theater resist the increasing commodification of war by the media?• The Body in Pain: Given our constant inundation with images of cruelty, is theater still capable of making visible the physical and emotional consequences of war to those who fight and those who get involved involuntarily? How is violence represented on stage? How can theater as a medium make bodies in pain matter to us?• Commitment: Is the notion of theater as a site for critical reflection and political intervention still relevant? What does commitment mean in/to the contemporary theater? How do new forms of warfare such as terrorism, drone warfare, and cyber warfare affect and, perhaps, change our notion of commitment in theater?• Justice: In what ways can/does theater function as a site for translating war not only into poetic but political and ethical justice? Of course, we are open to related suggestions as well.Please send a one-page abstract (no more than 500 words) and a one-paragraph bio to both Prof. Ilka Saal at ilka.saal@uni-erfurt.de and Prof. Barbara Ozieblo at bozieblo@gmail.com by 1st October 2013.Please read the revised Guidelines for Workshops prepared by the EAASBoard, and note the information on EAAS travel grants below:Guidelines for EAAS Workshops1. A workshop must be chaired by two persons from different constituent associations of EAAS or other relevant associations for scholars outside the EAAS geographical span. No one may (co-) chair a workshop at twoconsecutive EAAS conferences.2. Workshop sessions are 2:00 hours.3. Speakers are selected by the workshop chairs from those colleagues responding to the Call for Papers published on the EAAS website. The target number of speakers per session is four, the maximum number is eight (two sessions). Note: Of the speakers in any workshop, not more than two may come from the same country. Speakers must be members of their national Association for American Studies if there exists one in their home country. Speakers from Canada, Israel, Japan, and the USA must be members of their respective American Studies Associations, or of anotherorganization with an appropriate focus (OAH, APSA, etc.). No speaker can present more than one paper at the conference. Chairs can present a paper within their own workshop.4. Speakers must present their papers in person; they are expected to be present at all sessions of their workshop.5. Papers should be presented from notes rather than read off from a script; chairs should spell this out to their contributors and ensure that proper discussion can take place.6. The maximum presentation time for papers is 20 minutes; chairs must keep their speakers within that time frame. The overall structure of the workshop is the responsibility of chairs; chairs MUST comply with these rules in order to: 1) allot each paper the same amount of time; 2) allow sufficient time for discussion.7. October 1, 2013: Proposals for workshop papers (one-page abstract [no more than 500 words] and one-paragraph bios) to reach both workshop chairs8. October 15, 2013: Chairs inform proposers whether their papers have been accepted, and send the list of speakers and paper titles to the EAAS Secretary General.9. Selected speakers can apply for an EAAS Conference Grant by November 15, 2013, and will be notified of their success by December 15, 2013.10. December 31, 2013: Speakers must confirm their participation in the workshop11. January 15, 2014: Chair 1 must send a confirmed list of speakers and paper titles, plus contact details of speakers, to the EAAS Secretary General12. February 3, 2014: final deadline for any last-minute changes to the printed conference program13. Chairs are encouraged to send out electronic versions of abstracts/papers to all speakers in their workshop prior to the conference.14. Workshop chairs should briefly introduce the topic and the speakers at the beginning of the first session. At the end of the last session, chairs might want to sum up the conclusions of the presentations and discussions.15. April 20, 2014 (two weeks after end of conference): Deadline for chair 1 to send titles of two papers proposed for possible inclusion in conference volume (with speaker details) to Secretary-General. Chairs are also encouraged to produce individual volumes based on their workshop papers. Please note, though, that in compliance with a unanimous decision of the EAAS Board at the 1998 Lisbon conference, EAAS subsidies for such volumes are not available.16. April 20, 2014 (two weeks after end of conference): Deadline for chair 2 to send 500-word workshop report to the EAAS Secretary General, Gert Buelens, at secretary-general@eaas.eu . The report of approximately 250-500words should give an idea of the major arguments of papers and of conclusions reached in the workshop.17. Computers with data projection on screens are available in all rooms. If special technical equipment (audio equipment, video equipment beyond the usual) is needed in a workshop, please inform, by February 3, 2014,the EAAS Secretary General, who will consult with local organizers.18. Please address all correspondence concerning workshop matters to the EAAS Secretary General in the first instance. Please acknowledge all correspondence from the Secretary General.19. Workshop chairs should make copies of these Guidelines available to their speakers.20. A meeting of all workshop chairs with the EAAS Secretary General will be scheduled on the first afternoon of the conference to discuss last-minute arrangements.EAAS grants to enable attendance at the biennial EAAS conference At its Moscow meeting, the EAAS Board decided to earmark a special conference travel fund within the EAAS budget for the purpose of supporting speakers at the biennial EAAS conference.• applications must be submitted electronically to the EAASVice-President, Professor Meldan Tanrisal( vice-president@eaas.eu ), by November 15, 2013;• applicants can apply for a max. of €500, to cover travel and/or accommodation and/or meals;• applications should include a letter of acceptance of the paper from the organizers; a copy of the paper abstract; a budget covering the planned attendance (travel, accommodation, meals);• special consideration will be given to early-career scholars and scholars from countries with a nominal GDP of less than 30,000 USD per capita (according to the most recent IMF list);• successful applicants will be notified by December 15, 2013 and should then promptly (and no later than December 31) confirm their attendance with their workshop chairs (who need to finalize the workshop program byJanuary 15);• successful applicants should submit original receipts for all expenses to be covered by the grant to the EAAS Treasurer within two months of the conference travel (by June 1, 2014):Professor Adina CiugureanuDepartment of English and American StudiesOvidius University ConstantaAleea Universitatii 1 (Campus)900472, Constanta, RomaniaE-mail: treasurer@eaas.eu</description>
<author>vernet@fabula.org (Matthieu Vernet)</author>
<pubDate>Mon, 20 May 2013 17:21:45 +0100</pubDate>
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<title>Formes mineures et minoritaires dans les arts du spectacle</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/formes-mineures-et-minoritaires-dans-les-arts-du-spectacle_57142.php</link>
<description>Formes mineures et minoritaires dans les arts du spectacle ( Horizons/Théâtre n°4, parution automne 2013)Appel à contributionDans le prolongement de son premier numéro (mars-septembre 2012) sur les «Théâtres populaires», et de la journée d’étude organisée à l’Université Bordeaux 3 en mars 2012, la revue Horizons/Théâtre éditée par les Presses Universitaires de Bordeaux propose pour son quatrième numéro, comme thème ouvert aux contributions: «Formes mineures et minoritaires dans les arts du spectacle ».Depuis quelques années, l’écriture de l’histoire du théâtre connaît un renouveau certain. Des colloques et des ouvrages fleurissent qui font (re)découvrir des pans jusque-là oubliés, volontairement ou non, par ceux qui font cette histoire [1] .Que ce soit, par exemple, le mélodrame réhabilité par Jean-Marie Thomasseau ou la comédie romaine rehaussée au niveau d’un spectacle digne d’intérêt par Pierre Letessier, ce qui était taxé «d’infra-littérature» est désormais reconnu et entre dans la plupart des cursus universitaires, même si la place dévolue à ces formes spectaculaires reste minoritaire dans les ouvrages traitant de l’histoire du théâtre et même si la majorité des praticiens sont encore réticents à mettre en scène ces objets. Sur d’autres continents, des formes spectaculaires sont encore difficilement reconnues comme étant «du théâtre», l’exemple de la halqa marocaine étudiée par Omar Fertat en est un exemple significatif.Globalement, l’histoire européenne du théâtre s’est écrite en fonction de la valeur littéraire des textes. Si quelques formes extra-occidentales ont été retenues, c’est parce que de grands metteurs en scène les ont utilisées pour créer certains de leurs spectacles; on pense ici à Ariane Mnouchkine et le Kathakali pour Les Atrides au début des années 90. Ainsi, le nô et le bunraku japonais et le kathakali indien sont quasiment les seuls théâtres ayant droit de cité dans nos histoires officielles.Deux types de contributions sont attendus pour ce numéro: des questionnements de fond sur la façon dont certains types de spectacles et/ou de textes sont «retenus» et officialisés, d’un côté, et des études précises de cas dans une approche anthropologique et ethnopoétique, de l’autre.Fidèle à sa ligne éditoriale, ce numéro de la revue Horizons/théâtre associera des études sur des formes spectaculaires de toutes les parties du monde et notamment en dehors du monde occidental. Les études sur les périodes reculées pourront aussi être l’occasion de questionner ce déséquilibre entre formes officielles et formes mineures, perceptible dans la façon dont nous abordons par exemple l’Antiquité, où la multitude des spectacles donnés en dehors des fêtes officielles n’a pas fait l’objet de beaucoup d’études.Il s’agit donc bien de contribuer ici à une réécriture de l’histoire et de positionner ces formes jugées indignes ou passées sous silence dans une vie culturelle et artistique beaucoup plus riche et foisonnante que ce que notre conception édifiante, morale voire progressiste des arts du spectacle nous a longtemps empêché de considérer.Les propositions de contribution d’environ 2500 signes, accompagnées d'une notice biographique de leurs auteurs, sont à retourner au plus tard le 30 juin 2013 par courriel, au Comité de rédaction: hori.theatre@gmail.comLes articles : 30 000 signes maximum – seront à retourner pour 6 septembre 2013.</description>
<author>jeannelle@fabula.org (Jean-Louis Jeannelle)</author>
<pubDate>Mon, 20 May 2013 08:20:56 +0100</pubDate>
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<title>1914-2014 : Un siècle de témoignages</title>
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<description>Europe , revue littéraire mensuelle1914-2014Un siècle de témoignagesSous la direction de Frédérik Detue et Charlotte LacosteParution prévue: automne 2014ProjetL’avènement du témoignage comme genre littéraire dans le sillage de la Première Guerre mondiale, puis son développement tout au long du xx esiècle, ont contribué à façonner une nouvelle vision de la littérature, en critiquant ses conceptions dominantes. Le besoin impérieux des témoins de crimes de masse de dire la vérité de leur expérience les a amenés à rompre avec d’anciens modèles littéraires, hérités tant de l’épopée antique que du roman de guerre réaliste, et avec la conception de l’art total issue du romantisme. Certains rescapés ont ainsi inventé une nouvelle manière, sobre et précise, d’écrire la violence, la souffrance et la mort. Leurs textes, conçus comme autant de bouteilles à la mer vouées à révéler à l’humanité épargnée l’ampleur de la barbarie, sont longtemps demeurés en marge du champ littéraire, éclipsés qu’ils ont été par des ouvrages relevant de genres plus anciens et mieux habilités en littérature. Cependant, on peut aussi observer que, peu à peu, ces textes ont été lus, et que leur influence sur une partie de la production littéraire a redéfini le paysage de la littérature à compter de la seconde moitié du siècle.Nous proposons donc de mener ici une réflexion de grande ampleur concernant l’apparition et le développement du témoignage sur les scènes éditoriales de différents pays, au gré des événements historiques qui les ont déchirés.Objet: Le témoignageEntendu comme:l’œuvre d’une victime d’un crime de masse, qui y a survécu (fût-ce provisoirement), et qui a mis à profit ce sursis pour relater son expérience dans un livre publié (de son vivant ou post mortem );une œuvre remplissant diverses fonctions, qu’il reviendra aux contributeurs de préciser –fonction d’hommage (envers les victimes disparues), fonction d’attestation du crime (ce en quoi elle constitue une déposition contre les coupables, chefs militaires, colons ou bourreaux), fonction critique (ce en quoi elle lutte contre les diverses tentatives et tentations de dénier le crime), etc. –, et liant littérature, histoire et politique de façon indémêlable;une œuvre dont la valeur littéraire dépend, d’une manière qu’il conviendra là encore de préciser, de sa valeur documentaire, et réciproquement – liant éthique et esthétique de façon indémêlable;une œuvre qui, visant une transmission, procède fondamentalement du récit, mais qui peut prendre différentes formes, notamment poétique, et qui est travaillée par différents genres, dont l’essai et le journal.1914-2014: Naissance d’un art d’écrire / (Re)découverte de son acte de naissance1914-1918: La Grande Guerre, lieu de naissance d’un art d’écrireLa Première Guerre mondiale consacre un double avènement: l’avènement, avec la mort de masse dans des proportions jamais atteintes, de «la terreur moderne» (M.Abensour) et, corrélativement, l’avènement, avec la masse de témoignages issus de cette guerre, d’un nouvel art d’écrire – ou d’un nouveau genre littéraire.Plusieurs facteurs, sociologiques et historiques, se conjuguent pour expliquer que le témoignage prenne naissance à ce moment-là:le grand nombre d’appelés engagés dans le conflit (des civils et non des militaires de carrière), de tous âges et de tous milieux sociaux;les effets ravageurs de la puissance de feu, qui induisent de nouvelles manières de souffrir et de mourir à la guerre;en France, le taux d’alphabétisation le plus important que le pays ait connu, grâce à la loi du 28mars 1882 qui, trente-deux ans plus tôt, a rendu l’instruction obligatoire;la quantité inédite de textes produits pendant et à l’issue de cette guerre;l’entreprise critique d’un homme, Jean Norton Cru, professeur de lettres qui a passé vingt-huit mois dans les tranchées, et quinze ans à étudier la forme que ses compagnons d’armes ont choisi de donner à leurs écrits ( voir ci-dessous ).État de la recherche en 2014: (re)découverte de l’œuvre critique de Jean Norton CruJusqu’à récemment, le témoignage était essentiellement associé, en tant qu’œuvre littéraire, à l’expérience des camps de concentration (nazis et soviétiques) et à celle du génocide des Juifs. La figure du témoin s’incarnait en Alexandre Soljenitsyne et en Elie Wiesel. Ce dernier, parlant au nom de sa génération, a d’ailleurs revendiqué la paternité du genre: «Si les Grecs ont inventé la tragédie, les Romains la correspondance et la Renaissance le sonnet, notre génération a inventé un nouveau genre littéraire, le témoignage».On a récemment pris conscience que l’avènement du témoignage était en fait plutôt contemporain de la Grande Guerre. À ce sujet, on peut considérer que la double réédition d’un ouvrage ancien a provoqué une sorte de révolution épistémologique: il s’agit du livre Témoins de Jean Norton Cru (1929), sous-titré «Essai d’analyse et de critique des souvenirs de combattants édités en français de 1915 à 1928», et réédité par les Presses universitaires de Nancy, en 1993 puis en 2006, après avoir été oublié pendant plus de soixante ans.D’une part, cet ouvrage donne une idée de la masse inédite de témoignages français provoqués par la Grande Guerre, traitant de 304 volumes et 253 auteurs. D’autre part, étant donné la grande force de l’«analyse critique» proposée, on peut considérer, avec l’historien Frédéric Rousseau, que JeanNorton Cruest non seulement «le premier à instituer le témoignage [comme littérature] à la fois dans l’espace public et dans l’espace savant, à lui définir un statut», mais encore «le premier à le penser et à le questionner».Analyse: Schisme littéraire / Déni du témoignageTémoignage et schisme littéraire / Tradition testimonialeCe dossier explorera l’hypothèse selon laquelle se produit, avec l’avènement du témoignage, un véritable schisme littéraire – ce que Jean Norton Cru résume lorsqu’il affirme, en 1930, que «[l]a maxime La vraie littérature se moque de la littérature n’a jamais été aussi vraie qu’ici».Son expérience de la réalité du feu au cours de sa campagne de vingt-huit mois est un tel choc qu’elle fait naître en lui, comme chez un grand nombre de poilus, «le désir plus ardent de la vérité» (Jules-Émile Henches), du fait d’une prise de conscience: celle de l’«inconcevable ignorance [qu’ils avaient] tous de ce vrai visage [de la guerre] en août 1914» (Cru). L’effet de sidération vient de ce qu’exprime Walter Benjamin lorsqu’il écrit que les combattants de la Grande Guerre sont revenus du champ de bataille «[n]on pas plus riches, mais plus pauvres en expérience communicable» («Expérience et pauvreté»): leur expérience de la destruction a mis en échec la culture qu’ils avaient acquise avant 1914; et cette culture a été à ce point réduite à néant par la guerre qu’elle est devenue pour eux comme un bagage encombrant qui n’a plus qu’à être abandonné, la guerre leur permettant de mesurer l’étendue du «mensonge de l’anecdote, de l’histoire, de la littérature, de l’art, des bavardages de vétérans et des discours officiels» (Cru).Dès 1915, et alors qu’il se trouve encore des les tranchées, Cru se met en quête des récits de combattants qui rendent le mieux compte de l’expérience qu’ils sont en train d’endurer. Or, c’est pour lui un nouveau choc quand il découvre que les légendes de guerre qui fleurissent dans la presse à destination de l’arrière se retrouvent jusque sous la plume des poilus eux-mêmes. Il en déduit que «l’emprise de la légende sur les esprits» et «la psychose de guerre» sont telles que beaucoup de combattants, «une fois à l’abri», ont trahi leur expérience et leurs sentiments en se faisant «[les] agent[s] propagateur[s] de récits héroïques» dans lesquels ils empruntent beaucoup à la légende napoléonienne. Seuls quelques-uns «surent préserver leur probité contre toutes les influences déformantes de la littérature à la mode: le ton de fier-à-bras, les récits glorieux, la calomnie de l’ennemi, etc.» – c’est le cas «de ces témoins irrécusables que furent Genevoix, Pinguet, Pézard [ etc. ]». Comprenant que tous les témoignages ne se valent pas, Cru remarque que la valeur de vérité des récits dépend du genre choisi (par exemple, les journaux lui semblent souvent plus fiables que les romans), et décide, pour donner toute leur valeur aux meilleurs d’entre eux, de passer au crible de l’analyse tous les livres de combattants qui paraissent. Travail qu’il poursuivra jusqu’en 1928, et qui aboutira à la publication de Témoins en 1929.Il y a une utopie politique au sens fort, dans le projet de Cru, qui se sous-tend de l’idée qu’en mettant en lumière les bons témoignages, «la légende recevra trop de coups et qu’il n’y aura plus de peuple assez trompé, assez nourri de légendes séculaires, pour consentir à commencer une guerre». Et précisément: c’est seulement lorsque les témoins racontent le plus fidèlement possible leur guerre plutôt que la guerre, disant l’indicible, faisant imaginer l’inimaginable, qu’ils rendent possible une transmission aux lecteurs non-combattants, et donc une remémoration collective. Et l’on comprend que son analyse des écrits de combattants fait fond sur une exigence éthique qui n’est pas sans rappeler le souci cher à Hermann Broch que l’on fasse «du bon travail» (et non pas «du beau travail») au regard de la «portion nouvelle du réel» qu’il importe de «formuler afin qu’elle accède à l’existence» ( Quelques remarques à propos du kitsch ). Ainsi Cru attire-t-il l’attention du lectorat de 1929 sur des auteurs qui, en s’affranchissant des artifices littéraires en vigueur et des thèmes de légende, et en s’en tenant à la description de leur expérience propre, ont inventé une nouvelle manière de narrer la guerre.Il s’agira d’étudier comment, malgré l’oubli de cette réflexion princeps sur le témoignage littéraire, une tradition testimoniale – ou lignée générique – s’est constituée et renouvelée au rythme des violences politiques de masse qui se sont succédé depuis 1914.Déni de l’expérience, déni du témoignage: une littérature en dissidence?Comme souvent les œuvres les plus radicales de «critique de la culture», le témoignage a eu du mal à exister durant un siècle. Une histoire du témoignage doit d’autant plus faire leur part aux difficultés de réception du genre que celles-ci ont été le plus souvent anticipées par les témoins – le témoignage ayant dû d’emblée se confronter à sa propre impossibilité .À cet égard, la réception houleuse de Témoins est significative de ce qui est en jeu sur le plan littéraire dès l’entre-deux-guerres. Outre que le lectorat de l’époque privilégie spontanément les romans dans lesquels la guerre se fait à la baïonnette et au couteau, la démarche de Jean Norton Cru n’est pas comprise par ses pairs, si bien qu’une bataille critique s’engage: face à Cru contestant les méthodes des romanciers à succès et leur opposant le projet éthique des témoins, les spécialistes de littérature font front, invoquent la Muse, et se gaussent de ces récits de témoins qu’ils tiennent en piètre estime. La réflexion de Cru sombre alors dans l’oubli, comme les témoignages des poilus eux-mêmes, condamnés à «se perdre et s’ensabler dans un désert d’indifférence» (Maurice Genevoix).Le témoignage réapparaît à la libération des camps nazis, dans le sillage du procès de Nuremberg et de la mise au point du concept juridique de «crime contre l’humanité» qui va venir consolider le genre testimonial dans ses fondements. Les survivants des camps seront à leur tour pris d’un «désir frénétique» de dire leur expérience «telle quelle» (Robert Antelme). Mais leurs récits connaîtront peu ou prou le même sort que celui des combattants de la Grande Guerre. En effet, ceux qui tiendront leur promesse de témoigner verront se réaliser un de leurs pires cauchemars, puisqu’on ne refusera pas seulement de les croire, comme ils l’avaient craint; on refusera de les entendre. Robert Antelme ne fut pas lu; Denise Dufournier et Louise Alcan encore moins. La publication de témoignages s’arrête assez brutalement trois ans après la fin de la guerre. D’où l’exaspération d’Antelme qui déplore, alors que la société digère tranquillement le phénomène concentrationnaire, le sort réservé aux récits des survivants: «le témoignage, on ne veut plus qu’il serve, même comme alibi, on crache dessus, on le refuse» («Témoignage du camp et poésie», 1948).On voit également renaître, au début des années 1950, le débat qui avait opposé Jean Norton Cru aux critiques de l’entre-deux guerres: Jean Cayrol, survivant de Mauthausen, monte au créneau pour défendre ces «livres essentiels» que sont les témoignages, qui tranchent avec ce qu’il appelle le «folklore» de l’extermination, dont il voit poindre les ingrédients dans certains romans à succès de l’immédiat après-guerre. Cayrol alerte les esprits: «Du moment où un homme de lettres refait un camp de concentration à sa guise et en suivant sa propre imagination», il a toutes les chances de recueillir la confiance des lecteurs. Quant aux témoins: «On ne leur demanda que de prêter serment et de dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité, et on ne les crut pas» («Témoignage et littérature», 1953).Il faut attendre la guerre d’Algérie pour que le témoignage apparaisse véritablement sur le devant de la scène éditoriale française, l’année 1958 constituant à cet égard une année cruciale avec la parution de La Question d’Henri Alleg. La torture n’y est plus simplement dénoncée, comme elle a pu l’être depuis 1954, mais décrite en détail par quelqu’un qui l’a subie. Ce texte devient vite le symbole de la bataille de l’écrit qui fait rage durant la guerre d’Algérie. Grâce aux éditeurs prêts à relayer leur parole (Jérôme Lindon, François Maspero), les victimes peuvent révéler les violences qu’elles subissent presque en temps réel, la guerre d’Algérie apparaissant à cet égard comme une véritable «guerre du témoignage», suscitant toujours plus de récits de témoins ( Le Témoin de Djamal Amrani, Le Camp d’Abdelhamid Benzine, Les Égorgeurs de Benoist Rey, etc.). Cependant, outre que ces témoignages algériens se sont finalement heurtés à «un oreiller de silence» (Pierre Vidal-Naquet), la quasi-totalité d’entre eux sont aujourd’hui oubliés.Reste que la fin des années cinquante marque un tournant: un an après la réédition par Gallimard de L’Espèce humaine d’Antelme (1957), les Éditions de Minuit publient la version française de La Nuit d’Elie Wiesel (1958), dont la parution coïncide avec la réédition chez Einaudi de Se questo è un uomo de Primo Levi (1958).Le témoignage devient un genre littéraire avec lequel il faut compter.Axes et problématiques1. La réception des textesCelle-ci est demeurée problématique tout au long du siècle, l’avènement de ce nouvel art d’écrire n’ayant pas coïncidé avec la prise de conscience de ce qu’il impliquait. Les réticences des milieux littéraires de l’entre-deux-guerres vis-à-vis du témoignage ont été massives, consonnant avec celles du public, et la réception des ouvrages testimoniaux n’a progressé que très lentement après 1945. Il s’agira de comprendre pourquoi la conscience de cet événement fut si tardive, et pourquoi elle demeure encore aujourd’hui partielle.La réception universitaire de ces textes reste aujourd’hui problématique. Situés aux confins de trois discours – juridique, historique et littéraire –, les témoignages se sont retrouvés pris dans un angle mort à la frontière de plusieurs disciplines, notamment la littérature et l’histoire, sans acquérir une pleine légitimité dans aucune d’entre elles. Seuls quelques textes font exception (Genevoix pour la Grande Guerre, Levi pour les camps qui fut tardivement canonisé, Alleg pour l’Algérie), mais cette reconnaissance elle-même pose problème, puisque ceux-ci semblent désormais valoir métonymiquement pour tous les autres, alors même que le genre récuse ce type d’emblématisme. Tout cela incite à se montrer prudent vis-à-vis de la formule consacrée d’«ère du témoin» (Annette Wieviorka), voire à la réinterroger en travaillant sur divers corpus de témoignages.2. Témoignage et littératureLa question de la valeur littéraire du témoignage continue de faire problème, pour différentes raisons que l’on pourra tâcher d’identifier et de comprendre. Par exemple, on voit souvent réitérée aujourd’hui l’erreur des contemporains de Jean Norton Cru, qui réduisaient le récit testimonial à un laborieux compte rendu pour mieux le déprécier littérairement et déclarer le témoin inapte à l’œuvre d’art. C’est ce que font notamment les critiques qui, pour insister sur les qualités d’un témoignage particulièrement remarquable, signalent qu’il est «plus qu’un témoignage». Sortir de l’opposition entre témoignage et littérature implique de repenser les outils de la critique à l’aune de ce «nouveau» corpus, qui consacre un déplacement des catégories esthétiques existantes.Dans cette perspective, il serait intéressant d’interroger ce qui demeure pendant sous le concept de «littérarité», qui semble toujours fait pour tenir le témoignage à l’écart. En effet, les témoignages remplissent une fonction d’attestation, dont certains considèrent qu’elle entre en contradiction avec ce que l’on attend d’un texte purement «littéraire».On pourrait également réinterroger la notion de «genre», en se demandant à quelles conditions elle s’avère réellement opératoire pour caractériser l’art du témoignage. Beaucoup continuent de penser qu’elle instaure des cloisonnements inutiles qui nuisent à la littérature. Mais que penser alors de l’erreur récurrente qui consiste à inscrire le témoignage dans le genre autobiographique? 3. Témoignage, faux témoignage, témoignage faux et négationnismeLe «classement des auteurs par ordre de valeur» que Jean Norton Cru a établi dans Témoins a fait l’objet de nombreuses critiques, qui perdurent encore aujourd’hui. Il s’agissait de classer ces auteurs en fonction de la «valeur de vérité» de leur texte, laquelle est «vérité tout humaine, vérité du témoin sincère qui dit ce qu’il a fait, vu et senti» (Cru). Précisément: une fois admis que la valeur littéraire d’un texte est intrinsèquement liée à sa valeur documentaire, cette valeur varie d’un texte à l’autre, selon ce que le témoin a vécu, selon sa capacité à rendre compte fidèlement de son expérience et à la transmettre – sans supposer que les faits parleront d’eux-mêmes, ni considérer que «[l]’anecdote, parbleu, on peut l’inventer» (Roland Dorgelès). Tous les témoignages ne se valent pas: c’est de ce constat que sont partis les principaux théoriciens du témoignage pour appréhender leur objet, accordant au faux témoignage une attention particulière en vue de mettre au point une méthode d’évaluation des textes qui soit opératoire. Ce constat n’est donc pas fait pour jeter le discrédit sur le témoignage comme tel, mais pour encourager un travail d’expertise des textes.À cet égard, il serait sans doute judicieux de faire la distinction entre faux témoignage (quand il y a tromperie sur l’auteur, qui s’avère n’être pas le témoin pour lequel il se fait passer) et témoignage faux (quand l’auteur est un témoin sincère qui, trompé par sa mémoire ou ses a priori idéologiques et/ou esthétiques, produit un témoignage trompeur du point de vue des faits).4. L’héritage du témoignage en littératureLes articles du dossier se concentreront sur un corpus strictement testimonial et mettront en lumière la spécificité du témoignage, qui n’est pas «littérature purement esthétique» (Cru): visant une déposition, la tâche de témoigner «n’est pas un pur problème littéraire mais un devoir, un impératif moral» (Varlam Chalamov), et une forme de «probité intellectuelle» impose donc à l’écrivain d’«attein[dre] la valeur littéraire sans lui avoir sacrifié la sincérité» (Cru). Or, depuis 1945, beaucoup d’écrivains sont des lecteurs de témoignages et recueillent en héritage dans leurs pratiques le régime d’écriture testimonial, sa manière singulière de faire de la politique, son exigence éthique. Il ne s’agit évidemment pas pour ces héritiers de s’identifier aux témoins, de s’approprier leur expérience comme s’ils avaient vécu eux-mêmes les faits – ce qui reviendrait in fine à produire un faux témoignage. Mais ils ont été sensibles en tant que lecteurs à l’admonestation des témoins, à leur effort et à leur méthode pour donner à connaître et à comprendre un crime de façon à en favoriser une remémoration collective, contre les tentatives de le dénier. On peut alors soutenir qu’ils «témoignent pour les témoins» de façon oblique: qu’ils les accompagnent dans leur hantise de ce temps passé et dans leur deuil inachevable des disparus; qu’ils entreprennent à leur tour, depuis leur propre place dans et face à l’histoire, de nier la négation en enquêtant sur ce qui reste de ce temps passé.Il pourra être intéressant à cet égard d’étudier la façon dont le «dispositif d’alerte» testimonial se trouve relayé, en littérature et dans les arts, dans des œuvres qui visent à confronter les lecteurs à leur propre déni.5. Schisme testimonial, ères géographiques, transferts «culturels»Il s’agira d’élargir le plus possible les approches dans une perspective comparatiste, de façon à poser la question de savoir dans quelle mesure l’expérience de la terreur moderne peut-elle être vécue et narrée différemment suivant les aires culturelles, en fonction du contexte politique mais aussi de l’histoire culturelle (par exemple, relativement à une tradition littéraire qui serait plus orale qu’écrite)?Il serait opportun de ne pas résumer les témoignages concernant le génocide nazi à la seule littérature européenne qui a fait d’Auschwitz l’épicentre de l’extermination, mais de traiter d’une littérature qui, en Union soviétique, a témoigné de l’extermination sous le signe de Babi Yar (Ukraine). Le problème étant de savoir quelle est la possibilité du témoignage, quand, à de rares exceptions près, l’extermination ne laisse pas de survivants; symptomatiquement, le témoignage le plus remarquable qui nous soit parvenu des massacres de Babi Yar n’est pas l’œuvre d’un survivant mais d’un tiers: il s’agit du «roman-document» d’Anatoli Kouznetsov intitulé Babi Yar , récemment réédité en français chez Laffont (2011). La question se pose également de savoir quelles formes le témoignage peut prendre dans un cadre littéraire et artistique déterminé par le réalisme socialiste; ce en quoi l’œuvre de Kouznetsov se révèle un cas passionnant, non seulement par sa forme mais par l’histoire de sa rédaction.Il paraît essentiel, en général, d’être attentif à ce qui relève de «transferts culturels», si l’on peut dire, d’un système politique à un autre, d’un monde concentrationnaire à un autre, d’un génocide à un autre; songeons par exemple à la manière dont les Européens ont exporté au Rwanda l’idée de «race». La question serait alors de savoir dans quelle mesure un même type de crime induit la production de témoignages présentant des caractéristiques communes.CorpusIl s’agira d’accorder une place importante à l’analyse des textes, qui pourront être:des témoignages de guerre (Première Guerre mondiale, nécessairement, mais aussi: Seconde Guerre mondiale, guerres de décolonisation, conflit israélo-palestinien, etc.). Quant à la Première Guerre mondiale, une étude comparative entre témoignages français et témoignages allemands pourrait être intéressante. Quant à la Seconde Guerre mondiale, la mise au point et l’analyse d’un corpus de témoignages d’Hiroshima (ou d’autres crimes de guerre spécifiques) reste à faire;des témoignages issus de l’expérience concentrationnaire (Allemagne, Pologne, URSS, France, Algérie, Chine, etc.). Quant aux témoignages du Goulag, nous aspirons à une étude qui fasse leur place aux textes de rescapés qui ont paru dès les années vingt, tel celui de Sozerko Malsagov récemment traduit en français;des témoignages de génocides (le génocide turc des Arméniens en 1915, le génocide nazi des Juifs, le génocide serbe des Musulmans de Bosnie à Srebenica en 1995, le génocide des Tutsi du Rwanda en 1994, le génocide khmer rouge des Cambodgiens). Quant à l’extermination des Juifs, une part sera faite aux témoignages russes issus de ce que l’on appelle aujourd’hui «Shoah par balles» ou «extermination de proximité».Il s’agira de traiter majoritairement de témoignages littéraires, mais il serait envisageable de prendre en compte dans ce dossierles formes qu’ont pu prendre les œuvres testimoniales au cinéma, en s’interrogeant sur la manière dont ce medium peut donner la parole aux témoins (outre Shoah , on peut penser au cinéma de Rithy Panh), en photographie (ces «images malgré tout» dont parle Georges Didi-Huberman), dans la bande dessinée (outre Maus , on peut penser aux œuvres de Sera, de Sacco, de Stassen, etc.), dans les arts plastiques (Zoran Music, Roman Opalka…).Des témoignages inédits en français, ou publiés à compte d’auteur et non réédités depuis des décennies, pourront être reproduits, in extenso ou non selon leur format.Envoi des propositionsLes propositions de communication (maximum 3000 signes) devront s’inscrire dans un ou plusieurs de ces axes de recherche. Elles seront accompagnées d’une notice biobibliographique de l’auteur, et devront nous parvenir à l’adresse europe_temoignages@yahoo.fr avant le 15septembre 2013 .La sélection des communications tiendra compte, outre de la qualité scientifique des propositions, du nécessaire équilibre entre les problématiques proposées.Les personnes ayant répondu à l’appel seront informées du résultat de la sélection d’ici au 15octobre 2013 .Les articles devront nous parvenir avant le 15 mars 2014 .</description>
<author>vernet@fabula.org (Matthieu Vernet)</author>
<pubDate>Sun, 19 May 2013 15:59:52 +0100</pubDate>
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<title>L’écrivain vu par la photographie. Formes, usages, enjeux (XIX e – XXI e siècles)</title>
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<description>L’écrivain vu par la photographie. Formes, usages, enjeux (XIX e – XXI e siècles)Sous la direction de David Martens, Jean-Pierre Montier &amp; Anne Reverseau21-28 juin 2014 – Centre culturel de Cerisy-la-SalleCe colloque a pour objectif d’étudier, d’un point de vue historique et théorique, les photographies d’écrivains, et de prendre la pleine mesure de la variété de leurs formes et usages et de leurs enjeux pour la littérature, la photographie et, plus largement, l’ensemble du champ culturel.Les relations entre la littérature et la photographie suscitent depuis 2000 au moins un intérêt croissant. Outre des études transversales (Ortel, Thélot, Edwards, Grojnowski, Brunet), le champ de recherche a été cartographié notamment par le colloque de Cerisy de 2007 ( Littérature et photographie ). Parmi les nombreuses pistes aujourd’hui ouvertes, la recherche littéraire s’est jusqu’à présent principalement intéressée à la photographie pour son impact sur le plan de l'imaginaire littéraire et de ses formes ou pour étudier le discours des écrivains sur ce médium particulier.Les portraits photographiques de l’écrivain apparaissent en revanche comme l’un des aspects les moins explorés des relations entre photographie et littérature. Il en va de même dans le domaine de la recherche relative à la photographie, où le portrait a donné lieu à de nombreux travaux en histoire de l’art, en anthropologie ou encore en philosophie, sans que soit cependant prise en compte la spécificité de la figure de l’écrivain et, plus largement, de l’iconographie de la littérature.Pourtant, si la photographie a eu un impact déterminé sur les modes de diffusion, de médiatisation et de patrimonialisation de la littérature, c’est dans la mesure où elle est devenue l’un des principaux vecteurs de son iconographie. Elle a ainsi donné de la présence aux écrivains – mais aussi fait voir leurs lieux de vie, objets familiers ou encore manuscrits –, selon de nouveaux principes esthétiques et dans des contextes de diffusion diversifiés (livres, journaux, sphère privée...).Il semble dès lors essentiel, si l’on veut faire droit à la multiplicité des enjeux soulevés par ce type d’images, d’envisager la relation entre photographie et littérature depuis le terrain de la photographie. Il s’agit en effet d’étudier de la façon dont celle-ci s’empare du littéraire et le fait matière à représentation figurative, mais aussi, corollairement, d’examiner comment la littérature, et les écrivains en particulier, usent de ces images.De façon à rendre compte de la diversité des formes et des usages assignées aux photographies d'écrivains ainsi que des enjeux qu’elles soulèvent, le colloque invite historiens de l’art et de la photographie et spécialistes de la littérature à envisager ensemble les problèmes théoriques et historiques qu’elles soulèvent, du milieu du XIXe siècle à nos jours. Cette rencontre vise notamment à répondre aux interrogations suivantes concernant la fabrication et les usages du portrait photographique aussi bien que son esthétique et sa symbolique:Esthétique - Selon quelles modalités, critères, paramètres se constituent la relation avec l’œuvre et l’image d’auteur qui s’en dégage?- À quoi tient la photogénie particulière des écrivains ? Quels en sont les motifs privilégiés : la bibliothèque, la main, le bureau, le livre? Et dans quels types de scénographies s'inscrivent-ils?- Comment situer et comprendre la place du portrait d’écrivain dans le cadre de l'oeuvre d'un photographe particulier (par exemple Gisèle Freund ou Man Ray) ou d'un ensemble particulier de photographies (dans une biographie ou une exposition par exemple)?- Quelle est la teneur des discours de l'écrivain sur le portrait photographique ? En quoi participent-ils de leur positionnement dans le champ littéraire? Qu'est-ce que la photographie, telle que les écrivains ou leurs maisons d'édition l'utilisent, révèle des mutations de la figure de l'écrivain?- De même, quel type de discours les photographes tiennent-ils sur leur travail mettant en jeu des écrivains?Poétique- Dans l'histoire de l'iconographie des écrivains, quelles sont les ruptures et les glissements entre le portrait non-photographique et le portrait photographique?- Quelles sont les valeurs spécifiques associées au portrait photographique par rapport à d’autres types de portraits (dessin, peinture, sculpture) mais aussi au portrait écrit ou oralisé (radio, télévision…)?- Comment les portraits d’écrivains sont-ils concrètement réalisés, sur le plan de la pose, des pratiques de studio ou de plein air? Qu'en est-il des protocoles en la matière, notamment des rôles respectifs des différents agents en jeu (écrivains, photographes, mais aussi commanditaires, agences de presse, etc.)? Selon quelles modalités s’organisent leurs sociabilités?Usages - Quels sont les fonctionnalités et les modalités d’emploi des photographies d’écrivains, pour le photographe aussi bien que pour l’auteur, l’éditeur, le lecteur, le critique ou encore l’historien de l’art et l’historien de la littérature?- Quels sont les genres mobilisant le plus volontiers les photographies de l’écrivain (biographie, entretiens, portraits, manuels scolaires, anthologies, sites, blogs, sites de maisons d’édition, devantures de librairies…) ? Quelles fonctions spécifiques y sont-elles assignées à ces images ?- Quels sont les modalités d'exercice d'une maîtrise, par les écrivains, sur la fabrique de leurs images et, partant, de leur posture auctoriale ? En quoi la photographie, et sa démocratisation, ont-elles favorisé cette reprise en main, jusqu’à sa réappropriation fictionnelle? Selon quelles finalités les photographes réalisent-ils des portraits d’écrivainset que pensent-il des multiples réemplois de ces images ?Symbolique- Que donnent à voir les photographies de l'écrivain ? Un auteur ? Celui d'une œuvre particulière ? Le représentant d'un mouvement littéraire ? D'une époque donnée?- Les mutations dans l’histoire des images, du milieu du XIXe siècle à nos jours accompagnent à la fois celles de la littérature, de la photographie et celles des différents médiums qui ont diffusé ces images. Peut-on envisager de tracer une histoire d’un sujet, la littérature, et plus particulièrement les écrivains, pour les photographes ? Quelles en seraient les lignes de force ?- Dès lors que la photographie d’écrivain peut se concevoir comme l'un des «lieux de mémoire» privilégié de la littérature moderne, comment rendre compte des multiples réemplois de mêmes images? Comment certaines photographies deviennent-elles des icônes ? Comment se transforment-elles en patrimoine?ModalitésLes propositions de communication (entre 250 et 350 mots, en français, accompagnés d’une bio-bibliographie) sont attendues pour le 15 septembre 2013 au plus tard. Elles peuvent porter sur tous les types de corpus, sans restrictions d’aires linguistiques particulières.Elles sont à adresser à David Martens, à Jean-Pierre Montier et à Anne Reverseau, à l’adresse suivante: photolit.cerisy2014@gmail.com. Les réponses seront envoyées au début du mois de novembre 2013.Bibliographie indicative:François Brunet, Photography and Literature , London, Reaktion Books, 2009.Nausicaa Dewez &amp; David Martens (dir.), Iconographies de l’écrivain , dans Interférences littéraires , n° 2, mai 2009. [En ligne], URL : http://www.interferenceslitteraires.be/nr2Federico Ferrari &amp; Jean-Luc Nancy, Iconographie de l’auteur , Paris, Galilée, « Lignes fictives », 2005.Jean-François Louette &amp; Roger-Yves Roche (dir.), Portraits de l’écrivain contemporain , Seyssel, Champ Vallon, 2003.David Martens &amp; Anne Reverseau (dir.), Figurations iconographiques de l'écrivain , dans Image and Narrative , vol. 13, n° 4, 2012. [En ligne], URL : http://www.imageandnarrative.be/index.php/imagenarrative/issue/view/26Jean-Pierre Montier, Liliane Louvel, Danièle Méaux &amp; Philippe Ortel (dir.), Littérature et photographie, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, «Interférences», 2008.Magali Nachtergael, Les Mythologies individuelles . Récit de soi et photographie au XX e siècle , Amsterdam-New-York, Rodopi, « Faux Titre », 2012.Jean-Marie Schaeffer , préface, Philippe Arbaïzar (dir.), Portraits , singulier pluriel , Paris, Hazan / Bibliothèque nationale de France, 1997.Adeline Wrona, Face au portrait. De Sainte-Beuve à Facebook , Paris, Hermann, « Cultures numériques », 2012.Ce colloque aura lieu au Centre Culturel International de Cerisy ( www.ccic-cerisy.asso.fr ). Il est organisé dans le cadre du programme de recherche Photolittérature ( www.phlit.org ), des activités de recherche du groupe MDRN ( www.mdrn.be ) de la KULeuven (Belgique) et du Pôle d’Attraction Interuniversitaire «Literature and Media innovation» ( lmi.arts.kuleuven.be ), soutenu par Belspo (Belgian Science Policy Office).Pour tout renseignement, écrire à l'adresse suivante : photolit.cerisy2014@gmail.com</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Fri, 17 May 2013 09:31:27 +0100</pubDate>
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<title>Portraits de pays illustrés. Un genre photolittéraire</title>
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<description>Portraits de pays illustrés. Un genre photolittérairesous la direction de David Martens &amp; Anne Reverseau4 avril 2014 – KU Leuven, BelgiqueCette journée d’étude a pour objectif d’étudier le genre du portrait de pays dans les littératures de langue française depuis l’invention de la photographie. Un pays est une entité particulièrement complexe, qui conjugue un territoire plus ou moins déterminé et stable, une population, une histoire particulière. De tout temps, ceux qui les connaissaient ont rendu compte des pays en en faisant le portrait, par l’écrit et/ou par l’image. À telle enseigne que l’on peut identifier un genre comme celui du portrait de pays, dont certaines publications se sont fait une spécialité. En témoignent des maisons d’édition comme Horizons de France de Jacques-Henri Lagrange, des collections comme «Images du monde» chez Firmin-Didot, dirigée par Florent Fels, «Petite planète» au Seuil, dont les premiers volumes sont pensés par Chris Marker, «Escales du monde» (Les Documents d’Art), où est publié le Brésil de Cendrars, ou encore des magazines comme Vu .Dans l’histoire du portrait de pays, l’apparition de la photographie a entraîné une transformation des pratiques, en introduisant un nouveau type d’intermédialité. La photo détermine une démarche documentaire qui court de la Mission héliographique de 1851 à La France de Raymond Depardon (2010). L’on peut même se demander s’il n’y va pas de l’invention de nouvelles formes génériques à part entière, que celles-ci donnent lieu à de «beaux livres», à des ouvrages bons marchés, ou encore à des reportages publiés dans des journaux ou des magazines. L’objectif de cette rencontre sera en conséquence de cerner, d’un point de vue à la fois théorique et historique, les enjeux que soulève le portrait de pays à l’ère de la photographie, dans les différents domaines dont le genre participe: photographie, journalisme, littérature.Comment s’articulent dans ces portraits les relations entre textes et images? Le photographique est-il premier et le texte un appoint ou la photographie soutient-elle un texte qui a préséance?Comment se lient les photographies aux autres types d’images (dessins, gravures…)?Quelle place est dévolue aux différents textes que sont les avant-propos, les préfaces, les commentaires d’images, notices et légendes?Dans la mesure où les portraits de pays participent de plusieurs genres (portrait, essai, littérature de voyage, documentaire…), quels sont les formes et les enjeux de l’intergénéricité (intégration et exportation du genre) qu’ils mettent en œuvre, sur le plan textuel comme sur le plan iconographique?Est-il possible de poser les balises d'une histoire du genre jusqu'à aujourd'hui ?Quels sont les rapports des écrivains, photographes et autres illustrateurs avec le pays qu’ils portraiturent?Les pays dont on fait le portrait coincident-ils toujours avec les frontières des États-Nations?Quelle est la place des formes illustrées dans le domaine des portraits de pays? S’agit-il d’un sous-genre particulier?En quoi le portrait de pays diffère-t-il des portraits d’autres entités historico-géographiques, en particulier les villes et les régions?Quelle est la représentation de l’histoire du pays? Comment est-elle mise en rapport avec sa géographie, les mœurs de ses habitants, son architecture, son économie…?Dans la mesure où le genre a vocation documentaire, quelle est la place dévolue à la littérature, aussi bien sur le plan des textes que des images? Comment auteurs et photographes se positionnent-ils à cet égard?Quel rôle ces portraits de pays ont-ils eu dans la constitution et les transformations des identités culturelles?Quelle a été la réception des portraits de pays, dans les champs photographique, journalistique et littéraire?Quelle est l’importance de la logique de la collection et de la série? Comment les auteurs jouent-ils des contraintes que leurs imposent les éditeurs?Comment les portraits de pays faisant place à la photographie s’inscrivent-ils dans l’histoire du livre imprimé?ModalitésLes propositions de communication (500 mots, accompagnés d’une bio-bibliographie) sont attendues pour le 30 juin 2013 au plus tard. Elles sont à adresser à David Martens et à Anne Reverseau. Les réponses seront envoyées le 1 er septembre 2013 au plus tard.Cette journée d’étude est organisée dans le cadre des activités de recherche du groupe MDRN ( www.mdrn.be ), du Pôle d’Attraction Interuniversitaire «Literature and Media innovation» (http://lmi.arts.kuleuven.be), soutenu par Belspo (Belgian Science Policy Office) et du programme de recherche Photolittérature ( www.phlit.org ).Cette rencontre comprendra la visite d’une exposition consacrée aux portraits de pays dans la bibliothèque de la Faculté de Lettres de la KU Leuven.Pour tout renseignement, contacter : david.martens@arts.kuleuven.be &amp; anne.reverseau@arts.kuleuven.be</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Fri, 17 May 2013 09:08:20 +0100</pubDate>
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<title>«Dire les maux» (littérature et maladie) / Illness and/in Literature and the Arts</title>
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<description>Appel à communications19-20 décembre 2013Colloque international à l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3«Dire les maux» (littérature et maladie) / Illness and/in Literature and the ArtsEA CLIMAS-CLARE (ERCIF)“Like anyone who has had an extraordinary experience I wanted to describe it . . . My initial experience of illness was a series of disconnected shocks and my first instinct was to try to bring it under control by turning it into a narrative.”Anatole Broyard, Intoxicated by My Illness and Other Writings on Life and DeathScroll down for English versionPour George Canghilem, «la maladie n’est pas une variation sur la dimension de la santé; elle est une nouvelle dimension de la vie.» Autrement dit, elle n’est pas seulement «un fait diminutif ou multiplicatif» mais «une expérience d’innovation positive du vivant», «remaniement d’un reste» et non «perte d’un avoir» ( Le normal et le pathologique, 1966).Après avoir été longtemps réservée au discours médical, depuis le début du XX e siècle, la maladie se dit de plus en plus tant dans la littérature que les arts (peinture et cinéma en particulier) — qu’elle soit physique, morale ou mentale. Même si elle reste le plus souvent perçue, vécue, comme une «catastrophe» (Pierre Zaoui, La Traversée des Catastrophes , 2010), elle n’est plus de l’ordre du secret, de la sphère privée; au contraire, les malades (ou leurs proches) prennent la parole, les écrivains la mettent en mots, les cinéastes la montrent. Arthur W. Frank évoque «the need of ill people to tell their stories, in order to construct new maps and new perceptions of their relationship to the world ( The Wounded Storyteller , 1995). Anne Hunsaker Hawkins utilise le terme «pathography» pour désigner ces autobiographies d’un genre particulier ( Reconstructing Illness. Studies in Pathographies , 1993). Car ce sont souvent des récits autobiographiques, même si le narrateur n’est pas toujours le malade lui-même.Pourtant, comme l’écrit Elaine Scarry dans son ouvrage The Body in Pain (1985) et avant elle Virginia Wolf dans son essai «On Illness» (1926), la douleur ne se laisse pas facilement appréhender par le langage :«Physical pain does not simply resist language but actively destroys it». C’est ainsi que Nietzsche choisit d’appeler la sienne «chien» car, explique-t-il dans Le Gai Savoir, « je peux l’apostropher et passer sur elle mes accès de mauvaise humeur ; comme d’autres font avec leur chien, leur domestique et leur femme». Pour lui, il s’agit de reprendre le contrôle, ou du moins de tenter de le faire, par le biais d’une métaphore. D’autres utilisent des comparaisons pour dire leurs maux mais tous ont besoin des images «to externalize, objectify, and make shareable what is originally an interior and unshareable experience» (Scarry). Comme le corps parle par symptômes, qui exigent d’être décodés, le « Wounded Storyteller » (Frank) «talks around», «obliquely», et son récit impose un déchiffrage.Proche de Canghilem, dont il a repris certains concepts, Gilles Deleuze a élaboré une philosophie dite «vitaliste» et, en regardant de près nombre de textes littéraires affectés de la même «fêlure» (dont la fameuse série «The Crack-Up» (1936) de Fitzgerald), «il a su aller vers le pire pour trouver le meilleur» (Zaoui). La santé serait-elle donc «asphyxiante», comme l’écrit Philippe Godin? Et la littérature «une entreprise de santé» (Deleuze)?Autant de questions essentielles que ce colloque s’efforcera de poser et d’éclairer, en prenant en compte toutes les formes artistiques, les spécificités culturelles anglo-américaines (en particulier mais pas nécessairement) ou la notion de gender, par exemple.Les propositions de communications (environ 300 mots), en français ou en anglais, devront être adressées pour le 10 juillet 2013 à Pascale Antolin( pascale.antolin@u-bordeaux3.fr ) et Marie-Lise Paoli ( ercif@u-bordeaux3.fr ).Réponse avant le 17 juillet.English versionIllness and/in Literature and the Arts“Like anyone who has had an extraordinary experience I wanted to describe it . . . My initial experience of illness was a series of disconnected shocks and my first instinct was to try to bring it under control by turning it into a narrative.”Anatole Broyard, Intoxicated by My Illness and Other Writings on Life and DeathIn his book The Normal and the Pathological , Georges Canghilem, a French physician and philosopher, writes that “disease is not a variation on the dimension of health, it is a new dimension of life.”For centuries illness has been talked about mostly in medical literature. But since the beginning of the 20 th century, it has increasingly become a subject for literature and the arts (painting and cinema in particular)—whether it be physical, mental or moral. Even if it is still perceived, experienced, as a “disaster”, it is no longer a secret belonging to the private sphere. Ill people (or their family) tell their stories, writers write personal or invented stories of illness, moviemakers show it on screen. A. W. Frank mentions “the need of ill people to tell their stories, in order to construct new maps and new perceptions of their relationship to the world” ( The Wounded Storyteller , 1995). Anne Hunsaker Hawkins uses the term “pathography” to refer to this subgenre of autobiography, even if the narrator is not always the ill person.However, quoting Virginia Woolf’s essay “On Being Ill”, Elaine Scarry in The Body in Pain points out that pain is difficult to express, let alone describe: “Physical pain does not simply resist language but actively destroys it.” In The Gay Science, Nietzsche gives it a name and calls it “dog,” explaining: “I can scold it and vent my bad mood on it, as others do with their dogs, servants, and wives.” It is a means for him to regain control, at least to try to do so, thanks to a metaphor; others use “as if” structures to describe their pain—but all need images “to externalize, objectify, and make shareable what is originally an interior and unshareable experience” (Scarry). While the body speaks in symptoms that require deciphering, the “Wounded Storyteller” “talks around”, “obliquely”, and his narrative needs decoding.Following Canghilem’s theories, Gilles Deleuze developed a so-called “vitalist” philosophy. He examined a certain number of literary texts presenting the same “crack-up” (Fitzgerald, 1936), and he managed to explore the worst and find the best in it. Does it mean that health is “asphyxiating” as Philippe Godin puts it? And that literature is “restorative”, as suggested by Deleuze?The conference will address the above-mentioned questions. Papers can focus on all artistic forms in the English-speaking world. Cultural studies and gender studies are welcome.Abstracts of about 300 words, in English or in French, are to be sent with a short biography (200 words maximum) to Pascale Antolin ( pascale.antolin@u-bordeaux3.fr ) and Marie-Lise Paoli ( ercif@u-bordeaux3.fr ) before July 10, 2013.Notification of acceptance will be sent within the following week.</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Fri, 17 May 2013 08:40:46 +0100</pubDate>
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<title>L’engagement du spectateur</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/colloque-international-l-engagement-du-spectateuruniversite-du-quebec-trois-rivieres-22-24-mai-2014_57098.php</link>
<description>Colloque international L’engagement du spectateur Université du Québec à Trois-Rivières,22-24 mai 2014Les réflexions sur l’activité du spectateur se multiplient depuis L’école du spectateur d’Anne Ubersfeld (1996), qu’elles aillent dans le sens d’une historicisation de ses pratiques, visent une classification des esthétiques dans lesquelles il est plongé, tentent de tracer les contours de cette figure, essaient de cerner la relation qu’il entretient avec une performance donnée ou encore qu’elles cherchent à décrire l’activité (politique, esthétique, physique, psychologique, cognitive, etc.) à laquelle il s’adonne avant, pendant et après la représentation. À titre d’exemples, Catherine Bouko (2008) a pu parler du «spectateur postdramatique» et ainsi renouveler l’approche sémiologique de la réception, Josephine Machon explore les pratiques immersives en tant que lieu pour étudier la relation entre l’être humain et son environnement, Madeleine Mervant-Roux (1998 et 2006) a pour sa part montré l’importance de la frontalité dans les salles à l’italienne et cherché à revaloriser le rôle de veilleur-songeur dévolu à celui qui assiste à une pièce de théâtre, tandis que Florence March (2010) aborde la «relation théâtrale» à partir d’expériences spectatorielles concrètes. Pensons également aux Politiques du spectateur d’Olivier Neveux (2013), à la réinvention de sa sociologie par Ethis, Fabiani et Malinas (2008) à la faveur du Festival d’Avignon et à l’étude de sa présence dans la dramaturgie par Thomas Hunkeler (2002 et 2008). Ces réflexions ont donné lieu à un renouvellement du lexique pour parler de la réception au théâtre. Yves Thoret a proposé le terme de «spectature» pour désigner en français «l’effet produit sur le public par le spectacle» (1993: 11). Pour sa part, Dennis Kennedy qui convient qu’un « spectator is a corporeal presence but a slippery concept» (2009: 3) adopte plutôt le substantif spectation , alors qu’un Bruce McConachie risque le néologisme spectating tout en s’efforçant d’expliquer le rôle de l’attention, de l’empathie, de l’émotion et de la culture dans la réception théâtrale. Son ouvrage Engaging Audiences (2012) incite également à concevoir les pratiques spectatrices en termes d’engagement. Pour l’auteur, la notion suppose une relation à deux sens, des créateurs et des spectateurs engagés dans une «communication performative». L’engagement permet en outre de surmonter la sempiternelle opposition entre passivité ou activité du spectateur et d’aller au-delà de sa simple présence corporelle. Elle n’élude pas non plus l’émancipation politique abordée par Jacques Rancière (2008), mais elle est loin de s’y limiter. Cette métaphore invite plutôt à préciser la nature de cet engagement, les processus mentaux impliqués, les procédés auxquels les créateurs font appel pour l’obtenir et à quel type d’expérience esthétique et culturelle il est convié. Elle nécessite également d’ancrer la réflexion dans des théories, des modélisations, des concepts, des outils concrets permettant de l’appréhender. À cet égard, nous explorerons tant les relations particulières qui se nouent dans certains spectacles que les fondements théoriques à partir desquels on peut approcher les multiples pratiques où se manifeste l’engagement du public dans les arts de la scène.Pour ce faire, nous privilégierons trois axes. Le premier invitera les chercheurs à se demander ce que nous disent aujourd’hui les disciplines et les approches interdisciplinaires sur les pratiques spectatorielles. Quels phénomènes éclairent-elles ou laissent-elles dans l’ombre ? Quelle attention accordent-elles à des notions comme l’attention, l’empathie, l’identification, l’émotion et l’interaction ? Est-il possible de dégager une poétique du spectateur d’une époque donnée ? En somme, quelles dimensions de la relation qui unit le théâtre et le public ces approches sont-elles en mesure de cerner ? Le second axe gravitera autour du cadre relationnel proposé du spectateur . Autrement dit, quel environnement et quel type d’expérience l’attendent ? Comment est-il préparé, guidé, orienté dans la réception de la représentation qui lui est destinée ? Par quels moyens et à l’aide de quels procédés ? Dans le troisième axe, on interrogera le degré de participation consenti par le public à l’expérience. Comment son adhésion au spectacle est-elle sollicitée ? Sur quelle base se fait-elle ? Quels modes d’adresse emploie-t-on à son endroit ? Une dissension est-elle possible ? Quel degré de participation est-il prêt à accepter ? Est-il même disposé à jouer un personnage ? De quelle marge de manœuvre jouit-il dans certaines esthétiques et comment ces pratiques peuvent-elles être distinguées les uns des autres ?ModalitésLes propositions, de 300 mots au maximum, en français ou en anglais et accompagnées d’une brève notice biographique, doivent être envoyées, avant le 30 septembre 2013 , à Hervé Guay, Université du Québec à Trois-Rivières (Herve.Guay@UQTR.CA) et à Catherine Bouko, Université Libre de Bruxelles (cbouko@ulb.ac.be).L’acceptation des propositions sera signifiée au plus tard le 15 décembre 2013. La durée des communications est de vingt minutes. Il est à noter que deux festivals réputés, le Carrefour international de théâtre de Québec et le Festival TransAmériques de Montréal, auront lieu simultanément à proximité du colloque.</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Thu, 16 May 2013 15:59:26 +0100</pubDate>
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<title>Erotisme et surréalisme</title>
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<description>Appel à contributions pour un dossier « Érotisme et surréalisme »à paraître dans le numéro XXXV de MélusineLe dossier central de la revue Mélusine, n° XXXV, à paraitre au premier trimestre 2015, sera dédié au thème « Érotisme et surréalisme ».« Érotisme : Cérémonie fastueuse dans un souterrain. »Dictionnaire abrégé du surréalisme (1938)Dans une allocution, prononcée en 2006 devant notre groupe d’études (publiée ensuite dans la revue numérique Astu et consultable à l’adresse : http://melusine.univ-paris3.fr/astu/Alexandrian.htm , l’un des derniers surréalistes d’après-guerre, Sarane Alexandrian, appelait de ses vœux une étude approfondie de l’érotique du surréalisme, estimant qu’on ne pouvait s’en tenir à deux ou trois cas isolés de poètes ou de plasticiens pour définir l’attitude globale du mouvement à cet égard. Il traçait ainsi le programme de recherches à venir : « Au fond, cela consiste à éclaircir ces questions : qui, dans le surréalisme, a parlé de l’érotisme ? Quand et comment en a-t-on parlé ? Quelle influence les œuvres de ce genre ont eu sur l’évolution du mouvement ? »Il est indispensable de falsifier son propos (au sens scientifique du terme) en s’imprégnant de la trajectoire qu’il dressait du concept d’érotisme au sein du mouvement, par rapport à celui de sexualité, notamment. Du moins demandait-il lui-même à être complété, sur tous les plans, le surréalisme ne se limitant pas à l’espace français, faut-il le rappeler ? Et comme d’habitude dans les dossiers thématiques de la revue, une attention particulière devra être accordée au trait d’union.Au demeurant, n’est-ce pas Artaud qui annonçait le montage, par le Théâtre de la Cruauté, de l’histoire de Barbe-Bleue « reconstituée selon les archives, et avec une idée nouvelle de l’érotisme et de la cruauté » ?Enfin, on est invité à revoir de plus près les positions respectives de Bataille et de Breton sur le sujet. N’est-ce pas ce dernier qui considérait l’Histoire de l’œil comme « le plus beau livre érotique qu’il connaisse, et même l’un des plus beaux livres qu’il ait lu » (lettre d’AB à Simone, dimanche 19 août 1928) ?Les propositions de contribution doivent être envoyées d’ici le 15 juin 20013 , à Henri Béhar : hbehar@univ-paris3.fr .Elles devront comporter un résumé de 1000 signes (250 mots maximum) et une note autobiographique de 500 signes (125 mots maximum).La réponse suivra en juillet après évaluation par le comité scientifique.Les articles complets, présentés selon les normes de la revue (qui seront alors indiquées), devront être livrés par voie électronique le 31 mai 2014.Il est particulièrement recommandé de lire la revue et de s'inspirer de son esprit avant de soumettre une proposition.</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Thu, 16 May 2013 15:56:18 +0100</pubDate>
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<title>Du Sujet et de son absence dans les langues</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/appel-communication-colloque-international-du-sujet-et-de-son-absence-dans-les-langues-universite_57079.php</link>
<description>Appel à communicationColloque internationalDu Sujet et de son absence dans les languesUniversité du Maine(27-28 mars 2014)Site du colloque: http://colloque-sujet.univ-lemans.frDans le cadre de nos travaux au sein du laboratoire 3L.AM, nous nous intéressons à la notion de sujet, à la construction de la représentation de soi et aux modulations possibles de prise en charge.Etant admis que la notion même de "sujet" relève de domaines variés, et qu'elle est diversement appréciée selon l'approche théorique linguistique adoptée, nous avons décidé d'y consacrer un colloque pour tenter de la saisir également à travers ses diverses formes de réalisation tout en prenant en considération également les cas d'effacement ou d'absence sur les plans syntaxique et/ou énonciatif.Les propositions de communication doivent permettre de nous interroger sur les "problématiques" suivantes :Terminologie et Définitions :— Sur le plan terminologique le choix même de ce terme peut être problématique ou ambigu. Quels domaines ou points de vue recouvre-t-il (logique, sémantique, syntaxe…)? Ces domaines sont-ils exclusifs ou complémentaires par défaut?— Ses définitions reposent sur quelles propriétés définitoires?— Comment le différencier d'autres dénominations (locuteur, énonciateur…) et selon quel plan d'analyse (phrase, énoncé, énonciation)?De son utilité pour la description des langues : emplois / réalisations— Cette notion de "sujet" est-elle pertinente ou adéquate pour la description des langues?— Dans le cas des langues à marquage positionnel (place de l'argument sujet) ou à marquage "flexionnel" (particules affixées, relations casuelles…), cette notion recouvre-t-elle un même phénomène linguistique?Les stratégies énonciatives : présence, effacement, absence— La présence ou l'absence sont-elles imposées ou relèvent-elles d'un choix?‑ S'il s'agit d'une contrainte, est-elle imposée par la langue (par ex. l'impératif…)?‑ S'il s'agit d'un choix, quel est le but recherché (refus ou impossibilité de prise en charge, stratégie énonciative particulière, relation intersubjective, connaissances partagées, consensualié/discordance…)?— Comment l'effacement ou l'absence s'observent-ils quand il s'agit du sujet grammatical (présence vs absence d'un indice morphosyntaxique) et quand il s’agit du sujet énonciateur ou du sujet de l'énoncé ?— La contrainte ou le choix éventuel dépendent-ils d'un type de discours (discours rapporté, discours spécialisé, par ex. juridique, journalistique, politique, langage SMS…), et s'expriment-ils dans des types d’énoncés ou d'expressions particulières (constructions impersonnelles, clivées, modalisation, expressions lexicalisées…)Calendrier :Soumission des propositions : jusqu’au 31 juillet 2013 (sur le site du colloque: http://colloque-sujet.univ-lemans.fr/fr/soumission.html )Evaluation des propositions : août-septembre 2013Notification aux auteurs : vers le 15 octobre 2013Programme provisoire : 30 novembre 2013Envoi des textes pour le colloque : jusqu’au30 janvier 2014Dates du colloque : 27-28 mars 2014Conférenciers invités : Denis Creissels (Lyon II), Georges Kleiber (Strasbourg), Mary-Annick Morel (Paris III), Irène Tamba (EHESS), Marc Wilmet (Bruxelles)Comité scientifique : Eric Beaumatin (Paris III), Didier Bottineau (Modyco), Jacques Bres (Montpellier III), Bernard Comrie (Leipzig), Laurent Danon-Boileau (Paris V), Charles De Lamberterie (Paris IV / EPHE / Institut de France), Patrick Dendale (Anvers), Jean-Pierre Desclès (Paris IV), Anaid Donabédian (Inalco), Juhani Härmä (Helsinki), Danielle Leeman (Paris X), Jean-Marie Merle (Nice), Annie Montaut (Inalco), Mary-Annick Morel (Paris III), Franck Neveu (Paris IV), Alain Peyraube (CNRS, EHESS), Sophie Provost (LaTTiCe), Claire Saillard (Paris VII), Daniel Véronique (Aix-Marseille)Comité d'organisation : Reza Mir-Samii, Laurence Mauger, Daniel Coltier, Corinne Féron, Daniel Luzzati, Dominique Neyrod, Sandrine Persyn, Anne-Marie Santin-GuettierContact : Reza.Mir-Samii@univ-lemans.fr</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Wed, 15 May 2013 12:41:58 +0100</pubDate>
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<title>Les discours institutionnels au prisme du «genre»: perspectives italo-françaises</title>
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<description>La revue du Gerflint Synergies Italie lance un appel à contributions pour la publication du n°10 sur le thème:Les discours institutionnels au prisme du genre : perspectives italo-françaisesCe numéro de la revue s'intéresse aux discours institutionnels en tant que « discours ‘autorisés’» « dans un milieu donné » (Oger, Ollivier-Yaniv 2003 : 128), comprenant des discours variés tels que les discours étatiques, des personnalités politiques, des associations privées ou publiques, des organisations et institutions internationales et régionales, des syndicats etc.Suite à la conférence onusienne sur les femmes qui s’est déroulée à Pékin en 1995, le terme « gender » apparaît au niveau institutionnel transnational entraînant une production importante de textes et de discours nationaux et internationaux qui souvent sont traversés par les mémoires discursives des discours féministes.En adoptant des approches différentes (analyse du discours, lexicologie, terminologie, socio-linguistique…), les contributions pourront concerner des corpus différents, homogènes ou hétérogènes, et se pencher sur des textes qui présentent des degrés divers d’officialité et de performativité. Elles pourront traiter des questions suivantes :1) le mécanismes discursifs de légitimation institutionnelle des discours sur le genre dans l’espace francophone et / ou dans l’espace italophone ;2) l’institutionnalisation de la terminologie de « genre » ;3) la traduction des termes et des discours de genre (par ex. documents de l’UE, de la presse transnationale…) ;4) la catégorisation des « genres » dans les discours des instances publiques ;5) l’influence d’une approche de genre sur la construction discursive des objets sociaux ;6) les phénomènes d’hybridation entre les discours « genrés »;…Les contributions porteront sur le français ou l’italien ou bien sur les deux langues en perspective comparative ou contrastive.Format de soumission et sélectionL’auteur enverra sa proposition et son article de préférence en langue française (voir les consignes aux auteurs : http://gerflint.eu/publications/synergies-italie/politique-editoriale.html). Les propositions d’articles seront présentées sous forme d’un résumé de deux pages maximum (format A4, police Times taille 12), incluant 5 mots-clés et les éléments essentiels de bibliographie, et envoyées par courriel à l'adresse suivante : synergies.italie@gmail.comCe fichier Word fera mention des informations suivantes :- nom et prénom de l’auteur(e) ;- institution d’appartenance ;- titre de l’article ;- pour les doctorant(e)s : affiliation et directeur de thèse ;- quelques lignes de présentation de l’auteur(e).Les propositions seront transférées pour évaluation au comité scientifique de la revue.CalendrierDate limite de l’envoi des résumés : 30 mai 2013Retour des avis aux auteurs : 30 juin 2013Envoi des articles avant le 20 septembre 2013Courriel: synergies.italie@gmail.comSynergies ItalieRevue du GERFLINTISSN: 1724-0700Site de la revue: http://gerflint.eu/publications/synergies-italie.html</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Tue, 14 May 2013 13:35:50 +0100</pubDate>
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<title>Poetics of Resistance: Women between Aesthetics and Politics</title>
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<description>Call for PapersPoetics of Resistance: Women between Aesthetics and Politics45th Annual Convention, Northeast Modern Language Association (NeMLA)April 3-6, 2014Harrisburg, PennsylvaniaHost: Susquehanna UniversityIncreasing confrontations with totalitarian regimes in the Middle East and Africa have prompted women to find new ways to cope with political and national disenchantment. The dynamics in these movements are complex and sometimes paradoxical. While revolutionary rhetoric celebrates women’s agency, post-revolutionary discourses often instrumentalize them as the bearers of national identity. On the one hand, women find new ways of becoming the subjects of their own history, on the other hand they are summoned to fulfill specific roles in the nation, such as reproduction and the protection of traditional (national) values.This panel proposes to reflect primarily on Arab and African women’s aesthetic and artistic forms of resistance, and to expand our understanding of the contemporary means of protest they deploy to subvert social constructions and barriers. The symposium also proposes to discuss the gender/feminist artistic and aesthetic strategies that advocate for new relational possibilities between genders, between citizens and the state, and across ethnic, classes, space and national divides.We invite the submission of proposals that express the diverse and complex nature of women’s relationship to art and aesthetics in the midst of political and national turmoil.Specific topics may include, but are not limited to: Aesthetic Articulation of ProtestArt and FeminismPolitics and GenderWomen’s Rights: Universalism and Cultural RelativismWestern Ethnocentrism and Arab Women/ Third WorldismRenegotiating Female ‘Public/Private’ SpaceThe Secular and the Religious Visual Protests: Photography &amp; DocumentariesTransnational/transversal Feminist NetworksPlease send a 150-word abstract in French or English toNévine El Nossery : elnossery@ wisc.eduDeadline: September 30, 2013Please include with your abstract:Name and AffiliationEmail addressPostal addressTelephone numberA/V requirements (if any; $10 handling fee with registration)The 2014 NeMLA convention continues the Association's tradition of sharing innovative scholarship in an engaging and generative location. This capitol city set on the Susquehanna River is known for its vibrant restaurant scene, historical sites, the National Civil War museum, and nearby Amish Country, antique shops and Hershey Park. NeMLA has arranged low hotel rates of $104-$124.The 2014 event will include guest speakers, literary readings, professional events, and workshops. A reading by George Saunders will open the Convention. His 2013 collection of short fiction, The Tenth of December , has been acclaimed by the New York Times as “the best book you’ll read this year.” The Keynote speaker will be David Staller of Project Shaw.Interested participants may submit abstracts to more than one NeMLA session; however, panelists can only present one paper (panel or seminar). Convention participants may present a paper at a panel and also present at a creative session or participate in a roundtable. http://www.nemla.org/convention/2014/cfp.html</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Mon, 13 May 2013 17:22:25 +0100</pubDate>
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<title>La Francophonie en Amérique du Nord: relations et représentations”“Francophonie in North America: Relationships and Representations</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/la-francophonie-en-amerique-du-nord-relations-et-representations-francophonie-in-north-america_57040.php</link>
<description>Lieu : MRSH, Université de Caen Basse-NormandieResponsable(s) scientifique(s) : I. Salazar - S. MartinBeaucoup a été dit sur la traduction voire l'intraductibilité en poésie; beaucoup a été tenté sur l'interculturalité, voire la mondialisation de la littérature et donc de la poésie. Toutefois, peu d'études, à ce jour, se sont penchées sur ce qu'on pourrait appeler « les lignes de fuite » (Deleuze) du poème : comment telle voix vient résonner avec telle autre par-dessus toutes les frontières (spatiales, temporelles, culturelles, idéologiques voire bien évidemment linguistiques). Entendons par voix, non seulement celle de tel poète ou de tel lecteur (anthologue, par exemple), mais également celle qui engage l'écoute de ce qu'on ne savait pas qu'on était avant de l'entendre - et, de ce point de vue, le collectif ou l'individuel peut se faire sujet ou pas, éveillé ou sourd au poème de la voix, au poème du passage. La voix n'étant pas alors l'expérience arrimée à des termes (source et cible dans des entités toujours peu ou prou essentialisées: langue, époque, culture...) mais l'expérience même de la relation, c'est-à-dire la transformation ininterrompue de tout, dès que voix : la possibilité du poème dans et par le passage, la voix, le regard, l'écoute. Autant de passages de frontières que la relation réalise quand elle se fait poème sans aucun terme. On examinera ainsi des expériences forcément singulières de tels passages, voire de passages empêchés, au travers d'œuvres poétiques prises à plusieurs époques et à des langues les plus diverses.ProgrammeLaurence Breysse-Chanet (MCF-HDR, Paris IV) : « Passages de la voix chez Claudio Rodríguez »Marie-Claire Zimmermann (Professeure émérite, Paris IV : « Claude Esteban, entre deux langues, poète et traducteur »Flaviano Pisanelli (Université de Montpellier) : "Définir la frontière: la poésie italaphone de la migration"Claire Joubert (PU, Université Paris VIII, directrice de « Le texte étranger », EA 1569) : « Cultural translation et politiques du langage »Laura Vazquez (doctorante contractuelle, LASLAR, UCBN) : « Traduire et le numérique : pratiques de l'intermedia entre la France et l'Espagne »Table ronde avec des poètes traducteurs animée par Serge Martin et Ina Salazar (LASLAR, UCBN) avec :Hughes Labrusse (poète et traducteur, directeur d'une collection bilingue aux éditions de l'Inventaire) ;Valérie Rouzeau, poète et traductrice entre autres de Sylvia Plath.Jean-Baptiste Para, poète et traducteur d'italien et de russe, rédacteur en chef de la revue Europe.Marie Fabre, traductrice, entre autres d'Amelia Rosselli.</description>
<author>vernet@fabula.org (Matthieu Vernet)</author>
<pubDate>Tue, 14 May 2013 09:24:21 +0100</pubDate>
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<title>Espace(s) littéraire(s)</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/revista-da-universidade-de-aveiro-letras_57008.php</link>
<description>Espace(s) littéraire(s)La Revista da Universidade de Aveiro-Letras ( http://rual.web.ua.pt ), se propose de réunir un ensemble d’études (soumis à peer review ) autour de la problématique de l‘espace littéraire. Tantôt confinées à l’étude de l’espace textuel, tantôt ouvertes à la dimension sociologique de l’espace de la production littéraire et de sa divulgation, ou à l’espace subjectif de la création entendu comme l’espace singulier de la genèse littéraire, ou encore à l’étude de l’ampleur réceptionnelle de la lecture, les études sur l’espace littéraire dénotent la diversité des perspectives d’approche que le concept d’espace littéraire suscite en lui-même.La métaphore spatiale informe de nos jours, d’une manière particulièrement sensible, les études littéraires. Ainsi, un rapport tensionnel entre des postures de “close reading” et des options de “distant reading” configurent actuellement le débat dans le domaine de l’histoire littéraire, tout en invitant le chercheur à s’interroger sur la “bonne distance” – spatiale - de lecture face aux textes. La nature spatiale de la littérature est ainsi mise en évidence, configurée entre l’espace du texte et sa projection, symbolique, au-delà de celui-ci.Étudier l’espace littéraire aujourd’hui implique étudier les espaces que la littérature privilégie – soit par les options de représentation et d’approches géopoétiques qu’elle développe, soit comme espaces de création, découlant de l’enracinement profond, non mimétique, qu’elle établit avec le réel.De nouveaux espaces littéraires se profilent à l’époque contemporaine, en résultat de la globalisation, qui configurent, à leur tour, de nouveaux modes de lire. C’est ainsi que les études comparées font l’expérience, ces dernières années, d’un processus d’émancipation vis-à-vis de l’eurocentrisme qui les avait caractérisées et qu’elles s’ouvrent à des perspectives mondiales, tout en redéfinissant, parmi tant d’autres espaces, l’espace des littératures nationales dans le contexte de nouveaux espaces migratoires, et en traçant de nouveaux parcours de délocalisation.Consciente de la dimension sociale, économique, culturelle, philosophique, historique et politique de la littérature, l’étude de l’espace littéraire convoque la circulation du savoir entre plusieurs domaines disciplinaires, apparemment aussi distants que ceux des sciences de la nature, les sciences médicales, l’architecture, l’environnement, les études d’urbanisme et l’aménagement des territoires, parmi d’autres.De nouveaux espaces littéraires semblent prendre forme de nos jours dans le domaine des littératures régionales (en quête sans doute d’espaces identitaires en risque), des littératures urbaines (intéressées par l’étude des villes comme espaces communs de la modernité ouverts par l’ère de l’industrialisation, mais que l’ère post-industrielle et l’ère technologique configurent différemment à la postmodernité), des littératures postcoloniales ou des minorités (ethniques, de genre), qui valorisent les identités hybrides, ou des littératures de la diaspora (voix de masses en déplacement (et dis-location), des littératures de l’exil et de la mobilité contemporaines, mention particulière pour les formes d’expression autofictionnelles, qui modèlent de nouvelles formes d’écriture féminine, par exemple, ou pour des formes hybrides, du point de vue de leur construction génologique, dont quelques-unes bénéficiant de supports matériels technologiquement très diversifiés (y compris les supports numériques) qui les soutiennent , ou promouvant de nouvelles performances .La littérature, entendue en tant qu’espace de résistance à des modèles uniformisateurs de comportements et/ou de pensées uniques, nous situe effectivement face à la géographie de notre existence: quel rapport entretenons-nous avec l’espace, que ce soit l’espace vécu, l’espace du quotidien, ou bien l’espace imaginaire? La question de l’espace (privé ou publique) aura-t-elle été toujours aussi déterminante au long de l’histoire de la production littérairequ’elle semble l’être actuellement? Quelle appréhension de l’espace nous permet la littérature, dans ses différentes typologies? De quelle façon la problématique de l’espace est-elle abordée par des courants critiques dont la géocritique ou l’écocritique? De quelle façon la perception de l’espace par la littérature est-elle susceptible d’anticiper sur des formes d’intervention de nature géopolitique? Quelles nouvelles frontières se dessinent-elles à l’intérieur de nouveaux espaces identitaires, en conséquence des tensions engendrées par les différentes altérités qui y sont mises en jeu? Comment évaluer l’impact social de l’étude de l’espace en littérature, et quelle peut être sa plus-value pour la connaissance de l’Homme et des sociétés dans les domaines interdisciplinaires évoqués? Comment soutenir, à son tour, la légitimation sociale et économique de l’espace littéraire à l’ère de la fin annoncée du livre imprimé et de l’émergence de supports numériques éphémères? Au-delà des domaines de réflexion que nous venons d’énoncer, voilà encore quelques axes d’étude ouverts par le numéro de la Revista da Universidade de Aveiro-Letras ( http://rual.web.ua.pt ) auquel nous vous invitons à collaborer.Prière d’envoyer un bref CV et votre proposition d’article (résumé) (environ 200 mots) à :dlc-rual@ua.pt , jusqu’au 31 octobre 2013:Numéro à paraître en 2014, dirigé par:Maria Hermínia Amado Laurel (hlaurel@ua.pt)Reinaldo Silva (reinaldosilva@ua.pt)Universidade de Aveiro, Portugal.</description>
<author>vernet@fabula.org (Matthieu Vernet)</author>
<pubDate>Mon, 13 May 2013 09:46:25 +0100</pubDate>
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<title>Sens et réécritures du mythe d’Isis dans la création littéraire</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/sens-et-reecritures-du-mythe-d-isis-dans-la-creation-litteraire_57000.php</link>
<description>La Revue Baobab, des Universités Félix Houphouët Boigny de Cocody-Abidjan et Alassane Ouattara de Bouaké, consacre son numéro spécial au couple thématique émiettement/recomposition. Ce complexe induit également la dialectique déflagration/reconstruction, une double valence, qui s’inscrit assurément dans l’air du temps tant l’humanité implose sous l’effet de bombes matériels et sociales. Malgré la face balafrée de l’existence, l’espoir est permis car si le grain ne meurt la germination ne saurait advenir. Cette métaphore agraire qui impulse la cadence vitale dans la décadence de nos sociétés exige de l’humanité et de la création fictionnelle une solution à la détresse humaine. C’est ce bourgeonnement de la vie dans la permanence de la mort que susurre le mythe d’Isis. Triomphant de la mort en ramenant à la vie son frère et époux Osiris, Isis fait preuve d’audace et de solution face àla face la mort. Ce numéro vise à mettre en évidence les deux orientations de l’attente du texte: la réécriture du mythe d’Isis et l’exploitation esthétique du couple dé-composition/recomposition. Des lectures mythocritiques qu’elles soient d’inspiration durandienne ou de tendance brunelienne permettront, entre autres lectures possibles, de saisir l’exploitation esthétique des mythèmes de l’émiettement, de la vie, de la mort, de l’espoir, de la déconstruction, de la recomposition, du chaos; d’une part et d’autre part, elles amèneront à évaluer l’irradiation ou la flexibilité du mythe d’Isis dans la création artistique. Il ressort que le texte est mu, ici, par son polymorphisme figural; il peut en conséquence être scriptural, graphique ou pictural.Vous pouvez envoyer vos propositions de contribution au Pr DIANDUÉ Bi Kacou Parfait.Adresse: diandueb@yahoo.fr .Ou au Pr Coulibaly Daouda,Adresse: ndbaly@hotmali.com Les propositions de contribution sont attendues du 31 Mai au 30 juin 2013Les contributions sont attendues pour le 25 Septembre 2013.Le numéro sera mis en ligne le 30 Septembre 2013.</description>
<author>vernet@fabula.org (Matthieu Vernet)</author>
<pubDate>Sat, 11 May 2013 18:07:05 +0100</pubDate>
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<title>La traduction et la transcendance</title>
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<description>Appel Modern Horizons – «La traduction et la transcendance»Dans le cadre du troisième colloque annuel de la revue Modern Horizons qui se tiendra le 25 et 26 octobre 2013 à Toronto, ON, nous sollicitions des propositions de communications de 20 minutes en français ou en anglais sur le thème de «La traduction et la transcendance».La traduction affirme sa présence au quotidien, notamment lorsqu’on travaille l’entre deux des langues, ou à travers les divisions culturelles. Tout en reconnaissant le fait que la traduction est souvent pensée comme un dispositif de communication entre deux langues, nous voudrions développer la notion de traduction afin de la mettre en relation avec l’identité, la tradition, les relations, la responsabilité, ainsi que les formes culturelles. Si la traduction a lieu à chaque nouvelle rencontre ou à chaque expérience inattendue, elle est fondamentale à toutes les expressions humaines. Ce colloque réexaminera ces relations en pensant la traduction à côté de et avec la transcendance.Penser la traduction avec la transcendance est une mise en relation qui permet de révéler la nature et les enjeux de ces deux concepts. Parce que, littéralement, la traduction signifie le transport de la signification, la transcendance est ce qui rend cet acte possible puisqu’elle permet de distinguer la traduction de l’imitation, de la répétition formelle, et de la simple reproduction médiatique. Considérée de cette façon la traduction implique la continuité et le changement, la différence et l’uniformité, car la transcendance permet l’animation des idées et des expériences dans des contextes changeants tout en permettant la coprésence de ces oppositions, se positionnant contre la binarité que la traduction pourrait pourtant engendrer à première réflexion. Ces oppositions sont pourtant essentiellement liées: on peut seulement en reconnaître une à travers l’autre. C’est ainsi que la traduction fait signe à l’importance de la présence, mais elle est aussi une négation de son règne. Contextuellement présente, la traduction refuse pourtant d’admettre l’excès fondamentaliste de la présence, car elle conjugue le passé avec le présent, préparant ainsi un avenir traduit.On peut également penser la traduction en tant qu’appropriation et achèvement. La traduction comme appropriation a lieu quand l’Autre est accueilli dans notre propre ethos (notre être, notre sensibilité, ou notre inclination éthique), qu’il en devient une partie mais qu’il ne perd pas sa propre essence, sa différence essentielle. Comprise dans ces termes, l’appropriation est une forme de relation et non pas de dissolution. La traduction en tant qu’appropriation est la reconstitution dans l’espace du soi de ce qui est étrange; elle est le rapprochement de ce qui est lointain, et le rassemblement dans son horizon de ce qui est inconnu. La traduction comme achèvement a lieu quand on reconnaît que l’Autre (en tant que texte ou personne) doit être lu ou entendu pour que sa signification soit complète. Cela n’insinue pas que la signification est finalisée, mais davantage que rien n’existe dans le vide, et que la rencontre et l’affirmation sont essentielles à la manifestation du sens.Suite à la mise en relation de ces concepts, nous sollicitons des propositions de 500 mots qui mèneront à des communications de 20 minutes. Les contributions pourront porter, entre autres, sur les thèmes suivants:- La traduction et la justice- La traduction et la tradition- La traduction et le texte sacré- La traduction comme appropriation- La traduction comme achèvement- La traduction et la menace à l’intégrité (du texte)- La traduction et le fragment/le fragmentaire- La traduction, l’immanence, et la transcendance- La traduction et l’herméneutique- La traduction comme réponse- La traduction comme mimesis- La traduction et la question de l’origine- La traduction et l’authenticité- La traduction comme dialogue- La traduction et la question de la forme- La traduction et le fondamentalisme- L’intraduisible- Le rôle du traducteur- Les limites de la traduction- La traduction, la métaphore, et le symbolisme- L’allégorie et la traductionMerci de faire parvenir votre proposition à editors@modernhorizonsjournal.ca avant le 30 juin 2013.Modern Horizonsmodernhorizonsjournal.caeditors@modernhorizonsjournal.ca</description>
<author>vernet@fabula.org (Matthieu Vernet)</author>
<pubDate>Sat, 11 May 2013 10:05:30 +0100</pubDate>
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<title>Themes in Translation Studies</title>
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<description>Linguistica Antverpiensia, New Series – Themes in Translation Studies (LANS – TTS) is the journal of the Department of Translators and Interpreters, Artesis University College Antwerp. It is a peer-reviewed, annual publication devoted to the study of language, translation and culture, with a special focus on translation in its many oral and written manifestations. The journal is not bound to any particular school of thought or academic group.Editorial BoardFabio Alves           Federal University of Minas GeraisCecilia Alvstad         University of OsloPhiliep Bossier         University of GroningenLouise Brunette        Université du Québec en OutaouaisWalter Daelemans      University of AntwerpJorge Diaz Cintas Imperial College LondonGéraldine De Visscher   (editorial secretary) Artesis University CollegeLieven D'Hulst         Catholic University of LeuvenMarco A. Fiola         Ryerson UniversitySandra Hale           The University of New South WalesChris Hutchison Kingston UniversityKatrien Lievois         (chief editor) Artesis University CollegeIlse Logie             University of GhentJeremy Munday        University of LeedsAline Remael          (public relations) Artesis University CollegeIsabelle Robert         (proofreader French) Artesis University CollegeIris Schrijver           (review editor) Artesis University CollegeJimmy Ureel           (rating &amp; advertising – proofreader English) Artesis        University CollegeDirk Van Hulle          University of AntwerpProposals for thematic issues for review by the journal’s editorial boardProposals for thematic issuesGuest editors submit proposals for thematic issues to the journal’s editorial board. Proposals include the names of the guest editors, a proposal title and a short summary (between 500 and 1,000 words) with a presentation of the theme proposed.Proposal reviews for thematic issuesThe editorial board examines proposals based on their originality and on thematic (non-)redundancy with former thematic issues (http://www.lans-tts.be/FormerIssues.htm). A proposal generally consists of a general description of the theme proposed, followed by more specific research topics and/or suggestions for research questions. Please do not provide an exhaustive list of research questions. Proposals for thematic issues are examined at the annual meeting of the editorial board, which takes place annually in November. The editorial board may accept the proposal, reject it, postpone it or ask guest editors for modifications.Deadlines for 2013 and 2014Submission of a proposal for a thematic issue: 15 October 2013Acceptance of the submitted proposal for a thematic issue: 1 December 2013First call for papers: 1 February 2014Submission of proposals for papers: 1 May 2014 (title and abstract of approx. 300 words, references not included)If necessary, second call for papers: 1 June 2014Acceptance of the submitted proposal: 1 July 2014. The proposals for papers will be reviewed by guest editors, the editorial board and the journal’s chief editor. Upon acceptance, authors will receive a stylesheet as well as a template for their texts.Submission of papers: 1 February 2015 (maximum 38,000 characters, including references, notes and spaces). Papers will be double-blind peer reviewed between 1 February and 1 April 2015.Acceptance of papers: 1 April 2015Submission of the final versions: 1 September 2015. Guest editors will accept the final versions of the papers after they have proofread them one final time for form and contents (in accordance with the stylesheet, which can be found online at www.lans-tts.be ).The editorial work takes place between 1 September and 1 November 2015. The editorial board takes care of the final editing work, adding the review articles (Review editor: Iris Schrijver) and producing the final PDF file.Publication: in the course of December 2015Double-blind peer review processGuest editors must make sure that the papers are double-blind peer reviewed. Reviewers are selected from a list of experts made available by the journal. Guest editors may suggest additional experts for the reviewing process.Reviewers may comment on papers by using the referee form and/or by adding their comments in the papers themselves. Guest editors are invited to write summaries of evaluations and/or suggestions and mail them to the authors before 1 April 2014. If need be, authors will be invited to take these suggestions into account in final versions. The final versions will be reviewed only by guest editors, if necessary with the support of the journal’s editorial board.LanguagesEnglish, French, German and SpanishContactPlease send proposals for thematic issues or any question to lans.tts@gmail.com .</description>
<author>vernet@fabula.org (Matthieu Vernet)</author>
<pubDate>Fri, 10 May 2013 09:17:48 +0100</pubDate>
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<title>Représenter la ville sud-africaine / Representing South African Cities</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/representer-la-ville-sud-africaine-representing-south-african-cities_56973.php</link>
<description>Représenter la ville sud-africaine / Representing South African CitiesColloque, 27-28 novembre 2013 / Conference, 27-28 November 2013Université de Paris Ouest Nanterre la DéfenseOrganisé par / organised byCultures Anglo-Saxonnes (CAS, EA 801, Toulouse)Centre de Recherche Anglophones (CREA) et Centre Espaces/Ecritures (EA 370, Nanterre)En collaboration avec / in parternship with the Gordon Institute for Performing and Creative Arts (Cape Town)Dans le cadre de la Saison de l'Afrique du Sud en France / As part of the Season of South Africa in FranceVersion française (scroll down for English version)En 2006, Stephen Watson prétendait ressentir «un sentiment de manque», car il n’existait selon lui pas de livre cherchant à définir l’esprit des lieux de la ville du Cap, surnommée «la ville mère» (Watson 2006, 97). Elle n’est pourtant, selon le jeune romancier Niq Mhlongo, lui-même natif d’un township de Johannesburg, pas maternelle du tout (interview avec Laura Arenschield citée par Murray 2011, 78). Deux ans après la publication du recueil d’écrits commandés et rassemblés par Watson, Mhlongo semble donc en réfuter les présupposés et l’image ainsi donnée de la ville à la pointe du continent. Chiawelo, le township dont il est originaire, ne figure pas non plus dans le Portrait aux clés que donne Ivan Vladislavić de la mégalopole sud-africaine, ouvrage paru la même année que celui de Watson. Pour autant, les 138 sections qui composent son ouvrage se présentent bien comme autant de reflets des multiples facettes de la ville qui cherchent ainsi à casser les clichés et représentations trop simplistes sur cette «ville tentaculaire», pour reprendre l’expression de Verharen.Ce que ces publications concomitantes suggèrent est également l’intérêt croissant pour la représentation de la ville ou plutôt des villes sud-africaines, en même temps qu’elles soulignent l’importance de l’acte de représentation lui-même et celle des visions «imaginées» ou imaginaires qui sont ainsi projetées sur l’espace réel. C’est ce que met ainsi en relief, dans la photographie cette fois, le travail de Mikhael Subotzky qui juxtapose dans une même œuvre différents écrans de contrôle de la police de Johannesburg, et dans une même salle ces vidéos et son travail filmé depuis la fenêtre de son propre appartement, reflet de son regard d’artiste et/ou d’individu voyeur. Il éclaire ainsi entre autres les interactions entre l’espace vécu et l’espace projeté, et souligne l’importance qu’il y a à croiser les approches, qu’elles soient sociologiques, urbanistiques, géographiques ou artistiques, pour porter un regard critique sur la ville et ses multiples incarnations et reflets. Comme le soulignent de leur côté Watson et Vladislavić, tout discours tenu sur la ville, représentation écrite mais aussi plastique ou visuelle, contribue en retour à en modeler l’espace. Ces questionnements donnent aussi lieu à des collaborations fascinantes entre artistes travaillant sur différents media, pour une mise en regard de leurs approches respectives, comme par exemple dans l’ouvrage sur Johannesburg édité par Jo Ractliffe et Terry Kurgan, Johannesburg circa now: photography and the city . Ces créations invitent dans le même temps à une analyse comparée de ces différents modes de représentation, et un colloque pluridisciplinaire permettra ainsi aux chercheurs de comparer leurs travaux pour en retour mieux réfléchir aux genres de leurs spécialités respectives.Bien entendu, ces auteurs et artistes font aussi écho à des écrits antérieurs sur la ville, en particulier aux essais de Bosman ou aux poèmes de Lionel Abrahams pour ce qui concerne Vladislavić et Johannesburg, mais cela est aussi perceptible dans les travaux de Subotzky, qui souligne par exemple la volonté récente des autorités de changer d’attitude envers les délinquants et donc la façon dont sont perçus certains quartiers de la ville. Ce que ces écrits et débats mettent en effet en relief, ce sont les changements remarquables que les villes d’Afrique du Sud ont connus depuis la fin de l’apartheid. Ainsi, Chris van der Merwe insiste sur le taux d’urbanisation sans précédent que l’Afrique du Sud, et en particulier ses centres urbains déjà existants, ont connu ces derniers temps: «si dans les années 1990 plus de 90% des Indiens et des blancs vivaient en ville, en 1960 seulement 30% des Africains étaient urbanisés, et leur pourcentage a presque doublé entre 1960 et 1990» (Van der Merwe 2001, 8). Le taux a encore augmenté plus de dix ans après la publication de l’étude de Van der Merwe, et renforce la nécessité d’analyser les changements majeurs survenus dans les villes sud-africaines, et en particulier ce que Tearle, l’un des personnages de Vladislavić dans son roman paru incidemment la même année que l’étude de Van der Merwe, The Restless Supermarket , appelle «une migration historique» (Vladislavić 2001, 129) des Sud-Africains, en particulier des Sud-Africains noirs, mais aussi de populations venues d’au-delà des frontières de l’Afrique du Sud.La question de la définition de l’identité des habitants des villes sud-africaines comme moyen de définir en retour les directions à prendre dans l’organisation de l’«environnement construit» a ainsi été au cœur d’une série de conférences données par des architectes, des activistes environnementaux et des archéologues pendant le Think Fest dans le cadre du festival de Grahamstown en juillet 2012, et nul doute qu’architectes et développeurs sont sensibles aux représentations artistiques de la ville telles que celle offerte par Vladislavić dans son ouvrage sur Johannesburg qui, si l’on en croit l’article de Finula Dowling, figurait dans les dix titres les plus lus et recommandés par les architectes (Dowling 2007, 140). Récemment en effet le nombre de publications de géographes, d’urbanistes, de politologues ou de sociologues qui ne se concentrent plus seulement sur le développement de la ville en elle-même mais qui prennent aussi en compte la perception qu’en ont les gens, qu’ils y résident ou non, s’est considérablement accru. La question de la représentation de la ville sud-africaine est en effet un objet d’étude à part entière, dans la mesure où elle est liée à des questions d’identité et d’appartenance. Telles sont ainsi plusieurs des interrogations posées dans l’ouvrage remarquable d’Achille Mbembe et Sarah Nuttall sur Johannesburg, ou à une échelle plus modeste par l’exposition organisée à l’African Media Matrix de l’Université de Rhodes en juillet 2012. Il semble que la recherche française puisse sur ce point apporter un éclairage intéressant et novateur puisque c’est en partie en France que la géographie culturelle a connu un important renouveau sous l’impulsion de Paul Claval, qui a notamment inspiré après lui de nombreux chercheurs en géographie se spécialisant dans l’étude de l’Afrique du Sud.Ce colloque se propose dès lors de rassembler des chercheurs et universitaires français et sud-africains spécialistes de littérature comme du cinéma ou d’architecture et d’urbanisme, ainsi que des écrivains, réalisateurs et photographes sud-africains contemporains pour confronter leurs regards sur la ville sud-africaine contemporaine et ses multiples facettes et reflets dans l’art sud-africain d’aujourd’hui. Il s’accompagnera de manifestations culturelles (lectures, rencontres, exposition) ouvertes au public. L’esprit en sera en cela proche de ce que GIPCA, l’un des partenaires de ce colloque, a récemment proposé au Cap lors de la manifestation «Infecting the City» en février et mars 2013, qui incluait des sessions de présentations scientifiques et de débats entre universitaires, et des performances artistiques sur divers supports et en différents endroits de la ville. Pour autant, lors des manifestations organisées au Cap ou à Grahamstown, les perspectives sont encore souvent restreintes à une localité particulière (une ville: Le Cap, Johannesburg; ou une région: Grahamstown et ses environs). L’apport spécifique de cette manifestation sera de permettre à des penseurs de différentes villes sud-africaines de comparer leurs perspectives au-delà d’une seule région donnée du pays.Ce colloque se propose ainsi d’inviter des spécialistes de disciplines diverses à croiser leurs approches au cours d’un dialogue de deux jours, en échangeant leurs points de vue sur leur objet d’études respectif, ou en appliquant à l’objet de l’autre leurs propres outils critiques. Les spécialistes de littérature et d’arts seront ainsi par exemple également invités à se poser la question de l’interaction des représentations de la ville avec son espace réel et vécu, les géographes ou sociologues à comparer leurs résultats avec les discours et images projetés sur la ville ou à questionner ces représentations au regard de leur propre savoir. Des interventions d’artistes (lectures, table ronde d’écrivains, projection de film et débats) viendront ponctuer les présentations et discussions scientifiques pour donner corps, dans le temps du colloque, à ce dialogue.Les propositions de communications (résumé de 500 mots maximum; les présentations sont prévues pour durer un maximum de 30 minutes) accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique sont à envoyer avant le 25 juin 2013 à Mathilde Rogez ( rogez@univ-tlse2.fr ). Les langues de communication seront l’anglais et le français.Ouvrages cités :Dowling, Finuala, “Top Ten Reads by Architects”, Books and Leisure , Issue 2, March-May 2007, p. 140.Kurgan, Terry, and Ractliffe, Jo, eds., Johannesburg circa now: photography and the city , Johannesburg; The Authors, 2005.Mbembe, Achille and Nuttall, Sarah, Johannesburg: The Elusive Metropolis , 2008.Murray, Sally-Ann, “On the Street with Vladislavic, Mhlongo, Moele and Others”, in Michael Chapman and Margaret Lenta, (eds.), SA Lit beyond 2000 , Scottsville: University of KwaZulu-Natal Press, 2011, p. 69-96.Van der Merwe, Chris, (ed.), Strangely Familiar: South African Narratives in Town and Country , Stellenbosch: Content Solutions Online, 2001.Verharen, Emile, Les Villes tentaculaires , Gallimard, 2006 (1895).Vladislavić, Ivan, The Restless Supermarket , Cape Town: David Philip, 2001.Vladislavić, Ivan, Johannesburg: Portrait with Keys , 2006Watson, Stephen, «A City Imagined», New Contrast 131 34(1), 2006, p. 97-104.English versionIn 2006, Stephen Watson claimed that he experienced “a certain sense of deprivation. Though books on Cape Town abound,” he explained, “there ha[d] been none to date that ha[d] addressed itself to the particular spirit of the place, the genius loci that is inalienably Cape Town’s own and like no other on this planet”(Watson 2006, 97). He had therefore suggested that twenty writers write about the so-called “mother city” – although two years later, however, Niq Mhlongo’s answer in an interview seemed to contradict the narratives therefore put together. For this Johannesburger, Cape Town seemed, he recalls, “not ‘motherly’ at all” (interview with Laura Arenschield quoted by Murray 2011, 78), and during his stay in Cape Town he paradoxically missed what constituted life in his beloved township of Chi. Chiawelo does not get much space in Vladislavić’s Portrait of Johannesburg, published in the same year as Watson’s collection, but it can be said that its 138 sections offer just as many views and representations of this multifaceted, “tentacular” city (Verharen).Those concomitant publications and growing interest in the representation of the South African city, or rather, cities, draw attention to the importance of the act of representation itself and the “imagined” views of the cities which are projected onto it, while any discourse on them, and particularly of an artistic nature, as both Watson and Vladislavić remind their readers, in turn contribute to shaping them.Of course, they also echo previous writings about those cities, and Vladislavić names quite a few when he recalls in particular Bosman’s essays or Lionel Abrahams’s poems on Johannesburg. Yet what those very references and what those writings and debates further suggest is that South African cities have changed dramatically since those times. Chris van der Merwe, for one, underlines the unprecedented rate of urbanisation which South Africa as a whole, but mostly its already major urban centers, has experienced, when he notes that “[b]y the 1990’s [sic] over 90% of whites and Indians lived in towns, but whereas in 1960 only 30% of Africans were urbanized, by 1990 that percentage had almost doubled” (Van der Merwe 2001, 8). The rate is higher still a little more than a decade after the publication of Van der Merwe’s study, and points to the need to analyse the major changes thus experienced by South African cities, after what one could in a sense call, like Vladislavić’s character Tearle in The Restless Supermarket , incidentally published in the same year as Van der Merwe’s study, “[a]n historic migration” (Vladislavic 2001, 129), of South Africans, among whom many black people, but also of people coming from outside South Africa’s borders.The question of defining the cities’ inhabitants’ identities so as to define the directions to take in the organisation of South Africa’s “build environment” was thus at the heart of a series of lectures given by architects, environmentalists and archaeologists during the Think Fest programme of Grahamstown Arts Festival in July 2012, and no doubt architects and urban planners take note of imagined representations of the city such as the one offered by Vladislavić’s book, if one is for instance to believe the list of “Top Ten Reads by Architects” established by Finuala Dowling in her review of 2007 (Dowling 2007, 140). There has indeed recently been a growing body of publications by geographers, urban developers, political scientists or sociologists which do not just simply focus on an analysis of the growth of South African cities, but take into consideration as well the perception people who reside there or elsewhere may have of them. The question of the representation of the South African city is indeed an issue in itself, as it relates to questions of identity and belonging. Such were for instance the questions raised by the seminal work of Mbembe and Nuttall on Johannesburg, or of the exhibition set up at the African Media Matrix in Rhodes University in July 2012. Even more recently, GIPCA invited thinkers to reflect on those multifaceted perceptions of the city as indirectly affected by representations of it, or performances in and about the city, in its multidisciplinary event “Thinking the City” which combined discussion sessions, film screenings, exhibitions and performances.GIPCA’s programme in Cape Town is undoubtedly one of the most ambitious so far, yet all of those studies remain rather limited in scope, focusing – legitimately – on the local area of Grahamstown and the larger Eastern Cape, or on the symbolic capital of the country, Johannesburg or its alter ego at the tip of the continent. Despite the latter books’ attempt at raising both the issue of urban planning and the question of representation and the imagination projected on the city, little has yet been done, however, to engage in a real dialogue across disciplines and across the country. Some books have been published which include viewpoints from various specialists, such as Joburg circa now , but such a dialogue should probably not remain within the covers of a book and at a distance, as it were. Setting up a collaboration with GIPCA, our joint teams of researchers seek to enlarge the latter’s scope by inviting contributions and outlooks on all South African cities to engage in a dialogue across regions and disciplines. This conference therefore proposes not only to present the latest developments in the research on South African cities, but to offer an opportunity for academics from various fields to compare their respective analysis and their theoretical conclusions with the imaginative, artistic representations of the cities of South Africa. Some major actors of the literary and art scene will be present to expose their views and discuss their works with researchers as well as with a wider, more general audience. The convenors therefore not only invite researchers from all fields to come and present their latest work on South African cities, but also strongly encourage papers which offer a cross-disciplinary approach, or joint presentations between researchers from various fields or academics and artists (writers, directors, photographs). Presentations can focus for instance on the growth of Johannesburg and the renovation of its city center and its urban and social consequences, and the artistic reflection led for instance by the photographer Mikhael Subotzky, and/or how his work may contrast with Jodi Bieber’s latest album on Soweto. If an artistic look at the evolution of South African cities is thus much welcome, so is its counterpart, and interventions on cultural representations of the city (including literature and films) are also welcome from sociologists, geographers, urban developers or architects.Proposals for presentations (500 words maximum; presentations not to exceed 30 minutes) together with a brief bio-biographical note should be sent before June 25, 2013 to Mathilde Rogez ( rogez@univ-tlse2.fr ). The languages for the conference will be English and French.Works cited :Dowling, Finuala, “Top Ten Reads by Architects”, Books and Leisure , Issue 2, March-May 2007, p. 140.Kurgan, Terry, and Ractliffe, Jo, eds., Johannesburg circa now: photography and the city , Johannesburg; The Authors, 2005.Mbembe, Achille and Nuttall, Sarah, Johannesburg: The Elusive Metropolis , 2008.Murray, Sally-Ann, “On the Street with Vladislavic, Mhlongo, Moele and Others”, in Michael Chapman and Margaret Lenta, (eds.), SA Lit beyond 2000 , Scottsville: University of KwaZulu-Natal Press, 2011, p. 69-96.Van der Merwe, Chris, (ed.), Strangely Familiar: South African Narratives in Town and Country , Stellenbosch: Content Solutions Online, 2001.Verharen, Emile, Les Villes tentaculaires , Gallimard, 2006 (1895).Vladislavić, Ivan, The Restless Supermarket , Cape Town: David Philip, 2001.Vladislavić, Ivan, Johannesburg: Portrait with Keys , 2006Watson, Stephen, «A City Imagined», New Contrast 131 34(1), 2006, p. 97-104.</description>
<author>mace@fabula.org (Marielle Macé)</author>
<pubDate>Thu, 09 May 2013 07:55:01 +0100</pubDate>
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<title>Livre et jeu vidéo</title>
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<description>Appel de textes : revue "Mémoires du livre / Studies in Book Culture"Volume5, Numéro2, printemps 2014«Livre et jeu vidéo»Sous la direction de Fanny Barnabé et Björn-Olav Dozo, Université de LiègeSi les rapports entre jeu vidéo et cinéma suscitent depuis longtemps l’intérêt des milieux académiques (citons, entre bien d’autres, les travaux d’Alexis Blanchet [1] ), les relations, échanges et points de passage entre le livre et le jeu vidéo constituent pour leur part un domaine de recherche toujours en friche. Pourtant, les interactions entre ces deux médias sont loin d’être des exceptions et les disciplines qui les étudient (les game studies et l’histoire du livre) sont connectées par une certaine affinité méthodologique: toutes deux ont un fondement profondément interdisciplinaire; toutes deux rassemblent, autour d’un objet commun, des chercheurs issus d’horizons très différents. Cette parenté disciplinaire, ajoutée à la richesse des constants échanges entre livre et jeu vidéo, a encouragé la conception de ce numéro thématique consacré à la rencontre entre le médium vidéoludique et son voisin livresque.Les propositions d’articles destinées à ce numéro pourront s’inscrire dans l’un des trois axes suivants, qui ne sont pas limitatifs:Le livre comme support ou prolongement de l’expérience vidéoludiqueDepuis ses origines, le jeu vidéo use de l’objet-livre comme complément technique, narratif ou ludique. Technique, tout d’abord, lorsque le livre vient pallier la faiblesse du système: ainsi, auparavant, lorsque les ordinateurs n’étaient pas assez performants pour exécuter des jeux prenant en charge la représentation d’un univers fictionnel par leurs propres moyens, un livret explicatif était fourni avec l’œuvre pour décrire l’univers en question et contextualiser l’action du joueur. Narratif, ensuite, car ces mêmes notices ont, de tout temps, servi à transmettre au joueur des informations complémentaires sur les histoires élaborées dans les jeux (le passé des personnages mis en scène, l’histoire des contrées visitées, etc.). Ludique, enfin, car le livre peut également être utilisé comme le support même du jeu. Il en va ainsi du récent Wonderbook , un périphérique destiné à la Playstation3 qui prend la forme d’un livre et qui permet d’agir sur l’univers virtuel selon le principe de la réalité augmentée. Dans ce dernier cas, le livre est donc le support d’un renouvellement du gameplay .Les adaptations de jeux vidéo en livres ou de livres en jeuLes frontières entre les différents médias sont aujourd’hui plus perméables que jamais: le livre et le jeu vidéo n’échappent pas à la règle. Au contraire, les transferts de contenu fictionnel entre ces deux médias sont plus que fréquents. Il peut s’agir d’adaptations vidéoludiques d’œuvres littéraires (telles que Harry Potter de J.K. Rowling, La Divine Comédie de Dante, Moderato Cantabile de Marguerite Duras, etc.) ou, à l’inverse, de novellisations de jeux tels que World of Warcraft , Assassin’s Creed , Starcraft , Halo , etc. Ce deuxième axe de questionnement recouvre également le phénomène des fanfictions , ces récits littéraires écrits par les fans à partir d’univers fictionnels préexistants (voir, sur ce sujet, les travaux d’Henry Jenkins).Les représentations du livre et de l’écrit au sein des œuvres vidéoludiquesSi le livre peut prolonger l’expérience ludique hors du cadre virtuel, il est aussi très fréquemment représenté à l’intérieur des jeux eux-mêmes. De manière générale, l’écrit joue un rôle fondamental dans le jeu vidéo depuis la création des premiers jeux d’aventure (tels que Colossal Cave Adventure , 1975), qui se composaient exclusivement de texte et se situaient à mi-chemin entre le jeu et la littérature numérique (l’intégralité des décors et des événements était décrite textuellement et le «joueur» ne pouvait interagir avec le logiciel qu’en entrant, pour seules commandes, des mots ou des phrases simples: «go west», «take key», etc.). Aujourd’hui encore, le livre continue d’être utilisé comme un important support de connaissance au sein des univers vidéoludiques: il suffit de songer au jeu de rôle The Elder Scrolls V: Skyrim (2012), dans lequel le joueur peut collectionner une série de livres contenant des informations complémentaires sur le cadre narratif du jeu ou sur certains principes de gameplay . Enfin, dans le domaine du jeu vidéo, la représentation de l’objet-livre semble véhiculer à elle seule un certain imaginaire: le livre est souvent présenté comme un artefact précieux, sacré, détenteur de magie, etc. Ce troisième axe de recherche permet également la mention d’un cas particulier: les «livres dont vous êtes le héros» qui, au contraire de ce qui vient d’être présenté, reproduisent les mécanismes du jeu au sein de l’écrit.Les propositions d’articles, d’environ 300 mots (ou 2000 caractères, espaces compris) hors bibliographie, devront parvenir par courriel pour le 1 er juin 2013 aux deux adresses suivantes: bo.dozo@ulg.ac.be et fanny.barnabe@student.ulg.ac.be . Après évaluation par le comité de rédaction, une réponse sera donnée pour le 15 juin 2013. Les articles dont la proposition aura été acceptée seront à rendre pour le 15 septembre 2013. Ils seront alors évalués anonymement par le comité de lecture, qui rendra un avis. La version définitive devra être envoyée pour le 15 novembre 2013. La publication du numéro est prévue à au printemps 2014.</description>
<author>ivanne.rialland@free.fr (Ivanne Rialland)</author>
<pubDate>Thu, 09 May 2013 15:06:36 +0100</pubDate>
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<title>Scènes en lumière. Écritures et esthétiques de l’électricité</title>
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<description>Projet pluriannuel structurant«La mise en scène théâtrale et les formes sonores et visuelles: emprunts esthétiques et techniques»LISAA–EA4120Journée d’étudeScènes en lumière. Écritures et esthétiques de l’électricitéSamedi 12octobre 2013, Université Paris-Est Marne-la-ValléeComité scientifique:Jean-Marc Larrue(Université de Montréal), Marie-Madeleine Mervant-Roux(CNRS), Isabelle Moindrot(Université Paris8), Giusy Pisano(ENS Louis-Lumière), Vivien Sica(Université Paris-Est Marne-la-Vallée), Sylvie Thouard(Université Paris-Est Marne-la-Vallée), Stéphane Tralongo(Université Paris-Est Marne-la-Vallée) et Éric Vautrin(Université de Caen Basse-Normandie)L’avènement de la lumière électrique a ouvert, au tournant du xx esiècle, de nouvelles voies pour la création théâtrale comme pour l’activité spectatorielle, en contribuant à remettre en question les conditions matérielles, les règles théoriques et les habitudes perceptives qui se sont établies autour d’une production dramatique parisienne à la fois riche et diversifiée. Lieu privilégié pour l’expérimentation des technologies électriques, le théâtre fait partie, à cette époque, de ces grandes structures urbaines où l’on appréhend e autrement le monde en se trouvant confronté à un mode d’illumination inhabituel, différent en bien des aspects de l’éclairage généralisé et naturalisé au gaz. De la façade du Châtelet éclairée à la lumière Jablochkoff à la fin des années 1870 aux promenoirs des Folies-Bergère ornés de lampes à incandescence dans les années 1900, l’installation d’appareils électriques relève de logiques promotionnelles qui influent sur les pratiques sociales entourant la représentation. Ce que le théâtre offre aussi plus particulièrement au même moment, c’est un espace de réflexion artistique où la mise en scène d’œuvres dramatiques et lyriques s’élabore à l’aune des nouvelles potentialités de l’électricité, non seulement en termes d’intensité, de distribution ou de coloration de la lumière, mais aussi par rapport à la frontière entre scène et salle. Loin d’être perçue de manière univoque par les gens de théâtre, la lumière électrique suscite une pluralité de conceptions scéniques qui reflète la variété des œuvres, des genres et des répertoires. Si sa généralisation dans les théâtres est indissociable de mesures politiques, elle est aussi liée à des enjeux techniques, économiques et artistiques donnant matière à débat, voire à polémique. Comment une réflexion esthétique sur l’électricité s’échafaude-t-elle à travers les discours d’auteurs, de metteurs en scène, de journalistes, mais aussi de techniciens et de directeurs? Quelle place l’écriture de la lumière électrique prend-elle dans l’invention dramatique, la notation scénique et la réception critique? De quels documents les historiens disposent-ils aujourd’hui pour retracer les pratiques et les conceptions de l’éclairage de scène qui sont apparues avec la lumière électrique?Cette journée d’étude, qui s’inscrit dans le cadre du projet pluriannuel structurant «La mise en scène théâtrale et les formes sonores et visuelles: emprunts esthétiques et techniques», vise à développer la recherche sur une collection unique de relevés de mises en scène conservée à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris. Les chercheurs seront ainsi invités à travailler sur ces relevés riches en informations sur l’éclairage (conduites, listes, schémas), tout en les mettant en relation avec d’autres fonds d’archives qui peuvent renseigner sur l’exploitation de la lumière électrique dans les théâtres de Paris. Les études portant sur une œuvre, un genre, une salle, une technique ou une personnalité en lien avec l’un des thèmes suivants seront particulièrement les bienvenues:– Politiques d’électrification des salles (théâtres, music-halls et cabarets).– Renouvellement des techniques d’éclairage (brevets, inventions, publicités, etc.).– Impact de l’électricité sur la pratique théâtrale (interprétation, décoration, machination, etc.).– Conceptions et théories de l’éclairage électrique (de personnalités connues –André Antoine, Adolphe Appia, Albert Carré– ou encore dans l’ombre).– Réactions des critiques dramatiques et autres témoignages d’époque.Chaque proposition de communication, comprenant un résumé d’une longueur maximale de 300mots, une notice biographique et les coordonnées complètes de l’auteur (adresse postale, adresse électronique et numéro de téléphone), est à envoyer aux organisateurs de la journée d’étude, Vivien Sica et Stéphane Tralongo, avant le 15juin 2013 à l’adresse électronique suivante: electricite.theatre@gmail.com >.</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Thu, 09 May 2013 10:42:01 +0100</pubDate>
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<title>William Shakespeare et la littérature mondiale</title>
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<description>Appel à communication pour un colloque international sur «William Shakespeare et la littérature mondiale»Appel à communication Le Centre d’Études Supérieures de la Littérature lance un appel à communication sur «Shakespeare et la littérature mondiale ». Le colloque international se déroulera du 20 au 22 avril 2015 à l’auditorium (5 e étage) de la Bibliothèque Municipale de Tours, 2 bis rue André Malraux. L’exposition se tiendra entre le 7 avril et le 7 mai 2015 dans le hall d’entrée (1 er étage) de la Bibliothèque Universitaire François Rabelais de Tours, 3 rue des Tanneurs. Shakespeare est un monument de la littérature mondiale. Une étude effectuée par le Cercle norvégien du livre, en 2002, recensa cent œuvres comme étant les meilleures de tous les temps. Une liste de 85 auteurs fut établie: 75 apparaissent une seule fois, 6 deux fois, 3 trois fois. Un seul couronne l’ensemble avec 4 apparitions. Fiodor Dostoïevski finit ainsi premier devant Shakespeare qui est deuxième, pour Hamlet , Le Roi Lear et Othello , ex aequo avec Franz Kafka et Léon Tolstoï. Par ailleurs, l’ Index Translationum , géré par L’UNESCO, montre qu’il se place au troisième rang mondial des auteurs les plus traduits, juste derrière Agatha Christie et Jules Verne. La visée du colloque international est de rendre hommage au grand poète, dramaturge et écrivain anglais en 2015, date choisie en raison de sa position équidistante proche entre le 450 e jubilé de sa naissance (1564-2014) et la 400 e commémoration de sa disparition (1616-2016). Les savants, critiques, essayistes, chercheurs, universitaires, écrivains, journalistes, créateurs sélectionnés pour faire une communication discuteront non seulement de l’œuvre de Shakespeare, de l’homme, de ses sources d’inspirations, de la langue mais aussi de l’influence de ses œuvres sur les belles-lettres mondiales. Le thème « William Shakespeare et la littérature mondiale » se veut ouvert, international. Il s’articule autour d’un contexte pluridisciplinaire selon les axes suivants : littérature du monde entier, art, poésie, histoire, philosophie, culture, linguistique, médecine, architecture, peinture, écologie, journalisme, cinéma, critique, etc. Toutes ces disciplines auront pour but d’éclairer le domaine des études shakespeariennes. La publication des actes du colloque est prévue si un éditeur scientifique et universitaire accepte l’ensemble des articles. La langue officielle de travail est le français. Néanmoins, dans le cadre d’une volonté d’élargissement linguistique, toute personne parlant une autre langue pourra participer au colloque où, dans la mesure du possible, des traductions simultanées sont prévues.Règlement Pour proposer une communication puis un article dans le but de constituer un ouvrage de qualité, il est impératif, dans un premier temps, d’être agréé par le CESL. Les renseignements suivants doivent être envoyés par mail au cesl2010@orange.fr:Nom:Prénom:Date de naissance:Lieu de naissance:Nationalité(s):Profession, activités, lieu de travail, vos recherches, vos publications :Adresse(s)personnelle(s) :Pays :Téléphone(s)fixe(s) :Téléphone(s) portable(s) :Courriel(s):Site(s) web:Titre et résumé (1000 signes environ) de votre proposition de communicationen fichier joint : Le temps de parole est de 25 minutes maximum avec ou sans vidéo-projection. Les frais de voyage, d’hébergement et de restauration sont à votre charge ou à celle de votre institution de recherche.Instructions pour les résumés Nous vous prions d’envoyer votre proposition d’intervention, titre et résumé (1000 signes espaces compris au maximum), avant le 30 septembre 2014 , uniquement par courrier électronique et en fichier joint (au format Word) à l’adresse suivante: cesl2010@orange.fr. Les personnes qui auront soumis un résumé seront averties de la décision du Directeur au plus tard entre le 1 er et le 15 octobre 2014 (uniquement par courrier électronique).Instructions pour les lettres d’invitation et attestations de présence Les personnes qui auront besoin d’un visa d’entrée en France recevront une lettre d’invitation officielle. Vous devrez prévenir Frédéric-Gaël Theuriau avant le 30 septembre 2014 , en envoyant (par courrier électronique et en fichier joint) une copie de votre passeport qui doit être valable au moins six mois après les dates du colloque. Des attestations de présence et de participation à communiquer seront établies sur demande avant le 30 septembre 2014 afin que les enseignants-chercheurs de tous horizons puissent obtenir de leur centre de recherche, université ou établissement scolaire, etc., un ordre de mission. Quant aux attestations de présence, elles ne peuvent être données qu’au moment ou à l’issue du Colloque.Organisation de la journée Le colloque débutera à 10h00 et s’interrompra à midi pour un déjeuner libre. Reprise à 14h00 jusqu’à 18h00.Instructions pour la publication des textes de communication Les textes des communications de 25 000 signes espaces compris (avec 2 ou 3 illustrations possibles) devront être envoyés par courrier électronique et pièce attachée (au format Word) entre le 23 avril et le 30 juin 2015 à l’adresse suivante: cesl2010@orange.fr. Ils feront l’objet d’une sélection si besoin est en fonction de la qualité du travail. En principe, rares sont les articles écartés par le comité scientifique qui sera constitué d’ici là.Les organisateurs: le C.E.S.L., Frédéric-Gaël THEURIAU et Amélie DA SILVA (cesl2010@orange.fr)Call for papers for an international symposium “William Shakespeare and world literature”Call for papers for a symposium The Center of High Studies of Literature proposes a call for papers on “William Shakespeare and world literature”. The international symposium will take place from April 20 th to 22 nd 2015 in the auditorium (5 th floor) of the town library of Tours, 2 bis rue André Malraux. The exhibition will take place from April 7 th to May 7 th 2015 in the hall (1 st floor) of the François Rabelais University library, 3 rue des Tanneurs. Shakespeare is a monu ment of world literature. A study conducted by the Norwegian book club in 2002 inventoried one hundred of his books as being the best of all times. A list of 85 authors was established: 75 appear once, 6 twice, 3 three times. One comes first w ith four appearances. So Fyodor Dostoyevsky is the first before Shakespeare who is the second, for Hamlet , King Lear and Othello , exaequo with Franz Kafka and Tolstoy. In addition, the Index Translationum , managed by the UNESCO, shows that the author is the third most translated in the world just behind Agatha Christie and Jules Verne. The aim of this international symposium is to honor the great poet, playwright and writer in 2015, date chosen because it is equidistant between the 450 th anniversary of his birth (1564-2014) and the 400 th commemoration of his death (1616-2016). Scholars, critics, essayists, researchers, academics, writers, journalists, artists selected to make a presentation will discuss not only about the works of Shakespeare , the man, his sources of inspiration, his language but also about the influence of his works on world literature . The topic of " William Shakespeare and world literature " is open and international. It revolves around a multidisciplinary context whose areas are : world literature , art, poetry , history, philosophy, culture, linguistics, medicine, architecture, painting, ecology , journalism, cinema, criticism, etc. All these disciplines will aim at enlightening the knowledge of Shakespearean studies . The publication of the texts of conferences is planned if a scientific and academic publisher accepts all of them. The official working language s are French and English. However, since we wish to expand language, anyone speaking another language will be able to participate to the symposium because simultaneous translations are planned.Rules To submit a paper and an article in order to provide quality work , it is initially m andatory to be approved by the CESL. The following information must be sent by e- mail to cesl2010@orange.fr :Name:First name:Date of Birth:Place of Birth:Nationality (ies) :Profession, business, workplace, your research, your publications:Personal address (es):Country (ies):Phone (s):Mobile (s):E-mail ( s):Web site (s) :Title and abstract ( about 1,000 signs ) of your paper by attached file document : The talking time is 25 minutes with or without video projection. The costs of travel, accommodation and food are your responsibility or your research institution.Instructions for abstracts Please send your proposition of paper, title and abstract (1,000 signs including spaces) before September 30 th 2014 , only by e-mail and attached file ( in Word format) to the address: cesl2010 @ orange.fr. People who have submitted an abstract will be notified of the decision of the Director no later than between October 1 st and 15 th 2014 ( only by email).Instructions for invitation letters and certificates of attendance People who need a visa to enter France will receive a formal invitation letter . You will call Frédéric -Gaël Theuriau before September 30 th 2014 , by sending (by e-mail and by attached file ) a copy of your passport which must be valid for at least six months after the date of the symposium. Certificates of attendance and participation will be established on request before September 30 th 2014 so that teachers and researchers of all backgrounds can obtain an order of m ission from their research centre , university or school, etc. As for attendance certificates, they can be given only at the time or after the symposium.Organization of the day The symposium will begin at 10:00 a.m. and will stop at noon for a free lunch. It will resume at 2:00 p. m. until 6:00 p. m.Instructions for the publication of final paper The final paper of 25,000 signs including spaces (with 2 or 3 illustrations) should be sent by e-mail and attached file (in Word format) between April 23 rd and June 30 th 2015 to the address: cesl2010@orange.fr. They will be selected depending on the quality of work. However, there are generally few articles rejected by the scientific committee which is going set up soon.Organizers: CESL, Frédéric-Gaël THEURIAU and Amélie DA SILVA(cesl2010@orange.fr)</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Thu, 09 May 2013 08:53:36 +0100</pubDate>
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<title>L'ivresse de l'Antiquité à nos jours</title>
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<description>L’ivresse de l’Antiquité à nos joursColloque international, 20 et 21 novembre 2014, Tours ( date limite de dépôt : 1er octobre 2013 )Université de Tours, IREBL’ivresse, à savoir une réaction psychique et physique due à une boisson consommée en excès, fait partie de la culture européenne de l’Antiquité à nos jours. L’Organisation Mondiale de la Santé la considère aujourd’hui comme un problème mondial à l’origine de 2,5 millions de décès/an et de «nombreux problèmes sociaux et développementaux graves : violence, maltraitance ou négligence des enfants, et absentéisme sur le lieu de travail».Ce colloque sur l’ivresse devra s’inscrire dans un démarche pluridisciplinaire et internationale fondée sur l’histoire, l’anthropologie et l’ethnologie mais ouverte aux autres discours: de la médecine à la psychologie, de l’histoire de l’art à la philosophie, de la géographie à l’économie, des lettres classiques et modernes à la sociologie... Le champ d’étude de ce colloque étalé sur deux jours sera européen voire mondial. Il s’agira de confronter les points de vue pour aboutir à un état des lieux de la recherche.Afin de conserver une unité dans le programme, voici quatre questionnements qui seront autant d’axes de réflexion.Avec quoi s’enivrer et dans quelles quantités?La boisson avec laquelle l’on s’enivre est significative d’une culture, aujourd’hui ou par le passé. Le binge drinking fondé sur la consommation rapide d’alcools forts n’a pas la même signification que l’ivresse mondaine à partir de grands crus.La question du seuil à partir duquel un buveur devient ivre est également soulevée. La possibilité de quantifier scientifiquement le volume d’alcool dans le sang est récente. Quels étaient jusqu’alors les seuils à partir desquels un buveur était considéré en état d’ivresse? Lorsque la science ne permet pas de définir des seuils, qui la remplace? Les autorités religieuses? Les autorités politiques? La société? Quels volumes sont alors autorisés? Et dans quelle mesure peut-on observer une certaine continuité des volumes autorisés de l’Antiquité à nos jours? Il faudra essayer, autant que faire se peut, de quantifier l’ivresse. Une démarche comparative permettra de clarifier les choses et de faire ressortir les caractéristiques de chaque période et de chaque aire culturelle.La bonne ivresse.Pourquoi s’enivrer et comment le justifier?L’ivresse possède une dimension positive et négative. Dans quels cas s’agit-il d’une bonne ivresse? Pourquoi l’ivresse est-elle parfois perçue positivementau fil de l’Histoire? Il faudra se demander comment l’enivrement est justifié de l’Antiquité à aujourd’hui, en faisant ressortir les arguments culturels, sociaux, médicaux, religieux, politiques, économiques, psychologiques ou autres favorables à l’ivresse. Nous tenterons également d’établir des passerelles entre le passé et le présent. Par exemple, la capacité créatrice de l’ivresse (à l’origine de la tragédie et de la comédie grecques) est connue. Dans quelle mesure existe-t-il une continuité entre les auteurs de la Grèce antique et les artistes contemporains? Comment et dans quelle mesure les auteurs et artistes se sont-ils emparés du sujet(de la littérature à la peinture, des chansons à boire à l’opéra, des représentations de Bacchus ivre à l’art moderne)?L’opposition à l’ivresse: acteurs, discours et pratiquesSelon une périodisation variable, l’ivresse est également critiquéevoire combattue. Dans quel cas un enivrement est-il considéré comme une mauvaise ivresse? Quels sont les arguments avancés? Il s’agira de souligner quelles autorités (religieuse, politique, juridique, médicale, sociale, morale, économique, etc.) mènent l’offensive contre l’ivresse. Le plus souvent, cette opposition n’est pas absolue. Certains lieux, certains moments, certaines catégories sociales et certaines boissons sont plus directement stigmatisés. Pour quelles raisons?Il faudra aussi réfléchir aux réponses apportées à la question de l’ivresse. Quelles sont les solutions (politiques, religieuses, sociales…) et les remèdes proposés de l’Antiquité à nos jours? Dans la France du début du XVII e siècle, deux solutions médicales étaient principalement proposées: attendre la dissipation naturelle des vapeurs enivrantes en laissant le buveur cuver, ou accélérer le rétablissement en purgeant l’enivré (vomissement, lavement, saignée). Des remèdes préservatifs à base de coriandre, d’huile d’olive ou de cendre de becs d’hirondelles étaient également envisagés. La question des solutions renvoie aux différences culturelles, de l’Antiquité à nos jours, de la théorie humorale hippocratique à la compréhension chimique des pathologies. De quelle manière et selon quel rythme les discours et les pratiques de sobriété se diffusent-ils dans le monde (campagnes de sensibilisation, groupes de pression, associations, règlementations de la commercialisation des boissons alcoolisées…)? Il conviendra enfin de se demander dans quelle mesure ces différentes luttes contre l’enivrement ont été couronnées de succès. La loi n’est pas toujours conforme à la norme sociale, comme le soulignent par exemple l’édit de François I er du 30 août 1536 criminalisant l’ivresse et de l’ivrognerie ou la loi du 1" février 1873 qui vise à «combattre les progrès de l'alcoolisme» et surtout à «réprimer l'ivresse publique». La présentation des normes devra être reliée à la pratique: les mouvements d’opposition ne se terminent-ils pas le plus souvent par un compromis?Typologie de l’ivressede l’Antiquité à nos joursToutes les contributions devraient permettre d’ébaucher une typologie de l’ivresse: selon les cas par âge, par sexe, par catégorie sociale, par religion, par boisson enivrante, par aire culturelle, par période historique. Cette typologie ne devra pas laisser de côté la question des représentations mentales. Quelle est l’image de l’enivré? Dans quel cas est-il perçu comme étant un joyeux buveur et dans quel autre devient-il un irresponsable identifié à la lie de l’humanité? Il s’agira de souligner les continuités et les ruptures entre les ivresses du passé et celles d’aujourd’hui. Quel est le lien entre le potos , ou beuverie réglée qui prend place à la fin des banquets grecs, et les «apéros facebook » de la jeunesse occidentale du XXI e siècle ? Quel est le rapport entre les enivrements sociabilisateurs des jeunes de l’époque moderne et le binge drinking ou le botellón espagnol ? Existe-t-il un lien entre «la culture de l’enivrement d’Ancien Régime» mise en évidence dans la France moderne et les cultures de l’ivresse des différentes aires culturelles? La comparaison des résultats permettra de faire ressortir les caractères essentiels pour chaque période et chaque aire culturelle.Les communications se feront en français ou en anglais.Date limite de dépôt:1 er octobre 2013Les propositions, comprenant un titre, un résumé de 1500 signes et un curriculum vitae, en français ou en anglais, sont à envoyer à l’adresse suivante : matthieu.lecoutre@univ-tours.frComité Scientifique:- Isabelle BIANQUIS (Anthropologie, Université de Tours François-Rabelais)- Thibaut BOULAY (Histoire ancienne, Université de Tours François-Rabelais)- Marie CHOQUET (Psychologie INSERM, CHU Cochin, IREB) - Patrice COUZIGOU (Hépato-gastro-entérologue, CHU Bordeaux, IREB)- Matthieu LECOUTRE (Histoire moderne, Université de Tours François-Rabelais/Université de Bourgogne)- Véronique NAHOUM-GRAPPE (Anthropologie, EHESS, IREB)- Didier NOURRISSON (Histoire contemporaine, Lyon1, IREB)- Florent QUELLIER (Histoire moderne, Université de Tours François-Rabelais)Ce colloque international organisé conjointement par L’Équipe Alimentation (EA 6294-LÉA) de l’université de Tours François-Rabelais et par l’Institut de recherches scientifiques sur les boissons (IREB) , se déroulera à Tours les 20 et 21 novembre 2014.</description>
<author>mace@fabula.org (Marielle Macé)</author>
<pubDate>Wed, 08 May 2013 17:00:41 +0100</pubDate>
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<title>Appel d’articles – Voix plurielles 10.2 (2013)</title>
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<description>La Rédaction de Voix plurielles , revue de l'Association des Professeur-e-s de Français des Universités et Collèges Canadiens, lance un appel d'articles libres pour son numéro de décembre 2013. Le sujet peut être littéraire, comparatif, (socio-)linguistique ou socioculturel et porter sur des aspects variés dans les domaines français et francophones, ainsi que dans celui des langues de France. L'évaluation des tapuscrits est anonyme.Le tapuscrit doit être rédigé en français (longueur : 15-20 p., double interligne) et être adressé à Catherine Parayre, Directrice de rédaction (cparayre@brocku.ca), au plus tard le 15 septembre 2013.Veuillez consulter le site de la revue pour vous informer du format requis :www.apfucc.net ou http://brock.scholarsportal.info/journals/voixpluriellesComptes rendus - Si vous souhaitez écrire le compte rendu d'un ouvrage récent, veuillez prendre contact directement avec la Directrice de rédaction. (Merci de ne pas lui envoyer de compte rendu sans son accord préalable.)Numéros thématiques - La revue est heureuse d'accueillir des numéros thématiques ou des actes de colloque et vous prie, le cas échéant, de bien vouloir signaler votre intérêt.Au plaisir de vous lire, La Rédaction</description>
<author>mace@fabula.org (Marielle Macé)</author>
<pubDate>Wed, 08 May 2013 11:09:37 +0100</pubDate>
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<title>La critique musicale dans le monde germanique au XX e siècle. Élaborations discursives et construction d’objets</title>
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<description>Journée d’étude 28 novembre 2013, Rennes 2La critique musicale dans le monde germanique au XX e siècle.Élaborations discursives et construction d’objetsCoordination:Jean-François Candoni (ERIMIT) et Timothée Picard (CELLAM/IUF)Dans le monde germanique, la production artistique est traditionnellement assortie d’un discours critique qui ne cherche pas uniquement à produire un jugement esthétique fondé sur la raison, mais qui, depuis Kant, se fixe également comme objectif d’«arpenter l’espace du possible» (Birgit Recki). La musique, forme d’art venue sur le tard dans une «nation retardataire» ( verspätete Nation ), illustre de façon paradigmatique cette interdépendance entre réflexion critique et production artistique: les discours sur la musique ont joué un rôle déterminant dans l’exceptionnel développement de la vie musicale allemande au cours des deux siècles passés. S’il se développe très tôt une critique musicale «poétique» due à des écrivains ou à des artistes (Hoffmann, Schumann) et comparable à certains phénomènes observés en France, ce sont, depuis le XIX e siècle et la professionnalisation de la critique musicale (A.B. Marx, Brendel, Ambros, Hanslick), des types de discours dérivés de la philosophie esthétique qui dominent.La journée d’étude organisée à Rennes le 28 novembre 2013 sera consacrée à la critique musicale allemande au XX e siècle (1918-2000) et se concentrera sur les textes publiés dans la presse écrite (imprimée sur support papier), qu’il s’agisse de revues spécialisées comme Melos , la Neue Zeitschrift für Musik ou Opernwelt , ou bien des pages consacrées à la vie musicale dans les pages culturelles ( Feuilleton ) de la presse régionale ou nationale ( Frankfurter Zeitung , F.A.Z ., Neue Freie Presse , etc.).Il serait souhaitable que l’ensemble des interventions permette de couvrir les différentes phases de la vie culturelle allemande et autrichienne du XX e siècle: nous envisagerons non seulement la seconde moitié du XX e siècle, mais également la république de Weimar, la dictature nazie, la RDA – on se demandera par exemple si le critique ne se transforme pas, dans les régimes totalitaires, en fonctionnaire de la culture. Des études synthétiques sur les grandes tendances de la critique musicale allemande pourront être complétées par des interventions consacrées à des revues ou bien à des figures de critiques particulièrement représentatives (Hans Heinz Stuckenschmidt, Paul Bekker, Julius Korngold, Joachim Kaiser) ainsi qu’à des écrivains qui se sont essayés à la critique musicale (Hermann Bahr, Max Brod, Soma Morgenstern, Hanns-Josef Ortheil). On s’efforcera au passage de rendre compte des spécificités de la critique musicale dans le monde germanique par rapport aux autres espaces européens.Il faudra s’interroger sur la coupure qui s’accentue rapidement au cours du XX e siècle entre la critique de la production musicale ( Werkkritik ) et la critique de l’interprétation ( Interpretations­kritik ) – distinction que l’on affinera, selon les critères proposés par Mathias Döpfner, en envisageant la critique des institutions et manifestations musicales ( Organisations­kritik ). On essaiera de comprendre comment et pour quelles raisons un fossé de plus en plus infranchissable s’est creusé entre une critique de la Neue Musik (pour reprendre le concept introduit par Paul Bekker) fortement spécialisée et professionnalisée, et une critique de l’interprétation qui s’épanouit dans un cadre journalistique moins rigoureux ( Publizistik ), à l’intention d’un public élargi. On pourra dans cette perspective enquêter sur le déclin, réel ou supposé, mais sans cesse invoqué, de la critique musicale allemande: dès les années 1960, de nombreuses voix dénoncent l’écart grandissant entre une critique de la création contemporaine qui s’adresse à un cercle restreint de lecteurs initiés et une critique de l’interprétation de plus en plus dépendante des politiques de marketing des institutions et de l’industrie musicales – c’est dans ce cas la fonction de prescription et d’information ( Empfehlungs­­journalismus ) qui prend le pas sur la véritable critique, le journaliste se contentant alors d’être le porte-voix du discours dominant: «si l’opinion publique musicale tombe souvent dans le bêlement, dans le ressassement de clichés donnés comme preuves de sa propre loyauté culturelle, la tentation augmente en même temps pour de nombreux critiques de bêler avec le groupe», constate Adorno en 1962.Ces assertions posent la question, qui sera au centre de la journée d’étude, de la façon dont on fonde en Allemagne la légitimité du discours de la critique musicale. On se demandera qui est habilité à tenir un discours critique, quel est le statut social et économique du journaliste musical (peut-il avoir aujourd’hui une autorité comparable à celle dont bénéficia Eduard Hanslick au XIX e siècle?), ce qui conduira également à s’intéresser aux compétences requises, qu’elles soient musicologiques, esthétiques ou rhétoriques. Il faudrait accessoirement, afin de mieux cerner le champ d’étude, rendre compte des subtiles distinctions qui existent entre les termes de Kritiker , Kunstrichter , Rezensent ou Musikschriftsteller , et délimiter les espaces qui reviennent à la critique musicale par rapport à ceux qui restent l’apanage de la musicologie.On s’intéressera également dans une perspective métacritique, aux multiples débats autour de la subjectivité de la critique musicale et de sa capacité à énoncer une forme de vérité: les positions adoptées vont de la condamnation pure et simple de la subjectivité au nom de la parole de l’expert à l’idée, défendue par Adorno et Dahlhaus, que la véritable subjectivité (celle qui n’est pas enfermée dans des préjugés) est la condition de la pertinence de la critique– seul «un sujet parfaitement différencié» serait capable, selon Dahlhaus, «d’émettre sur un objet des observations méritant d’être communiquées».Quels que soient les reproches formulés envers une critique musicale qui se contenterait reproduire des clichés en espérant que leur sempiternelle répétition serait le signe de la part de vérité qu’ils contiennent (Adorno), personne ne remet en cause l’importance sociale de la critique musicale, principal medium du développement d’une opinion publique musicale. La parole du critique crée une communauté, un sous-groupe social, dont la presse constitue le lien: «pour être pertinente, la critique est dépendante de la continuité» (Dahlhaus), et cette continuité institutionnelle se matérialise dans le journal, sans lequel il n’y aurait que des discours épars et discontinus, incapables de donner naissance à une opinion publique.On ne négligera donc pas les perspectives sociales (qui s’adresse à qui? y a-t-il une homogénéité des présupposés sociaux et idéologiques des auteurs de critiques et de leurs lecteurs?) et historiques: le discours ouvertement nationaliste et raciste ( völkisch ) qui sous-tend nombre d’articles des Bayreuther Blätter (années 1920-1930) est évidemment aux antipodes des positions résolument progressistes d’Adorno ou de la revue Melos , mais d’autres arrière-plans idéologiques peuvent s’exprimer de manière plus insidieuse. Il apparaît donc nécessaire d’étudier le contexte social, institutionnel et idéologique dans lequel est produit le discours du critique, de saisir les codes sociaux qui y transparaissent, ainsi que les présupposés poétologiques, philosophiques ou idéologiques qui sous-tendent ses énoncés.On examinera enfin comment s’organise le discours de la critique musicale allemande, quelles sont les stratégies rhétoriques ou communicationnelles mises en œuvre (style, schémas stéréotypés, concepts clefs, place et statut accordés aux termes techniques), et comment le discours de la critique musicale se comporte par rapport à d’autres discours: y a-t-il par exemple un lien entre la façon dont la critique rend compte de l’interprétation «historiquement informée» et la réception du new historicism dans le monde germanique?La journée d’étude s’appuiera sur le postulat selon lequel la critique musicale ne se contente pas de décrire ou de rendre compte d’un objet,mais contribue également pour une large part à construire cet objet: l’œuvre musicale est en partie perçue à travers des discours qui lui donnent un sens. Ces derniers recourent largement à des énoncés métaphoriques – sans lesquels il est quasiment impossible de rendre compte de la musique –; plus les métaphores seront riches et variées, plus la perception des œuvres par le public sera fine et nuancée. De manière générale, les communications qui, dans une perspective de type littéraire, s’interrogeront sur les formes et styles d’écriture pratiqués, seront les bienvenues.L’objet d’étude étant un ensemble de discours élaborés dans un espace donné, on cherchera à en observer les différentes facettes, les phases de développement, les éléments de rupture en faisant, le cas échéant, appel aux outils méthodologiques fournis pas les théories du discours du XX e siècle, en particulier celles qui ont eu un large écho dans le monde germanique ( linguistic turn , post-structuralisme, etc.).ModalitésLes propositions de communication devront être envoyées avant le 30 juin 2013 simultanément à Jean-François Candoni ( jf.candoni@gmail.com ) et à Timothée Picard ( timothee.picard@gmail.com ).Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme concernant «La critique musicale au XX e siècle» (Institut universitaire de France). On trouvera un descriptif des journées d’études passées ou à venir sur le site du CELLAM (www.cellam.fr). Les communications feront l’objet d’une publication en fin de programme.</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Tue, 07 May 2013 16:40:28 +0100</pubDate>
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<title>Bergson ou la science ?</title>
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<description>Bergson ou la science?La revuelance un appel à contribution portant sur le rapport de la pensée de Bergson à la science. Depuis le début des années 90, la figure de Bergson suscite un regain d’intérêt. Ainsi nombreux sont les commentaires et autres éditions critiques qui permettent au public de redécouvrir cette grande figure de la pensée du XX e.Parmi ce renouveau des études bergsoniennes, il est un aspect de sa pensée qui attire tout particulièrement une nouvelle génération de chercheurs; c’est le rapport de Bergson à l’épistémologie contemporaine. On peut par exemple citer les travaux de Paul-Antoine Miquel exposés dans son Bergson ou l’imagination métaphysique [1] ou encore le tome IV des Annales bergsoniennes «Epistémologie et métaphysique» coédité par Frédéric Worms et la philosophe et médecin Anne Fagot-Largeault [2] .L’une des raisons pour lesquelles cet intérêt pour la pensée épistémologique de Bergson est récent tient probablement au fait que pendant longtemps sa philosophie a été réduite à une philosophie spiritualiste que les avancées scientifiques du XXI e devaient avoir fini d’étouffer.Or, on constate que certains paradigmes épistémologiques actuels en biologie du développement ou en sciences cognitives par exemple laissent transparaître quelque chose de ce que fût l’intuition bergsonienne, à savoir que si la pensée ne peut donner congé au vivant sans se perdre dans l’abstraction, l’appréhension scientifique du vivant ne peut ignorer au creux de celui-ci l’importance du vécu et son caractère constitutif.De façon plus large, dans ce dossier il ne s’agira pas d’appliquer une théorie philosophique aux recherches scientifiques les plus récentes mais de montrer en quoi certains types de raisonnements renaissent aujourd’hui en sciences cognitives, psychologie, anthropologie, biologie…qui reconnaissent la dimension irréductible du vivant et la nécessité d’une approche transdisciplinaire et pluridimensionnelle de celui-ci, venant ainsi s’inscrire en faux contre toute forme de réductionnisme.Ce dossier entend renouveler les travaux d'épistémologie à la lumière desœuvresde Bergson dont la méthode de recoupement de lignes de faits et l'articulation singulière des différentes sciences du vivant et de l'homme nous permettent de réinterroger la manière dont nous appréhendons philosophiquement les phénomènes.Il s’agira de mettre en avant le retour de cette prise de conscience de la nécessité d’une appréhension dynamique de la diversité du vivant, de ses faits les plus simples aux phénomènes humains les plus complexes.Axe 1: Biologie de l’évolution: mise en au point sur les théories de l’évolution, épigenèse et émergence en biologie du développementAxe 2: Plasticité cérébrale et identité: les sciences cognitives et le modèle de l’énaction, mémoire et identité, psychologie de la forme, le faux problème du «hard problem»Axe 3: De l’éthologie à l’anthropologie, le vivant dans son milieu: laboratoire et milieu naturel, éthologie et méthodes d’observation, la différence anthropologique, la question de la méthode en sociologie, repenser la philosophie de l’histoireInformations pratiquesContact:stephanie.favreau@univ-poitiers.frNous invitons les auteurs à soumettre des propositions portant sur l’un ou l’autre des thèmes évoqués. Les propositions, sous forme d’un résumé compris entre 300 et 1000 mots (formats .doc, .rtf, .odt), seront anonymes , accompagnées d’un document séparé contenant le titre de l’article, le nom de l’auteur, son statut, son affiliation institutionnelle et une adresse email. Les propositions seront évaluées anonymement et rigoureusement par un comité de lecture.Elles doivent être adressées à la rédaction: redaction@implications-philosophiques.orgCALENDRIERDate limite de réceptiondes propositions : 10 juin 2013Notification de la première phase de sélection : 25 juin 2013Soumission des articles complets: 15 septembre 2013Acceptation définitive des articles: 15 octobre 2013Publication : novembre 2013Les articles définitifs ne devront pas dépasser 8 000 mots .[1] Paris, Kimé, 2007. Voir aussi du même auteur, Qu’est-ce que la vie? , Paris, Vrin, 2007 et Biologie du XXI esiècle : évolution des concepts fondateurs , Paris, De Boeck, 2008.[2] Paris, Puf, 2007.</description>
<author>vernet@fabula.org (Matthieu Vernet)</author>
<pubDate>Tue, 07 May 2013 19:31:07 +0100</pubDate>
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<title>Rapports de voyages d'amateurs de curiosités. Visite écrite, visite construite?</title>
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<description>Journée d'étude – Poitiers, Faculté des Lettres et Langues et Espace Mendès-France14 novembre 2013Rapports de voyages d'amateurs de curiositésVisite écrite, visite construite? Appel à communicationsLes cabinets de curiosités, généralement connus d'après des catalogues ou inventaires écrits par les collectionneurs eux-mêmes ou par des tiers, font l'objet de visites d'amateurs, parfois attirés par le catalogue en question, ou par la renommée du collectionneur, ou tout simplement de passage dans une ville où on leur signale que ce lieu, parmi d'autres, mérite une visite. Les voyageurs amateurs de singularités vont alors rendre compte, dans leur journal, leur relation de voyage, ou leur correspondance, de la visite effectuée dans un cabinet, en donnant un certain nombre d'éléments d'appréciation sur les objets vus, les conditions de la visite, la qualité de la collection au sens large, comparée à d'autres qui auront été visitées. C'est alors, pour le lecteur qui ne s'est pas rendu sur place, un nouveau média, autre que le catalogue, susceptible de lui apprendre en quoi la collection a un intérêt.Conçue en marge et en complémentarité avec l'exposition organisée au Musée Sainte-Croix de Poitiers («La licorne et le bézoard. Une histoire des cabinets de curiosités», oct. 2013- mars 2014 : http://curiositas.org/agenda/la-licorne-et-le-bezoard), la journée d'étude porte sur les manières dont se construit le récit de la visite, de façon à comprendre comment le cabinet s'écrit quand il ne se dit pas dans un catalogue. La question qui se pose est donc de savoir comment de tels récits de visite s'insèrent dans la trame générale d'un récit de voyage, en s'interrogeant sur la manière dont on rend compte d'un cabinet de curiosités. Ce dernier mérite-t-il un traitement particulier, y a-t-il des protocoles de récit, des éléments indispensables ou attendus pour décrire un lieu ou les objets qu'il abrite?Il s'agit de déterminer les modes de représentation du lieu – on pourra ainsi envisager que certaines contributions se concentrent sur la répartition des objets et leur disposition – mais aussi des objets, des usages, des circonstances de la visite, et du discours, parfois orienté vers les mœurs de tel ou tel pays, qu'en déduira le voyageur si cette visite lui sert de point de départ ou de confirmation pour tenter de comprendre les usages et organisations sociales d'un pays. On ne s'interdira donc pas de formuler, des hypothèses sur l'organisation du cabinet, et sur les modes de visites, qui peuvent être très variés, et aussi sur le statut du récit: peut-on mettre en évidence des topiques, comprendre par quoi sont guidés les choix, ou encore quelle est la réception de tels "rapports" de visite, s'ils sont ensuite exploités, relayés dans d'autres types d'écrits (questions d'intertextualité).Il faudra donc se demander quel(s) rôle(s) peut avoir le récit de visite, et quelle est la part, dans cette restitution, de la voix du voyageur lui-même, de celle du collectionneur, de la vox populi , des discours idéologiques plus généraux. On cherchera, aussi, à voir l'interaction entre la forme du récit de voyage et celle de la collection.En bref, la journée d'étude cherchera à montrer comment le récit de visite reconstruit aussi bien le lieu visité que l'espace du récit de voyage, s'il est vrai que celui-ci peut aussi s'apparenter, en un certain sens, à une forme de collection de choses vues, toutes singulières, au fil du trajet.Comité scientifique : Dominique Moncond'huy, Myriam Marrache-Gouraud, Pierre Martin (Université de Poitiers)Url de référence : http://curiositas.orgLes propositions de communication, comportant le nom de l'auteur et son affiliation, un titre et un résumé de 200-250 mots, sont à adresser conjointement à Dominique Moncond'huy ( dominique.moncondhuy@univ-poitiers.fr ) et à Myriam Marrache-Gouraud ( myriam.marrachegouraud@yahoo.fr ) avant le 15 juin 2013 .</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Mon, 06 May 2013 19:26:26 +0100</pubDate>
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<title>Quels agencementspour les Humanités Numériques ?</title>
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<description>Quels agencementspour les Humanités Numériques ?sous la direction de Eddie SOULIERAppel à publication pour un numéro deLes Cahiers du Numériquehttp://lcn.revuesonline.comTHÉMATIQUE : Sciences et technologies de l’information et de la communicationLa quête d’un entre-deux entre l’acteur et le système a été la marque de fabrique des Sciences Humaines et Sociales (SHS) au tournant des années 80, stylisée comme une dualité par Antony Giddens. Les catégories de dispositifs (Foucault), d’agencements collectifs d’énonciation (Deleuze et Guattari), de pratique (Schatzki), d’acteur-réseau (Callon et Latour) ou d’institutions du sens (Descombes) ont été des candidates, parmi d’autres, au dépassement de cette dualité. Elles s’inscrivent en tension vis-à-vis de l’ordre de l’interaction décrit par Ervin Goffman, tension qu’on peut étendre à « l’ordre de la situation» (en référence à la phénoménologie sociale, l’ethnométhodologie ou la cognition située) comme à celui de l’activité, mis en avant par les théoriciens contemporains de l’activité (Engeström, 1987 ou Clot, 1999). Les premières catégories présentent un air de famille holistique que ne possèdent pas les secondes (qui ne formeraient qu’un « holisme affaibli » selon Berthelot, 2001), celui d’un holisme renouvelé cependant, où les propriétés des phénomènes émergent de l’interaction entre les parties et non d’un tout organique, comme le rappelle vigoureusement Manuel DeLanda (Agencements versus totalités, 2009).Les caractéristiques des nouvelles approches holistiques - que nous regroupons pour ce numéro spécial des Cahiers du Numérique sous l’étendard de la théorie des agencements - sont maintenant connues : abandon de la distinction micro/macro, place prépondérante des objets, accent mis sur la relation entre entités hétérogènes (relationnisme) et en particuliers sur la force des liens faibles, encastrement des entités, genèse matérialiste des rationalités et idéalités, importance de la performativité qui oriente le regard sur les dynamiques, la topologie et les connexions plutôt que sur les substances. Cette réflexion à nouveaux frais sur la nature de la réalité sociale est consécutivement l’occasion d’un regain d’intérêt pour l’ontologie sociale (Searle, 1995 ou, en France, Livet et Ogien, 2001 et Livet et Nef, 2009), et donc sur ces « entités », que semblent respecifier les DH par accumulation de données et nouvelles techniques d’exploration.Quel renfort semble venir apporter le formidable développement des technologies numériques actuelles à la question des agencements? La convergence entre l’accroissement des usages sociaux des technologies numériques et l’intégration de la culture numérique dans les pratiques de recherche d’aujourd’hui ne suffit pas pour autant à faire discipline ni même interdiscipline. Aussi ce numéro spécial cherche-t-il à croiser spécifiquement ces pensées de l’agencement - qui ont placé les relations sociotechniques à la base des SHS et de ses objets - au thème des humanités numériques, autour de trois grands questionnements, avec pour objectif explicite de mieux élucider l’apport réflexif et critique de cette dernière démarche à la question des agencements sociaux, leurs modes d’existence et leur compréhension :Quels agencementspour les Humanités Numériques ?sous la direction de Eddie SOULIER Date limite de soumission : 30/06/2013- Comment comprendre l’interrelation entre le Web grand public comme étant lui- même un agencement ou un dispositif de support et d’inscription de nos conduites sous forme de données et les phénomènes, objets et catégories qui sont au centre des intérêts actuels de connaissance des SHS, des arts et des Lettres? (plan ontologique).- La tendance à une certaine réduction des comportements aux usages et à leurs traces numériques sous forme de « données », notamment dans le contexte de l’accumulation des données massives et ouvertes, n’est-elle pas elle-même un effet d’agencements sociotechniques porteurs de certaines relations de pouvoir dont il s’agirait de mener à bien une reconceptualisation plus critique ? Les humanités numériques sont-elles suffisamment bien armées pour cela ? De quelles régulations épistémiques se réclament-elles ? La recherche contemporaine s’oriente-t-elle vers un irénisme ultra-empirique ou est-ce plutôt le projet d’une (hyper)démocratisation de la science qui se joue ? (plan épistémique et politique).- Enfin comment entendre, dans les termes des sciences et des techniques en tant qu’agencements ou méta-réseaux, l’évolution actuelle des pratiques scientifiques et des méthodes de conduite de la recherche et de diffusion de ses résultats induit par les outils numériques et le traitement des données dans le champ des SHS ? (plan axiologique et [de la double] herméneutique).Nous sollicitons des contributions couvrant toutes les problématiques autour des agencements sociotechniques et des humanités numériques (liste suivante non exhaustive) :Genèse et histoire des humanités numériquesIntégration de la culture numérique dans les pratiques de rechercheUsages des outils numériques pour la collecte, la patrimonialisation, l’exploitation et la visualisation des donnéesContribution des humanités numériques à l’innovation intellectuelle et la créativitéContours de la science participativeFondements théoriques, appareillage critique et méthodologies des humanités numériques Rôle des usages numériques dans la fabrique des événements sociaux (émeutes, révolutions, rumeurs, etc.)Apports concrets des outils développés par et pour les digital humanitiesVérités, justifications et controverses autour de la réalitéPerspectives de la socio-informatique sur la simulation socialeInfluence de la communication numérique des résultats scientifiques sur le débat publicCOMITÉ DE RÉDACTION DU NUMÉROValérie Carayol, Université de Bordeaux 3Hugues Choplin, Université de Technologie de CompiègneAlexandre Gefen, CNRS-Université Paris 4 SorbonneSylvie Grosjean, Université d’OttawaOlivier Le Deuff, Université de Bordeaux 3Christophe Lejeune, Université de LiègeMyriam Lewkowicz, Université de Technologie de TroyesAlexandre Monnin, INRIA - Université Paris 1 Panthéon-SorbonneGloria Origgi, CNRS-Institut Jean NicodSophie Pène, Université Paris DescartesCALENDRIERDate limite remise contributions 30/06/2013Réponse aux auteurs : 15/09/2013Remise version finale : 30/11/2013Remise à l’éditeur : 31/12/2013Parution du numéro : janvier 2014</description>
<author>gefen@fabula.org (Alexandre Gefen)</author>
<pubDate>Mon, 06 May 2013 12:05:36 +0100</pubDate>
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<title>Ars, cognitio. Hommage a Diderot.</title>
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<description>Ars, cognitio . Hommage a DiderotColloque International à Cluj- Napoca , du 9 au 11 septembre 2013Hommage à Denis Diderot! 300 ans après, l’anniversaire de la naissance de Denis Diderot (1713– 1784 ), offre l’occasion pour une possible nouvelle thématisation de la problématique «homme-connaissance», «art-tradition», «créativité-ethos».Auteur de pièces de théâtre, traités, romans, articles scientifiques, créateur de l’Encyclopédie française, critique d’art et savant passionné d’expériments, l’œuvre de Diderot s’offre à notre attention à la fois en ce qui regarde ses influences et les formes de sa réception. Le Colloque de Cluj se veut un hommage anniversaire symbolique et se propose de présenter les résultats de l’exégèse diderotienne et d’investiguer le contexte plus large d’approche des phénomènes artistiques et épistémologiques.Axes proposés:Problèmes d’interprétationLe public et l’art théâtralLa relation entre les arts visuels et le texteL’art et la censureLe langage de l’artNouvelles formes de connaissanceFormes spécifiques de la communication humaineInterdisciplinaritéTransferPériode de déroulement du colloque: 9-11 septembre 2013Lieu: Université Babes- Bolyai , Faculté des Lettres, Cluj-NapocaLangues de la conférence: français, roumain, hongrois, allemand, anglaisLes soumissions sont à envoyer avant le 30 mai 2013 ( formulaire suit) à l’adresse interculturalithe@gmail.com et corimoldovan@gmail.comLe comité scientifique répondra aux soumissions des participants inscrits en ligne avant le 1 juillet 2013.Organisateurs: La Facult é des Lettres de L’Université Babes-Bolyai, Le D é partement de litt é ratures et langues romanesLe Centre Intekulturali-THÉ , Le Centre d’ ét udes interdisciplinaires Henri Jaquier , Le Centre d’Etudes germaniquesLe Centre Culturel Russe , Le Groupe International de recherche des Lumieres , La Soci é té du Mus é e de la Transylvanie , L’Association MTA KABTaxe de participation: 50 euros, 30 euro pour accompagnants (à payer à l’enregistrement).Les conditions de logement et les activités culturelles et touristiques seront precisées dans une seconde circulaire.Les communications seront publiées après relecture.Le Comité scientifique :Jacques Berchtold, prof. (Paris, Sorbonne)Rathmann János, prof. (Budapest)Gerhardt Stenger, maitre de conférences (Université de Nantes)Kiss Endre ,prof. (Budapest)Le Comité d’organisation:Egyed Emese, prof. (UBB Cluj)Corina Moldovan, maitre assistant (UBB Cluj)Tar Gabriella Nóra adj. (UBB Cluj)Secretaire du bureau d’organisation: Bartha Katalin Ágnesinterculturalithe@gmail.comFiche d’ enregistrementNom, prénomDegré académique ou scientifiqueInstitutionAdresse postaleAdrese e-mailLangue de la communication:Titre de la communication:…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..Résumé…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….Logement requis?oui/nonObservationsDate, signature</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Mon, 06 May 2013 09:51:59 +0100</pubDate>
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<title>La démarche critique</title>
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<description>Appel à communiquer pour un colloque internationalsur «La démarche critique» Le Centre d’Études Supérieures de la Littérature et la Ville de Dierre, dans l’Indre-et-Loire, lancent un appel à communiquer sur «La démarche critique ». Le colloque international se déroulera dans une salle de la Mairie au 1400 rue Chenonceaux le samedi21 et le dimanche 22 septembre 2013. La critique est un mot d’origine grecque, krinein , dont la discipline s’occupe de décrire, d’analyser, d’interpréter et d’évaluer. Il paraît étonnant, à la trilogie communément admise - analyse, interprétation et évaluation -, d’ajouter la description présente pourtant un minimum pour critiquer toute ou partie de l’œuvre dans un souci de meilleure compréhension, ou situer un extrait par rapport au reste du récit. Apparue au XVIII e siècle en France, elle se décline en plusieurs genres : la critique d’art, la critique musicale, la critique dramatique, la critique littéraire, la critique gastronomique, la critique cinématographique, la critique grammaticale. Traditionnellement considérée comme un genre à visée argumentative, la critique, au sens large (car elle n’est pas que littéraire), comporte de multiples facettes et théories sans cesse en cours de renouvellement. La notion de métacritique peut être envisagée. Les communications pourront prendre la forme d’analyses sur les catégories, les paradigmes ou les aspects de la critique passée ou présente, ou bien pourront avoir une problématique plus générale sur la portée critique d’un auteur-créateur ou d’une œuvre, ou encore d’établir l’état de la critique et son impact tant en France qu’en Europe ou ailleurs. Le thème de «La démarche critique » se veut ouvert, international. Il s’articule autour d’un contexte interdisciplinaire selon les axes suivants : littérature du monde entier, études concernant la Touraine, études sur les échanges entre la France et les autres pays (européens ou non), art, poésie, histoire, philosophie, culture, linguistique, médecine, architecture, peinture, écologie, journalisme, cinéma, critique, etc. Toutes ces disciplines auront pour but d’éclairer la connaissance de la démarche critique. Il est possible de dépasser les cadres temporels pour en exposer les origines, les transformations et l’état actuel de nos jours. La publication des actes du colloque est prévue si un éditeur scientifique et universitaire accepte l’ensemble des articles. La langue officielle de travail est le français. Néanmoins, dans le cadre d’une volonté d’élargissement linguistique, toute personne parlant une autre langue pourra participer au colloque où, dans la mesure du possible, des traductions simultanées sont prévues.Règlement Pour proposer une communication puis un article dans le but de constituer un ouvrage de qualité, il est impératif, dans un premier temps, d’être agréé par le CESL. Les renseignements suivants doivent être envoyés par mail au cesl2010@orange.fr:Nom:Prénom:Date de naissance:Lieu de naissance:Nationalité(s):Profession, activités, lieu de travail, vos recherches, vos publications :Adresse(s)personnelle(s) :Pays :Téléphone(s)fixe(s) :Téléphone(s) portable(s) :Courriel(s):Site(s) web:Titre et résumé (1000 signes environ) de votre proposition de communicationen fichier joint : Le temps de parole est de 30 minutes maximum avec ou sans vidéo-projection. Les frais de voyage, d’hébergement et de restauration sont à votre charge ou à celle de votre institution de recherche. La Ville de Dierre offre néanmoins le vin d’honneur.Instructions pour les résumés Nous vous prions d’envoyer votre proposition d’intervention, titre et résumé (1000 signes espaces compris au maximum), avant le 30 juin 2013 , uniquement par courrier électronique, en fichier joint (au format Word) à l’adresse suivante: cesl2010@orange.fr. Les personnes qui auront soumis un résumé seront averties de la décision du Directeur entre le 1 er et le 15 juillet 2013 (uniquement par courrier électronique).Instructions pour les lettres d’invitation et attestations de présence Les personnes qui auront besoin d’un visa d’entrée en France recevront une lettre d’invitation officielle. Vous devrez prévenir Frédéric-Gaël Theuriau avant le 30 juin 2013 , en envoyant (par e-mail et fichier joint) une copie de votre passeport qui doit être valable au moins six mois après les dates du colloque. Des attestations de présence et de participation à communiquer seront établies sur demande avant le 30 avril 2013 afin que les enseignants-chercheurs de tous horizons puissent obtenir de leur centre de recherche, université ou établissement scolaire, etc., un ordre de mission. Quant aux attestations de présence, elles ne peuvent être données qu’au moment ou à l’issue du Colloque.Organisation de la journée Le colloque débutera à 09h00 et s’interrompra à midi pour un déjeuner libre. Reprise à 14h00 jusqu’à 18h00.Instructions pour la publication des textes des communications Les textes des communications de 25 000 signes espaces compris (avec 2 ou 3 illustrations possibles) devront être envoyés par pièce attachée (au format Word) entre le 23 septembre et le 31 octobre 2013 à l’adresse suivante: cesl2010@orange.fr. Ils feront l’objet d’une sélection si besoin est en fonction de la qualité du travail. En principe, rares sont les articles écartés par le comité scientifique.Les organisateurs: le C.E.S.L., Frédéric-Gaël THEURIAU et Amélie DA SILVA (cesl2010@orange.fr), la Municipalité de Dierre</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Sat, 04 May 2013 10:09:09 +0100</pubDate>
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<title>Beyond the Victorian and Modernist Divide</title>
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<description>International ConferenceMarch, 27-28 2014University of Rouen ERIAC (http://eriac.net/)Anne Besnault-Levita, Anne-Florence Gillard EstradaCall for papersBeyond the Victorian and Modernist DivideEzra Pound’s injunction to “make it new!” or Virginia Woolf’s “on or about 1910” statement have long been used in order no support a version of modernism as a strictly aesthetic revolution — or crisis — implying an essential break with Victorian art, culture and ideology. In the last decade, however, the crucial transition between the nineteenth and twentieth centuries has been variously reassessed. In the wake of the new modernist studies and of the recent revaluations of the Victorian period, a growing body of scholarship now challenges traditional periodisation by examining the existence of overlaps and unexplored continuities between the Victorians, the post-Victorians and the modernists. Once separated by a critical and cultural break, Victorian and modernist scholars have become preoccupied with a similar search for cultural and aesthetic complexities that make it possible to move beyond doxic discourses and fixed dichotomies: the past and the present, outer life and inner life, materiality and spirituality, tradition and innovation, ideology and aesthetics.This international conference would like those scholars to join forces and contribute to this new phase in the Victorian-modern debate from a broad range of perspectives across the disciplines: literature, criticism, the visual arts, history, science and philosophy. The emergence or re-emergence of ideas such as the “modern”, the “new” or “change” at the turn of the century is an indisputable fact that we want to acknowledge and re-contextualize by examining the different meanings and practices they encompass. From there, we wish to explore the birth and perpetration of two critical meta-narratives and their interdependence: the myth of “high modernism” and the myth of “Victorianism”. If there is no clear repudiation of history and heritage on the modernists’ part, if “rupture” was a useful fiction, if the challenge to traditional aesthetics and ideology was already a Victorian preoccupation, then we definitely need to remap modernism and Victorianism simultaneously.The papers that we call for are meant to contribute to a trans-disciplinary publication whose synopsis could be the following, although it is far from being fixed.I- Periods, words, labels: historicizing and contextualizing the idea of the “break”II- Victorian, Edwardian and modernist literature: unexplored lines of filiationIII- Art history, aesthetic philosophy and the visual arts across the Victorian/Modernist divideIV- Science, philosophy, ideology: landmarks for a new history of ideasV- New approaches to identity, gender and the self: from mid-Victorians to modernist ideologies and practices.Keynote speakersProfessor Michael Bentley, University of St. AndrewsProfessor Melba Cuddy-Keane, University of TorontoScientific CommitteePr Catherine Bernard, University Paris-Diderot — France, XX th -century literature and artDr. Anne Besnault-Levita, University of Rouen — France, British Modernism, genre and gender studiesPr Michael Bentley, Université of St. Andrews — UK, XIX th -century and early XX th -entury British politicsPr Myriam Boussahba-Bravard, Université Paris Diderot — Paris 7, France, XIX th -century social and political history, women’s history and gender historyPr. Laurent Bury, University of Lyon 2 – France, XIX th -century literature and visual arts, President of the Société Française d’Etudes Victoriennes et Edouardiennes (S.F.E.V.E.)Pr Melba Cuddy-Keane, University of Toronto Canada — modernism, narratology, globalism/internationalism, book history/print cultureDr Stefano Evangelista, University of Oxford — UK, XIX th -century English literature, comparative literature, Aestheticism and Decadence, gender and visual culturePr Isabelle Gadoin, University of Poitiers — France, XIX th -century literature, art history and visual artsPr Elena Gualtieri, University of Groningen — Netherlands, modern English literature and culture, visual artsDr Anne-Florence Gillard-Estrada, University of Rouen — France, XIX th -century English literature, art criticism and visual arts, Aestheticism and DecadencePr Catherine Lanone, University of Paris 3 — France, XIX th -century literature, modernist literaturePr Laura Marcus, New College, Oxford — UK, XIX th - and XX th -century literature and culturePr Christine Reynier, University of Montpellier — France, modernist literature, XX th- century literatureDr Philippe Vervaecke, University of Lille 3 – France, XIX th - and XX th -century social and political historyThe proposals (300 to 500 words with a short biographical notice) should be sent to Anne-Florence Gillard-Estrada (af.gillardestrada@orange.fr) and Anne Besnault-Levita (annelev@club-internet.fr) by September 15 th 2014. Notification of acceptance: October 15 th .Selected BibliographyArmstrong, Tim, Modernism, Technology, and the Body : A Cultural Study , Cambridge, Cambridge UP, 1998.— Modernism: a Cultural History , Cambridge: Polity Press, 2005.Bentley Michael, “The Evolution and Dissemination of Historical knowledge,” The Organisation of Knowledge in Victorian Britain , ed. Martin Daunton, Oxford, Oxford UP, 2005, 173-198.— Modernizing England’s Past : English Historiography in the Age of Modernism, 1870-1970 , Cambridge, Cambridge UP, 2005.Blakeney-Williams, Louise. Modernism and the Ideology of History: Literature, Politics, and the Past , Cambridge (GB), Cambridge UP, 2002.Bullen, J. B. ed., Writing and Victorianism, London and New York, Longman, 1997.Chapman, Raymond, The Sense of the Past in Victorian Literature , Beckenham (Kent), Croom Helm Ltd, 1986.Cuddy-Keane, Melba, Anna Hammond and Alexandra Peat, Modernism: Keywords , Wiley-Blackwell (forthcoming).Culler, Arthur Dwight, The Victorian Mirror of History , New Haven and London, Yale University Press, 1985.Feldman, Jessica R., Victorian Modernism: Pragmatism and the Varieties of Aesthetic Experience , Cambridge, Cambridge University Press, 2002.Heyck, Thomas William, The Transformation of Intellectual Life in Victorian England , Beckenham (Kent), Croom Helm, 1982.Huyssen, Andreas, After the Great Divide: Modernism, Mass Culture, Postmodernism , Bloomington (Ind.), Indiana University Press, 1986.Kaplan, Carol M., and Ann B. Simpson eds., Seeing Double: Revisioning Edwardian and Modernist Literature , New York, St. Martin’s press, 1996.Longenbach, James, Modernist Poetics of History: Pound, Eliot and the Sense of Past , Princeton, NJ, Princeton University Press, 1987.Keen, Suzanne, Victorian Renovations of the Novel: Narrative Annexes and the Boundaries of Representation , Cambridge, Cambridge University Press, 1998.Maxwell, Catherine, “Atmosphere and absorption: Swinburne, Eliot, Drinkwater”, in Algernon Charles Swinburne: Unofficial Laureate , eds. Catherine Maxwell and Stefano Evangelista, Manchester University Press, 2013.Meisel, Perry, The Absent Father: Virginia Woolf and Walter Pater, New Haven; London, Yale University Press, 1980.Parejo Vadillo, Ana, Women Poets and Urban Aestheticism: Passengers of Modernity , New York, Palgrave Macmillan, 2005.Prettejohn, Elizabeth, Art for Art’s Sake: Aestheticism in Victorian Painting , Yale University Press, 2007.—“From Aestheticism to Modernism, and Back Again”, Interdisciplinary Studies in the Long Nineteenth Century , 19, n° 2, May 2006.Ross, Stephen, Modernism and Theory: A Critical Debate , London, Routledge, 2009.Smith, A and J. Wallace eds., Gothic Modernisms , New York, Palgrave, 2001.Zemgulys, Andrea, Modernism and the Locations of Literary Heritage , Cambridge, Cambridge University Press, 2008.</description>
<author>laure.depretto@gmail.com (Laure Depretto)</author>
<pubDate>Mon, 06 May 2013 05:56:40 +0100</pubDate>
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<title> Creating Myths as Narratives of Empowerment and Disempowerment </title>
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<description>Call for Papers: CREATING MYTHS AS NARRATIVES OF EMPOWERMENT AND DISEMPOWERMENT from 10 to 12 March 2014.LDC of the High Institute of Human Sciences of Jendouba, University of Jendouba, Tunisia and the Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes, ILLE of the University of Haute Alsace, Mulhouse, France are pleased to announce the organisation of an international conference on ʻ Creating Myths as Narratives of Empowerment and Disempowerment ʼ to be held at the High Institute of Human Sciences of Jendouba from 10 to 12 March 2014.Literacy, the advance of philosophical inquiry and Plato’s separation of ‘mythos’ from ‘logos’ signaled the birth of an intellectual hierarchy that caused the association of myth with implausibility, something that was later corroborated by the growth of scientific inquiry and rationalism. Yet, while myths seem to become distinctively associated with fantasy, their impact can still be contemplated with respect to every aspect of human history that implicates narration and (dis)empowerment. The discourses that have accompanied rising and waning orders and monarchies have shaped national feeling and identity as ‘myths’, whereby private and public narratives intersect. Whether we try to think of narratives related to the Arthurian tradition, the birth of Rome or the founding of Carthage out of an oxen skin, national identity is shaped as a space where myths of beginnings overlap with history and power. Political narratives turn into mythical accounts in the sense that they interfere between leaders and social groups to shape, explain and justify ideologies. In politics, mythologizing the narrative produces narratives that are repeatedly replicated to spawn an illusion of truth. Thus, terms such as the ‘Cold War’ or the ‘Arab Spring’ may lead us to think of uniform patterns that guided a complex set of events, disregarding their complexities and discounting alternative narratives. Moreover, as nationalism consolidated the mythologization of narratives, alternative histories started to acquire mythological significance, borrowing mythical names and imports, a trend postmodern thinking has supported.Branches of the social sciences like anthropology and sociology have equally lent attention to myth as a space through which unrepresented groups can tell their stories in non-linear patterns, hence, for instance, the growing interest in myth in relation with gender studies and folk studies. With the works of De Saussure and Levi Strauss, linguistics and structuralism acquired a novel interest in myth. Believed to be a big vessel for collective consciousness in the Jungian sense, structuralism contends that myths of the ancient times are still present with little variations in their essential structures. While it is believed that the fading of religion and spirituality in contemporary times led to the obliteration of myth, it is not difficult to find traces of myth within the recurrence of symbols and paradigms in media and popular culture. This recurrence is akin to the telling and retelling of narratives, serving, as Hanno Hardt argues, ‘the new gods of mass culture.’Starting from these assumptions, the organizers invite proposals for papers (of 20 minutes duration) addressing ‘ Creating Myths as Narratives of Empowerment and Disempowerment. ’ They particularly welcome interdisciplinary contributions, especially ones that bridge the domains of literature, cultural studies, gender, psychoanalysis and linguistics, but they equally encourage submissions on all aspects of myths that involve the ideas of narrativity, empowerment and disempowerment. To encourage innovative dialogues, we warmly welcome papers from diverse disciplines, falling within the scope of one of the following themes, among others:Redefining mythsThe Arab world, change and mythMyth and narratives in the postcolonial contextPostmodernism and mythMyth and folk studiesMyth and the politics of race and ethnicityMyth as resistance and/or perpetuationMyth in popular cultureResponses to mythsMyths, rewriting history, and powerCreating new mythsMyths of political reform and/or political repressionMyth and national identityFeminist approaches to mythsRevisionism and mythsScience vs. mythsMyth and rhetoricMyths and oral traditions of the Americas(Dis)empowering myths and visual artsPROPOSALS should be about 400 words, including the abstract and a brief biography and sent to myth.creation2014@gmail.com NO LATER THAN 30th November 2013.CONFERENCE FEES : -Either 70 Euros for international participants and 100 Tunisian dinars for local participants (including publication, accommodation, food, refreshments, printing services, and cultural programme).-Or 35 Euros for international participants and 50 Tunisian dinars for local participants (including presentation, lunch, coffee break, and publication).CONFERENCE LANGUAGE is English, but proposals in French can also be accepted.NOTIFICATION: Acceptance of proposals will be notified by December 2013.CONTACT: For questions, please write to myth.creation2014@gmail.com</description>
<author>laure.depretto@gmail.com (Laure Depretto)</author>
<pubDate>Mon, 06 May 2013 06:02:04 +0100</pubDate>
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<title>Proteus, 6 : Le spectateur face à l'art interactif</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/revue-proteus-numero-6-le-spectateur-face-l-art-interactif_56853.php</link>
<description>Le spectateur face à l'art interactifL’apparent paradoxe d’un spectateur agissant a raréfié considérablement l’usage du terme «spectateur» dans les études esthétiques. Depuis notamment le texte de M.Fried (Absorption and Theatricality: Painting and Beholder in the Age of Diderot) , le terme de spectateur se pense en théorie de l'art en opposition à celui d'acteur. Cette idée, qui s'inspire de la structure théâtrale, tend à faire du spectateur un individu passif. À la suite de ces considérations, la notion de spectateur s'est retrouvée confinée à celle liée à la contemplation –l'attitude prétendument passive par excellence. Parallèlement, de plus en plus d’œuvres d'art sont interactives, au sens où l'individu doit consciemment agir sur elles pour les activer comme œuvres. Qu'en est-il donc de cet individu? De cette œuvre? Ne sera-t-elle jamais contemplée si l'individu placé devant se doit d'être inactif pour s'en dire le spectateur?Dans le prolongement de M.Fried, on trouve les notions d'«interactant» ou encore de «spectacteur» pour désigner un individu pris dans la situation prétendument pathologique d'un spectateur agissant. J.Rancière précise quant à lui l'émancipation du spectateur qui ne se laisse pas dicter son comportement par l’œuvre (Le Spectateur émancipé) . Aussi, il semblerait d'un côté que l'interactant ne puisse plus être spectateur et de l'autre que le spectateur n'agisse qu'à sa guise. Dans tous les cas, la réception des œuvres interactives semble problématique. Pourtant, si un individu qui se trouve devant une installation interactive vient à appuyer sur un bouton, c'est aussi parce qu'il est spectateur de l’œuvre, du moins spectateur en attente, ou spectateur en puissance. Il n'aurait pas appuyé sinon. Le cas de l'art interactif implique ainsi toute une théorie de la réception en art. Ce problème rappelle celui de D.Hume lorsqu'il affirmait que «le beau est dans l'œil du spectateur» et non dans l'œuvre. Peut-être en ce cas l'appellation œuvre interactive occulte-t-elle le fait que c'est à l'inverse le spectateur qui est interactif, ce pourquoi tout l'accent sera placé sur la question de l'individu.Ce numéro de la revue Proteus se veut être un lieu de débat. Il s'agit d'étudier la pertinence de la notion de spectateur dans le cas des œuvres interactives Plus généralement, il est question de comprendre en quoi l'interactivité modifie l'expérience esthétique d'un individu confronté à une œuvre d'art. Deux questions fondamentales peuvent orienter les propositions: faut-il changer le terme de spectateur? La participation active du public inhibe-t-elle la possibilité de l'expérience esthétique?Le problème peut être abordé d'un point de vue théorique, où de brèves analyses d'œuvres viendraient exemplifier le propos, mais aussi en se focalisant sur une œuvre ou un groupe d'œuvres précis afin d'en faire un cas paradigmatique, voire même un cas isolé si l'approche est novatrice. Il ne s'agit pas de faire manifeste pour l'une ou l'autre position, mais de réunir différents points de vue et différents arguments afin de mieux saisir la complexité de la relation qui existe entre l'art –quelle que soit sa forme– et celui qui en fait l'expérience.Ce numéro souhaite compléter, et non redoubler, les deux très prochaines études du champ de la théorie de l'art sur l'art immersif ( Figure de l'art ) et sur les jeux vidéo ( NRE ). En ce sens, nous n'attendons pas d'articles abordant l'interactivité en tant que composante d'une problématique plus généralement immersive ou vidéoludique.Nous attendons des argumentaires d'environ 3000 signes au plus tard pour le 7 juin 2013.Coordinateurs du numéro: Benjamin Riado et Bruno Trentini</description>
<author>vincent_ferre@hotmail.com (Vincent Ferré)</author>
<pubDate>Sun, 12 May 2013 15:22:54 +0100</pubDate>
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<title>La cultura in guerra. Ideologie identitarie, nazionalismi, conflitti: Europa 1870-1922    </title>
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<description>Il cinquantennio che va dalla guerra Franco-Prussiana alla conclusione della Grande Guerra e all’avvento del Fascismo in Italia (prima e antesignana svolta totalitaria nell’Europa postbellica) contrassegna una fase nuova nel costituirsi dell’ideologia della nazione e del carattere dei popoli . I processi culturali che, tra il xviii e il xix secolo, avevano fatto da repertorio ideologico costitutivo per la fondazione politica delle nazioni europee moderne, assecondano, dalla seconda metà dell’Ottocento, la rapida involuzione nazionalistica delle politiche nazionali, funzionali all’espansionismo coloniale e alle mire egemoniche continentali, ma anche a fronteggiare e reprimere i conflitti sociali interni. Un trapasso culturale e politico dal patriottismo romantico al nazionalismo imperialista (quella che Maurizio Viroli ha definito sinteticamente «nazionalizzazione del patriottismo»), per il quale quelle che erano state generalmente ritenute semplici differenze di indole, di costumi, di abitudini sociali tra le popolazioni delle nazioni si trasformano in contrapposizioni inconciliabili: lo stato nazionale è l’emanazione di un popolo omogeneo, di una razza, e l’irriducibile alterità dello straniero rispecchia e consolida questa credenza. Ricorrendo a strumenti forniti da discipline quali la socio-psicologia, l’antropologia sociale, il biologismo, il socialdarwinismo, con le approssimative semplificazioni di divulgatori quali Gobineau, Chamberlain, Nordau, Langbehn etc., si ritiene così di poter definire il carattere dei popoli e di marcare le identità nazionali in chiave totalizzante.Se in ambito filosofico con il progetto di una scienza generale dell’uomo fa corpo la ricerca di un radicamento nella concretezza delle condizioni storiche e nazionali, e alla presa di coscienza della determinatezza ambientale delle forme di vita fa da contraltare il primo delinearsi di una biopolitica centrata sulla nozione di popolo, per parte sua la letteratura ha un ruolo altrettanto fondamentale nella realizzazione di questo scenario, tanto quella ‘alta’ quanto quella ‘popolare’. La tradizione letteraria e la sua interpretazione in chiave di repertorio identitario nazionale hanno avuto una funzione cruciale nell’edificazione dell’idea di nazione moderna – in termini d’immaginario comune, di retoriche, di genealogie culturali: si pensi al caso dell’Italia – ma non meno decisivo è il suo ruolo nella codificazione del nazionalismo nel cinquantennio preso in esame. Un processo di nazionalizzazione delle masse che coinvolge almeno due generazioni di scrittori e intellettuali e che trova anche nella letteratura di genere e d’intrattenimento un diverso e penetrante canale di ‘propaganda’, rivolto a un pubblico di lettori nuovo quanto numeroso. Sviluppatasi proprio intorno alla metà dell’800, anche in seguito alle trasformazioni culturali in corso e a una nuova politica editoriale, la letteratura “di largo consumo” veicola infatti, in numerosi testi, l’immagine di un’alterità ostile, sovente tematizzando in modi enfatici e tendenziosi i conflitti religiosi (il contrasto fra cattolici, protestanti e ortodossi, fra cristianità, ebraismo e islamismo ne costituisce un elemento caratterizzante).Anche le nuove forme di rappresentazione scenica, del teatro di prosa e del teatro musicale, alcune sperimentazioni e innovazioni nelle arti figurative (si pensi all’avanguardia futurista), nonché le forme artistiche derivate dalle nuove tecnologie dell’immagine – la fotografia e il cinema – concorrono in maniera decisiva a diffondere ideologismi nazionalistici e ad alimentare questo Zeitgeist e soprattutto veicolano e allegorizzano immagini quasi iconiche dell’identità nazionale, ovvero di alterità ostili e nemiche.Il convegno promosso dal dipartimento di Scienze Umanistiche dell’Università di Palermo intende documentare, discutere e problematizzare tutti i temi a cui si è fatto cenno, e dunque la funzione della produzione artistica e culturale e dei dispositivi a essa connessi (processi di trasmissione e ricezione in sede critica e storiografia, politiche culturali degli stati nazionali) nella costruzione e nel consolidamento di ideologie e sentimenti nazionalistici e xenofobi e nella codificazione e nella diffusione sia dei modelli culturali identitari dominanti funzionali a questo scopo sia dei loro speculari contro-modelli (l’irriducibile alterità dello straniero rispetto al connazionale, anzitutto; ma anche quella del femminile, dell’omosessuale e in generale del “non-maschile” rispetto al maschile nei processi culturali di ‘virilizzazione’ della nazione).Gli ambiti disciplinari interessati dalle tematiche del convegno, pertanto, includono gli studi storici e filosofici, la linguistica, la storiografia e la critica letteraria, la storiografia e la critica della musica, del cinema, dello spettacolo e delle arti.Il congresso si svolgerà a Palermo nei giorni dal 14 al 16 maggio del 2014.Le proposte di partecipazione, corredate da un abstract che illustri brevemente i contenuti della relazione e da una nota biobibliografica del proponente, dovranno pervenire, entro il 30 giugno 2013, ai seguenti indirizzi e-mail: lucia.bonafede@unipa.it culturainguerra2014@unipa.it .Entro il 30 settembre il comitato scientifico comunicherà l’elenco delle proposte accolte.Le relazioni saranno in lingua italiana e in lingua inglese, della durata di 20 minuti.Comitato scientifico: Laura Auteri, Natascia Barrale, Arianna Di Bella, Matteo Di Figlia, Matteo Di Gesù, Stefano Jossa, Giovanni Matteucci, Pietro Misuraca, Alice Puglisi, Peter Sprengel, Salvatore Tedesco, Daniela Tononi.Segreteria organizzativa: Giuseppe Basile, Lucia Bonafede</description>
<author>vincent_ferre@hotmail.com (Vincent Ferré)</author>
<pubDate>Thu, 02 May 2013 19:11:35 +0100</pubDate>
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<title>Revue Postures n°19: Violence et Culture Populaire.</title>
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<description>Appel de textes Postures numéro 19: Violence et Culture Populaire.Date de tombée: 9 septembre 2013Des romans en séries comme 50 shades of Grey aux bandes dessinées comme The Watchmen , en passant par les chansons pop de Lady Gaga, la télé-série The Walking Dead et les jeux vidéo tel Fallout , la culture populaire nous offre un éventail d'objets dans lesquels se manifeste la violence. En effet, la récurrence de cette thématique témoigne d'une tendance persistante, si bien que la juxtaposition de violence et culture populaire semble relever de l'euphémisme. Sa portée, qu'elle réside dans l'esthétisme, le contenu ou même la production, nous permet de penser la violence comme l'expression d'un phénomène culturel propre à notre société, ou encore comme un symptôme qui traduirait un malaise plus subtil.Parfois, les images de violence sont flagrantes, sanglantes, bruyantes. D'autres fois, sa présence est plus discrète, passant même inaperçue. La pluralité de ses formes est innombrable. Mais malgré l'aspect qu'elle revêt, pour la philosophe Hannah Arendt la violence reste toujours, «par nature, instrumentale» 1 et «n'est rien d'autre que la manifestation la plus évidente du pouvoir» 2. Comment, dès lors, penser le pouvoir? À qui appartient-il? Qui le contrôle, sur qui et comment s’exerce la violence qui habite nos livres, notre musique et nos écrans ? Que pourrait voir et dire Arendt des explosions à n'en plus finir des récents films de guerre ou dans les balles projetées des pistolets que la reine des jeux-vidéos, Lara Croft, sorts des holsters attachés à ses cuisses musclées? La violence et le pouvoir, sont-ils derrière les armes que tiennent les personnages fictifs des œuvres littéraires et cinématographiques, ou est-elle dans les mains des dessinateurs, des écrivains et des scénaristes? Ou encore, dans celles des promoteurs, des responsables de la diffusion en masse de ces produits culturels, voire dans les mains de ceux et celles qui les achètent ?Penser la violence nous force à penser aussi l’ambiguïté des rapports qu'elle implique. Et lorsqu'on la relie à la culture populaire, la violence peut se dévoiler à travers des rapports bien spécifiques. C'est dans cet esprit que l'équipe de Postures vous propose pour thème de son 19eme numéro: violence et culture populaire . Nous vous invitons donc à réfléchir aux manifestations de la violence implicite, autant qu'explicite présente dans les œuvres variées qui forment la culture populaire, à la manière dont elle est utilisée au niveau diégétique ainsi qu'à son impact dans l'univers hors-texte et au rôle qu'elle joue dans les rapports sociaux. Il est également possible d'aborder les formes tangibles et symboliques de la violence, dans le cas de la violence systématique, par exemple, entraînée par la diffusion de masse des œuvres dans le contexte capitaliste. Ou au contraire, une violence infusée d'élitisme intellectuel, destinée à la culture populaire du fait de son dénigrement par une institution littéraire considérée comme plus «légitime».Puisque nous sommes tous et toutes, à quelque part, agents ou victimes de la culture populaire, puisque qu'inévitablement nous en consommons et y participons, ce numéro de Postures se présente également comme une réflexion sur notre propre rôle – en tant qu'individu.e, étudiant.e.s, consommat.eur.rice – au sein de cette culture, et nous permettra ainsi de nous demander: comment nous travaille la culture populaire? et comment la travaillons-nous?Créée en 1996 afin d’offrir un lieu de publication scientifique aux étudiant.e.s (de niveau baccalauréat au postdoctoral) en études littéraires, la revue Postures réunit chaque année une dizaine de textes articulés autour d’une problématique d’actualité dans les milieux littéraires et intellectuels. Les textes proposés, de 12 à 14 pages à double interligne, doivent être inédits et soumis par courrier électronique aux directrices, à l’adresse postures.uqam@gmail.com avant le 9 septembre 2013 . La revue Postures offre dorénavant un espace hors dossier pour accueillir des textes de qualité qui ne suivent pas la thématique suggérée. Les auteur.e.s des textes retenus devront participer à un processus obligatoire de réécriture guidé par le comité de rédaction avant la publication des textes. 1 Arendt, Hannah, Du mensonge à la violence. [Crises of the Republic] Traduit de l'anglais par Guy Duran. Paris: Calmann-Lévy 2011 [1972 ], p. 151.2 Ibid. , p. 135.</description>
<author>vincent_ferre@hotmail.com (Vincent Ferré)</author>
<pubDate>Thu, 02 May 2013 19:15:39 +0100</pubDate>
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<title>La variance en philologie et en critique génétique (ESTS 2013)</title>
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<description>La variance en philologie et en critique génétiqueVariance in Textual Scholarship and Genetic CriticismDixième colloque de la European Society for Textual Scholarship (ESTS 2013)20-22 novembre 2013,École normale supérieure, ParisAppel à communicationsDate limite pour les propositions de communication : 1er juin 2013Le dixième colloque de la European Society for Textual Scholarship (ESTS) sera organisée à l’École normale supérieure de Paris par l’Institut des textes et manuscrits modernes (ITEM, UMR 8132) et l’équipe de recherche « Textes, histoire et monuments, de l’Antiquité au Moyen Âge » (THEMAM, UMR 7041 ARSCAN).Qu’elle soit considérée comme une déviation qu’il convient d’éliminer ou comme une transformation créatrice qu’il convient de valoriser, la variation est au cœur de toutes les sciences du texte. Il est grand temps de confronter les différentes conceptions de la variation, de manière à examiner ce qu’elles ont en commun et quelles différences irréductibles demeurent – sans toutefois viser à l’uniformité, ce qui serait paradoxal pour un colloque consacré à la variance.Les colloques de l’ESTS combinent des conférences plénières et des ateliers où sont présentées trois (ou quatre) communications successives, suivies de libres discussions entre les orateurs et le public. Il est également possible de présenter des posters sur des projets en cours.Des propositions portant sur les sujets suivants sont particulièrement souhaitées.Confronter les méthodes : l’usage des « états de rédaction » dans la critique génétique et dans la critique textuelle ; la remise en cause théorique de la notion de variante par l’approche génétique des manuscrits de travail modernes et contemporainsCombiner les méthodes : utiliser la critique génétique pour les textes antiques et médiévaux ? utiliser la méthode philologique pour l’étude génétique des éditions imprimées ?Éditer la variation : éditions génétiques et éditions critiquesThéorie et pratique : comment éditer les avant-textes et les textes en tant que processus ?Explorer les limites : des méthodologies extrêmes pour des variations extrêmesApproches numériques du texte imprimé et de ses manuscrits : repenser, représenter et interpréter la variationApproches philologique et génétique du texte et des manuscrits nativement numériquesLe colloque comportera plusieurs sessions thématiques. On peut proposer des communications sur tous les sujets touchant au thème principal, quels que soient le contexte linguistique, la période historique, l’ère géographique ou le type de documents et de textes considérés. Les approches interdisciplinaires sont bienvenues, pourvu qu’elles mettent l’accent sur les principes et les pratiques de l’édition savante. Les étudiants de master et de doctorat sont encouragés à participer.Merci d’envoyer vos propositions par courriel, le 1er juin 2013 au plus tard, à l’adresse suivante : ests2013paris@gmail.com. Les acceptations et les refus seront communiqués avant le 1er juillet 2013.Propositions de communicationsDes résumés en anglais de 500 mots au maximum doivent être soumis au comité d’organisation, avec le nom du communicant et une brève biographie, ainsi que ses adresse, numéro de téléphone, courriel et affiliation institutionnelle. La durée des communications sera de 20 minutes, suivies d’une discussion de 10 minutes.Propositions d’ateliersLes ateliers comportent normalement 3 communicants (exceptionnellement 4) et un modérateur (président de session). Chaque session dure une heure et demie, dont 30 minutes sont réservées aux questions et à la discussion. Pour proposer un atelier, il suffit de soumettre les éléments suivants.Titre de l’atelier et introduction (100 mots environ)Titres des communicationsRésumé de chaque communication (500 mots au maximum)Une brève biographie de chaque participant et du président de session (100 mots environ)Affiliation institutionnelle et adresse de chaque participantBesoins en équipement audio-visuelPropositions de postersLe colloque comportera une galerie de posters. Les posters doivent consister en une représentation visuelle ou une démonstration. Il s’agit de présenter des informations et de susciter une discussion informelle avec les participants du colloque. La taille des panneaux ne doit pas dépasser 80 × 120 cm. Faire figurer une photographie et un numéro de téléphone portable permettra aux participants de contacter l’auteur du poster. Soumettre une proposition d’une page avec un aperçu du poster et l’adresse de contact.Participation et inscriptionLes participants, qu’ils présentent une communication, un atelier ou un poster, doivent s’acquitter des frais d’inscription et être membres cotisants de l’ESTS pour l’année 2013 (à l’exception des conférenciers invités). Pour vérifier votre statut de membre, voir http://ests.huygensinstituut.nl/. Un site consacré au colloque offrira prochainement plus d’informations concernant l’inscription et les possibilités de logement. Pour plus de précisions sur l’ESTS, consulter le site http://www.textualscholarship.eu/.</description>
<author>vincent_ferre@hotmail.com (Vincent Ferré)</author>
<pubDate>Thu, 02 May 2013 19:07:53 +0100</pubDate>
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<title>Potentiels de la littérature française – entre décadence et rénovation</title>
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<description>Potentiels de la littérature française – entre décadence et rénovationLa production littéraire française du XXIe siècle continue d’atteindre des records surprenants d’édition chaque année en mettant sur le marché des centaines de romans. Cela, sans mentionner la production dans le domaine des autres genres littéraires, fait qui pourrait rendre jalouses les grandes icônes de la littérature française tout au long de son histoire, de la Renaissance à la contemporaineté. Mais on a beaucoup avancé une hypothétique décadence de l’actuelle production qui est, sans doute, confrontée au canon français du passé, à sa dissémination de par le monde et encore à la vitalité de quelques-uns de ses représentants majeurs encore de nos jours.Ce numéro de la revue Cerrados , une publication de l’École Doctorale de Littérature de l’Université de Brasília, se propose de penser la littérature franco-française dans son grand espace géographique pluriel, sa place dans la littérature contemporaine universelle, ses auteurs et les valeurs liées à sa production. Il nous importe de nous interroger non pas seulement sur le rôle et les influences de la production du passé, mais sur son impact dans le présent, ses relations avec d’autres littératures, ainsi comme sur la production actuelle dans l’hexagone et au-delà de ses frontières. Serait-il possible de parler de crise de la production littéraire française face aux bons chiffres du marché éditorial? Y aurait-il de manière notoire un déclin de la propre production culturelle française dans le panorama mondial? Un tel déclin serait-il associé à l’affaiblissement économique de la France, voire de l’Europe, et d’une suprématie en déclin dans le contexte de la société mondiale? La production francophone en dehors de l’hexagone fonctionnerait-elle comme un agent de revitalisation de la production française ou serait-elle un agent reproducteur de modèles dominants? L’esprit révolutionnaire communément associé à la société française, et qui s’étend dans tous les domaines de sa production culturelle, aurait-elle baissé dans le domaine des lettres?Plusieurs sont les questions qui intéressent ce dossier qui entend penser la littérature française comme puissance littéraire, et discuter si le pouvoir de cette littérature se configure comme un mythe du passé ou si, dans la période postcoloniale, sa vigueur et sa force sont aussi une constatation dans le champ littéraire de la contemporanéité.Nous invitons enseignants, critiques littéraires et chercheurs confirmés (doctorants) à nous soumettre leurs articles jusqu’au 30 juin 2013.Les communications sont acceptées en français et en portugais. Les textes en français après avoir été acceptés, seront dûment traduits en portugais.Pour la soumission des articles, voir les règles d´édition sur: http://seer.bce.unb.br/index.php/cerrados/about/editorialPolicies#custom2Les textes devront être envoyés à: revistacerrados@unb.brPour toute information, contactez Junia Barreto : juniabarreto@unb.br</description>
<author>vincent_ferre@hotmail.com (Vincent Ferré)</author>
<pubDate>Thu, 02 May 2013 19:14:18 +0100</pubDate>
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<title>WALLACE INFINI / INFINITEWALLACE </title>
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<description>conférence internationale : David Foster WallaceParis 11-12-13 Septembre 2014C'est en prévision de la première traduction française d' Infinite Jest (éditions de l'Olivier, 2015) et dans le contexte d'un développement important des études wallaciennes en Europe et en Amérique du Nord que les Universités Paris 3-Sorbonne Nouvelle et Paris 7-Paris Diderot organisent une conférence internationale autour de l'écrivain américain David Foster Wallace (1962 - 2008) les 11, 12 et 13 septembre 2014 à Paris.Par l'évidence de son pouvoir d'invention et par la force de son écriture, par l'acuité du regard qu'il porte sur le monde contemporain, David Foster Wallace est devenu un chef de fil parmi les écrivains de sa génération. Malgré cette position privilégiée et bien que la plupart de ses livres soient disponibles en traduction, le grand public comme les milieux de la recherche en France n’ont pas suivi cette œuvre de manière significative. La traduction du magnum opus sorti depuis déjà presque vingt ans (1996) est l'occasion d’éveiller un nouvel intérêt, susciter une adhésion, regrouper les travaux établis et introduire les approches critiques les plus récentes au sein des études wallaciennes.Si les lectures d’ Infinite Jest constituent l’axe majeur de cette conférence, les contributions portant sur les autres romans de Wallace, les nouvelles, les écrits philosophiques et journalistiques ainsi que les essais sont aussi bienvenues. Nous vous invitons à aborder l'œuvre dans toute sa complexité autour de lignes telles que :– Le corps. Drogue et addiction. Sport (tennis) et jeu. Dépression, souffrance, mélancolie, médication et suicide. Hideur et abjection. Le corps déguisé. Le post-humain.– Les sciences et les technologies. Mathématiques, statistiques, géométrie. Abstraction, dématérialisation, surface. Médecine, psychologie. Philosophie, logique. Le libre-arbitre.– Lire David Foster Wallace. Traduire David Foster Wallace.– Le divertissement, les média, la télévision, le cinéma. Le carnaval. Divertissement addictif, lecture paranoïaque.– Narcissisme et empathie. Éthique, sincérité, attention, affirmation, ennui.– Influences littéraires de Wallace. Metafiction, postmodernisme, réalisme hystérique, post-postmodernisme. Impact sur la littérature contemporaine (Franzen, Eggers, Saunders, DeLillo...)– Écologie et environnement. Terrorisme et politique. Catastrophe, capitalisme, marchandisation. Le déchet. Empire, dystopie. L'espace nord-américain.– Le style de Wallace. Ironie, complexité, difficulté, infinité, excès. Maximalisme. Forme de l’essai, de la nouvelle, du roman. Comédie et rire. Roman encyclopédique, roman système.– Masculinités et féminités. La famille.Les propositions de communication (environ 300 mots) peuvent être envoyées jusqu’au 1 er Septembre 2013 à: Mathieu Duplay (LARCA, Paris 7) mduplay@club-internet.fr / Béatrice Pire (PRISMES, Paris 3) beatrice.pire@gmail.com / Pierre-Louis Patoine (PRISMES, Paris 3) pl_patoine@yahoo.fr</description>
<author>vincent_ferre@hotmail.com (Vincent Ferré)</author>
<pubDate>Thu, 02 May 2013 19:18:34 +0100</pubDate>
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<title>Le français : un patrimoine africain (ouvrage collectif)</title>
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<description>OUVRAGE COLLECTIFAppel à contributionTitre: Le français: un patrimoine africainArgumentaireLa langue française constitue un patrimoine partagé par de nombreuses nations africaines. Depuis les indépendances des pays africains, le français s’est imposé comme un atout majeur d'émergence pour les jeunes États africains et surtout par ses élites chargées de seconder le colonisateur, puis de prendre en main le destin des États indépendants. De mise dans les milieux administratifs, outil privilégié des médias, langue d'échange entre des compatriotes des groupes ethniques différents, langue de la politique, le français est aussi langue maternelle pour des Africains. Ce cas de figure est courant pour des enfants issus des couples dont les parents n'appartiennent pas à un même groupe ethnique. Leur première socialisation s'effectue donc obligatoirement en français.Cet ouvrage a quelques objectifs majeurs:- On doit pouvoir déterminer, dans une perspective historique, pourquoi et comment la langue française s’est implantée dans divers contextes scolaires et culturels en Afrique; comment et pourquoi cette langue «française» est configurée par chaque nation, constituant un patrimoine national, et peut-être un patrimoine commun africain.- Il faudrait aussi interroger les multiples visages et usages de la «langue française» en Afrique contemporaine. Plus précisément, qu’en est-il des «français» d’Afrique? Quels sont les points communs et les divergences dans les usages? Quels sont le rôle, l’enjeu et les modalités de son enseignement ou de sa transmissionen ce début du XXIème siècle, lorsque dans la plupart des pays d’Afrique se mettent en place des systèmes démocratiques?- On pourrait enfin voir comment la «langue française» tient lieu de véhicule de la diversité socioculturelle (en Afrique) – sans tuer la personnalité identitaire du Continent (berceau de l’humanité). Ici, sans parler sa langue identitaire ou de regroupement communautaire, l’on s’exprime à travers un moyen internationalement reconnu et homologué, en dépit des limites du reste relativisables.Voilà quelques-unes des principales questions qui nous interpellent.Dans ce sillage, notre appel à contributions s’adresse à toutes les sensibilités intellectuelles et/ou universitaires des quatre coins du monde. Chaque article (30000 signes au maximum; Times New Roman, Taille 12; interligne 1,5; marges classiques; résumé; mots-clé; titres et sous-titres en gras; illustrations sur Word ou sur Excel, essentiellement) devra être acheminé – en version électronique – aux adresses suivantes:nzesseladislas@yahoo.frddassicm@yahoo.frÀ titre purement indicatif, nous proposons aux contributeurs les suivants axes (non exhaustifs) de réflexion :Le français, langue de l’éducation et de l’administration;Le français, langue de la politique (en Afrique);La coexistence avec les langues africaines (emprunt, calque, alternance codique, etc.);Les aspects relatifs aux domaines fondamentaux et classiques:phonétique et phonologies, lexicologie, sémantique, morphosyntaxe, style, énonciation et pragmatique;Langue française et socioculture africaine;Etc.Étapes et calendrier1. Réception des propositions (31 novembre 2013)2. Avis du Comité scientifique et établissement du contenu (fin février / mars 2014)3. Dépôt des manuscrits (fin juin 2014)4. Relecture et correction des articles (fin août 2014)5. Publication (fin novembre 2014)N.B. Point n’est besoin d’être d’origine africaine pour répondre à cet appel à contribution – qui se veut autant ouvert que scientifique.Comité scientifiquePr. Peter Blumenthal, Université de ColognePr. Frey Claude, Université Paris IIIPr. Fandio Pierre, Université de BuéaPr. Dassi, Université de Yaoundé IPr. Ewané Essoh Christiane, Université de Yaoundé IPr. Atingdogbe Gratien, Université de BuéaResponsables :Ladislas NZESSÉ, Université de Dschang, Habilité à Diriger des RecherchesDASSI, Université de Yaoundé I, Professeur des Universités</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Wed, 01 May 2013 18:20:46 +0100</pubDate>
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<title>Translationes, 5: «Traductions et transferts littéraires – un cercle vertueux (?)»</title>
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<description>Appel à contributionsTranslationes(5) 2013«Traductions et transferts littéraires – un cercle vertueux (?)»Si le travail du traducteur est très souvent un effort solitaire, son produit n’est pourtant pas qu’un miroirintellectuel d’un individu ou d’un original, il l’est aussi d’un contexte, d’une époque, d’un espace. Plus encore, la traduction «enfantée» dans l’intimité est destinée à être publique, exposée donc aux regards des autres avec tout ce que cela implique d’enthousiasmant et de risqué, d’incitant et de frustrant à la fois.En conséquence, essayer d’obtenir une compréhension sinon complète du moins réaliste et globale du phénomène implique nécessairement une double démarche, orientée d’un côté vers le texte traduit en tant que pendant dans une autre langue d’un texte d’origine et, d’autre côté, vers le texte traduit en tant que bien symbolique, circulant entre espaces culturels et géographiques divers.Dans son désir d’offrir des regards divers et complémentaires sur le comment et le pourquoi de la traduction, Translationes propose pour son 5 e numéro un thème qui s’inscrit, d’après cette logique, dans la continuité de ses dossiers antérieurs: les liens qui unissent la traduction – processus et produit – aux transferts littéraires dans toutes leurs formes et avec tout ce qu’ils supposent sur le plan social, culturel et politique. Si nous envisageons un possible point d’interrogation quant à la réciprocité de ces relations (convient-il de parler ici d’un cercle vertueux ou non?), c’est que nous voulons inviter à un débat qui rende compte de la diversité des situations qui apparaissent dans la pratique et des difficultés qui surgissent lors de l’analyse des données sociologiques concrètes en lien avec les observations proprement traductologiques et/ou littéraires.Les articles pourraient s’articuler autour des quelques axes suivants:- le rôle de la sociologie de la traduction dans la compréhension du travail du traducteur;- les rapports traduction / société;- l’impact des rapports entre pays/cultures sur ce qui se traduit (genres, auteurs, etc.) et sur la manière dont on traduit;- l’effet de la mondialisation sur les transferts littéraires contemporains;- les politiques de la traduction et du livre;- stratégies éditoriales, flux de traductions, demande du public;- les flux de traductions dans une perspective sociologique et diachronique;- le politique et les transferts littéraires;- la place des traductions littéraires dans l’essor des échanges culturels.La discussion trouve toute sa place à une époque où la mondialisation estompe des tendances encore bien visibles il y a quelques décennies et établit des rapports nouveaux entre les acteurs sociaux directement ou indirectement liés à la traduction.Calendrier:1 er septembre 2013 : Date limite d’envoi des articles en version électronique à l’adresse: translationes.revue@uvt.ro .20 septembre 2013 : Évaluation des articles anonymés par deux rapporteurs choisis dans les comités scientifique et de rédaction, ou parmi les personnalités extérieures. Notification d’acceptation, d’acceptation après modifications mineures, de rejet des articles. Remise des articles accompagnés des rapports d’évaluations.5 octobre 2013 : Date limite de remise des articles finalisés selon commentaires des rapporteurs et le protocole de rédaction de la revue (voir http://www.translationes.uvt.ro/rt/fr/protocole-de-redaction.html).</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 10:58:15 +0100</pubDate>
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<title>Karl May en France: une réception manquée?</title>
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<description>2012 fut l’année du centenaire du décès de Karl May, écrivain célèbre, dont les textes occupent, aujourd’hui encore, le second rang des textes allemands les plus traduits dans de nombreuses langues après la Bible de Luther. Même si sa production ne s’est pas dans un premier temps et de manière exclusive consacrée à la littérature de jeunesse, force est de constater que c’est elle qui l’a rendu célèbre de son vivant et contribue à perpétuer sa mémoire. Le dossier thématique du numéro 7 de Strenae portera sur les explications possibles d’une absence de réception de cet auteur en France, depuis le XIX e siècle jusqu’à aujourd’hui.En effet, ce nom ne semble pas avoir franchi le Rhin, pour des causes historiques qui peuvent sembler évidentes – guerre franco-prussienne de 1870, rivalité européenne entre les deux pays et les deux guerres mondiales au XX e siècle – mais il y a aussi peut-être d’autres facteurs qui pourraient expliquer cet état de fait. La littérature de jeunesse connaît en effet dans la seconde moitié du XIX e siècle un essor sans précédent, et la France a également des auteurs qui occupent ce nouveau marché. Or, il semble que l’imaginaire français n’ait pas été aussi marqué, ou en tout cas pas de la même manière, par le Nouveau Monde que l’imaginaire allemand; la France, à la différence de l’Allemagne, étant une puissance coloniale installée depuis longtemps dans certaines parties du monde.Ce dossier a pour but de s’interroger sur les raisons et les manifestations de ce qui ressemble à une réception manquée de Karl May en France; on pourra s’interroger sur les différences entre les imaginaires des deux pays dans un contexte européen, mais aussi sur la place du Nouveau Monde pour un lectorat français. L’intérêt pour l’Orient qui se manifeste dans certains de ses romans ne semble pas correspondre non plus aux attentes des lecteurs français ou tout du moins ne pas trouver le même écho ou bien entrer en concurrence avec des auteurs français qui traitent de la même problématique. La question des traductions des ouvrages de Karl May pourra aussi faire l’objet d’une réflexion, qu’elle soit liée à une position ou une politique des éditeurs eux-mêmes, à une vision particulière des raisons de traduire ou à un lectorat avec des demandes particulières.L’adaptation cinématographique et les mesures commerciales prise par le Karl-May-Verlag pourront représenter également l’un des axes d’étude possibles. Faut-il voir une ironie de l’histoire dans le fait que l’acteur français Pierre Brice, l’illustre inconnu du cinéma français selon Oliver Schwehm, ait incarné Winnetou, le personnage le plus célèbre des romans de Karl May, et ait contribué à faire connaître encore plus le nom de l’auteur grâce à la diffusion de ce média?Les propositions d’articles (1500 à 2000 signes) sont à envoyer avant le 1 er août 2013 à la revue Strenae : strenae@revues.orgLes propositions seront examinées par les responsables scientifiques du dossier et par le comité de rédaction de la revue. Les auteurs seront rapidement prévenus de l'acceptation ou non de leur proposition. Les articles définitifs seront à remettre pour le 31 décembre 2013.La publication est prévue pour avril 2014.</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 16:58:27 +0100</pubDate>
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<title>Représenter des personnages historiques : noms, corps, signatures (revue Grandes figures historiques dans les lettres et les arts )</title>
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<description>Proposition de numéro thématique pour la revue en ligne Les Grandes Figures Historiques dans les Lettres et les Arts (Université Lille 3)Représenter des personnages historiques: noms, corps, signaturesSous la direction d’Yves BAUDELLE et Mirna VELCIC-CANIVEZ, Université Charles-de-Gaulle - Lille 3.Les relations compliquées et intenses entre la fiction et l’histoire sont un thème récurrent dans la théorie littéraire. Depuis les polémiques autour des thèses de H. White elles n’ont jamais cessé de ramener au centre des débats entre théoriciens et critiques littéraires, historiens et sémioticiens, des questions épistémologiques importantes. Nous l’avons vu encore ces dernières années à l’occasion de la publication d’ouvrages fictionnels qui empiètent ouvertement sur le terrain de l’histoire, notamment celui de l’histoire du Nazisme, de la Shoah et de la 2 e guerre mondiale, tels Les Bienveillantes de Johnattan Littel (2006) et Jan Karski de Yannick Haenel (2009). C’est ce dossier, déjà riche de polémiques houleuses et de problèmes épistémologiques, que nous nous proposons ici de rouvrir: nous proposons un dossier thématique qui traite de figures ou personnages historiques en s’attachant à la problématique de leurs noms .L’objectif principal de ce numéro thématique est d’examiner le fonctionnement des noms des personnages historiques dans la fiction littéraire , mais aussi dans d’autres genres de discours ordinairement tenus à la frontière de la fiction – autofiction, mémoires, témoignages. Ainsi, la problématique de ce dossier s’inscrit dans un double champ de recherche : elle concerne l’étude du nom propre et l’étude des textes qui manifestent une hybridité générique instaurant des relations nouvelles entre le fictif, le vrai et le faux. Ce projet se veut résolument interdisciplinaire, au croisement de la poétique des textes, de l’onomastique, de la sémiotique et de la linguistique du discours.Les noms des personnages historiques sont une sous-catégorie de noms propres et nous savons que les noms propres disent peu sur l’identité du porteur. En revanche, les noms propres des personnages historiques donnent l’impression d’avoir un sens univoque, non ambigu: ils permettent d’identifier des personnes réelles que nous reconnaissons comme des «acteurs de l’histoire». En découle la principale propriétédes noms des personnages historiques: ce sont des noms connus. Or, sous la plume d’un écrivain, ils sont souvent utilisés à côté de noms «inconnus», désignant des «personnes inventées». C’est en se mélangeant avec des personnages dits «romanesques» que les personnages historiques intègrent la fiction. De plus, nous savons que le même nom propre peut être utilisé simultanément dans différents univers – pratique à effets poétiques intéressants sur le terrain de la fiction littéraire s’agissant notamment des personnages historiques. Au vu de nombreux exemples récents, force est de constater qu’en littérature, le recours aux noms propres de personnages historiques a pour effet d’abolir la frontière qui sépare l’univers factuel et celui créé par la fiction. Ces noms et leurs porteurs contribuent à la création d’espaces nouveaux qui ne sont ni vrais, ni faux, qui ne relèvent ni de la fiction pure, ni de l’histoire savante, et qui ne donnent pas non plus un accès direct à la réalité historique. Le lecteur est ainsi amené à participer à la confusion de l’histoire et de la fiction.Plusieurs pistesseront suivies pour traiter du fonctionnement des noms de personnages historiques dans la prose littéraire:La question du genre textuel : dans le contexte d’une mise en œuvre du principe de mélange et d’hybridité générique par la littérature contemporaine, le recours aux noms de personnages historiques rapproche-t-il la fiction de la réalité historique et, du coup, de la non-fiction (du témoignage ou du discours de savoirqui, comme le pensait M. De Certeau, «fait de l’histoire») ?La dimension de l’adresse : quel lecteur serait en mesure de s’orienter dans ce mélange du vrai ou du pseudo-vrai, du fictif et du faux?La dimension onomastique des noms de personnages historiques: questions de motivation (pourquoi donner tel nom à tel personnage?)L’importance de la forme : un tel nom se prête-t-il facilement à la déformation? avec quels effets sur le plan esthétique?La référence des noms de personnages historiques dans la fiction: si ces noms désignent les individus d’une manière univoque ou rigide, il est important de se demander d’où vient leur stabilité référentielle et pourquoi ils nous disent des choses sur leurs porteurs.Échéancier :– Envoi des propositions d’articles, avec résumé (environ 1500 signes, espaces compris) : 1 er juin 2013.− Remise des articles pour évaluation : 15 juillet 2013.− Publication prévue : octobre 2013.Contact : mirna.canivez-velcic@univ-lille3.frbaudelle@univ-lille3.frBibliographie:Baudelle Yves, Nardout-Lafarge Elisabeth (éd.) (2011), Nom propre et écritures de soi , Montréal.CompagnonAntoine (2012), «Nazism, History and Fantasy», Yale French Studies , 121.De Certeau Michel (1975), L’écriture de l’histoire , Paris, Gallimard. Dubel Sandrine, Rabau Sophie (éd.) (2001), Fictions d'auteur ? Le discours biographique sur l'auteur de l'Antiquité à nos jours , Paris, Champion.Gary-Prieur Marie-Noëlle (2009), «Le nom propre, entre langue et discours», Carnets du Cediscor , n° 11, 153-168.Ginzburg Carlo (1989), Mythes, emblèmes, traces. Morphologie et histoire , Paris, Flammarion.Léonard, Martine et Nardout-Lafarge Elisabeth (dir.) (1996), Le Texte et le Nom , Montréal, XYZ éditeur.Vaxelaire Jean-Louis (2005), Les noms propres. Une analyse lexicologique et historique , Champion.Velcic-Canivez Mirna (2012), «Quelle importance ont les noms d’auteurs dans le discours historique? Les savants, les puissants et les inconnus», Cultura , Revista de Historia e Teoria das Ideias, vol. 30/ 2012, 72-87.Vilain Philippe (2009), L’Autofiction en théorie , Chatou, Les éditions de la Transparence.</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Mon, 29 Apr 2013 20:46:43 +0100</pubDate>
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<title>Logosphère nº9 : Cor(p)sages de femmes</title>
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<description>APPEL À CONTRIBUTIONLOGOSPHÈRE Nº 9: «Cor(p)sages de femmes»Coordinatrices: Nathalie Bléser et Mª Carmen Molina Romero(Date limite de réception: 1 er septembre 2013)«Corps sage(s), corsage, corse, âge»? Qu’elle est donc belle en son ambiguïté, cette langue française qu’ont en partage tant d’hommes et de femmes sur notre mère la terre! Combien de possibles elle enserre en son sein, combien de sens, sentiers et secrets prêts à éclore au cœur de ses multiples signifiés! Combien de sagesse tapie au creux de ce «corsage» qui en anglais évoque ce petit bouquet porté au poignet des jeunes filles sages au soir de leur premier bal… Comme notre langue fleure bon la sagesse obéissante ou spirituelle, de celles qui ont tant à donner. C’est dans cet esprit de volontaire foisonnement sémantique et thématique que le prochain numéro de la revue Logosphère vous invite à réfléchir.À travers les âges, le corps de la femme a été une source inépuisable d’inspiration pour la création littéraire et artistique. Femme et corps constituent l’un des topoi littéraires, et même s’il n’apparaît pas dans toute sa plénitude comme, par exemple, dans le théâtre ou dans la danse, le corps, en son étroite liaison avec l’écriture, s’inscrirait comme phénomène inhérent non seulement à la littérature des femmes, mais représenterait également une particularité distinctive des textes de femmes.Ce corps peut être envisagé comme un corps sage, tantôt parce qu’il participe de la sagesse féminine, corps en accord avec la nature et la terre nourricière, tantôt aussi en qualité de corps assujetti à des comportements sociaux réglés qui font de lui un corps docile entre les mains d’une culture patriarcale: femme maternelle, femme fatale, femme rusée, femme sage ou sage femme.Le corps littéraire de la femme enfante des représentations avec lesquelles elle s’identifie ou contre lesquelles elle se rebelle. Le moment est venu de se libérer des corsages et des carcans littéraires à travers l’analyse de l’écriture de femmes ou des représentations de la femme. La littérature féminine cherche un nouvel ancrage; elle revendique une nouvelle condition littéraire.Des textes et des prétextes pour déambuler au gré de la géographie féminine, suivre la ligne de son corps dans une langue faite chair et écrite avec l’encre du coeur, découvrir les ramifications qui relient les textes de femmes, tel est l’objet de cette promenade qui, au fil de ce jeu polysémique, entend approfondir le concept de littérature-femme:Le corps féminin à travers les âges et les cultures: corps sacralisé, corps saccagé, corps spirituel, corps charnel.Les paysages féminins: une géographie du tendre.La sagesse féminine: une pensée vitale.Le corps sage des femmes: la femme rangée ou la femme en rupture.Les corsages littéraires fémininsTextes de femmes, par les femmes et pour les femmes. La langue a-t-elle un genre?Les normes sont à consulter sur la page web du groupe de recherche:http://grupoinveshum733.ugr.es/pages/logosphere/normas?lang=frLes articles, rédigés en français ou en espagnol, seront envoyés à:cmolina@ugr.es: Mª Carmen Molina Romeronbleser@ugr.es : Nathalie Bléser</description>
<author>perrine.coudurier@hotmail.fr (Perrine Coudurier)</author>
<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 12:38:48 +0100</pubDate>
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<title>Études de la Langue française </title>
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<description>Revue scientifique d' Études de la Langue française est une revue de recherche affiliée au département de français de l'Université d'Ispahan, Iran. Revue scientifique en langue française, prioritairement axée sur les questions d’ordre littéraire, traductologique et didactique, Études de la Langue française invite les chercheurs et étudiants francophones à contribuer à la publication des articles consacrés à la littérature française, à la traductologie, à l'apprentissage et l'enseignement du FLE mais aussi, à la littérature comparée.Veuillez suivre les instructions éditoriales. La soumission se fait uniquement en ligne: www.uijs.ui.ac.ir/relf .Instructions éditorialesRevue des Études de la Langue Française publie des articles en français, dans des domaines comme la littérature, la linguistique, la didactique des langues, les théories littéraires et la traductologie.Revue des Études de la Langue Française est semestrielle .Les articles devront être inédits (ne pas avoir été déjà publiés ou soumis à une autre revue).La soumission se fait uniquement en ligne: www.uijs.ui.ac.ir/relf .Les articles devront faire entre 4500 et 7000 mots. Ils seront précédés d’un résumé en français (de 150 à 200 mots) avec 5 à 7 mots clés, et de sa traduction en anglais et en persan (pour les auteurs qui ne connaissent pas le persan, l’éditorial s’en prendra la charge).L’article doit comprendre: le résumé, les mots clés, l’introduction, le développement, la conclusion et la bibliographie, avec le résumé en anglais et en persan.Tous les articles seront soumis à des évaluations sur une base anonyme.La décision de publication sera notifiée à l'auteur par l'éditeur dans trois mois suivant la soumission.Les articles doivent être présentés sous Word, Times New Roman 12 et 1.5 d’interligne pour le corps du texte.Les citations de plus de 4 lignes feront l'objet d'un paragraphe séparé et elles seront mises en retrait par rapport à la marge de gauche et seront mises entre guillemets. Elles devront être en caractère 10 et en interligne single.L'auteur utilisera des italiques pour citer des mots ou des phrases dans une autre langue que le français et en fournira la traduction.L'auteur utilisera des italiques dans le cas d'ouvrages cités dans le texte.La bibliographie sera située à la fin de l'article et sera précédée par la mention Bibliographie.L'auteur utilisera le protocole APA . Les articles ne satisfaisants pas à ce protocole ne seront pas acceptés.Livres: Mounin, G. (2008). Les problèmes théoriques de la traduction . Paris: Gallimard.Articles: Thoiron, Ph. &amp; Béjoint, H. (2010). La terminologie, une question de termes?. Meta , 55/1: 105-118.Sitographie: Rheaume, J. (1998). Apprivoiser la technologie éducative, éléments de cours. http://www.fse.ulaval.ca/fac/ten/tv/plxx135.html#bib . Consulté le 20 mai 2001.Les ouvrages d’un même auteur parus dans la même année seront distingués par des lettres minuscules (a, b, c) juste après la date de publication.La référence des citations dans le texte:«Chaque langue structure la réalité à sa façon et, par là même, établit les éléments de la réalité qui sont particuliers à cette langue donnée» (Mounin, 2008: 44).Les notes en bas de page seront placées au bas de chaque page et non à la fin de l'article. Elles doivent être situées immédiatement après le passage auquel elles renvoient et avant la ponctuation. Les notes en bas de page seront numérotées consécutivement en chiffres arabes. Elles ne devront pas être utilisées pour citer des références bibliographiques, mais pour faire des commentaires substantiels susceptibles d'éclairer un point .La Rédaction de la Revue se réserve le droit de refuser ou d’apporter des corrections aux textes lors de leur évaluation.Directeur-adjointEbrahim SALIMIKOUCHIhttp://uijs.ui.ac.ir/relf/login.phphttp://uijs.ui.ac.ir/relf/index.php?slc_lang=en&amp;sid=1 .</description>
<author>vincent_ferre@hotmail.com (Vincent Ferré)</author>
<pubDate>Thu, 02 May 2013 19:36:02 +0100</pubDate>
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<title>Multilinguales : Discours, contexteset production de sens</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/multilinguales_56784.php</link>
<description>Référence bibliographique : Multilinguales, Université de Bejaia - Algérie, 2013. EAN13 : 23351535.MultilingualesRevue de la Faculté des Lettres et des Langues et du laboratoire LAILEMM (Recherche-formation en langues appliquées et ingénierie des langues en milieu multilingue) - Université Abderrahmane Mira - BejaiaAppel à contribution pour un numéro thématique« DISCOURS, CONTEXTESET PRODUCTION DE SENS»Ce numéro de la revue Multilinguales , parrainée par la faculté des lettres et des langues et le laboratoire de recherches en langues appliquées (LAILEMM) de l’université de Bejaia, est un numéro thématique intitulé: « discours, contexteset production de sens»Cette thématique correspond à l’une des préoccupations majeures des jeunes chercheurs en langues - étrangères, secondes - maternelles, etc. -: la prise en charge du contexte dans l’analyse de la production de sens. Que leurs investigations s’inscrivent dans les sciences du langage, ou dans les sciences des textes littéraires, ou dans la didactique des langues, ou encore en traductologie, elles croisent presque toutes la question du contexte. Mais, souvent convoqué comme une évidence, sa relation au discours et son intervention dans la production/interprétation du sens ne sont pas systématiquement exploitées de façon à étayer les hypothèses de recherche. Les contributions à ce numéro traiteront de la question de la prise en charge du contexte au niveau méthodologique, à travers deux axes de réflexion :I - Axe théorique: interroger, selon la spécialité (linguistique, littérature, didactique de la langue, traductologie), les notions de contexte/cotexte/intertexte/extra-texte, de discours, de production de sens, les rôles et les relations qu’elles entretiennent dans la production/réception de l’énoncé/énonciation.II - Axe pratique: analyses - en linguistique, littérature, didactique, traductologie - des rapports que le discours entretient avec le contexte pour construire et produire du sens en situation.Date limite de soumission des contributions: 31 août2013Publication: décembre 2013Contactde la revue: multilinguales@yahoo.frProtocole de rédactionCorps de l’articleL’article en format Word est composé de 30.000 à 40000 signes environ (notes et espaces compris). L’article est précédé d’un résumé en français et en anglais, de 700 caractères (espaces compris) chacun, et de cinq (5) mots-clefs chacun.l’article n’a qu’un seul auteur.Les marges de la page A4 sont de : 2,5 cm à droite, à gauche, en haut, en bas.L’alignement est justifié et les retraits sont de 1,5 cm. Le corps de l’article rédigé en Times New Roman, police 12, interligne simple.L’article a deux niveaux de titres au maximum.Le titre de l’article en majuscule, police 12, en style gras, interligne 1,15 s’il est sur deux lignes.Les titres à l’intérieur de l’article sont non numérotés ni hiérarchisés par une police de caractère particulière: premier niveau: police 10, majuscules; second niveau: police 12, minuscules. Les mentions «introduction» et «conclusion» ne doivent pas apparaître.Notes de bas de page et références infrapaginalesLes notes suivent une numérotation consécutive qui correspond à celle de l’appel de note dans le texte composé en chiffres arabes supérieurs (exposant) sans parenthèsesLes notes en bas de page sont utilisées pour des informations ou des commentaires et sont rédigées en Times New Roman, police 10, interligne simple.Les références infrapaginales sont situées dans le corps de l’article: en fin de citation et entre parenthèses. Dans ce dernier cas, il faut indiquer l’auteur, la date, éventuellement le volume et la page renvoyant à une bibliographie située à la fin du texte: (Nom, date: p.)CitationsLes modifications à l’intérieur d’une citation doivent être mises entre crochets: […].Les citations de trois lignes et plus ne sont pas mises entre guillemets, mais saisies en corps 11, interligne simple, avec un espace avant et après la citation de 6 pts, un retrait à droite et à gauche d’1cm, et pas d’alinéa pour la première phrase.Pour insérer un mot ou une citation dans une autre citation: utiliser les guillemets français («…») pour la citation principale et les guillemets (“…”) anglais pour la seconde.Espace insécableL’espace insécable doit suivre les signes de ponctuation suivants: point, virgule, point virgule.Un titre n’est suivi d’aucun signe de ponctuation.Références bibliographiques en fin d’articleLa bibliographie est présentée par ordre alphabétique des noms d’auteurs. Dans le cas d’une œuvre anonyme (comme les Actes de colloques par exemple), il faut tenir compte du titre de la publication. Les articles définis ou indéfinis et les particules nobiliaires ne doivent pas être pris en considération dans le classement par ordre alphabétique. Il faut séparer les éléments de la référence bibliographique par des virgules et la référence doit se terminer par un point. Le nom de l’auteur (ou des auteurs) est écrit en petites capitales. Le prénom de l’auteur (réduit ou non à l’initiale) suit le nom et il n’est pas mis entre parenthèses. Si l’ouvrage a moins de trois auteurs, il faut séparer les noms par des virgules. Si l’ouvrage a plus de trois auteurs, il ne faut mentionner que le premier suivi de la formule « et al. » en italique.Référence d’une contribution dans un ouvrage collectif : 1° - le nom de l’auteur ou des auteurs (en petites capitales), avec le prénom (ou l’initiale), virgule,2° - le titre de la contribution (en romains et entre guillemets), virgule,3° - l’indication « in » suivie du nom et prénom du directeur de la publication (en petites capitales) suivis de la mention (dir.) entre parenthèses, virgule,4° - le titre du recueil en italiques, virgule,5° - le lieu de l’édition (optionnel), virgule,6°- le nom de l’éditeur commercial, virgule,7°- la date de publication, et éventuellement le titre de la collection, virgule,8°- la pagination de la contribution dans l’ouvrage.Référence d’un article dans une revue : les trois premières étapes sont identiques à celles de la contribution dans un ouvrage collectif. Elles sont suivies de : titre de la revue en italique, numéro du tome, l’année, le nom de l’éditeur et la pagination de l’article dans la revue.Référence électronique : elle est soumise aux mêmes règles que celles mentionnées ci-dessus, avec l’indication obligatoire de l’adresse URL à laquelle le document est accessible, mise entre crochets et introduite par la formule « disponible sur ». Observation : n’introduire aucune autre mise en forme (encadré, soulignement,…)</description>
<author>vincent_ferre@hotmail.com (Vincent Ferré)</author>
<pubDate>Thu, 02 May 2013 19:37:43 +0100</pubDate>
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<title>Didiga N°8 (numéro libre)</title>
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<description>Didiga n°8Appel à contribution.La Revue Le Didiga (Revue négro-africaine de poétique et des sciences du langage) dediée à la mémoire du Prof. Bernard Zadi Zaourou, lance son 8 ème numéro (libre) pour ce 1 er semestre 2013. Les contributions que nous voudrions ouvertes et variées doivent porter sur des problématiques claires et dignes d'intérêts. Elles doivent se conformer à notre protocole éditorial (http://www.fabula.org/actualites/documents/45866.pdf). Attendues pour le 22 mai 2013 au plus tard, elles seront publiées début juillet 2013. Les propositions sont à envoyer à Dr Langui Konan Roger (langui_kr@yahoo.fr)Pour des informations complémentaires, merci de consulter notre site (en construction) : http://www.larevueledidiga.comli.com </description>
<author>vincent_ferre@hotmail.com (Vincent Ferré)</author>
<pubDate>Thu, 02 May 2013 19:41:49 +0100</pubDate>
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<title>“Evil” Femininity in Early Modern Spectacles</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/evil-femininity-in-early-modern-spectacles_56759.php</link>
<description>During the medieval and early modern periods, figures such as witches, prostitutes, women healers, amazons and possessed women were the objects of theological, medical, juridical discourses and institutions which more often than not rendered them outside the realm of “normative” femininity. At the same time, early modern spectacles in all their forms (drama, opera, ballet, entrées royales) contain a whole panoply of representations of such pilloried feminine subjects. This panel invites contributions that explore how such subjects—more often than not figures that represented “evil”—perform their roles and reveal alternative subjectivities within the conventions of dramatic/aural/civic/written performances and communities.Possible topics to be explored:Actual stagingThe socio-professional status of these performers in “real” lifeEarly-modern performance theory and its views on the potential civic role that this category of femininity could have had in the public sphereIncunabula, manuscripts, archival evidence of performance texts (librettos, plays, ballet) engaging with representation of “evil” womenPossibilities of re-evaluating these plays through the lens of contemporary performance theory, gender studiesThe relation between music and lyrics and the representation of the female protagonists in words and soundPlease send a 150-word abstract, keywords and a one page long CV to Andreea Marculescu ( marculescu@ fas.harvard.edu ) and Valentina Denzel (vdenzel@msu.edu) by May 26.Tag: archives, manuscripts, early modern print culture, possessed, prostitutes, amazons, witches, actresses, opera, theatre, performance, “normative” femininity, gender</description>
<author>fpennanech@gmail.com (Florian Pennanech)</author>
<pubDate>Sat, 27 Apr 2013 16:50:31 +0100</pubDate>
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<title>La vocation au féminin</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/la-vocation-au-feminin_56752.php</link>
<description>(Scroll down for English version)Colloque international: La vocation au féminin -- du 5 au 7 juin 2014 -- Institut Catholique de LilleAppel à communicationsS’adressant à une association de femmes en 1938, Dorothy L. Sayers fit une déclaration marquante : «La seule raison valable pour envisager quelque travail que ce soit est que c’est votre travail et que vous voulez le faire» [1] . Pourtant, comme elle l’indique, à travers le temps, les femmes ont été forcées d’endosser des responsabilités qui ne leur convenaient pas en raison des attentes sociétales définissant leur rôle. Si les porte-drapeaux du mouvement pour les femmes de la fin du XIXe siècle «ont mis l’accent sur l’humanité que partagent les hommes et les femmes» [2] et le droit de chaque individu à déterminer sa destinée, c’était non seulement en réaction contre ceux qui, comme Aristote, ont clamé que toutes les femmes étaient «globalement inutiles» [3] en temps de guerre mais également contre ceux qui, à l’instar de Coventry Patmore les ont glorifiées en les nommant «les anges dans la maison».Ce débat sur la vocation des femmes n’est certes pas nouveau. Les textes sacrés juifs acceptent qu’Esther soit « arrivée à la royauté ... pour une occasion comme celle-ci » [4] , avec pour mission de sauver son peuple; Paul Tournier, un penseur Suisse de la fin du XXe siècle qui se considère féministe, estime que toutes les femmes, sans exception, ont «[c]ette [même] mission de […] rétablir la primauté des personnes sur les choses» [5] . Etant donné que les milieux d’activités qu’ils soient professionnels ou privés ont changé de façon radicale ces 150 dernières années, l’équilibre entre les femmes comme individus ou comme genre s’est vu et se voit encore constamment modifié.L’idée de vocation ou de mission implique également que quelqu’un ou quelque chose – Dieu, la nature, la destinée ou encore le sexe masculin – a créé ou doté la femme, comme individu ou représentante du genre, de capacités pour remplir certaines tâches ou intégrer des sphères d’influence. Toute discussion sur la vocation de la femme se doit donc d’inclure une réflexion plus large sur la notion même de vocation que ce soit dans un contexte professionnel, religieux, politique, racial, biologique ou par la force des choses.De nombreuses déclarations explicites sur ces sujets sont régulièrement au cœur de débats publiques, de sermons et de discours politiques, qu’ils soient disponibles dans des magazines, des journaux ou sur des blogs. Il serait intéressant de regarder vers les arts, et en particulier la littérature, le cinéma ou encore la chanson populaire d’Helen Reddy à Whitney Houston, car ils constituent quelques-unes des plus profondes et stimulantes explorations du sens que revêt le mot «femme» et donnent à voir la nature de la mission qui revient à chacune mais aussi à toutes celles qui sont femmes. Pour Hélène Cixous, la femme «donne plus; sans assurance qu’il lui reviendra de ce qu’elle donne un bénéfice même imprévu» [6] . Cixous soulève ici la question de la transmission, un autre élément constitutif de cette mission des femmes qu’il conviendra d’aborder.Nous attendons des propositions en français ou en anglais traitant des multiples aspects de la vocation des femmes, qu’il s’agisse d’études sur des pionnières du mouvement féministe, des innovatrices ou des créatrices. On traitera de la vocation des femmes en littérature, dans les arts visuels et toute autre manifestation culturelle. Les approches philosophiques, théologiques, sociologiques ne sont pas exclues – tout comme les études sur des femmes qui ont tenté de suivre leur vocation dans des communautés particulières. Simone de Beauvoir écrit dans le Deuxième Sexe qu’en tant que «productrice, active, elle reconquiert sa transcendance; dans ses projets elle s’affirme concrètement comme sujet» [7] . Dans quelle mesure la femme parvient-elle à affirmer son identité en démontrant qu’elle n’est pas un objet décoratif dans un monde régi par les hommes?Envoyez, s’il vous plaît, vos propositions de 300 à 400 mots aux organisateurs ( ineke.bockting@neuf.fr , suzanne.bray@icl-lille.fr , gerald.preher@gmail.com ) avant le 30 janvier 2014. Même si la majorité des intervenants seront des chercheurs expérimentés, les propositions des doctorants et étudiants en Master 2 Recherche sont également les bienvenues.Notes:[1] Dorothy L. Sayers, “Are Women Human?”, Eerdmans, 2005, p.30.[2] Maude Royden, “The Woman’s Movement of the Future”, The Making of Women: Oxford Essays in Femininism , London, Victor Gollancz, 1917, p.129.[3] Aristotle, Politics , Book II, ch.ix.[4] Esther 4: 14.[5] Paul Tournier, La Mission de la Femme , Genève, Delachaux et Niestlé, 1979, p.179.[6] Hélène Cixous, «Le Rire de la méduse», L’Arc , 1975, p. 54.[7] Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe vol.2: L’expérience vécue , Paris: Gallimard, 1949, p.597.Organisateurs : Ineke Bockting (Paris Catholic University), Suzanne Bray (Lille Catholic University), Gérald Préher (Lille Catholic University)Comité scientifique : Ineke Bockting, Suzanne Bray, Claude Cohen-Safir (Université Paris 8), Susan Donaldson (College of William and Mary, VA), Florentina Jubeaux (Lille Catholic University), Hélène Marquié (Université Paris 8), Carolyn Oulton (Canterbury Christ Church University), Gérald PréherInternational Conference on Women and Vocation -- 5-7 June 2014 -- Lille Catholic UniversityCall for papersAddressing a women’s association in 1938, Dorothy L. Sayers told those present: “The only decent reason for tackling any job is that it is your job, and you want to do it” [1] . Yet, as she acknowledged, throughout the ages women have been obliged to do work for which they were neither fitted nor inclined by societies with certain expectations of their role as a class. If the leaders of the women’s movement in the late 19 th century “emphasized … the common humanity of women and men” [2] and the right of each individual to determine his or her own destiny, this was a reaction not only against those who, like Aristotle, had claimed that all women were “wholly useless” [3] in time of war, but equally against those, like Coventry Patmore who glorified them as “the Angel in the House”.This debate about women’s vocation is hardly new. The Jewish Scriptures accepted that Esther had individually been “called to royal position for such a time as this” [4] , with the clear calling to save her people, while the late 20 th century Swiss thinker Paul Tournier, who considered himself a feminist, esteemed that all women, without exception, had “the same mission, the reinstatement of the primacy of persons over things” [5] . As professional and other public areas of activity for women have dramatically increased over the last 150 years, this balance between the individual women and the whole of her sex has been and is still being constantly readjusted.Vocation, or calling, also implies that someone or something, God, Nature, Destiny or even the male sex, has created or fitted women, individually or as a class, for a particular activities or spheres of influence. Any discussion of the vocation of women must include some kind of reflexion on vocation in general, whether this is seen as mainly professional, religious, political, racial, biological or merely the call of random circumstances.Although explicit pronouncements on these themes have been regularly heard in public debates, sermons and political speeches and read in every kind of essay, journalism or blog, we may also look to the arts, and in particular literature, cinema, and even popular song, from Helen Reddy to Whitney Houston, for some of the most profound or entertaining explorations of what it means to be a woman and the nature of any or every woman’s mission in life. According to Hélène Cixous, “women [give] more, with no assurance that [they] will get back even some unexpected profit from what [they put] out” [6] , which introduces the issue of transmission, another element that is central to the idea of vocation.We are looking for papers, in English or French, on all aspects of this topic. Studies on individual female pioneers and innovators are welcome, as are presentations of women’s vocation in fiction, film and other cultural manifestations. Philosophical, theological, sociological and other theoretical approaches to the question are not excluded, neither are analyses of women’s attempts to follow their vocation in specific societies. Simone de Beauvoir, in The Second Sex , observes that “when she is productive, active, woman [regains] her transcendence; in her projects she concretely affirms her status as subject” [7] . How do women succeed in asserting their identity by showing they are not mere objects in a world driven by men?Please send proposals of 300 to 400 words to the organisers ( ineke.bockting@neuf.fr , suzanne.bray@icl-lille.fr , gerald.preher@gmail.com ) by January 30th 2014. Even if the majority of the papers will be given by experienced scholars, proposals from PhD or Masters students are welcome.Notes:[1] Dorothy L. Sayers, “Are Women Human?”, Eerdmans, 2005, p.30.[2] Maude Royden, “The Woman’s Movement of the Future”, The Making of Women: Oxford Essays in Femininism , London, Victor Gollancz, 1917, p.129.[3] Aristotle, Politics , Book II, ch.ix.[4] Esther 4: 14.[5] Paul Tournier, The Gift of Feeling (original title La Mission de la femme ), London, SCM Press, 1985, p.127.[6] Hélène Cixous, “The Laugh of the Medusa”, tr. Keith Cohen and Paula Choen, Signs 1.4, Summer 1976, p. 893.[7] Simone de Beauvoir, The Second Sex, translated and edited by H. M. Parshley, London, Vintage, 1997, p. 689.Organising Committee : Ineke Bockting (Paris Catholic University), Suzanne Bray (Lille Catholic University), Gérald Préher (Lille Catholic University)Academic Panel : Ineke Bockting, Suzanne Bray, Claude Cohen-Safir (Université Paris 8), Susan Donaldson (College of William and Mary, VA), Florentina Jubeaux (Lille Catholic University), Hélène Marquié (Université Paris 8), Carolyn Oulton (Canterbury Christ Church University), Gérald Préher.</description>
<author>vincent_ferre@hotmail.com (Vincent Ferré)</author>
<pubDate>Sat, 27 Apr 2013 12:54:59 +0100</pubDate>
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