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<title>Points de vue et débats</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>Points de vue et débats</description>
<language>fr</language>
<managingEditor>contacts@fabula.org (Webmestre Fabula)</managingEditor>
<ttl>60</ttl>
<copyright>Copyright © Fabula</copyright>
<webMaster>contacts@fabula.org (Webmestre Fabula)</webMaster>
<lastBuildDate>Fri, 10 Feb 2012 17:18:32 +0100</lastBuildDate>

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<title>Lettre d’A. Fraïsse, présidente de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 à F. Hollande (7/2/2012)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	
		
			Diffusé notamment sur le site de SLU:
		
			Lettre d’Anne Fraïsse, présidente de l’université Paul-Valéry Montpellier III à François Hollande, 7 février 2012
	
	
		


	
		
			Montpellier, le 7 février 2012
		
			Monsieur le candidat à la Présidence,
		
			Les premiers axes de votre programme en matière d’enseignement supérieur nous consternent et nous voulons vous faire part de notre surprise et de notre colère devant les orientations que l’on annonce.
		
			Êtes-vous trompé à ce point sur les attentes de ceux qui vous soutiennent pour croire qu’ils souhaitent vous voir poursuivre la politique qui depuis 5 ans torpille notre enseignement supérieur. Le président sortant a supprimé la formation des maîtres, attaqué le CNRS, mis à mal le réseau universitaire pour lancer une compétition acharnée entre les établissements, créé des dissensions entre universités, organismes de recherche, écoles, IUT, IUFM, rompu tous les équilibres entre les régions, les sites de tailles différentes et les disciplines, privilégiant les uns au gré d’une politique contradictoire, brimant les autres au nom d’une idéologie ultra libérale.
			Il vous laisse en guise de projets des dettes pour 25 ans avec les duperies que sont les « plans campus » dont les « Partenariats Public Privé » multiplient par 3 le coût des bâtiments et profitent uniquement aux grandes entreprises de construction et les « Investissements d’avenir ».
			Or que nous apportent les premières esquisses de votre programme, quelques aménagements, de l’argent annoncé et au bout du compte la poursuite d’une même direction dont vous ne pouvez ignorer qu’elle mène à l’échec. Croyez-vous réellement que les universitaires pourront se réjouir de vous voir poursuivre une politique qu’ils ont subie de force depuis 5 ans?
			Peut-être faut-il vous interroger sur ceux qui vous conseillent en matière d’enseignement supérieur.
			On peut s’étonner quand un candidat socialiste recrute ses conseillers parmi ceux qui ont aidé à mettre en place la LRU, ceux qui «dialoguent» aimablement avec MmePécresse sur l’avenir de la recherche en France et ont eu la naïveté de croire au marketing de «l’excellence» et de «l’autonomie».
		
			
			Depuis quand les « Think Tank », nouveau nom pour les lobbys divers et variés peuvent-ils affirmer tout en gardant l’anonymat, compter parmi eux des présidents d’universités, des universitaires et des chercheurs et faire des propositions au nom d’une gauche qu’ils ne représentent pas?
		
			
			Lorsque la gauche s’opposait aux mesures de M.Sarkozy, nous n’étions que 7 présidents dans l’amphi bondé de la Sorbonne et vos conseillers n’y étaient pas, ni eux, ni leurs anonymes soutiens.
		
			
			Je ne crois pas que depuis la CPU ait basculé à gauche, ni même d’ailleurs qu’elle soutienne ceux qui vous parlent en son nom. Mais peut être la gauche, ou du moins ses dirigeants, a-t-elle changé d’opinion sur les mesures d’un gouvernement de droite et s’apprête-t-elle à les soutenir sans tenir compte des alertes des syndicats, des représentants des personnels, et de la masse de ceux qui font vivre l’enseignement supérieur et la recherche?
		
			
			Doit-on vous rappeler que le parti socialiste était contre la LRU, que le président Sarkozy et son équipe présentent comme leur plus belle réussite d’avoir fait passer les universités à l’autonomie, oubliant allégrement que certaines ont payé de 14 semaines de grève cette mesure, et que seuls la force bornée et le refus de toute négociation sont venus à bout de cette résistance.
		
			
			Avez-vous réalisé ce que veulent dire réellement « Autonomie des universités » et « Investissements d’avenir » pour ne parler que de ces deux mesures?
		
			 L’Autonomie des universités : une duperie dangereuse
		
			
			« Comment voulez-vous que je préfère une université sous tutelle à une université autonome? » déclarait Axel Kahn en mai 2009. C’est tout le danger de la «com» que d’enfermer les esprits savants dans une dialectique perverse. Mais comment peut-on croire que les universités sont autonomes quand elles doivent maintenant obtenir l’accord préalable de l’État pour voter leur budget alors que ce contrôle était exercé a posteriori lorsqu’elles n’étaient pas autonomes? Comment croire un instant que les universités sont autonomes lorsque les crédits de fonctionnement sont supprimés au profit de financements «sur projets» qui font d’elles les prestataires de service d’une politique définie par d’autres?
		
			
			Même les plus favorables à l’autonomie dénoncent aujourd’hui l’investissement financier insuffisant qui oblige les universités à geler des postes, fermer des formations, réduire les heures de cours aux étudiants ou stopper leurs investissements. Une trentaine d’universités sont déjà en grande difficulté et leur nombre ne va pas cesser d’augmenter. Pour ceux qui à gauche ont dénoncé cette mesure nous savons qu’il s’agit d’une duperie totale. Les universités sont victimes, comme en leur temps les collectivités territoriales d’un transfert de charges sans transfert des moyens. La masse salariale est sous-estimée, les prestations sociales forfaitisées à un taux bien inférieur à leur coût réel et de nouvelles dépenses sont imposées: certification des comptes, paiement à la Trésorerie Générale des bulletins de salaires, etc.
		
			 Les investissements d’avenir : une politique absurde
		
			
			Le 2nd tour des Idex enfin achevé, on voit apparaitre dans toute sa splendeur l’aberration du système mis en place et sa crétinerie absolue. Vouloir créer de toute pièce 8 sites d’excellence ne pouvait que mener à l’impasse où nous sommes.
			À peine les résultats connus, le ministre explique déjà que bien sûr il va falloir faire quelque chose pour Lyon et peut être aussi pour Lille, tant leur absence apparait criante. Ensuite on aura Grenoble, Montpellier, l’Idex lorrain, les 17 projets de la 1ère vague, et comme cela avait été dit d’avance toutes les plus grandes villes de France. Point n’était besoin d’un jury international, d’ailleurs soigneusement noyauté par des proches du pouvoir, pour inventer cela.
			Le système est gangrené dès l’origine: il crée des injustices et des déséquilibres et surtout il remplace des financements récurrents destinés à assurer les missions fondamentales des universités par des appels à projet épuisants et réducteurs.
		
			
			Oui, Monsieur Hollande, vous avez raison d’affirmer que la jeunesse et l’éducation doivent être au cœur du projet pour la France et vous savez pouvoir compter sur l’enthousiasme des personnels d’éducation de l’école maternelle jusqu’à l’université dans ce projet. Mais c’est à une rupture radicale qu’il faut s’atteler, en cessant d’opposer enseignement et recherche pour replacer les étudiants au cœur du dispositif, en restituant aux personnels d’enseignement les moyens d’étudier et de travailler, en luttant contre la précarisation et la paupérisation des personnels IATSS, en redistribuant plus équitablement les crédits entre les différents établissements.
		
			
			Oui, Monsieur Hollande, Axel Khan peut dire qu’il préfère une université autonome à une université sous-tutelle, pour ma part je préfère tout simplement un service public de l’enseignement supérieur et de la recherche et une université d’Etat au service de la France.
		
			
			Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée.
		
			La Présidente,
		
			Anne FRAÏSSE
	


	
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 14:12:46 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Motion de la 21e section du CNU sur l'évaluation des enseignants-chercheurs (2/2/12)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Motion de la 21ème section du Conseil National des universités sur l’évaluation individuelle des enseignants-chercheurs, 2 février 2012

	On en lira le texte intégral dans le document ci-dessous.
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 12:04:22 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title> "N’oublions pas la formation des enseignants, enjeu national pour 2012". Appel pour une refonte de la formation des enseignants (3/2/12)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Diffusé (notamment) sur le site de SLU:

	
		
			N’oublions pas la formation des enseignants, enjeu national pour 2012! Appel pour une refonte de la formation des enseignants, 3 février 2012
	
	
		


	
		
			N’oublions pas la formation des enseignants, enjeu national pour 2012! Appel pour une refonte de la formation des enseignants
		
			Au moment où approchent des échéances politiques majeures pour le pays et compte tenu du bilan, sur beaucoup trop de points négatif, que nous tirons de la mise en œuvre de la réforme dite de la « masterisation de la formation », nous, enseignants d’histoire et/ou de géographie des universités et du second degré, engagés dans la préparation des concours et dans la formation des enseignants, ou membres des jurys de concours, appelons à une redéfinition en profondeur des modalités de cette formation. Le recrutement et la formation des enseignants doivent reposer sur les exigences suivantes:
		
			1/ la défense du principe des concours nationaux pour le recrutement et du statut de fonctionnaire d’État pour les enseignants
		
			
			2/ la formation des enseignants est de l’unique responsabilité des universités (dans toutes leurs composantes)
		
			
			3/ un nouveau calendrier de la formation et des concours qui doit permettre d’assurer successivement • une année de recherche sanctionnée par un mémoire et • une année de préparation du concours (comportant un volet de sensibilisation professionnelle) avec écrit d’admissibilité en avril et oraux d’admission en juin
		
			
			4/ la troisième année de la formation, après la réussite au concours, doit être une année de formation en alternance pour les fonctionnaires-stagiaires considérée comme une «vraie» deuxième partie du concours consacrée à la formation professionnelle et valorisée comme telle. Tout en laissant ouverte la question à négocier du temps de présence devant les élèves, celui-ci ne pourra pas excéder la moitié du service
		
			
			5/ le CAPES et l’agrégation doivent reposer sur des programmes très largement communs afin que la préparation de l’agrégation ne soit pas réservée à un tout petit nombre d’établissements et d’universités
		
			
			6/ les épreuves du concours sont des épreuves disciplinaires. L’écrit valide des savoirs scientifiques. Elles comprennent également une épreuve orale de réflexion sur l’histoire et l’épistémologie de la discipline, sur son enseignement et sur les programmes scolaires et comportent une dimension d’éducation citoyenne (comme l’épreuve sur dossier actuelle du CAPES d’histoire et de géographie) ne se réduisant pas aux «devoirs du fonctionnaire»
		
			
			7/ la mise en place de mesures significatives de soutien à destination des étudiants financièrement pénalisés par l’allongement de la durée de la formation.
		
			Ces points nous semblent les plus urgents à mettre en œuvre mais nous sommes persuadés qu’une vaste concertation et une véritable négociation avec tous les acteurs concernés restent indispensables sur la question de la formation et du recrutement des enseignants. Nous appelons tous nos collègues enseignants pensant comme nous que la question de la formation des enseignants est capitale pour l’avenir de notre société, que la réforme dite de la «masterisation» a gravement compromis cette formation et approuvant ces exigences à diffuser très largement cet appel.
		
			
			Cet appel a été rédigé lors de la réunion du «Réseau des enseignants d’historiographie et d ‘épistémologie de l’histoire», le 28 janvier 2012.
		
			Contact: appelformation2012@gmail.com
		
			Aprile Sylvie (U. Lille 3) - Aprile Thierry (U. Paris Est Créteil) - Baldner Jean-Marie (U. Paris Est Créteil - IUFM) - Bertrand Michel, (U. Toulouse II-Le Mirail) - Biloghi Dominique (U. Montpellier 3) - Blancodini Patrick (Lycée Saint Exupéry- Lyon) - Bosc Yannick (U. Rouen - IUFM) – Boyer Gilles (U. Lyon 1- IUFM) - Brioist Pascal (U. Tours) - Bührer-Thierry Geneviève (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Cabanel Patrick (U. Toulouse II- Le Mirail) - Castagnez Noëlline (U. Orléans) - Chevalier Dominique (U. Lyon 1) - Clerc Pascal (U. Lyon 1- IUFM) - Colantonio Laurent (U. Poitiers) - Copolani Antoine (U. Montpellier 3) - Daumas Jean-Claude (U. de Franche-Comté) - De Cock Laurence (Lycée Joliot Curie - Nanterre) - Delacroix Christian (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Desvignes Dominique (U. d’Artois- IUFM) - Dosse François (U. Paris Est Créteil) - Dumoulin Olivier (U. Cæn) - Duprat Annie (U. Cergy Pontoise) - Falaize Benoît (U. Cergy Pontoise) - Garcia Patrick (U. Cergy Pontoise) - Glaudel-Serriere Anne (U. Reims Champagne-Ardenne- IUFM) - Hatzfeld Nicolas (U. d’Évry) - Hertzog Anne (U. Cergy Pontoise) - Jacquemond Louis-Pascal (Acad. Grenoble) - Jollet Anne (U. Poitiers) - Kondratieva Tamara (U. Valenciennes) - Leduc Jean (Toulouse) - Legoy Corinne (U. d’Orléans) - Legris Patricia (U. Reims Champagne-Ardenne - IUFM) - Lemire Vincent (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Maitte Corine (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Maldavsky Aliocha (U. Paris Ouest Nanterre La Défense)- Marin Richard (U. Toulouse II-Le Mirail) - Mazeau Guillaume (U. Paris 1) - Morin Cécile (U. Clermont-Ferrand- IUFM) - Offenstadt Nicolas (U. Paris I) - Pingué Danièle (U. de Franche-Comté - IUFM) - Poirrier Philippe (U. de Franche-Comté) - Porhel Vincent (U. Lyon 1- IUFM) - Rideau Gaël (U. d’Orléans) - Riot-Sarcey Michèle (U. Paris 8) - Savy Pierre (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Schapira Nicolas (U. Paris Est Marne-la-Vallée) - Sibeud Emmanuelle (U. Paris 8) - Teulières Laure (U. Toulouse II- Le Mirail) - Trouboul Catherine (Lycée Clémenceau, Nantes) - Trouboul Yves (U. de Nantes) - Vézier Anne (U. Nantes-IUFM) – Vigna Xavier (U. de Franche-Comté) - Vigreux Jean (U. de Franche-Comté) - Weissberg Gabriel (U. Toulouse II- Le Mirail- IUFM) - Zancarini-Fournel Michelle (U. Lyon 1) - Zytnicki Colette (U. Toulouse II-Le Mirail).
	


	
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 11:51:56 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>"La fausse autonomie universitaire", par P. Jourde (blog BibliObs) </title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Sur le blog de P. Jourde (hébergé par BibliObs.com), daté du 26.01.2012:

	
	"La fausse autonomie universitaire
	
	L’UMP ne cesse de se gargariser de la réforme des universités, paraît-il l’une des «grandes réussites» du mandat Sarkozy. Il y a même des gens «de gauche» pour s’en féliciter, comme l’économiste Bernard Maris. Dans Le Monde du 17 janvier dernier, Alain Caillé et Marcel Gauchet rappelaient à quel point cette «autonomie» est un trompe-l’œil, et une énième réforme cache-misère pour une université en voie de ruine complète. Il suffit de vivre l’université de l’intérieur pour se rendre compte à quel point tout le monde est désormais désabusé.
	
	Or on ne peut pas bien faire fonctionner une institution avec des gens que l’on a dégoûtés. Et s’ils sont écœurés, c’est pour deux raisons: Non seulement parce que l’institution ne cesse de se dégrader, pour les étudiants comme pour les enseignants, les personnels, le fonctionnement de la recherche, mais aussi parce que la propagande du gouvernement, relayée par des journalistes qui le plus souvent ignorent tout de l’université, a réussi à faire croire qu’il avait profondément amélioré le système. Alain Caillé et Marcel Gauchet font là-dessus des remarques essentielles. Je les résume en ajoutant quelques détails de mon cru. 
	
	Ils partent de cette dernière preuve flagrante d’«autonomie» que j'ai déjà évoquée: décidé à obtenir à tout prix de bons chiffres de réussite, le ministère, comme d’habitude, préfère trafiquer le thermomètre plutôt que de soigner le malade. Après toutes sortes de contorsions allant dans ce sens, dernière trouvaille, il impose désormais aux universités, dans la notation des étudiants, une compensation générale entre semestres. Autrement dit on fait un paquet avec les notes et une moyenne générale.
	
	Première remarque : c’est enlever toute signification à une semestrialisation des études, qu’on nous a imposée il y a quelques années. Le système, à force de surajouter des réformes, finit par se contredire. C’est n’importe quoi. Semestrialisation des examens, globalisation des résultats. "

	Lire la suite…
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 13:39:10 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>L'enseignements des lettres classiques à la rentrée 2012 (motion CNARELA du 14/01/12)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Motion votée par l'Assemblée générale de la Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes réunie le 14 janvier 2012:

	

	Au moment où d’éminents scientifiques s’apprêtent à réaffirmer l’importance fondamentale de l’étude du latin et du grec dans la formation de l’individu et du citoyen et où on prétend honorer officiellement la mémoire de Jacqueline de Romilly, la CNARELA, réunie en assemblée générale le 14 janvier 2012 au lycée Jules Ferry (75009 Paris), s’inquiète des menaces qui pèsent sur ces enseignements dans le cadre de la préparation de la rentrée 2012, dans l’enseignement secondaire comme dans le supérieur.

	Pour que tous les élèves qui le souhaitent puissent étudier les Langues et Cultures de l’Antiquité dans des conditions satisfaisantes, la CNARELA demande instamment que des directives précises soient données à toutes les instances compétentes :

	- consignes aux recteurs et aux chefs d’établissements pour qu'ils ne découragent pas les élèves par des refus d’ouvrir en 5ème le nombre de groupes permettant d’accueillir tous les volontaires, l’interdiction arbitraire de cumuler des options pourtant compatibles d’après les textes officiels, des horaires dissuasifs, des regroupements de niveaux, le non-remplacement des enseignants en congé prévu de longue date;

	- prise en compte de la saisie des options facultatives dans les dossiers d’orientation de fin de Troisième.

	- maintien de la validation de ces disciplines au brevet des collèges et au baccalauréat;

	- remise à plat de la réforme des lycées qui, loin de sanctuariser les langues anciennes, aboutit trop souvent à les éliminer.
</description>
<author>fleckf@gmail.com (Frédérique Fleck)</author>
<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 21:40:33 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Pétition contre la criminalisation d'un canular et du mouvement social à l'Ens (février 2012)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	
	Communiqué:

	
	Monique Canto-Sperber envoie un élève en garde à vue pour un poisson d'avril !
	
	
	L'année dernière, un mouvement social sans précédent long de 7 mois et demi a permis d'obtenir 20 CDI en faveur des travailleurs/euses précaires de l'ENS. Non contente d'avoir dû céder devant la solidarité et la détermination des travailleurs/euses, élèves, et étudiant-e-s de l'ENS, Monique Canto-Sperber a décidé de réprimer le mouvement social en ciblant certain-e-s de ses acteurs/trices.

	Après le procès de 5 militants tenu en avril dernier, les conseils de discipline de 9 élèves tenus pendant les grandes vacances, Monique Canto-Sperber a décidé d'envoyer en garde à vue un seul élève et de le poursuivre en justice pour un poisson d'Avril fait au nom de l'AG des travailleuses/eurs, étudiant-e-s et élèves de l'ENS, lui faisant encourir jusqu'à 1 an de prison, 15000 euros d'amende, et une radiation de la fonction publique.
	
	L'an dernier, face à une direction qui refusait toute discussion, l'AG a décidé d'utiliser la tradition du poisson d'avril. Monique Canto-Sperber a décidé de faire passer ce texte très peu crédible – intitulé « Ma démission » et annonçant qu'elle allait rejoindre le mouvement social en campant dans ses propres salons – pour une usurpation d'identité électronique.
	
	L'AG de l'ENS dénonce l'acharnement disproportionné dont fait preuve Monique Canto-Sperber contre les acteurs/trices d'un mouvement social victorieux.
	
	Indépendamment des opinions qu'elles pourraient avoir sur le poisson d'avril, nous invitons toutes les personnes liées à l'ENS qui ne se reconnaissent pas dans cette criminalisation d'un canular courant dans toutes les institutions et qui souhaitent éviter de sanctionner un élève pour un fait collectivement entrepris à signer la pétition suivante :
	
	http://www.petitionenligne.fr/petition/contre-la-criminalisation-d-un-canular-et-d-un-mouvement-social/2115
</description>
<author>berengerboulay@yahoo.fr (Bérenger Boulay)</author>
<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 20:46:22 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title> "Proposition de loi Grosperrin: la persévérance dans l’erreur" (communiqué de la Société des Agrégés, 24/01/2012)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Signalé par le site SLU:

	Proposition de loi Grosperrin: la persévérance dans l’erreur, 24/01/2012

	
		
			Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante:
		
			La Société des agrégés dénonce les conditions dans lesquelles la masterisation se poursuit malgré l’échec patent des mesures prises pour réformer la formation des professeurs, qui aboutissent à des conditions de travail désastreuses pour les stagiaires et provoquent une crise de désaffection sans précédent.
		
			Ainsi, la proposition de loi relative à la modification de certaines dispositions encadrant la formation des maîtres, déposée par le député Jacques Grosperrin le 10 janvier 2012, sous couvert de tirer les conséquences de l’intégration des IUFM dans les universités et de tenir compte des nouvelles modalités de la formation des personnels enseignants, ouvre dans les faits la voie à des dérives inacceptables.
		
			La Société des agrégés dénonce les imprécisions et les ambiguïtés de la nouvelle rédaction de l’article L. 625-1 du Code de l’éducation qui y est proposée et qui donne la possibilité de former les professeurs à d’autres établissements que les universités, y compris, éventuellement, à des officines privées.
		
			La Société des agrégés condamne la persévérance dans l’erreur et dans l’échec dont la démarche du député témoigne puisqu’il s’agit non pas de remettre en cause une mauvaise réforme mais d’essayer de colmater les brèches récurrentes du système par des pansements censés le perpétuer, tout en en aggravant encore, par une rédaction inappropriée, les défauts.
		
			La Société des agrégés estime que le mode antérieur de recrutement et de formation des maîtres a été détruit sans considération de ses avantages. Les élèves avaient en effet l’assurance de suivre les cours de professeurs qui, quoique débutants, avaient réussi un concours exigeant et prouvé qu’ils détenaient les qualités nécessaires et fondamentales pour devenir professeur.
		
			La nouvelle formation, au contraire, a des conséquences à la fois nocives pour les élèves et pour les étudiants. Désormais les élèves peuvent avoir pour professeurs des étudiants stagiaires n’ayant pas encore obtenu le concours ou y ayant échoué au moins une fois. Quant aux étudiants, qui devaient suivre auparavant une formation d’un an après le concours - dont ils soulignaient déjà le caractère d’infantilisation et l’inutilité pratique (cf. Rapport de la Société des agrégés sur les agrégés stagiaires à l’IUFM, 2007) - ils doivent désormais en subir trois années, dans l’incertitude de leur sort ou la perspective d’emplois précaires pour pallier le manque de professeurs titulaires.
		
			Cette persistance dans l’erreur est coupable. Aucune modification, aucune proposition de loi ne saurait conférer une logique à cet assemblage de mesures disparates, qui, jour après jour, mine impitoyablement le mode de recrutement et de formation des professeurs. Il faut cesser de procéder à des ajustements, c’est la conception même de la masterisation qui doit être revue.
	


	
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 11:24:05 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>"IUFM : Après le démantèlement, l’éradication", par J.-L. Auduc (cafepedagogique.net)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	IUFM : Après le démantèlement, l’éradication

	Par Jean-Louis Auduc


	Pour Jean-Louis Auduc, ancien directeur d'un IUFM, le projet de loi Grosperrin n'attaque pas que les IUFM. Il prépare la privatisation de la formation des enseignants et dit adieu à toute formation professionnelle des enseignants.



	Le gouvernement en choisissant en urgence de mettre à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale le 8 février 2012 la proposition de loi du député UMP Grosperrin visant notamment à supprimer toute référence aux IUFM dans les différents textes existants, montre sa volonté d’éradiquer, d’effacer toute trace de l’existence d’une structure chargée de la formation initiale des enseignants. Le démantèlement de la structure IUFM avec la mise en place de la « mastérisation » sous sa forme actuelle et la suppression de l’année professionnalisante de stage en alternance n’avaient donc pas suffi !


	Il est vrai qu’un certain nombre d’universités (hélas, pas toutes !) avait, pour donner du contenu et du sens à la mise en place de modules professionnalisants dans les masters notamment du premier degré, maintenu la structure IUFM tout en l’intégrant.


	Cela est donc apparu inadmissible aux yeux du gouvernement actuel qui montre ainsi qu’il pense qu’enseigner n’est pas un métier et qu’on peut pour cette fonction recruter n’importe qui à Pôle Emploi, comme cela a été fait dans plusieurs académies. Il montre ainsi également quelle conception autoritaire, il a de l’autonomie des universités qui se voient refuser explicitement la possibilité de conserver une structure IUFM , regroupant un potentiel de formateurs intervenant dans les différents masters enseignement.


	Il s’agit donc bien d’effacer toute trace de ce qui pourrait ressembler à la structuration d’un ensemble de personnels chargés de mettre en œuvre une formation professionnelle des enseignants. La finalité du projet de loi soumis à l’Assemblée le 8 février est donc claire : c’est la notion même de formation professionnalisante pour les enseignants qu’il s’agit d’éradiquer.


	Mais le texte du projet de loi va plus loin. […]

	Lire la suite sur cafepedagogique.net…
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 10:50:01 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>"Ne bradons pas les diplômes de licence!" (tribune, Le Monde , 19/1/12)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Ne bradons pas les diplômes de la licence !

	 | 19.01.12 |

	Comme l'affirme modestement le président Sarkozy, dans son discours du 26 septembre 2011, la loi libertés et responsabilités des universités (LRU), "l'une des réformes et réussites majeures de (son) quinquennat, c'est l'université et la recherche" .

	Après avoir donné aux universités un plan réussite en licence (PRL) qui prévoyait l'injection dans le premier cycle de moyens financiers pour, en effet, permettre au plus grand nombre d'obtenir leur licence, le ministère a décidé d'y mettre un terme sans prendre le risque de se fâcher avec l'UNEF, et a trouvé un moyen simple de ne pas afficher en fin de mandat un résultat trop mauvais à l'électorat français, si chatouilleux parfois : "Ne surélevez pas le pont, faites baisser la rivière !"

	De ce point de vue, l'article 16 de cet arrêté, qui modifie les modalités de contrôle des connaissances en licence dès cette rentrée est exemplaire. Les universités sont tenues de se mettre en conformité avec ces nouvelles dispositions en bouleversant au besoin l'architecture des diplômes, alors même que les brochures explicatives à destination des étudiants ont été imprimées et que les cours ont déjà repris.

	De quoi s'agit-il ? Rien de moins que d'imposer aux universités des dispositifs qui permettent aux étudiants de compenser à l'intérieur d'un semestre et d'un semestre à l'autre n'importe quel enseignement fondamental de leur cursus (par exemple la philosophie pour un étudiant en philosophie) avec des "modules d'ouverture" de tous ordres (sport, engagement associatif, rédaction de CV, etc.).

	Le nouveau management public prouve une fois encore son sens de l'effort inutile. Avec des moyens en baisse, les universités auront de la peine à satisfaire à cette nouvelle exigence, qui ne tient nul compte du fait que les étudiants ont souvent une activité salariée (ce qui n'est pas le cas des classes préparatoires)... Les syndicats étudiants l'auraient-ils oublié ? Si la démocratisation de l'université a pour objectif d'offrir aux bacheliers, quelle que soit leur origine, un accès à des formations de bon niveau et à des diplômes valorisants, cette énième réforme contribue à creuser les inégalités et élargir le boulevard pour toutes les filières sélectives que les étudiants les plus avertis et les mieux armés plébiscitent au détriment déjà des filières universitaires.

	Le ministère trompe ainsi les syndicats étudiants en leur laissant croire qu'ils ont remporté une victoire historique. Ne serait-il pas temps de comprendre que les universités ne sont pas "responsables" du taux d'échec dans leur premier cycle ? Qu'on ne peut leur demander tout à la fois d'accueillir tout le public refusé ailleurs et de diplômer celui-ci ? La population étudiante issue de baccalauréats professionnels, dont le taux d'échec en premier cycle universitaire avoisine les 90 %, ne cesse d'augmenter.

	Faut-il rappeler que ces baccalauréats n'ont pas été conçus pour la poursuite d'études supérieures longues et qu'il est donc insensé, au sens premier du terme, de reprocher à l'université de ne pas parvenir à diplômer tous ses lauréats ? La sélection, absente à l'entrée de l'université, se réalise dans le cours des cursus, et l'injustice se trouve bien en amont des seules procédures d'examen. Si l'on veut réduire le taux d'échec universitaire, il faut repenser l'ensemble de l'enseignement supérieur et notamment son premier cycle, et cesser de le dévaloriser aux yeux de nos étudiants et des personnels. Sous prétexte que les diplômes sont et doivent rester nationaux, le ministère continue de définir leurs modalités d'accès avec une ingérence sans équivalent dans les pays auxquels on s'ingénie à comparer sans cesse l'université française.

	Il réduit comme peau de chagrin la liberté pédagogique des enseignants du supérieur et des universités, jugés incapables de déterminer les modalités d'évaluation de leurs étudiants. Où est l'"autonomie" des universités ? Les signataires sont persuadés que la majorité des étudiants sont attachés à ce que leur diplôme sanctionne non pas des stratégies d'aubaine, mais des connaissances reconnues, acquises à travers un effort soutenu et régulier, condition même de leur intégration socioprofessionnelle. Ils sont aussi persuadés que la création de ces nouveaux "assignats" universitaires constitue un nouveau coup frappé à l'encontre des universités, et destiné à renforcer, si besoin était, l'inégalité entre le secteur sélectif de l'enseignement supérieur et les universités.

	Enfin, ils sont aussi persuadés que si l'autonomie des universités a un sens, les établissements doivent garder en toute logique la liberté de déterminer les modalités d'évaluation de leurs étudiants sous le contrôle de leurs instances régulièrement élues et dans le cadre des diplômes nationaux. Le terme "autonomie" ne figure pas dans la loi LRU, sauf à l'article 28 concernant le financement des nouvelles fondations de coopérations scientifiques. Trompe-l'oeil ou acte manqué révélateur de la véritable nature de cette politique universitaire ?


	Bruno Andreotti , professeur, physique, université Paris-Diderot ; Claude-Sophie Bazin , professeur, sciences du vivant, université Paris-Diderot ; Olivier Beaud , professeur, droit, université Panthéon-Assas ; Claire-Akiko Brisset , maître de conférences, arts visuels et littérature du Japon, université Paris-Diderot ; Jean-Michel Butel , maître de conférences, ethnologie japonaise, Inalco ; Alain Caillié , professeur, sociologie, université Paris-VIII - Vincennes - Saint-Denis ; Christophe Charle , professeur, histoire contemporaine, université Paris-1-Panthéon-Sorbonne ; Arnaud Durand , professeur, mathématiques, université Paris-Diderot ; Christian Galan , professeur, histoire et sociologie du Japon, université de Toulouse-II - Le Mirail ; Sandrine Garcia , maître de conférences, sociologie, université Paris-Dauphine ; Marcel Gauchet , DE, philosophie, EHESS ; Annick Horiuchi , professeur, histoire intellectuelle du Japon, université Paris-Diderot ; Valérie Lavoix , maître de conférences, langue et littérature chinoises classiques, Inalco ; Régis Salado , maître de conférences, littérature comparée, université Paris-Diderot ; Eric Seizelet , professeur, droit et histoire des institutions japonaises, université Paris-Diderot ; Charles Soulié , maître de conférences, sociologie, université Paris-VIII - Vincennes - Saint-Denis ; François Vatin , professeur, sociologie, université Paris-VIII - Vincennes - Saint-Denis ; Michel Vieillard-Baron , professeur, littérature classique japonaise, Inalco.

	Alain Caillié, sociologue et directeur de la "Revue du Mauss" et Marcel Gauchet, historien et rédacteur en chef de la revue "Le Débat" 

	Article paru dans l'édition du Monde du 20.01.12
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 15:48:28 +0100</pubDate>
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<item>
<title>"Les Célébrations nationales 2012 inaugurées par une polémique", par P. Assouline (blog)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Sur le blog de P. Assouline, le 20/1/12:

	Les «Célébrations nationales 2012″ inaugurées par une polémique

	Vous avez aimé les polémiques sur les «Commémorations nationales 2011»? Vous adorerez celles sur les «Commémorations nationales 2012» . Incroyable ce que ce petit livre gratuit, inventoriant les évènements que la République a l’intention de célébrer avec les pompes de rigueur (cérémonies, colloques, discours et trompettes) peut susciter comme controverses. Un vrai brûlot sur papier glacé! Il n’est pourtant constitué que de textes au ton assez monocorde commandés le plus souvent à des universitaires rompus à ce genre d’exercice. On se souvient du hourvari déclenché l’an dernier par l’affaire Céline . A l’orée de 2012, on peut déjà prévoir que ce ne sont pas tant l’édit de Caracalla, le traité de Fès, Rousseau, Sigebert de Gembloux, ni même vraiment Jeanne d’Arc qui déchaîneront la controverse mais la guerre d’Algérie. D’ailleurs, c’est déjà parti sans même attendre le jour anniversaire de l’indépendance cet été.

	Guy Pervillé , professeur d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse/Le Mirail et l’un des meilleurs connaisseurs français du sujet, s’était donc vu commander il y a plus d’un an par le directeur chargé des Archives de France la notice relative à la fin de la guerre d’Algérie «sur le ton le plus objectif possible» . Il rendit son pensum de 6000 signes à la date demandée; on lui demanda quelques corrections mineures; il s’exécuta de bonne grâce. Le 17 avril dernier, son texte était en boîte. Mais quelle ne fut pas sa surprise en apprenant par la bande que, sans l’en informer, «on» l'avait amputé des quatre cinquièmes et qu’il paraîtrait ainsi sans signature, contrairement aux autres contributions du recueil (mais sa bibliographie, elle, a été entièrement reproduite). «C’est le premier acte de censure que j’ai subi en plus de quarante ans de carrière» assure Guy Pervillé qui n’en revient pas. On peut juger sur pièces en comparant l’original qu’il vient de mettre en ligne ici sur son site et ce que le ministère en a fait à la page 56 du recueil . Ont sauté notamment les évocations du rôle de l’OAS, des enlèvements des Français, des massacres de harkis et de leur abandon… Le nom même du général De Gaulle n’y est plus, un exploit!

	Lire la suite sur larepubliquedeslivres…
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 16:01:14 +0100</pubDate>
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<item>
<title>"Privatiser la formation des enseignants: l’UMP ouvre la brèche", par L. Delaporte (Mediapart, 19/1/2012)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Signalé par SLU, cet article de L. Delaporte sur Mediapart:

	
		
			Privatiser la formation des enseignants: l’UMP ouvre la brèche -Lucie Delaporte, Mediapart, 19 janvier 2012
	


	
		
			À lire dans Médiapart
			Depuis que le Conseil d’État a retoqué l’arrêté ministériel sur la masterisation estimant que le ministère avait commis un «abus de pouvoir » sur cette réforme cruciale de la formation des enseignants, on attendait une réponse du côté de la rue de Grenelle. C’est par la voix du député UMP Jacques Grosperrin, par ailleurs auteur d’un rapport prônant la suppression des concours d’enseignement, que cette réponse vient d’arriver.
		
			Alors que le gouvernement était appelé à rouvrir les négociations sur cet épineux dossier, dont même les députés UMP disent qu’il a conduit à un immense gâchis, la proposition de loi déposée le 10 janvier arrive comme une habile parade pour sauver la réforme. Plus besoin, dès lors que les principes de la masterisation sont inscrits dans la loi, de consulter le Haut conseil à l’éducation. «C’est un simple toilettage technique pour se mettre en conformité avec le Conseil d’État», affirme le député Jacques Grosperrin.
		
			Mais en proposant de remplacer dans l’article L. 625-1 al. 1 du code de l’éducation la phrase «la formation des maîtres est assurée par les IUFM » par «elle est assurée notamment par les universités», la proposition de loi a déclenché une vague d’interrogations dans le monde enseignant. « Notamment»…, l’adverbe a mis le feux aux poudres. Graver dans la loi que la formation des enseignants est «notamment» du ressort des universités, ouvre la porte à d’autres acteurs, estiment en effet la plupart des syndicats enseignants. Pour le Snesup, c’est tout simplement le rôle « exclusif» des universités à former les profs qui serait ainsi supprimé. Par cette formulation, la loi laisse «la possibilité aux officines privées de prendre le relais, mettant ainsi en cause le lien enseignement-recherche consubstantiel d’une formation universitaire», affirme le syndicat dans un communiqué. Alors que la formation des enseignants a été déconstruite, pourquoi ne pas offrir au secteur privé une partie de ce service sur un plateau, et alléger, un peu, le fardeau de l’Etat?
		
			Le scénario n’est pas absurde. «En détruisant la formation, on a créé un vide, souligne Patrick Gonthier, secrétaire général du SE Unsa. Comme la nature a horreur du vide et que les besoins vont exister, cela laisse de la place à l’enseignement catholique, mais aussi aux officines privées.»
		
			Fantasme sur un adverbe? Le député Jacques Grosperrin affirme que la lecture des syndicats enseignants est erronée. «Nous n’avons pas du tout l’intention d’ouvrir la formation au privé, affirme-t-il. Par contre, si on supprimait l’adverbe "notamment", on exclurait de fait les écoles qui, à ce jour, proposent cette formation. Que faites-vous de Normale sup, de Sciences-po, de l’institut agronomique de Toulouse, de l’université de Lorraine (passée grand établissement, elle a un statut dérogatoire - ndlr) mais aussi des universités catholiques?»
		
			Du côté de Sauvons l’université, l’argument fait sourire. «Depuis quand Sciences-po forme les enseignants? Ce n’est pas parce qu’on délivre un master qu’on forme les enseignants!», s’étrangle Etienne Boisserie, président de SLU pour qui M.Grosperrin «maîtrise visiblement mal son sujet mais c’est sans doute pour ça qu’il est là». Selon lui, la nouvelle rédaction proposée du code de l’éducation est une réponse directe à l’annulation par le Conseil d’État de la circulaire du 25 février 2010, qui comportait déjà une formulation ambiguë sur ce point. Plus qu’un simple «toilettage technique», la proposition de loi correspondrait plutôt à une vieille lubie de la droite de libéraliser ce secteur stratégique.
		
			La suppression du «cahier des charges» sur la formation des enseignants, remplacé par un simple «référentiel» dans la proposition de loi (article L. 625-1 alinéa 2), est, elle aussi, loin d’être anodine. Alors que le cahier des charges imposait des contraintes fortes sur la formation en terme d’horaires notamment, le référentiel est, lui, des plus souples. Chaque université, ou chaque officine privée, serait libre de proposer sa propre formule de formation dès lors qu’elle respecte un référentiel a minima. Une rupture inacceptable du cadre national, jugent les syndicats enseignants. «Enfin, c’est déjà un peu ce qui se passe aujourd’hui», concède Jacques Grosperrin lorsqu’on l’interroge sur ce risque. En ce sens, sa proposition de loi ne ferait qu’acter des distorsions qui existent déjà. Pas très rassurant.
		
			Soucieux d’aller vite sans doute, le gouvernement a poussé pour que la proposition soit examinée dans les plus brefs délais. «Cette question d’une extrême importance qu’est la formation des maîtres ne mérite pas d’être traitée ainsi», a prévenu en commission la députée communiste Marie-Hélène Amiable, très en pointe sur le sujet. «L’État renonce à tout engagement précis sur la formation des enseignants. Lorsque l’on met ça en lien avec l’autonomie des établissements, la possibilité de recrutement local ou la suppression à terme des concours…, on voit bien vers quel modèle on se dirige», assure-t-elle.
		
			La proposition de loi devrait être examinée en commission dès le 8 février. Jacques Grosperrin, qui assure vouloir avant tout apaiser le débat, explique qu’il «auditionnera tout le monde» pour lever toutes les inquiétudes.
	


	
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 09:19:56 +0100</pubDate>
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<item>
<title>"Universitaires et chercheurs s’inquiètent des ambiguïtés de F. Hollande", par L. Delaporte (Médiapart, 18/1/ 12)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Signalé par le site SLU, cet article paru le 18/1/12 sur le site de Médiapart :

	
		
			Après la mobilisation historique de 2009 contre la LRU, loi sur l’autonomie des universités, et une série de réformes contestées (création de l’Agence nationale de la recherche, Plan Campus, etc.), l’échec du mouvement a suscité beaucoup d’amertume. La communauté universitaire a longtemps espéré pouvoir prendre sa revanche dans les urnes. Les effets des différentes réformes qui ont profondément modifié le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche commencent désormais à apparaître au grand jour. Universités exsangues placées sous tutelle, nouveaux territoires de relégation universitaire ou enseignants-chercheurs noyés sous la bureaucratie, le besoin d’un changement de cap est plus fort que jamais.
		
			A trois mois de l’échéance présidentielle, universitaires et chercheurs restent mobilisés. Les syndicats du supérieur ont ainsi boycotté en ce début janvier une réunion avec Laurent Wauquiez, leur ministre de tutelle. Côté politique, universitaires et chercheurs n’en finissent plus d’attendre des engagements clairs de la part du candidat socialiste qui fait la course en tête dans les sondages. Dans une tribune récente, Alain Trautmann, fondateur de Sauvons la recherche , fustigeait un candidat socialiste « indécis et flou ».
		
			La droite met en avant ce qui, pour elle, constitue au contraire l’une des réformes les plus réussies du quinquennat et ne manque pas d’ironiser sur un parti socialiste visiblement peu enclin à revenir sur les points fondamentaux de la réforme Pécresse.
		
			De fait, le discours de François Hollande n’est pas sans ambiguïté. «L’autonomie ça me va», a-t-il lancé lors d’un meeting au printemps, avant d’expliquer qu’il s’agissait bien sûr d’une autonomie d’une tout autre nature que celle instituée par la loi Pécresse. Quant à savoir précisément à quoi ressemblerait cette autre autonomie, et plus généralement quelles seraient les véritables alternatives pour l’enseignement supérieur et la recherche… Mystère. « Pour l’instant, je n’entends pas grand-chose », regrette Stéphane Tassel, secrétaire national du syndicat Snesup, qui ajoute que ce qu’il croit percevoir derrière les quelques phrases distillées çà et là n’est pas pour le rassurer.
		
			Malgré les critiques très sévères qu’a pu faire le PS contre la LRU, l’abrogation de la loi n’est en effet pas à son programme. Ce qui, pour tous ceux qui ont participé au mouvement, soit une large partie de la communauté universitaire, est difficilement compréhensible.
		
			«Le "faites-nous confiance" ne suffit pas»
		
			Le PS, qui a choisi d’avancer en douceur, a annoncé une loi-cadre et des assises de l’enseignement supérieur juste après les élections. François Hollande affirme certes vouloir réformer la LRU en profondeur: le pouvoir des présidents d’université, jugé exorbitant, et leur mode de désignation, peu démocratique, seraient revus pour garantir plus de collégialité. Des moyens plus importants seraient accordés aux universités pour leur permettre une réelle autonomie. Pourtant, la délégation de gestion, à savoir la gestion du budget et des ressources humaines au niveau local, qui constitue le cœur de la réforme, ne serait pas remise en cause.
		
			Pour Isabelle This Saint-Jean, qui conseille le socialiste Vincent Peillon sur l’enseignement supérieur et la recherche, « la LRU, ce n’est pas une véritable autonomie. Or l’autonomie est importante pour avoir des projets d’établissements qui ne soient pas dictés par le ministère, même si cela doit s’inscrire dans un cadre national avec un cadre national des diplômes, un statut national des personnels ». Pourtant, précise-t-elle, « l’autonomie de gestion, je ne suis pas sûre qu’il faille y revenir. Avant, il fallait quand même presque écrire au ministère pour avoir des stylos! ».
		
			Faire table rase comme le demandent beaucoup d’universitaires? Isabelle This Saint-Jean, qui est aussi l’ancienne présidente de Sauvons la recherche et aujourd’hui vice-présidente PS de la région Ile-de-France, juge que la chose n’est sans doute ni possible ni même souhaitable. « Il est essentiel de réformer le paysage institutionnel même si cela va être très difficile. L’attente est énorme mais la fatigue est immense. Il y a une très grande lassitude dans la communauté universitaire. » Détricoter ce qui a été fait pourrait, selon elle, ajouter de la crise à la crise.
		
			« Il faut sortir des postures. Je ne pense pas que l’on puisse avoir comme seule ligne politique la destruction de ce qui a été fait », ajoute, un peu agacé, Vincent Peillon, en charge de l’éducation dans la campagne de François Hollande. « Personne ne demande que tout soit piloté d’en haut. Mais il faut passer de la concurrence à la coopération. C’est de la fine dialectique », reconnaît-il. « Il faudra fixer un certain nombre de règles. »
		
			Des réponses pour l’instant bien en deçà des attentes d’une communauté universitaire particulièrement remontée. « Ce que nous demandons, c’est une rupture profonde. Un élément liminaire, c’est l’abrogation de la LRU. Il ne s’agit pas d’infléchir la trajectoire actuellement suivie. Il faut changer de route », prévient Stéphane Tassel, secrétaire national du Snesup. La méthode qui consiste à proposer des assises après les élections ne le convainc guère. « Je refuse qu’on reporte tout à l’après-présidentielle. Le "faites-nous confiance" ne suffit pas. La communauté qui a lutté dans sa quasi-totalité mérite mieux. »
		
			Ne se focaliser, en outre, que sur les questions de moyens ou de gouvernance est un peu court pour le président du Snesup. « Imaginons qu’on garde le canevas de l’autonomie et qu’on augmente les moyens. Rien n’empêchera la pression sur la masse salariale qui a lieu aujourd’hui. Rien n’empêchera une université de prendre un ETP (équivalent temps plein) et payer deux précaires ou alors, à l’inverse, payer deux ETP et un chargé de mission dont on ne sait pas très bien qui l’a choisi », s’alarme-t-il.
		
			Une équipe de campagne qui relève du savant mélange
		
			Concernant la recherche, le flou est tout aussi grand. Quel avenir pour l’ANR, l’Agence nationale de la recherche créée sous le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin? Cet organisme, qui oblige aujourd’hui les chercheurs à passer l’essentiel de leur temps à courir, souvent en vain, après des financements et institutionnalise dans les faits la précarité, est unanimement décrié. Si les conseillers de François Hollande reprennent à leur compte l’essentiel de ces critiques, la suppression de l’ANR n’est pourtant pas au programme. Ce qui, là encore, laisse dubitatifs nombre de chercheurs.
		
			« Je ne suis pas hostile au financement par projet, cela peut notamment avoir du sens pour les jeunes chercheurs. Même s’il faut dire clairement que l’on s’engage sur des financements majoritairement récurrents », précise Bertrand Monthubert, le secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche du Parti socialiste, lui aussi ancien président de Sauvons la recherche , et longtemps vent debout contre l’ANR.
		
			Plus que de l’ambiguïté dans la position actuelle du parti socialiste, Bertrand Monthubert y voit une nécessaire subtilité sur des sujets aussi complexes: « Je compte sur l’intelligence des gens. »
		
			Concernant l’AERES, l’agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, créée en 2006, les mêmes questions se posent. « Nous demandons un moratoire sur l’AERES qui instaure de la discrimination dans tout le système », souligne Etienne Boisserie, président de Sauvons l’université . En classant les chercheurs, les laboratoires, sur des critères hautement contestables, l’AERES cristallise les critiques. Et, faute d’engagements précis, beaucoup craignent que le PS ne fasse, au mieux, que changer le nom de l’agence tout en gardant son principe.
		
			Dans ce cadre, la coexistence dans l’entourage de François Hollande de personnalités très favorables à la LRU et d’autres qui y sont notoirement hostiles sème la confusion. De fait, le staff de Hollande semble tenter un savant mélange entre pro et anti. Si Bertrand Monthubert, ex-président de Sauvons la recherche , ne fait pas stricto sensu partie de l’équipe de Hollande, Isabelle This Saint-Jean a été l’une des figures du mouvement d’opposition à la LRU. Elle apparaît aux côtés de Vincent Peillon au même niveau que l’ancien président de la CPU (Conférence des présidents d’université), Lionel Collet. La présence de celu i dont Etienne Boisserie affirme qu’il est celui « qui a mis à genoux la CPU devant Pécresse» dans l’équipe du candidat socialiste passe plutôt mal.
		
			De même, la présence auprès de François Hollande de l’économiste Philippe Aghion, professeur d’économie à Harvard, qui a rédigé pour Valérie Pécresse un rapport sur l’excellence universitaire fait aussi grincer des dents. Ce dernier prône un modèle de gouvernance à l’américaine avec des instances administratives et académiques séparées. Et donc, pourquoi pas, un président non issu de l’université, définitivement gestionnaire.
		
			Pourquoi, à trois mois et demi de l’élection, le candidat socialiste n’a-t-il toujours pas précisé ses positions sur tous ces points? Etienne Boisserie, président de Sauvons l’université, concède que ces thèmes sont compliqués à aborder dans une campagne présidentielle: « Il est électoralement parlant plus facile de s’adresser aux étudiants et à leurs parents. »
		
			Pour beaucoup d’enseignants-chercheurs la campagne a donc pour l’instant un goût d’inachevé. « La vraie question de fond, c’est l’autonomie, pourquoi? A quoi cela sert? » estime ainsi Pierre Jourlin, maître de conférences à l’université d’Avignon et responsable de Sud-Education Vaucluse. « Mais on a le sentiment que rien ne sera dit dans cette campagne. Comme on a été pas mal insultés depuis cinq ans, explique-t-il, par allusion au discours du président de la République moquant ces chercheurs venant travailler parce qu’il y avait de la lumière et du chauffage, beaucoup de collègues me disent qu’il faut avant tout faire échec à ce gouvernement et que si le discours socialiste est loin d’être clair, ce sera toujours moins pire que ce qu’a fait Nicolas Sarkozy. » Pas sûr non plus que cela soit totalement suffisant.
	


	
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 10:22:34 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>"Libraires épuisés", par V. Chabault (lavidesidees.fr)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Quelques jours après le relèvement du taux de TVA sur les livres, les cris d'alarmes venus des librairies indépendants se multiplient, relayés par la presse. Le site laviedesidees publie un article de synthèse sur la question:

	Lire "Libraires épuisés"…

	"Une grande partie des difficultés économiques rencontrées actuellement par la librairie indépendante semble être liée à l’introduction des nouvelles technologies dans les rapports marchands. Après l’annonce du retour de la TVA sur le livre de 5.5 à 7% au 1er janvier 2012, Vincent Chabault propose un état des lieux du réseau indépendant français et identifie les défis à relever."
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 21:36:54 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title> "Violence scolaire : L'enquête de Seine-Saint-Denis inverse les perspectives", par F. Jarraud (cafepedagogique.net)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Le Conseil général de Seine Saint-Denis publie le 16 janvier une enquête de victimation dirigée par Eric Debarbieux qui apporte des éclairages nouveaux sur la question très débattue de la violence scolaire.

	Le site cafepedagogique.net vient de mettre en ligne un entretien avec l'auteur de l'enquête.
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 21:38:03 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Lettre du président de la région Languedoc-Roussillon aux responsables de "ses" universités</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Mise en ligne sur le site de SLU , cette l ettre du président (PS) de la région Languedoc-Roussillon aux universités, organismes, écoles de Montpellier (14 décembre 2011), où C. Bourquin entend tirer les conséquences de l’échec de la candidature de l’université à l’Idex qui, selon lui, remet " en cause la confiance collective dans les gouvernances des institutions d’enseignement supérieur et de recherche du site ", mais aussi " l’engagement financier " de la région.

	Lire l'intégralité de la lettre en cliquant ci-dessous.

	
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 11:19:04 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title> "La face cachée de l'autonomie des facs": l'exemple de l'UPPA ( L'Humanité , 6/1/12)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	La face cachée de l'autonomie des facs
	par Laurent Mouloud
	6 janvier 2012
	L'Humanité
	
	Depuis le 1er janvier, la quasi-totalité des universités sont
	«autonomes». Loin d'être le succès tant vanté par le chef de l'État et
	l'UMP, la LRU nuit gravement à la santé des petits et moyens
	établissements. Exemple à l'université de Pau.
	
	C'est étonnant comme les universitaires, aux confins du Béarn, ne
	partagent pas l'enthousiasme de Nicolas Sarkozy... «La loi sur
	l'autonomie? Vous ne trouverez personne ici qui s'en réjouisse», lâche
	un enseignant. Loin de l'autocongratulation gouvernementale,
	l'université de Pau et des pays de l'Adour (Uppa), avec ses 11400
	étudiants, n'en finit plus de tirer le triste bilan de la loi relative
	aux «libertés et responsabilités des universités» (LRU).
	
	Cette vaste réforme, votée en 2007 et appliquée depuis le 1erjanvier
	dans la quasi-totalité des universités, fait la fierté de l'UMP.
	Gouvernance resserrée autour du président d'université, transfert de la
	masse salariale, nouveau management... À entendre le parti présidentiel,
	c'est l'une des «grandes réussites» du quinquennat, qui a «libéré la
	créativité et l'initiative». Seulement voilà. À l'université de Pau,
	passée à l'autonomie en 2010, on n'a rien vu de cela.
	
	Pour cet établissement de taille moyenne, comme pour d'autres, la LRU
	est devenue synonyme de déboire budgétaire, de dégradation des
	conditions de travail et de perte de sens. À l'image d'une demi-douzaine
	d'universités, l'Uppa présentera, jeudi, un budget en déficit. Deux
	millions d'euros manquent à l'appel. Auxquels s'ajoutent deux millions
	de l'année précédente. Et l'incertitude règne partout.
	
	«Dès la fin de l'été, il est apparu que notre établissement allait
	connaître des difficultés financières», explique Jean-Louis Gout, le
	président de l'université. En cause, l'État, qui a transféré les
	compétences mais pas les moyens suffisants. Ainsi les dotations
	ont-elles «oublié» de prendre en compte, par exemple, la hausse de la
	masse salariale liée à l'ancienneté et aux évolutions de carrière des
	personnels (manque à gagnerde 850000euros), ou encore une aide sur le
	transport local (près de 400000euros).
	
	*Vers une université à deux vitesses*
	
	Dans le même temps, les charges pesant sur l'université augmentent. Dans
	le cadre du «plan licence», les facs comme Pau sont censées augmenter le
	nombre d'heures de cours. Elles doivent également assurer la formation
	des enseignants, en lieu et place des IUFM. «Tout cela demande des
	moyens supplémentaires qui ne sont pas là», souligne Abdellah Saboni,
	secrétaire du Snesup-FSU.
	
	Au final, pour faire face à son déficit, l'université de Pau ne possède
	que trois variables d'ajustement: les salaires, les emplois et les frais
	d'inscription. Trois leviers que, pour le moment, elle se refuse à
	actionner. Mais déjà, l'offre de formations a souffert cette année. «Les
	premières années en sciences n'ont plus de cours d'anglais; en droit, il
	n'y a plus que trois groupes de TD contre huit auparavant...» énumère
	Julien Pinquet, responsable de SUD étudiant. La moitié des 450
	personnels Biatoss (administratifs, technique) sont des contrats
	précaires. Et l'ambiance se dégrade. «On travaille plus intensément à
	moyens constants, souligne Antoine Meylan, du Snasub-FSU. Le nouveau
	management accentue la tension. On a plus de demandes de changement de
	service et même une tentative de suicide dans un labo.»
	
	Figure syndicale de l'université et membre du Snesup, Jean Ortiz n'est
	pas dupe du petit jeu du gouvernement. «Il se flatte de ne pas avoir
	appliqué la RGPP à l'université, mais dans les faits, il a transféré la
	pénurie sur les établissements et c'est à eux de la gérer. Le
	gouvernement veut nous étouffer financièrement et nous pousser vers des
	partenariats privés.»
	
	Beaucoup, à Pau, parlent ainsi d'une «fausse autonomie» et redoutent la
	dévaluation de leur établissement, coincé entre les «grands pôles
	d'excellence» de Toulouse et de Bordeaux. L'Uppa possède 36% d'étudiants
	boursiers, offre des logements abordables, comparé aux grandes
	métropoles, et présente de très bons résultats, avec notamment l'un des
	meilleurs taux de réussite au Capes. Et pourtant, Pau n'a pas vu la
	couleur du «plan campus», alors que Bordeaux doit toucher à ce titre pas
	moins d'un milliard d'euros...
	
	«C'est une politique volontairement inégalitaire qui vise à consolider
	les pôles les plus rentables pour l'économie, estime Jean Ortiz. Leur
	but est de faire une université à deux vitesses: des petites, comme
	nous, limitées à la formation bac +3 et les pôles d'excellence pour ceux
	qui auront les moyens d'y aller. C'est ni plus ni moins que de la
	ségrégation sociale.»
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 09:13:53 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title> "Étudiants étrangers: pourquoi le gouvernement a reculé", par M. Bellan (Lesechos.fr, 26/12/11)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Sur le site des Échos, en date du 26/12/11:

	Etudiants étrangers : pourquoi le gouvernement a reculé
	
	Le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'il enverrait une nouvelle circulaire aux préfets, qui sera spécifique aux « diplômés hautement qualifiés ». Après quatre mois de polémique, le gouvernement s'est rangé aux avis des entreprises et des universitaires.
	
	PAR Marie BELLAN
	

	Machine arrière. Au ministère de l'Intérieur, on se garde bien de prononcer pareils mots. Officiellement, si Claude Guéant a bien annoncé son intention d'envoyer une nouvelle circulaire aux préfets sur les étudiants étrangers, il s'agit de « clarifier le texte du 31 mai, qui traitait de manière générale de l'immigration professionnelle et qui avait généré des malentendus sur le point particulier des jeunes diplômés hautement qualifiés ». En effet, cette circulaire, cosignée par le ministre du Travail et celui de l'Intérieur, portait à la fois sur les titres de séjour « salarié » pour des ressortissants étrangers désirant venir travailler en France et sur les changements de statuts d'étudiant à salarié qui concernent cette fois des diplômés étrangers déjà présents sur le territoire pour leurs études.

	C'est par eux que tout a commencé. Très vite soutenus par la Conférence des grandes écoles et la Conférence des présidents d'université, les étudiants, réunis en collectif, se sont mobilisés dès le mois de septembre pour montrer les écueils engendrés par la circulaire. D'un côté, des jeunes surdiplômés, avec une promesse d'embauche en poche, contraints de quitter le territoire faute de permis de séjour. De l'autre côté, des entreprises désemparées qui se voyaient privées de jeunes recrues qu'elles avaient parfois déjà formées en stage pendant trois ou six mois. Il aura fallu près de quatre mois, au cours desquels se sont enchaînées réunions au ministère, pétition et proposition de résolution parlementaire, pour que le gouvernement revienne sur son initiative et reconnaisse, implicitement, que ses arguments ne tenaient pas. D'abord, celui du développement solidaire. Refuser le séjour à de jeunes diplômés pour qu'ils aillent développer l'économie de leur pays sans leur avoir donné la possibilité d'avoir une expérience professionnelle, ne serait-ce que d'un ou deux ans, n'est pas cohérent. Surtout lorsque ces mêmes diplômés, souvent marocains ou tunisiens, formés dans les universités françaises, partent pour le Canada.
	Effet dévastateur
	
	L'idée de préserver le marché du travail français ne tient guère mieux. Parce que le nombre d'étudiants bénéficiant d‘un changement chaque année (autour de 6.000) est une goutte d'eau par rapport au nombre de chômeurs en France. Et parce que les entreprises qui embauchent ces jeunes ne cherchent pas un diplômé de HEC, des Mines ou de Sciences Po, mais un diplômé qui parle arabe, chinois, russe et qui connaît la culture des pays concernés.

	Enfin, le gouvernement s'est rendu compte, mais peut-être trop tard, que la circulaire pouvait avoir un effet dévastateur sur l'attractivité et l'image des universités et des écoles françaises à l'étranger, elles qui cherchent pourtant à accueillir de nouveaux talents. Jean-Pierre Raffarin, qui voyage régulièrement en Chine, n'a-t-il pas été tout récemment interpellé par des étudiants à Pékin, inquiets du sort qui leur serait réservé s'ils choisissaient la France ?

	MARIE BELLAN, Les Echos
	
	
	les dates clefs
	31 mai Claude Guéant et Xavier Bertrand cosignent une circulaire envoyée aux préfets qui vise à réduire le nombre d'autorisations de séjour pour les salariés étrangers, qu'ils soient expérimentés ou jeunes diplômés.
	15 novembre La sénatrice PS Bariza Khiari dépose une proposition de résolution qui dénonce « l'incohérence » de la politique gouvernementale vis-à-vis des étudiants étrangers.
	22 novembre Le Premier ministre, François Fillon, envoie une lettre aux représentants de l'enseignement supérieur pour « dissiper les malentendus ».
	10 décembre Plusieurs intellectuels et universitaires lancent une pétition contre la circulaire du 31 mai.
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Mon, 26 Dec 2011 21:54:16 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title> "Quand Gallica vend du porno…" (BibliObs)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Sur BibliObs, en date du 22.12.11:

	

	Quand Gallica vend du porno , 

	par Clémentine Baron
	
	Un syndicat s'insurge contre la vente, sur la bibliothèque numérique de la BNF, de romans pornographiques, comme «Fliquesse lubrique» ou «A la campagne, je faisais la petite cochonne».

	Gallica, la première bibliothèque numérique française et la plus riche à ce jour (avec plus d’un million de documents textes, images et sons), est censée être représentative du fond de la BNF. En effet, elle a été lancée en 1997 dans le but de numériser et archiver les ouvrages de la Bibliothèque nationale et ainsi d’en faciliter l’accès au plus grand nombre. Une entreprise si noble, que l’on se trouve bien surpris aujourd’hui de découvrir dans ce fond de nombreux ouvrages pornographiques.
	
	Le syndicat FSU (Fédération syndicale unitaire), qui s’est retrouvé par hasard face à une série de textes à caractère pornographique, alerte l’opinion contre les dérives de la bibliothèque. C’est (soi-disant) simplement en lançant une recherche sur «Marseille», que l’on tombe sur lesdits textes X. Ou plutôt tombait, puisque suite aux remontrances de la FSU et du site ActuaLitté, les livres pointés (parmi lesquels des titres aussi explicites que «Fliquesse lubrique», «Bondages» ou encore «A la campagne, je faisais la petite cochonne») ont été rapidement supprimés des pages.
	
	En dehors du caractère indécent de ces ouvrages, la FSU critique surtout le fait qu'ils soient mis en vente dans un espace qui n’est pas initialement dédié au commerce. Ce sont les «partenaires e-distributeurs» qui sont directement visés. «L'évolution donnée ces derniers temps, et la volonté d'ouverture à des partenaires commerciaux engendrent forcément des dérives de ce type. Gallica n'a pas pour mission de vendre des livres, mais de valoriser un patrimoine, s’insurge la FSU. Si la bibliothèque devient une vitrine de vente, permettant aux partenaires de profiter de cette visibilité, alors il faut redéfinir sa mission peut-être?»
	
	Dans un communiqué, le syndicat ajoute que «le débat ne relève pas d’un jugement "moral" que porteraient les bibliothécaires sur tel ou tel aspect de la littérature. Il s’agit de savoir si Gallica doit être, comme nous le pensons, une véritable bibliothèque numérique. Ou s’il a pour but de stocker uniformément l’ensemble de la production numérique, comme un simple entrepôt, dénué de toute valeur ajoutée sur le plan scientifique, mais source de profits pour les "partenaires privés" qui y exhibent leurs marchandises.» 
	
	Il ne s’agirait donc pas d’une volonté de censure, mais plutôt d’un désir de respecter la fonction première de la bibliothèque, à savoir, l’accès libre - et gratuit dans la mesure du possible - aux textes. Dans la bibliothèque numérique, l’humanisme se heurte encore une fois à l’économie marchande.
	
	Clémentine Baron

	

	Voir aussi sur ActuaLitté:

	Gallica joue toujours à biblio-porn avec ses ebooks…
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Mon, 26 Dec 2011 21:30:49 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>"L'université est universelle": pétition contre la circulaire Guéant (21/12/11)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Pétition contre la circulaire Guéant.

	L'université est universelle,

	notre matière grise est de toutes les couleurs !,

	21 décembre 2011

	

	
		
			Le site de la pétition…
		
			"Ils sont étrangers, sont venus étudier en France, souvent avec talent, allaient créer leur entreprise, participer à la recherche française ou avaient une promesse d'embauche dans une entreprise française … et ne peuvent plus le faire. Ils rentreront chez eux, et il est peu probable que l'envie les reprenne un jour de venir voir en France s'il y fait bon vivre. La raison de ce divorce ? Une circulaire, publiée en mai dernier par notre ministre de l'Intérieur, Claude Guéant pour mettre en oeuvre la politique anti-immigration de Nicolas Sarkozy.
		
			La circulaire du 31 mai 2011 rappelle explicitement que « le nombre d'étrangers entrant en France pour motif professionnel (…) doit diminuer ». Pour cela, il ne doit plus être accordé « aucune facilité particulière dans l'examen de la procédure de délivrance d'une autorisation de travail » aux étudiants étrangers. Il est donc plus difficile pour les étrangers ayant étudié en France d'obtenir après leurs études une autorisation de travail. Il sera aussi plus difficile de venir étudier en France, et déjà des doctorants se voient refuser le renouvellement de leurs titres de séjour. Le message de la circulaire est clair : étranger, ne viens pas étudier chez nous, et n'espère pas trouver un emploi au terme de tes études. Employeur français, tu n'embaucheras pas d'étranger. Peuple de France, tes dirigeants veillent sur tes emplois ! Préférence nationale ! La France aux Français !
		
			Nous protestons de toutes nos forces, avec le Collectif du 31 mai, pour le retrait de cette circulaire. Il est temps de rappeler que l'idée qu'elle véhicule est aussi mensongère que dangereuse. Dire que l'embauche d'un étranger prend l'emploi d'un citoyen français, c'est faux ! C'est un mensonge éhonté ! Un diplômé étranger travaillant en France, c'est quelqu'un qui paye ses impôts en France, qui consomme en France, qui achète en France, qui soutient l'emploi et la consommation en France. S'il devient chef d'entreprise, c'est quelqu'un qui embauche en France. S'il retourne dans son pays, c'est quelqu'un qui sait que la France est ouverte sur le monde et développe avec la France les échanges, le commerce. La France gagne à recevoir des étudiants étrangers. Les étudiants étrangers ne sont pas une menace pour la France, ils sont une chance. Les universités le savent très bien: la France doit recevoir plus d'étudiants étrangers. C'est aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et maintenant même en Chine, que les étudiants étrangers apportent leur créativité, leur savoir-faire, leur énergie, leurs découvertes et leurs dépôts de brevets.
		
			Nous demandons l'abrogation de la circulaire Guéant, moralement méprisable, économiquement suicidaire. Nous appelons les chefs d'entreprise comme les universitaires à soutenir publiquement cette demande. Nous prenons l'engagement de soutenir les actions du collectif du 31 mai dans son combat contre des mesures dont l'absurdité le dispute à l'indignité, et de parrainer les diplômés étrangers en les aidant concrètement dans leurs démarches dans les préfectures, à les protéger, à faire tout ce qui est en notre possibilité pour qu'ils puissent rester dans notre pays et lui apporter leur richesse, car la matière grise est de toutes les couleurs.
		
			
			Parmi les premiers signataires :
		
			Philippe Aghion, professeur d'économie à Harvard
			Christian Baudelot, sociologue
			Stéphane Beaud, sociologue
			Vincent Berger, président de l'université Denis-Diderot
			Jerome Bourdon, professeur en sociologie des medias, université de Tel Aviv
			William Bourdon, avocat Frédérique Bredin, présidente de société de production audiovisuelle
			Geneviève Brisac, écrivain
			Michel Broué, mathématicien, Institut Universitaire de France
			Patrice Brun, président de l'université Bordeaux 3
			Edouard Brézin, physicien
			Christophe Charle, historien, président de l'ARESER
			Catherine Clément, philosophe et romancière
			Nathalie Duhamel,ancienne secrétaire générale de la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS)
			Roger Establet, sociologue
			Bernard Faivre d'Arcier, ancien président du Festival d'Avignon
			Albert Fert, prix Nobel de Physique
			Muriel Flis-Treves, psychiatre, psychanalyste
			Marc Fontecave, chimiste, professeur au Collège de France
			Lea Forestier, avocate
			Caroline Fourest, rédactrice en chef de la revue Prochoix
			René Frydman, professeur de médecine
			Romain Goupil, cinéaste
			André Grimaldi, professeur de médecine
			Roland Gori, psychanalyste, professeur émérite de psychopathologie
			Tiennot Grumbach, avocat, ancien bâtonnier
			Guillaume Hannezo, associé gérant Rotschild
			Françoise Héritier, anthropologue, professeure au Collège de France
			Laurent Heynemann, réalisateur
			Caroline Huppert, réalisatrice
			Yves Jeuland, réalisateur
			Axel Kahn, président de l'université René Descartes
			Anne de Kervasdoué, gynécologue,auteur d'essais sur la santé des femmes
			Jean de Kervasdoué, professeur titulaire de chaire au CNAM,directeur de l'école Pasteur /CNAM de santé publique
			David Kessler, directeur général des InrocKuptibles
			Anne Lauvergeon,présidente du conseil de surveillance de Libération
			Edgar Morin, sociologue et philosophe
			Jean Jouzel, climatologue
			Michele Manceaux, écrivain, journaliste
			Tonie Marschall, productrice réalisatrice
			Marie Masmonteil, productrice
			Dominique Miller, psychanalyste
			Jacques-Alain Miller, philosophe et psychanalyste français
			Jean-Pierre Mignard, avocat
			Serge Moati, réalisateur, producteur
			Bertrand Monthubert, mathématicien, secrétaire national du PS à l'enseignement supérieur et à la recherche
			Pap N'Diaye, historien, EHESS
			Mathilde Nobecourt, éditrice
			Olivier Pastré, économiste, professeur à Paris 8
			Christine Petit, biologiste, professeure au Collège de France
			Thomas Piketty, directeur d'études à l'EHESS et professeur à l'Ecole d'économie de Paris
			Pierre Rosanvallon, professeur au College de France
			Jean Luc Romero, président d'ELCS, de l'ADMD et du CRIPS-ile de france
			Jean-Christophe Rufin, écrivain
			Marie Laure Sauty de Chalon, présidente directrice générale de aufeminin.com
			Fabienne Servan-Schreiber, productrice
			Jean Louis Servan-Schreiber, président France de Human Rights Watch Perla Servan-Schreiber, directrice du magazine « CLES »
			Alain Sussfeld, directeur général d'UGC
			Daniel Soulez-Lariviere, avocat
			Amanda Sthers, écrivain
			Irene Théry, directrice d'études à l'EHESS
			Makhi Xenakis, artiste plasticienne…
	


	
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 14:23:16 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>"Initiatives d'excellence : stress et baisse des publications au menu des enseignants-chercheurs" (VousNousIls: l'e-mag de l'éducation)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Signalé par le site de SLU, cet article (témoignage sur la préparation de l'Idex de Saclay) paru le 16/12/11 dans VousNousIls: l'e-mag de l'éducation.

	On peut prendre toujours sur SLU des nouvelles de l'Idex et le Pres Sorbonne Universités , ou de l'Idex de Toulouse .

	* * *

	Initiatives d'excellence : stress et baisse des publications au menu des enseignants-chercheurs

	
		Idex, labex, equi­pex, idefi... Il y a de quoi s'y perdre dans le jar­gon du grand emprunt. En interne aussi, les enseignants-chercheurs ont par­fois un peu la tête qui tourne. Un maître de confé­rences impli­qué dans l'idex de Saclay revient sur la pré­pa­ra­tion du projet.


	
		


	Ils étaient 17 sur la ligne de départ, 3 ont atteint leurs objec­tifs, et 9 sont encore en course. Qui seront les « 5 à 10 » pro­jets d'Initiatives d'Excellence ( IDEX ) qui attein­dront fina­le­ment la ligne d'arrivée ? Cette com­pé­ti­tion de haut vol se déroule en deux temps. Trois pro­jets ont été sélec­tion­nés pour le moment: Strasbourg, Bordeaux et PSL Étoile (Paris Sciences et Lettres com­pre­nant notam­ment Dauphine et l'ENS Ulm). Neuf res­tent désor­mais en lice : Grenoble, Lyon, Toulouse, Aix-Marseille, Lorraine, sans comp­ter les pro­jets fran­ci­liens de Sorbonne Universités, Hésam, Paris-Cité et Saclay. Si tout se déroule comme ini­tia­le­ment prévu, une enve­loppe de 7,7 mil­liards d'euros sera répar­tie entre les pôles « d'envergure mon­diale » sélectionnés.

	Un mode d'urgence s'installe dans les universités

	Les chiffres ont de quoi don­ner le tour­nis. Et les enjeux de struc­tu­ra­tion sont si impor­tants que le stress dans les uni­ver­si­tés ne retombe pas. Arnaud Le Ny, maître de confé­rences en mathé­ma­tiques à Paris-Sud se sou­vient : « Il y a un an, lorsque les pre­miers appels à pro­jets du grand emprunt ont été publiés à l'été, les col­lègues sont arri­vés à la ren­trée de sep­tembre sans savoir que quelques semaines plus tard les pre­miers pro­jets devaient être fina­li­sés... ».

	
		
			Plus d'infos
	
	
		Consulter l'appel à pro­jets « idex » sur le site de l'ANR (Agence natio­nale de la recherche).


	Le rythme alors s'accélère, à rai­son de dizaines de réunions par mois, et d'aller-retour de pro­jets en constante évolu­tion. « Un mode d'urgence s'installe, à tel point que les pas­sages devant les conseils se font à toute vitesse ». S'agissant de l'idex, entre 50 et 100 per­sonnes de Paris-Sud ont été impli­quées dans les groupes de tra­vail durant la pre­mière phase. « Depuis que le pro­jet a été refusé, seule une par­tie de ceux qui avait tra­vaillé sur la phase 1 ont eu connais­sance des avan­cées du pro­jet. Ils se sont sen­tis dépos­sé­dés et humi­liés », rapporte-t-il.

	Baisse impor­tante des publi­ca­tions scientifiques

	Mais le stress n'est pas le seul symp­tôme du grand emprunt. En effet, le Snesup a récem­ment enquêté auprès de ses syn­di­qués pour connaître les inci­dences du grand emprunt sur leur charge de recherche et d'enseignement. « A la louche, le grand emprunt a pro­vo­qué une baisse des publi­ca­tions de l'ordre de 10% », estime-t-il.

	En ce qui le concerne, Arnaud Le Ny dit ne plus publier depuis quatre ans : une HDR (habi­li­ta­tion à diri­ger des recherches) à pré­pa­rer explique aussi cette situa­tion. « Par moment, j'ai le sen­ti­ment de ne faire que deux minutes de maths par semaine », regrette-t-il. Cette baisse des publi­ca­tions pour­rait égale­ment entraî­ner des dégrin­go­lades contre-productives dans les clas­se­ments internationaux.

	« La loi LRU, le sys­tème Sympa, la mas­te­ri­sa­tion, les appels à pro­jets ANR... Toutes les réformes des der­nières années ont laissé des traces en interne, dans le quo­ti­dien et sur le moral des cher­cheurs », poursuit-il. Une moro­sité ambiante qui devrait se tra­duire par une par­ti­ci­pa­tion en hausse lors des élec­tions dans les conseils cen­traux des uni­ver­si­tés, estime l'enseignant-chercheur, fraî­che­ment élu au CA de la fon­da­tion Campus Paris-Saclay.

	« Le grand emprunt est plus que la goutte d'eau qui fait débor­der le vase. C'est le rou­leau com­pres­seur qui lamine les enseignants-chercheurs », conclut-il. Les équipes devraient cepen­dant pou­voir souf­fler (un peu) pen­dant les fêtes puisque les audi­tions pour les der­niers pro­jets « idex » à sélec­tion­ner sont pro­gram­mées fin jan­vier, pour un résul­tat attendu quelques semaines plustard.

	Morgane Taquet
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 14:17:34 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Dialogue rompu au sein du CA de l'Université de Haute-Alsace (DNA, 19/12/11)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Sur le site des Dernières nouvelles d'Alsace , le 19/12/11:

	Au cours d’un conseil d’administration tendu, le président de l’UHA a annoncé hier qu’il restait à son poste, alors que les autres élus demandent de nouvelles élections. En réaction, les administrateurs se sont abstenus de voter le budget.

	Le dialogue est totalement rompu au sein de l’organe délibératif de l’université de Haute-Alsace. Le CA d’hier après-midi était très attendu par les administrateurs qui avaient demandé la démission du président Alain Brillard (les DNA du 30 novembre), remettant en question « la gouvernance actuelle de l’université de Haute-Alsace ». Il était question de « défaut d’exercice de ses responsabilités », avec « l’absence de prise de décision ».
	
	Le CA fait encore état de « difficultés graves dans le fonctionnement de la présidence », avec « des décisions prises unilatéralement ». Cette perte de confiance intervient à un moment crucial, l’avancement du dossier du rattachement de l’UHA à l’université de Strasbourg et la construction du contrat quinquennal.
	
	Une motion des administrateurs
	Hier, avant d’aborder le budget 2012, le président a annoncé aux élus du CA qu’il restait en place après s’être livré « à une analyse juridique très claire ». Les administrateurs ont alors quitté la salle le temps de rédiger une motion. « On s’est mis d’accord pour s’abstenir sur le budget, on aurait stoppé pas mal de choses », précise Florian Brunner, l’un des cinq élus étudiants.
	
	La motion a été adoptée avec 13 oui, 6 non et 2 blancs. Quant au budget, il a été finalement approuvé par 7 voix pour, 1 contre et 13 abstentions. « Le CA décide de mettre en œuvre les moyens permettant malgré tout de ne pas bloquer le fonctionnement de l’université et de ne pas alourdir la charge de travail des services. » Point important : « Il retire au président toutes les délégations qui lui avaient été accordées et notamment celle concernant la signature des conventions ». Il sollicitera le ministère chargé de l’Enseignement supérieur « afin qu’il prenne les mesures nécessaires permettant le bon fonctionnement des organes statutaires ». Et regrette que « le président ne mesure pas sa perte de légitimité face au conseil d’administration ». Concernant le rattachement des deux universités alsaciennes, le conseil d’administration demande que « le dialogue autour de ce processus soit rendu possible autour d’une équipe légitimée ».
	
	Alain Brillard n’a pas souhaité réagir à l’issue du conseil d’administration.

	
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 20:24:34 +0100</pubDate>
<guid isPermaLink="false">fabula_channel48459</guid>
</item>

<item>
<title>"L’Université de La Réunion ne survivra pas à l’autonomie" (Temoignages.re)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	L’Université de La Réunion ne survivra pas à l’autonomie
	16 décembre 2011

	
	Le Conseil d’administration de l’Université de La Réunion qui s’est tenu ce mardi 13 décembre a rejeté le Budget 2012 prévu dans le cadre du passage de l’université à la Responsabilité Compétence Elargie (RCE). Son passage à l’autonomie est donc reporté à 2013.

	La loi LRU, relative aux libertés et responsabilités des universités, votée en 2006, impose aux universités de passer sous le régime de l’autonomie avant le 1er janvier 2013. Quand le Ministère de l’Enseignement supérieur inscrivait en octobre dernier l’Université de La Réunion dans la liste des universités pour passer au régime RCE, il était loin d’imaginer la résistance de notre université et de son Conseil d’administration.
	
	Il faut dire que depuis quelques années, l’Université de La Réunion n’a montré aucun signe d’hostilité, au contraire, elle a même fait figure de bonne élève dans les directives d’économie du gouvernement. Depuis 2007, l’Université de La Réunion se retrouve avec un budget bien en deçà de ses besoins et les conséquences ont été désastreuses pour elle. On se souvient des suppressions de postes, des fermetures de filières, dernièrement encore, dans le Sud, avec les fermetures au Tampon, ou encore l’ouverture des écoles d’ingénieurs et de médecine sans un seul euro supplémentaire et au détriment des formations existantes. Petit à petit, la LRU détruit notre université.
	
	L’autonomie des universités, c’est la concurrence entre les universités. Quelle est la place de l’Université de La Réunion, quand l’université voisine est à 10.000 km ? Comment peut-on garantir l’avenir de notre université sans prendre en compte les spécificités de notre situation ?
	
	D’un point de vue purement financier, du coût du salarié au coût de la chaise de bureau, les prix à La Réunion n’ont rien à voir avec ceux pratiqués en métropole. L’éloignement et l’éclatement des unités de formation de notre université, qui sont indispensables à l’égalité des chances de tous les étudiants réunionnais, supposent des coûts supplémentaires au fonctionnement de l’université.
	
	D’un point de vue démographique, La Réunion n’a pas encore effectué sa transition démographique. La population réunionnaise continuera d’augmenter jusqu’à atteindre aux alentours de 2025 le million d’habitants. Les statistiques nous montrent que l’Université de La Réunion devra atteindre d’ici 2020 le double de ses effectifs actuels et accueillir 20.000 étudiants. Cela suppose donc des investissements importants afin d’offrir aux jeunes Réunionnaises et Réunionnais l’accès à l’enseignement supérieur.
	
	Enfin, d’un point de vue géographique, le développement de la zone océan Indien devra passer par une formation de masse et de qualité. L’Université de La Réunion doit jouer un rôle central dans la création et la mise en réseau d’une université de l’océan Indien.
	
	Face à cela, le gouvernement et Sarkozy font le choix de la rigueur et condamnent l’avenir des jeunes Réunionnais et de La Réunion. Avec Sarkozy, l’éducation n’est pas une priorité, au contraire, c’est le parent pauvre de la République. Le président de l’Université et son Conseil d’administration ont eu raison de s’opposer au passage au RCE. L’Université de La Réunion est enfin entrée en résistance face à la politique désastreuse du gouvernement UMP pour sauver notre université et La Réunion. Mieux vaut tard que jamais.
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 18:24:05 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title> Augmentation de la TVA sur le livre : pétition de la maison des écrivains et de la littérature</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	

	Texte de la pétition sur le site du MEL :

	Augmentation de la TVA sur le livre

	initiée le 15|12|11

	La Mel a souhaité réagir à son tour à l’annonce par le gouvernement, de la hausse de la TVA sur le livre de 5.5 à 7%. C’est pourquoi, elle vous propose de signer ce courrier qui sera ensuite adressé à la presse. Courrier qui fait suite aux actions menées depuis 3 semaines par le CA et la direction, avec la librairie Tschann. Ce geste solidaire accompagne l’ensemble des actions conduites par toutes les instances qui se sont manifestées.

	
		Monsieur le Président de la République,
	
		Nous avons appris avec regret que le gouvernement, dans le projet de loi de finances rectificative, entendait faire passer la TVA sur le livre de 5,5 à 7%. Deux amendements récemment déposés en séance ont été rejetés de quelques voix, tant celui de l'opposition que celui de la majorité.
	
		Ne peut-on voir dans cette fermeté gouvernementale une profonde contradiction avec vos propres déclarations faites en Avignon le18 novembre dernier lorsque, prenant l'exemple du livre, vous avez solennellement affirmé : "les biens culturels sont des biens de première nécessité" ?
	
		Nous vous demandons, Monsieur le Président, de revenir sur cette mesure qui fragiliserait toute l'économie de la chaîne du livre, à commencer par les auteurs dont les droits seraient plus encore malmenés qu'ils ne le sont déjà aujourd'hui, sans compter la mise à mal de secteurs déjà très fragilisés, tels la librairie et la petite édition.
	
		Depuis des décennies, les politiques culturelles engagées par l'Etat n'ont eu de cesse de préserver le livre, le maintenant fermement à la place essentielle qu'il doit occuper dans notre société, l'une des premières. Pas à pas, nous avons œuvré pour lui garder sa proximité et le rendre abordable pour tous. Personne ne doit penser que le livre serait de plus en plus inaccessible parce que de plus en plus cher. Il en va d'un digne fonctionnement de l'esprit dans notre vie sociale, culturelle et scolaire, dans notre démocratie.
	
		Ainsi, toute entreprise qui remettrait en cause ce principe essentiel, irait-elle à l'encontre de ce bien des plus précieux : la liberté pour tous de s'instruire et de devenir, qui ne peut naître et s'épanouir sans un accès facile au livre. Cette atteinte virtuellement portée à la lecture publique, au sens le plus large et le plus profond, serait insupportable et préjudiciable aux valeurs qui nous rassemblent.
	
		Voilà pourquoi, Monsieur le Président, forts de la solidarité d’anciens ministres français de la Culture et du président du Parlement européen auxquels cette lettre a été proposée, du soutien d’éditeurs, d’imprimeurs, de libraires, des principaux acteurs de la chaîne du livre tant papier que numérique, nous vous demandons de faire prendre au plus vite toutes dispositions nécessaires au retrait de cette mesure inique.
	
		


	
</description>
<author>gefen@fabula.org (Alexandre Gefen)</author>
<pubDate>Mon, 19 Dec 2011 14:46:53 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Interview croisée de L. Wauquiez et D. Faudot, présidente de la CP-CNU (Educpros.fr): annulation du calendrier de l'évaluation des enseignants-chercheurs</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Interview croisée dans Éducpros le 16 décembre 2011.
	Laurent Wauquiez: "L’évaluation ne saurait servir de fondement à une modulation de services des enseignants-chercheurs" / Dominique Faudot (Présidente de la CP CNU

	En février 2012 sera mise en oeuvre pour la première fois l’évaluation individuelle des enseignants-chercheurs. Cette campagne attendue depuis le décret du 23 avril 2009 a été annoncé par une circulaire du 25 novembre 2011. Après son élection, le 7 décembre, la nouvelle présidente de la commission permanente de la CP-CNU, Dominique Faudot, détaille ses ambitions sur ce sujet épineux. Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, lui répond. Un report du calendrier initialement prévu est d’ores et déjà acté.

	Vous venez d’être élue présidente de la CP-CNU le 7 décembre 2011. Quels vont être les priorités de votre mandat?

	Dominique Faudot
	Mes priorités sont claires et sont en partie liées à des contraintes d’agenda. Il y a tout d’abord la question de l’évaluation individuelle des enseignants-chercheurs. La première vague d’évaluation doit commencer le 6 février 2012. Or à ce jour, les évaluables – les enseignants-chercheurs nés en mars, juillet et octobre - n’ont aucune information sur la forme exacte que doit prendre leur dossier d’évaluation, sur la méthode d’évaluation ainsi que sur ses conséquences. La deuxième concerne les primes d’excellence scientifique. Le dispositif actuel est transitoire et doit prendre fin au 31 décembre 2011. Le troisième est plus général et concerne la place que doit tenir le Conseil national des universités en tant qu’instance nationale légitime et démocratique.

	Concernant l’évaluation des enseignants-chercheurs, que demandez-vous?

	J’ai demandé au ministre le report du calendrier de l’évaluation. A ce titre, j’ai rencontré la directrice générale des ressources humaines (DGRH) et j’ai obtenu l’annulation du calendrier publié initialement. Les collègues n’ont plus à déposer leur dossier en février. Le bureau de la CP-CNU va faire des propositions au ministre et doit le rencontrer en janvier 2012. Suite à cela, l’assemblée générale de la CP-CNU se réunira mi-mars pour débattre des échanges qui auront eu lieu entre le bureau de la CP-CNU et le ministère.

	Lire la suite sur Educpros.fr…
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 10:52:18 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Évaluation des unités de recherche: nouvelle méthode (communiqué Aeres)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Evaluation des unités de recherche par l’AERES: vers une amélioration de la notation

	Communiqué de presse de l'Aeres,15 décembre 2011

	

	
		
			
	
	
		
			L’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) publie ce jour un document présentant de nouvelles dispositions pour l’évaluation et la notation des unités de recherche et intitulé «Évaluation des unités de recherche par l’AERES: vers une amélioration de la notation».
		
			Principale évolution: la note globale d’une unité de recherche (ou d’une équipe de recherche) est remplacée par une appréciation textuelle courte bâtie sur les notes multicritères.
		
			La méthode d’évaluation des unités de recherche s’appuie sur un travail d’auto-évaluation réalisé par l’entité évaluée, puis sur une évaluation externe, indépendante, collégiale et transparente, effectuée par des pairs. Il en résulte un rapport textuel public, auquel sont adjointes les observations de l’unité en retour à ce rapport, et un ensemble de notes dont la forme a évolué au cours des campagnes d’évaluation successives menées par l’AERES.
		
			Après un premier cycle d’évaluation des près de 3 000 unités de recherche françaises, l’AERES a souhaité dresser un bilan du processus de notation mis en œuvre dans ce cadre. La réflexion conduite par l’agence, de juin à décembre 2011, notamment dans le cadre de son Conseil, s’est appuyée sur l’analyse des retours d’expérience et des critiques formulées, ainsi que sur la comparaison avec les pratiques d’autres pays européens dans ce domaine. Ainsi, les objectifs de l’évaluation et, plus spécifiquement, de la notation, ont été reprécisés en considérant les principales catégories de destinataires de l’évaluation (évalués, décideurs/financeurs, grand public). A partir de ces éléments, le Conseil de l’AERES a adopté, le 8 décembre 2011, le document ci-joint qui retient les principales évolutions suivantes:
		
			le maintien de la notation multicritères mais avec, à brève échéance, le lancement d’un travail visant à améliorer les critères actuels (qualité scientifique et production; rayonnement et attractivité, intégration dans l’environnement; gouvernance et vie du laboratoire; stratégie et projet scientifique);
		
			au-delà de l’évaluation de l’unité, une flexibilité maintenue quant à la nature des entités évaluées: équipes, axes, thèmes ou projet, selon l’organisation interne de l’unité et le souhait de ses responsables;
		
			le remplacement de la note globale A+, A, B ou C, par une appréciation d’ensemble littérale simple et courte (moins de 180 caractères), exprimant le message principal contenu dans les notes associées à chacun des critères.
		
			Le remplacement de la note globale par une appréciation d’ensemble littérale sera opérationnel dès le début 2012, dans le cadre de la campagne d’évaluation 2011-2012 de l’agence.
		
			Pour poursuivre la démarche d’amélioration de l’évaluation et de la notation, l’AERES engage, sans délai, de nouveaux chantiers parmi lesquels: un réexamen des critères de la notation; l’élaboration d’une fiche explicative décrivant les méthodes et les différents critères utilisés pour la notation multicritères; et une réflexion sur les possibilités de minimiser le risque que l’évaluation d’une unité de recherche devienne un «tatouage» injustifié jusqu’à la prochaine évaluation.
	


	
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 10:11:30 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Suppressions de poste dans le 1er degré: le tableau de chasse, automne 2012 </title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Il suffit de cliquer ci-dessous… On comparera avec profit les chiffres 2012 avec ceux de 2011.
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Sat, 17 Dec 2011 20:10:09 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title> "ENS: une école au bord de la crise de nerfs", enquête d'E. Aeschimann (BibliObs)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	ENQUETE. Depuis qu'elle dirige l'école de la rue d'Ulm, Monique Canto-Sperber a accumulé les crises, ouvert des chantiers et élargi son réseau politico-médiatique. Ses détracteurs s'inquiètent pour l'institution. Eric Aeschimann a enquêté sur une spécialiste de la philosophie morale anglo-saxonne devenue manager de choc.

	"Le jour est tombé et la «cour aux Ernests», où ont déambulé des générations d'étudiants, s'endort pour le week-end du 11-Novembre. Au premier étage, Monique Canto-Sperber défend son bilan, frêle silhouette perdue dans une pièce aux proportions extravagantes. Tout ici inspire la solennité: la hauteur des plafonds, le souvenir des savants qui y ont exercé, les lettres d'or qui rappellent que l'école fut fondée en l'An III par un décret de la Convention.
	
	Temple de la science et de la philosophie, clé de voûte du système méritocratique français, l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, à Paris, est dirigée depuis 2005 par une femme qui a choisi délibérément de briser l'harmonie du lieu. En six ans, l'établissement a accumulé les crises et sa directrice les détracteurs. Pour eux, cette philosophe à poigne, ayant noué des amitiés à droite comme à gauche, serait la pointe avancée du libéralisme ambiant. De quoi faire de son règne le symbole du mal dont souffre l'enseignement supérieur: la tentation de transformer le savoir en simple instrument de puissance." […]

	Lire la suite sur BibliObs.com…
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 11:07:33 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Les jolies primes des directeurs de Sciences Po (Mediapart) </title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Sur le site Mediapart, en date du 13/12/11 :

	

	C'était il y a quelques mois. Le directeur d'un département de Sciences-Po appelle son assistante : il y a un problème, explique-t-il, Sciences-Po a versé trop d'argent sur son compte bancaire. Vérification faite, rien d'anormal ne s'est produit. L'institution a simplement oublié de prévenir son illustre salarié du versement de sa prime de résultat.

	A l'IEP,la question des rémunérations de l'équipe dirigeante est aussi taboue qu'ailleurs. Elle se pose cependant avec plus d'acuité dans l'école d'une partie des futurs dirigeants politiques et économiques: les primes des cadres dirigeants atteignent en effet plusieurs centaines de milliers d'euros par an, selon les informations recueillies par Mediapart. Elles sont attribuées en toute opacité par le directeur de l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris, Richard Descoings .

	Alors qu'il entame son quatrième mandat à la tête de cette institution qu'il dirige depuis 1996, et qu'il vient d'annoncer une réforme complète du concours d'entrée à l'école, Mediapart révèle les coulisses dorées de l'école de la rue Saint-Guillaume.

	C'est en effet l'un des secrets les mieux gardés de la rue Saint-Guillaume. Chaque année, le directeur et les grands cadres dirigeants, membres du comité exécutif (le « Comex », qui réunit la douzaine de directeurs de l'école), touchent une prime de résultat en plus de leur salaire.

	En 2011, le montant de ces primes annuelles oscille entre 10.000 et plus de 100.000 euros par bénéficiaire, selon les informations rapportées à Mediapart par un cadre dirigeant. Au total, 295.000 euros de primes sont distribués, selon lui, à dix membres du Comex en 2011. Mais l'année précédente, l'enveloppe était encore plus grosse: pas moins de 420.000 euros, presque un demi-million d'euros, ont été partagés entre neuf personnes. L'une d'entre elles a reçu une gratification de 200.000 euros. « Qu'en 2011, en pleine crise économique, les directeurs touchent des primes de résultat, c'est choquant , confie un cadre de l'IEP, cela n'a rien à voir avec une quelconque fonction d'utilité publique .»

	De plus en plus financée par les droits d'inscription qui ne cessent d'augmenter depuis quinze ans (jusqu'à 9.300€ par an pour le collège universitaire, et 13.000€ pour le master, sur l'année 2011-2012) et le mécénat d'entreprises, la rue Saint-Guillaume reste majoritairement abondée par l'Etat. En 2010, 57% de son budget provenait de subventions publiques (contre 58% en 2009 et 59% en 2008). Pourtant, les rémunérations des dirigeants de Sciences-Po dépassent de très loin la grille des salaires des universités françaises. Cet usage très particulier des fonds publics au profit d'une douzaine de personnes bénéficie d'une étonnante tolérance.

	Autour de Richard Descoings, on trouve onze autres directeurs, dont son épouse, Nadia Marik (directrice adjointe et directrice de la stratégie et du développement). Ils sont en charge des études et de la scolarité, des ressources humaines, des affaires internationales et des échanges, de la direction scientifique... Ils sont nommés et renvoyés par Richard Descoings lui-même.

	« Ce n’est pas Goldman Sachs »

	Qu'en est-il de la rémunération de Richard Descoings, justement ? Son salaire n'apparaît nulle part en tant que tel dans les comptes. Mediapart l'avait publié dans une précédente enquête: son salaire mensuel s'élevait à 17.408,17 € brut en 2005, selon un document comptable que nous avions obtenu.

	Selon un cadre dirigeant, il est aujourd'hui d'environ 25.000 € par mois. Sciences-Po ne confirme pas ce chiffre et ne souhaite pas communiquer sur les montants individuels mais reconnaît que son niveau a augmenté depuis 2005. Ces montants très élevés détonnent par rapport aux rémunérations habituelles de l'enseignement supérieur. A titre de comparaison, un président d'université touche entre 4.500 et 6.000 euros par mois environ.

	Lire la suite sur Mediapart…

	Et, toujours sur Mediapart, la suite de la suite, soit les remous suscités par la parution du premier article…
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Wed, 21 Dec 2011 10:15:39 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Les paradoxes de l'autonomie: la nouvelle licence (l'exemple de Poitiers)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Sur le site Educpros , en date du 13/12/11, un entretien avec Y. Jean, président de la Conférence des directeurs d’UFR Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales. Propos recueillis par Matthieu Oui.

	
		Yves Jean, président de la Conférence des directeurs d’UFR Lettres, Langues, Arts, Sciences humaines et sociales: «Nous voulons défendre la place des UFR dans la gouvernance des universités»
	
		Comment concilier la mise en œuvre des nouveaux dispositifs de l’arrêté licence avec les contraintes budgétaires des universités ? C’est la question soulevée par Yves Jean, professeur de géographie à l’université de Poitiers et président de la Conférence des doyens d’UFR lettres, langues, arts et sciences humaines et sociales (CDUL) .
	
		Le nouvel arrêté licence, sorti en juillet 2011 en remplacement de celui de 2002, impose désormais un socle minimum de 1.500 heures au plan national. Pour les filières lettres, arts et humanités, dont la moyenne s’établit aujourd’hui à 1.432 heures, cette augmentation du volume horaire doit appliquée pour la rentrée 2012.
	
		Outre l’arrêté licence, le président de la CDUL revient également sur d’autres questions d’actualité et sur la place des UFR dans la nouvelle gouvernance des universités.
	
		
	
		Quelles sont les difficultés rencontrées par les UFR de lettres et sciences humaines dans la mise en place des 1.500 heures – contre 1.400 heures actuellement en moyenne – prévue dans l’arrêté licence ?
		
		La Conférence a toujours été favorable à l’augmentation du volume horaire en licence. Un faible volume horaire, de 1.200 à 1.350 heures sur trois ans, est un facteur d’échec car les étudiants disposent d’un temps libre trop important. Mais cet arrêté intervient dans un contexte budgétaire très pesant pour les universités, avec des contraintes financières fortes et des difficultés de gestion de la masse salariale. Le passage aux RCE s’est traduit par des gels de postes, de 10 à 15 par établissement, car les universités redoutent de ne pas pouvoir payer l’ensemble des salaires en 2012-2013. Il n’est pas envisageable de mettre en œuvre les 1.500 heures à effectifs constants. C’est une réalité incontestable que certains établissements sont en sous-effectifs, par exemple en psychologie et sociologie. Des mutualisations peuvent avoir du sens, notamment en associant des disciplines proches comme géographie et sociologie ou géographie et histoire. Mais la CDUL s’oppose aux mutualisations forcées autour de projets de propédeutique comprenant de cinq à sept disciplines différentes. Des propositions en ce sens ont été formulées à Montpellier ou Rennes 2.
		
		En quoi ce projet de propédeutique est-il problématique ?
		
		La CDUL a pris position pour rappeler l’importance, dès la L1, d’acquérir la méthodologie autour d’une discipline. C’est la clef de l’apprentissage de l’autonomie de l’étudiant. Sinon, on risque le zapping et l’acquisition de connaissances superficielles.
		
		Dans votre université de Poitiers par exemple, comment cela se passe-t-il ?
		
		Nous travaillons à la mise en œuvre des 1.500 heures et, en même temps, l’université nous demande de supprimer cette année 1.800 heures d’enseignements pour réduire les heures supplémentaires. L’objectif fixé par l’université est de diminuer, d’ici à cinq ans, de 15% l’offre de formations et de supprimer 10.000 heures. C’est le paradoxe de l’autonomie. Le ministère nous accorde une autonomie paradoxale et fausse et, parallèlement, il impose 1.500 heures dans toutes les universités. Cette position est juste si elle s’accompagne de recrutement de maîtres de conférences et de professeurs d’université. À Poitiers par exemple, l’université aurait besoin d’une dizaine de créations de poste sur les deux UFR.
		
		Quelle est la position de la Conférence sur la masterisation ?
		
		Revoir la réforme de la formation des enseignants est essentiel. Le calendrier des concours est perturbant et incohérent. Actuellement, les candidats au professorat des écoles passent l’admissibilité en septembre et ceux du CAPES début novembre. Nous proposons que les dates d’admissibilité soient avancées au début du mois de juin afin que les étudiants en fin de M1 puissent, en cas d’échec, retenter le concours l’année suivante ou s’inscrire dans un autre M2. Il faut également revoir le contenu de la formation car le programme est trop lourd pour nos futurs collègues. En M2, ils doivent avoir de très bonnes connaissances disciplinaires, pédagogiques et didactiques, mais aussi être en stage et rédiger un mémoire. C’est trop !
		
		La CDUL est aussi intervenue cette année autour des questions de gouvernance. Quelle est votre position ?
		
		Nous sommes vigilants pour défendre la place des UFR dans la gouvernance des universités. Avec l’autonomie des établissements, les services centraux jouent un rôle croissant. Ici et là, on observe des relations directes entre l’équipe présidentielle et les enseignants-chercheurs ou les laboratoires, au détriment des espaces de médiation que sont les UFR. Les écoles doctorales sont de plus en plus plurisites et éloignées des UFR. Et de gros labos de recherche, richement dotés en enseignants-chercheurs et en budgets, pèsent autant, voire plus, que certaines composantes. Mais les universités n’ont pas intérêt à cette dissociation entre la formation et la recherche. Avec l’instauration des RCE, la stratégie des universités doit être définie de manière collaborative entre les équipes de direction et les UFR. Dans certains établissements, la césure entre les équipes présidentielles et la communauté universitaire entraîne une crise de confiance des enseignants et un malaise profond. Les UFR doivent jouer un rôle de premier plan de gestion de proximité et dans une démarche collaborative de la stratégie de l’établissement.
		
	
		Propos recueillis par Mathieu Oui
	
		13.12.11


	
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 10:17:15 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>"L'enseignement catholique affirme l'autonomie de ses établissements", par F. Jarraud (cafepedagogique.net)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Promis : ce n'est pas en rapport avec les débats actuels sur l'Ecole, nous a affirmé Yann Diraison, directeur général des relations humaines au Secrétariat général de l'enseignement catholique (SGEC). N'empêche, l'autonomie des établissements est un des sujets en débat actuellement et l'enseignement catholique publie un ouvrage qui en pousse la logique. Simple coïncidence pour un service d'éducation qui multiplie les innovations de gestion ?


	"C'est l'aboutissement de deux ans de travail ", nous explique Yann Diraison. L'ouvrage "L'établissement associé : l'autonomie au service de l'intérêt général" que publie le SGEC est un véritable guide juridique destiné aux chefs d'établissement du privé sous contrat. En 7 chapitres, il aborde les différents points relatifs au contrat passé entre l'Etat et les établissements catholiques : les obligations du contrat, la nomination des maîtres, le droit disciplinaire applicable aux maîtres, la scolarité et l'orientation des élèves, la passation et résiliation du contrat, les relations informatisées entre l'Etat et les établissements et le financement des établissements.


	Mais, voilà, l'ouvrage n'est pas qu'un guide juridique . "On est remonté aux textes fondateurs", explique Y. Diraison. "Mais on a aussi relevé les contradictions entre les textes et donné notre interprétation" avec l'optique de "montrer que le contrat laisse des espaces de liberté aux établissements". L'ouvrage fait donc une lecture qui invite les chefs d'établissement à user de leur marge d'autonomie." Yann Diraison en donne des exemples. Si un texte de 1960 demande au chef d'établissement de faire valider l'organisation de l'établissement et les emplois du temps, la loi Censi de 2005 donne au chef d'établissement le droit de faire les emplois du temps. Par conséquent, pour Y. Diraison, celui-ci peut organiser l'année et la semaine à sa guise pour peu qu'il respecte les volumes annuels des différentes disciplines. "On veut que les chefs d'établissement se posent la question de travailler autrement et sachent qu'ils peuvent oser le faire. On n'est pas porteur de dérégulation", poursuit-il. "Le système éducatif s'asphyxie progressivement à appliquer uniformément des règles qui ne sont pas forcément adaptées à la situation de l'établissement. Il faut laisser les établissements respirer". Certains établissements catholiques n'ont pas attendu cet ouvrage pour prendre les devants et inventer de nouveaux temps scolaires. […]

	Lire la suite sur cafepedagogique.net…
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 16:37:16 +0100</pubDate>
<guid isPermaLink="false">fabula_channel48325</guid>
</item>

<item>
<title>Motion de la Conférence des Doyens (Droit-Science Politique) contre la création d’une école intitulée «Hautes Etudes Appliquées du Droit» (Head)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	
	
	Réunie à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, le samedi 29 octobre 2011, la Conférence des Doyens (Droit-Science Politique) a longuement examiné le projet de création d’une école intitulée «Hautes Etudes Appliquées du Droit» (HEAD).
	
	Portée par une société commerciale (société par actions simplifiée) et en partenariat exclusif avec l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris I), cette école, qui serait «détenue par des professionnels du droit et des personnes intéressées par l’enseignement supérieur» et dont les locaux seraient situés sur la plateau de SACLAY, se présente comme la «première grande école de formation au droit privé et au droit public des affaires destinée principalement à des étudiants de haut niveau ayant obtenu une licence en droit».
	
	200 étudiants seraient admis, chaque année, sur concours, et se verraient proposés un parcours de 3 ans. Lors des deux premières années, ils suivraient les enseignements d’un master 1 et d’un master 2 de l’Université Paris I ainsi que des enseignements complémentaires dispensés au sein de HEAD, dans des domaines tels que l’économie, la finance, les relations internationales, les sciences politiques et la littérature. La troisième année se déroulerait «dans une université ou une école partenaire en vue de permettre aux étudiants de bénéficier d’un diplôme du type LLM».
	
	Les droits d’inscription seraient de 14 000 euros pour chacune des deux premières années et varieraient, entre 21 000 et 42 000 euros, pour la troisième année.
	
	Un laboratoire de recherches d’HEAD serait créé en relation avec les professeurs de l’Université Paris I.
	
	HEAD conclurait «un accord spécifique avec l’Ecole de formation du Barreau de Paris afin que les étudiants soient exemptés de certaines épreuves de l’examen d’entrée à l’EFB et que le stage effectué au sein de l’Ecole corresponde à celui qui est requis par l’EFB».
	
	La Conférence des Doyens :
	
	- s’étonne qu’un tel projet, qui constitue une évolution décisive de l’organisation et de la recherche en droit, s’élabore sans que le Conseil National du Droit et la Conférence des Doyens n’en aient été informés, alors même qu’une Université partenaire est impliquée.
	
	- s’inquiète d’une telle initiative qui pourrait conduire à un affaiblissement des Facultés de droit par une concurrence totalement déséquilibrée.
	
	- dénonce le montant extravagant des droits d’inscription, contraire à la tradition de l’enseignement du droit en France.
	
	- s’oppose résolument à la création de sociétés commerciales dont l’objet prétendu serait l’enseignement et la recherche en droit.
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 21:17:26 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>"On achève bien J. de Romilly", par P. Assouline</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>&lt;img src='http://www.fabula.org/actualites/documents/48289.jpeg' width='70' alt=''/&gt;
	Jacqueline de Romilly n’a jamais été autant sollicitée que depuis sa disparition il y a un an . On ne compte plus les places, les rues, les collèges, les bibliothèques, les médiathèques qui s’enorgueilliraient de porter son nom. Ce qui est dans l’ordre des choses eu égard à son image, son prestige et son œuvre. Or on vient d’apprendre que le ministère de la Culture lance un concours auprès des professeurs de langues et cultures de l’Antiquité de l’enseignement secondaire et de leurs élèves afin de récompenser «un projet ou la création d’outils pédagogiques faisant preuve d’inventivité pédagogique ou éducative pour favoriser le rayonnement des langues anciennes», étant entendu que le dit projet sera marqué du sceau de l’interdisciplinarité. Les candidatures devront être déposées auprès du chef d'établissement avant le 12 février 2012, le prix étant remis en avril après délibération par un jury d’inspecteurs. Qu’est-ce qu’on gagne? «Desressources numériques» (tablettes etc) ainsi que «des ouvrages» (!). Mais le pire est encore à venir. Car le ministre de l’Education nationale n’a rien trouvé de mieux que de baptiser la récompense «Prix Jacqueline de Romilly» . Un comble lorsqu’on se souvient des combats que l’helléniste n’a cessé de mener en vain contre l’Education nationale sous tous les régimes. Généralement, l’accueil était poli, c’est à dire indifférent, et sa réclamation renvoyée à des calendes que l’on n’ose dire grecques. François Bayrou, ministre de 1993 à 1997 et agrégé de lettres classiques, fut l’un des rares à lui prêter personnellement une oreille attentive. Mais les élections approchant, ses promesses ne furent pas suivies d’effet, autant dire trahies; l’enseignement du latin et du grec continua à se réduire en peau de chagrin. […]

	Lire la suite sur le blog de P. Assouline…

	* * *

	Voir aussi le texte publié sur Fabula par différents professeurs de classes préparatoires.
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 15:08:29 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title> "Évaluer le CNRS?", par S. Huet (blog Libération)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Sur l'évaluation du Cnrs par l'Aeres, le SNCS (Syndicat national des chercheurs scientifiques) a publié le communiqué suivant :
	
	«Évaluer» le CNRS ? Questions sur une visite de l’AERES
	
	On connaît enfin le comité constitué par l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur pour évaluer, en une petite semaine, le Centre national de la recherche scientifique. La biologie n’y est représentée que par des médecins (le conseil de l’Agence lui-même s’en est ému*), les mathématiques par des mathématiciens appliqués, la valorisation est représentée par un véritable commando de quatre personnes ! On cherche en vain l’épistémologue ou le philosophe qu’il eût pourtant été logique de convoquer pour évaluer un organisme dont la mission première est l’avancement de la connaissance…
	Tombera-t-il donc de cet aréopage autre chose que des règles de plan social, assorties du sempiternel sermon sur la science au service des demandes « sociétales » ? Le CNRS est bien plus que cela.
	Il faut préserver sa capacité à entreprendre des recherches affranchies des contraintes économiques et des carcans disciplinaires. L’AERES est mise au défi de voir que la plus grande richesse de l’établissement est la liberté intellectuelle des chercheurs qui le font vivre depuis trois quarts de siècle et ont, grâce à ce cadre exceptionnel, accumulé leurs plus grandes découvertes.

	
	Christophe Blondel, trésorier national du SNCS-FSU

	

	* * *
	
	Si on laisse de côté l’épisode rocambolesque d’un rapport sur l’INSERM qui n’avait pas craint de recommander le démantèlement du département des sciences de la vie du CNRS, l’AERES aura finalement mis un certain temps avant de s’attaquer au Centre national de la recherche scientifique. C’est cependant en fanfare que le nouveau directeur de l’évaluation des établissements lance l’assaut, en déclarant que « le thème de l’évaluation n’est pas tant celui de la qualité scientifique, que le CNRS en tant qu’établissement ». On retrouve à la suite tous les termes attendus : « stratégie », « termes opérationnels », « ressources humaines ». Évaluer le CNRS en considérant la qualité de la science qu’on y fait comme un critère négligeable, il fallait oser ! Tout dépend évidemment de ce qu’on appelle « évaluer » ; il semble bien ici qu’on prétende évaluer le pommier sans goûter ses pommes…
	
	La direction du CNRS est serviable. Elle a fourni à l’AERES un rapport d’auto-évaluation dans lequel diagrammes, histogrammes et camemberts tiennent le haut du pavé. Le mot « organisation » y apparaît 46 fois, les mots « découverte » et « intelligence » seulement 8 et 2 fois. On comprend que le conseil scientifique du CNRS se soit ému de n’avoir pas été associé à la rédaction de ce rapport qui semble considérer la recherche scientifique comme une activité accessoire. Tout cela n’empêche pas le président de l’AERES d’estimer que ce rapport est le « résultat d’une réflexion interne importante et qui sera un point d’analyse et d’appui important pour les experts ». Tellement interne qu’elle a dû se dérouler dans des cabinets noirs où le conseil scientifique lui-même – et plus généralement le Comité national – n’a pas accès.
	
	Dans le discours de bonne organisation où baigne le rapport d’autoévaluation du CNRS, les conquêtes du savoir réalisées au sein de l’organisme surnagent comme de charmantes îles flottantes. Quelques encadrés nous rappellent quelques très belles découvertes, mais donnent envie de dire aux évaluateurs : « encore un effort », encore un effort pour tirer les bonnes leçons de ces découvertes ! Certes le rapport écrit, en gras, que « le CNRS doit se tenir à l'écart des polémiques médiatiques, car le temps des médias n'est pas le temps de la recherche ». Cela toutefois arrive tard, bien tard, dans le chapitre sur l’expertise scientifique… En réalité, la question de la durée laissée à la recherche fondamentale devrait être première et centrale. La durée, lorsqu’elle est évoquée dans le texte, est hélas toujours déterminée d’avance. Or c’est d’une autre durée, beaucoup moins déterminée, que la recherche a besoin.
	
	Étonnant paradoxe : le président du CNRS, dans son introduction, entonne le discours trop entendu du « tout a changé » qui justifie les bouleversements les plus irréfléchis. Mais les exemples de découvertes que cite le rapport sont, pour beaucoup, des découvertes enracinées dans le siècle dernier. En physique l’expérience d’Aspect fut peut-être un des plus beaux résultats du siècle. Mais c’était le XXème... À quoi sert de citer cet exemple, à quoi servent tous les prix Nobel de l’établissement qu’on recompte fièrement si le « paysage » a tant « changé depuis une quinzaine d’années » ? Au moment où la direction du CNRS se prend au piège de ses contradictions, espérons que des lecteurs raisonnables réaliseront au travers de ces exemples que ce qui a « changé » est moins important, finalement, que la permanence de notre métier.
	
	Le rapport rappelle fort opportunément l’initiative prise par le président du CNRS pour fournir à la communauté des chercheurs en science du climat le soutien qu’une autre institution, dont ç’eût pu être la mission, ne leur a donné que de façon tristement ambiguë. Le rétablissement de la parole scientifique d’une communauté mise en danger par quelques charlatans bien en cour fut, cette année, l’une des plus belles illustrations de la raison d’être de notre établissement public. Le paradoxe est cependant de ne pas voir que ce sujet-là, précisément, bat en brèche la thèse, complaisamment énoncée dans l’introduction, d’une science répondant aux « attentes » de la société. Car le réchauffement climatique, personne ne l’avait demandé aux climatologues ! Au point que certains ne veulent toujours pas l’admettre et que les politiques, ces jours-ci, ignorent superbement Durban… La bataille de l’intelligence n’est pas gagnée.
	
	La recherche, et donc le Centre national de la recherche scientifique, ne doivent pas seulement tâcher de « répondre aux attentes », mais aussi et surtout conserver leur capacité de révéler, de façon inopinée quelquefois, des vérités qui dérangent. Il faut pour cela que le CNRS reste un espace de liberté, qui ne s’englue pas dans une organisation trop bien corsetée, et qu’il retrouve sa capacité perdue de donner à ses chercheurs les moyens de travailler. Peut-on attendre un tel diagnostic d’une AERES enfantée par le même gouvernement que l’ANR et qui n’existe depuis lors que comme une agence de notation mécanique : A+, A, B, C… ? Il est permis d’en douter : en cinq ans d’existence, l’AERES n’aura jamais fait la démonstration de sa légitimité.
	
	
	(*) Nouveauté intéressante : les procès-verbaux des conseils de l’AERES sont en ligne en http://www.aeres-evaluation.com/Publications/Documentation-on-the-Agency/Institutional-documents Les citations du texte ci-contre sont tirées du PV de la réunion du 13 octobre 2011
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 14:49:19 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>La Société des agrégés dénonce le rapport Grosperrin sur la formation des enseignants</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	
		
			
		
			
				
					La Société des agrégés dénonce avec la plus grande vigueur la nouvelle version du rapport Grosperrin, 7 décembre 2011
			
		
		
			
				
					La Société des agrégés dénonce avec la plus grande vigueur la nouvelle version du rapport Grosperrin. En effet, si la suppression de l’agrégation externe ainsi que la suppression des concours de recrutement ont disparu du corpus des propositions finales, des passages du rapport continuent d’en traiter amplement. L’excellence disciplinaire ne saurait être garantie par d’autres moyens que le concours. Nous ne comprenons pas quelle autre finalité il conviendrait, selon M.Grosperrin, de trouver à l’agrégation. La Société des agrégés ne peu! t laisser attaquer de la sorte l’agrégation externe, concours de haut niveau et qui a prouvé son efficacité et son attractivité.
				
					Jean-Michel Léost Président de la Société des agrégés
				
					Lire ci-joint l'analyse de l'association.
			
		
	


	
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 14:41:01 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>"Quelle morale, et pour qui? L’éternel retour de la morale à l’école", par R. Ogien (laviedesidees.fr)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>&lt;img src='http://www.fabula.org/actualites/documents/48283.jpg' width='70' alt=''/&gt;
	Sur le site lavidesidees.fr, en date du 06-12-2011

	Quelle morale, et pour qui? L’éternel retour de la morale à l’école

	
		par Ruwen Ogien


	
		Que vise le retour de la morale à l’école, prôné par le gouvernement? Selon Ruwen Ogien, ce n’est qu’un nouvel épisode de la guerre intellectuelle menée contre les pauvres, qui vise à les faire passer pour responsables de leur situation de plus en plus précaire.


	Alors que[ 1] les congés scolaires de l’été 2011 n’étaient pas encore achevés, le Ministre de l’éducation, Luc Chatel, s’était déjà remis au travail pour annoncer en grande pompe le retour de l’instruction morale à l’école élémentaire.[ 2] La mesure, présentée comme une innovation pédagogique importante, qui restaurait enfin un programme abusivement supprimé il y a près de quarante ans à cause d’une supposée dérive post soixante-huitarde[ 3], n’avait pourtant rien d’original. Trois ans auparavant déjà, en 2008, Xavier Darcos, alors en charge de l’Éducation dans le premier gouvernement Fillon, avait remplacé l’éducation civique par l’instruction civique et morale.[ 4]

	L’utilité d’ajouter une mesure à peu près identique à celle qui existait déjà (et qui ne sera probablement pas plus appliquée que cette dernière) n’étant pas évidente, il était légitime de se demander ce qu’elle visait vraiment. Les syndicats dénoncèrent une manœuvre «destinée à masquer les véritables problèmes de l’école, que ce soit les suppressions de postes ou bien le manque de moyens mis en œuvre dans les établissements pour aider les élèves en difficulté» et une opération de communication destinée à flatter un électorat conservateur toujours demandeur d’ordre moral.[ 5]

	Il est difficile de nier que ce fût l’une des motivations politiques du ministère, qui devait faire face à la montée de l’ «indignation» des écoles publiques et privées, en raison de la paupérisation organisée de ces institutions. Mais, au delà, le retour de la morale à l’école est, à mon avis, un nouvel épisode de la guerre intellectuelle menée contre les pauvres, qui vise à les faire passer pour responsables de leur situation de plus en plus précaire. […]

	Lire ou télécharger l'intégralité du texte sur le site laviedesidees.fr…
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 13:14:25 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Les dysfonctionnements du Cnu, décembre 2011</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Motion votée par la 10e section (Littérature comparée)

	«Afin de garantir le bon fonctionnement de la session de qualification, et malgré un certain nombre de problèmes administratifs, les membres présents de la 10e section ont élu leur bureau. Nous tenons néanmoins à attirer l’attention du ministère sur de graves dysfonctionnements dans l’installation de la section, dysfonctionnements relatifs aux membres nommés: non publication de la liste des membres nommés au BO; non publication des fiches biographiques; suppléants nommés non désignés; absence de convocation pour au moins deux membres; erreur sur le collège d’un membre. Compte tenu de l’importance des nouvelles missions attribuées au CNU et de l’exigence légitime de transparence attendue des candidats à l’élection, on est en droit de s’étonner que le Ministère n’ait pas accordé davantage d’attention à la désignation des membres nommés et à l’installation effective de notre section.»

	Votée à l’unanimité

	Sur slu, un dossier plus complet: Les dysfonctionnements du CNU, décembre 2011

	Lire aussi: CNU: le grand cafouillage. L'exemple de la section 19 (sociologie)

	
</description>
<author>berengerboulay@yahoo.fr (Bérenger Boulay)</author>
<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 21:37:48 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Motion sur la réforme de l'évaluation des enseignants (associations de professeurs - décembre 2011)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS D'ASSOCIATIONS DE PROFESSEURS SPÉCIALISTES
	
	Motion sur la réforme de l'évaluation des enseignants
	
	Les associations signataires ont pris connaissance du projet d'arrêté réformant l'évaluation des professeurs, qui prétend réduire cette évaluation à un « entretien professionnel » « conduit par le supérieur hiérarchique direct de l’agent » excluant les inspecteurs pédagogiques du processus d’évaluation des professeurs au profit des proviseurs ou d’un autre « fonctionnaire » désigné par « l’autorité hiérarchique », qui pourrait ne pas être « le supérieur direct de l’agent ». Les associations signataires voient dans ce projet le cheval de Troie d'une profonde dénaturation des missions d'enseignement.
	En effet, si la pédagogie des professeurs n'est plus évaluée par les spécialistes de leur discipline que sont les inspecteurs, c'est en toute logique que les savoirs disciplinaires ne seront plus au centre de leur mission, ce d'autant plus que des activités étrangères à l'enseignement seraient prises en considération.
	Par ailleurs, en confiant, dans le cadre d'une autonomie accrue des établissements, aux seuls chefs d'établissement, déjà présidents du conseil pédagogique, toute l'évaluation des professeurs, ce projet les soumet à des critères locaux et subordonne les programmes nationaux et la liberté pédagogique au projet d'établissement, remettant en cause le caractère national de l'enseignement dispensé. Enfin, en parlant d’une évaluation à la mesure « des résultats professionnels obtenus par l’agent », ce projet transforme la question de l’échec scolaire en problème de productivité et en disculpe
	commodément les politiques mises en oeuvre ces dernières décennies. Dans une école alors conçue comme une entreprise, où des « objectifs » sont « assignés » à « l’agent », éduquer reviendrait à produire des résultats selon les mêmes exigences de rentabilité et en modelant les élèves sur la demande du
	« marché du travail ».
	Les associations signataires dénoncent dans cet arrêté l’étape décisive d’un processus destructeur des ambitions humanistes et émancipatrices de l'école républicaine. Elles en exigent le retrait immédiat et le maintien de la double notation des professeurs.
	
	Association des Professeurs d'Arts Plastiques (APAP)
	Association des Professeurs de Communication et d'Économie-Gestion (APCEG)
	Association des Professeurs d'Éducation Musicale (APÉMu)
	Association des Professeurs de Français et de Langues Anciennes des Classes Préparatoires
	Littéraires (APFLA-CPL)
	Association des Professeurs d'Histoire-Géographie (APHG)
	Association des Professeurs de Lettres (APL)
	Association des Professeurs de Mathématiques de l'Enseignement Public (APMEP)
	Association des Professeurs de Philosophie de l'Enseignement Public (APPEP)
	Association des Professeurs de Sciences Médico-Sociales (APSMS)
	Association des Professeurs de Vente (APV)
	Coordination Nationale des Associations Régionales d'Enseignants de Langues Anciennes
	(Cnarela)
	Société des Langues Néo-Latines (SLNL)
	Union des Professeurs de Physiologie, Biochimie et Microbiologie (UPBM)

	

	Lire également:

	
		Communiqué intersyndical et pétition contre l'évaluation des enseignants du second degré par les chefs d'établissements
	
		Evaluation des profs: les enjeux et la question des salaires
	
		Dossier de SLU: La notation des profs par les chefs d’établissement
	
		Communiqué de Sud Éducation: Non à la notation, trois fois non aux entretiens d’évaluation!
	
		Une Grève unitaire dans l'éducation est prévue le 15 décembre 2011 .

</description>
<author>berengerboulay@yahoo.fr (Bérenger Boulay)</author>
<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 18:30:23 +0100</pubDate>
<guid isPermaLink="false">fabula_channel48183</guid>
</item>

<item>
<title>Mobilisation à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour "sous tutelle" , communiqué intersyndical du 02/12/11</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Budget 2012: facs autonomes, facs fauchées .

	

	Mobilisation à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour "sous tutelle" , 2 décembre 2011:

	

	
		La mobilisation du personnel avance, le CA refuse le "pré-budget"


	La communauté universitaire a massivement répondu à l'appel de l'AG des personnels :
	plus de 450 personnes ont signé la motion de défense des revendications des personnels et de la qualité du service public universitaire à l'UPPA.
	
	Elles ont exprimé leur refus de l'austérité et de la pénurie budgétaire, dont les personnels et étudiants n'ont pas à faire les frais.
	
	La remise des signatures au Président hier par les organisations syndicales, avant l'ouverture du CA et en présence de personnels et étudiants, a donné le ton et fait entendre notre voix à tous dans cette assemblée.
	Le CA a repoussé le vote des grandes masses du budget.
	
	Le ministère est placé face à ses responsabilités. Il doit donner à l'UPPA une dotation budgétaire à hauteur de ses besoins.
	
	La mobilisation continue : nous appelons les personnels à participer mardi 6 décembre à la réunion d'information, organisée par le président et ouverte aux étudiants .

	
		Les organisations syndicales
	FERC-SUP CGT, FSU (SNASUB et SNESUP), SGEN-CFDT, SNPREES-FO, UNSA (A&amp;I et SNPTES)

	

	Revue de presse :
	http://www.pluzz.fr/jt-local-19-20---pau-sud-aquitaine-2011-12-01-19h15.html
	http://www.sudouest.fr/2011/12/02/uppa-le-conseil-retarde-par-la-petition-568928-4344.php#xtor=RSS-10521769
	http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/12/02/universite-le-prebudget-rejete-hier-par-le-conseil,219913.php
	
	
</description>
<author>berengerboulay@yahoo.fr (Bérenger Boulay)</author>
<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 22:39:35 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Les étrangers pauvres au ban de l’université? Communiqué du Gisti, 01/12/11</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	
		
			Les étrangers pauvres au ban de l’université? - Communiqué du GISTI, 1er décembre 2011
	


	
		Groupe d’information et de soutien des immigrés.
	
		«Le gouvernement s’est fixé pour objectif de réduire l’immigration légale, en mettant notamment l’accent sur la maîtrise de l’immigration professionnelle et étudiante»


	Lire le communiqué sur SLU

	

	Lire aussi La circulaire Guéant et ses effets - dossier màj 02/12/11 

	Lire également le recours du Gisti devant le Conseil d'Etat , et Assez d'atteintes aux droits et à la dignité des personnes dans les préfectures ! , semaine d'actions du 5 au 9 décembre 2011, avec un calendrier des initiatives prévues.
</description>
<author>berengerboulay@yahoo.fr (Bérenger Boulay)</author>
<pubDate>Sat, 03 Dec 2011 12:05:46 +0100</pubDate>
<guid isPermaLink="false">fabula_channel48145</guid>
</item>

<item>
<title>"Un dispositif central de la destruction de la formation des enseignants déclaré illégal par le Conseil d’État" - Communiqué de Slu (01/12/11)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>&lt;img src='http://www.fabula.org/actualites/documents/48139.gif' width='70' alt=''/&gt;
	Un dispositif central de la destruction de la formation des enseignants déclaré illégal par le Conseil d’État - Communiqué de «Sauvons l’Université!», 1 er décembre 2011

	Le 28 novembre 2011, le Conseil d’État a rendu sa décision concernant la requête introduite conjointement par «Sauvons l’université!», SUD-Éducation et la FCPE contre l’arrêté du 12 mai 2010 « portant définition des compétences à acquérir par les professeurs, documentalistes et conseillers principaux d’éducation pour l’exercice de leur métier ». Cet arrêté du 12 mai 2010 abrogeait l’arrêté portant cahier des charges de la formation (arrêté du 19 décembre 2006). Il le remplaçait par la seule définition des « compétences ».

	Lire la suite .

	lire aussi Vers la fin du temps plein pour les enseignants stagiaires? (màj/01/12/11)
</description>
<author>berengerboulay@yahoo.fr (Bérenger Boulay)</author>
<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 13:21:17 +0100</pubDate>
<guid isPermaLink="false">fabula_channel48139</guid>
</item>

<item>
<title>CNU: le grand cafouillage. L'exemple de la section 19 (sociologie)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	La plupart des sections du CNU renouvelé se sont réunies en cette fin de mois de novembre sans que la liste des membres nommés soit connue des membres élus, et a fortiori sans que les membres nommés puissent assister à cette première réunion et participer à l'élection du bureau, ce qui est illégal. (Note de Fabula)

	

	* * *

	

	Sur le site agora.hypotheses.org, en date du 29/11/11, le cas particulier mais exemplaire de la section de sociologie:

	Informations sur la nouvelle section 19 du CNU, par son bureau

	
		29 novembre 2011


	Pendant la précédente mandature, la section 19 (sociologie, démographie) du Conseil national des universités (CNU) s’était distinguée des autres sections par des pratiques d’auto-promotion qui avaient scandale et entraîné la démission de plusieurs membres de la section. Avec le succès massif (plus de 80% chez les professeurs, plus de 90% chez les maîtres de conférences) de la liste de reconstruction aux dernières élections, on pensait cette période noire terminée. Il n’en est rien : la désignation des membres de la section nommés par le Ministère sème à nouveau le trouble… Pour y voir un peu plus clair, AGORA publie ce communiqué du bureau tout juste élu de la section 19…

	La crise de la section 19 du Conseil National des Universités (CNU) a fait couler beaucoup d’encre ces deux dernières années. Des pétitions avaient circulé et avaient été signées par des centaines de collègues sociologues et démographes condamnant les pratiques d’autopromotion et réclamant la dissolution de la section. Le ministère refusa. Face à cet état de fait, les associations professionnelles (ASES et AFS) et les syndicats Sgen-CFDT et Snesup ont porté l’idée d’une liste «ouverte et de reconstruction» où seraient représentées les différentes sensibilités et les différentes traditions de recherche sociologiques. Celle-ci fut construite au cours de longues réunions où syndiqués et non syndiqués réaffirmaient, ensemble, la nécessité de plusieurs critères déontologiques (refus des auto-promotions, transparence des critères d’évaluation, refus de la hiérarchisation des dossiers d’évaluation des enseignants-chercheurs en A, B, C…). Etaient également rappelés un certain nombre de principes de base: parité, respect des équilibres géographiques, respect des différentes conditions d’exercice de la sociologie… La plupart des syndicats acceptaient de mettre en suspens leurs divergences ponctuelles, actant de la situation particulière en section 19.

	Les résultats des élections furent les suivants: 

	Pour les rang A

	- Liste ouverte et de reconstruction: 80,35% des voix (139 sur 173 scrutins exprimés) = 10 sièges sur 12

	- Unsa: 19,65% des voix (34 voix sur 173 scrutins exprimés) = 2 sièges sur 12

	Pour les rang B

	- Liste ouverte et de reconstruction: 90,11 % des voix (310 sur 344 scrutins exprimés) = 11 sièges sur 12

	- Unsa: 9,89% des voix (34 voix sur 344 scrutins exprimés) = 1 siège sur 12

	La représentativité au regard de l’ensemble de la communauté des collègues de la liste ouverte et de reconstruction est indéniable. Il nous semblait clair qu’à travers ces élections le ministère aurait la preuve de l’affirmation par la communauté des sociologues d’une volonté de tourner la page.

	Les nominations.

	Pour rappel, le CNU est composé pour un tiers de nommés. Selon les textes officiels ces nominations doivent permettre notamment de corriger les déséquilibres géographiques ou d’orientations disciplinaires.

	Première déconvenue. En arrivant jeudi 24 novembre, le matin de la première réunion de la section 19, personne n’avait eu connaissance de la liste définitive des nommés. C’est illégal. La liste était supposée être publiée au Bulletin Officiel, accompagnée d’une publication des CV sur GALAXIE. Le matin de la réunion, une feuille transmise par l’administration précisait une liste de nommés mais certains des noms étaient mal orthographiés ou le prénom manquait, certains binômes étaient incomplets et ne comportaient aucun suppléant . Pour information, voici la liste des nommé-e-s telle que nous pouvons la reconstituer aujourd’hui, sous toute réserve (puisque rien n’est publié au JO):

	Rang A titulaires: Philippe Combessie (Nanterre), Joëlle Deniot (Nantes, liste UNSA – a démissionné), Michèle Dion (Université de Bourgogne), Philippe Joron (Montpellier 3, liste UNSA), Sebastien Schehr (Université de Savoie), Patrick Tacussel (Montpellier 3).

	Rang A suppléant-e-s: Charles Cuin (Bordeaux 2), Anne-Marie Mamontoff (Perpignan), Olivier Sirost (Rouen), manquent 3 suppléant-e-s.

	Rang B titulaires: Jean-Yves Dartiguenave (Rennes 2- Liste UNSA), Alejandra Gaviria (IUT Le Havre, liste UNSA), Aurélie Jeantet (Paris 3), Myriam Klinger (Strasbourg), Zaihia Zeroulou (Lille 1) (+ une case incomplète et sans prénom sur la liste).

	Rang B suppléant-e-s: Maryse Gaimard (Bordeaux 2), Eric Letonturier (Paris 5), Vincenzo Susca (Montpellier 3), manquent 3 suppléant-e-s.

	Aujourd’hui, nous ne connaissons toujours pas la liste définitive des nommé-e-s et nous ne savons pas quand auront lieu les publications au journal officiel. La situation ne concerne pas que la sociologie. La section philosophie (17) n’ayant pas non plus une liste de nommé-e-s régulière, n’a pas pu installer son bureau. Lors de la réunion du groupe de sections SHS le 24 octobre après-midi, un constat édifiant était fait: aucune section n’était épargnée par cette situation.

	En section 16 (psychologie), manquait 1 PR suppléant, en section 18 (Architecture) 1PR suppléant et 2 MC suppléants manquaient à l’appel. En section 20 (anthropologie / ethnologie) manquaient 3 suppléants MCF, et un suppléant PR. En section 21 (histoire ancienne et médiévale), manquaient 1 suppléant MCF et 5 suppléants PR. En section 22 (histoire moderne et contemporaine) manquaient 3 suppléants MCF et 6 suppléants PR. En section 23 (géographie) manquaient 2 suppléants MCF et 2 suppléants PR. En section 24 (aménagement) manquait 1 MCF suppléant…

	Réuni le 24 novembre après-midi, l e groupe de sections SHS refusait alors d’élire son président et rédigeait cette motion commune, transmise au ministère :

	«Les membres du groupe IV du CNU, réunissant les sections 16 à 24, en l’absence de la 17eme protestent de la manière dont les sections ont été réunies : des binômes de membres nommés incomplets selon des critères géographiques et disciplinaires contestables accentuant parfois les déséquilibres qu’ils étaient censés corriger. Ils exigent que les listes définitives des sections soient complétées et publiées au BO et sur GALAXIE assortie des CV, pour permettre l’attribution des dossiers de qualification dans des délais décents pour les candidats. Ils souhaitent obtenir rapidement des précisions écrites sur les droits et missions des suppléants, leur capacité à siéger et être défrayés. Ils réclament enfin le plus rapidement possibles des éclaircissements sur le nouveau travail d’évaluation des dossiers individuels demandé aux sections.»

	Dans la situation actuelle, en l’absence d’une liste stabilisée des membres nommés, nous ne sommes pas en mesure de distribuer les 81 dossiers de candidature à la qualification de PU et les 524 dossiers de candidature à la qualification de MCF que la section 19 a reçus, en tenant compte des incompatibilités institutionnelles légales. Nous ne pouvons qu’inviter l’ensemble des collègues sociologues à exprimer directement ou à travers leurs associations professionnelles leur désaccord sur cette situation. Nous invitons également les associations représentant les doctorants à contester auprès du ministère l’absence de transparence élémentaire dans laquelle débute cette session: les candidates et candidats ne savent toujours pas à l’heure où nous écrivons ces lignes les noms de l’ensemble de leurs pairs qui siègeront au CNU.

	Le bureau de la section 19

	Isabelle Astier

	Céline Bessière

	Sylvain Laurens

	Olivier Martin
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 14:06:20 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>"pecres.hautetfort.com", le blog des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	
		
			Ouverture d’un blog "La précarité au quotidien", le blog des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche - 29 novembre 2011
		
			
	
	
		
			
				
					La précarité au quotidien
				
					Récits d'expériences dans l'enseignement supérieur et la recherche
			
		
	


	
		
			http://pecres.hautetfort.com
		
			
		
			Le collectif P.E.C.R.E.S. (Pour l’Étude des Conditions de travail dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche) propose aux personnes travaillant (ou ayant récemment travaillé) dans l’enseignement supérieur et la recherche dans un statut précaire de s’exprimer directement sur ce qu’être (ou avoir été récemment) précaire dans l’ESR veut dire en lançant un blog destiné à recueillir les récits, témoignages et analyses de la précarité, telle qu’elle est vécue au quotidien . L’objectif d’un tel blog est d’offrir un espace d’expression pour les personnes que la précarisation de l’ESR, exponentielle ces dernières années, touche en premier et le plus frontalement; lieu d’expression pour soi, un tel espace permettra de concentrer des récits précis, et subjectifs, susceptibles de faire ressortir les traits communs en même temps que la diversité des situations de précarité.
		
			Pour que la description de la précarisation de l’ESR ne se cantonne pas à des discours politiques généraux et abstraits, pour que la globalité de chaque expérience puisse être connue et partagée, nous vous encourageons à participer à ce blog et à faire connaître son existence. Bien sûr, chaque témoignage sera anonyme, et il n’y aura de modération de leur contenu qu’en cas d’instrumentalisation à des fins racistes, sexistes ou homophobes.
		
			Ce blog s’inscrit dans un travail de recherche et de dénonciation de la précarisation de l’ESR initié au cours de l’hiver 2009-2010 : une enquête par questionnaire avait alors été lancée par l’intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche pour saisir les conditions de travail et de vie des personnels précaires de l’ESR.
		
			En février 2010, cette enquête, qui a récolté plus de 4 400 réponses valides, a donné lieu à un rapport toujours consultable sur le site intersyndical dédié à la lutte contre la précarité: http://precarite-esr.org .
		
			En avril 2011, un ouvrage a été publié aux éditions Raisons d’agir, par le collectif P.E.C.R.E.S. issu du groupe de travail ayant construit l’enquête, sous le titre Recherche précarisée, recherche atomisée. Production et transmission des savoirs à l’heure de la précarisation . Ce livre rend compte des conditions de travail des personnes ayant répondu à l’enquête de 2009-2010 et propose une analyse de la précarisation programmée sur laquelle les "réformes" récentes de l’ESR reposent pour une large part (une présentation de l’ouvrage est accessible dans la rubrique "A propos" du Blog "La précarité au quotidien").
		
			Vous trouverez toutes les explications, la démarche et le mode d’emploi du blog à l’adresse suivante: http://pecres.hautetfort.com .
	


	
</description>
<author>berengerboulay@yahoo.fr (Bérenger Boulay)</author>
<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 11:05:05 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Formation des enseignants: après le coup de semonce du Conseil d’Etat, la mastérisation ébranlée (màj/01/12/11) </title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	
		Un dispositif central de la destruction de la formation des enseignants déclaré illégal par le Conseil d’État - Communiqué de «Sauvons l’Université!», 1er décembre 2011
		
			Le 28 novembre 2011, le Conseil d’État a rendu sa décision concernant la requête introduite conjointement par «Sauvons l’université!», SUD-Éducation et la FCPE contre l’arrêté du 12 mai 2010 « portant définition des compétences à acquérir par les professeurs, documentalistes et conseillers principaux d’éducation pour l’exercice de leur métier ». Cet arrêté du 12 mai 2010 abrogeait l’arrêté portant cahier des charges de la formation (arrêté du 19 décembre 2006). Il le remplaçait par la seule définition des « compétences ». Lire la suite .
	


	
		
			
				Communiqués syndicaux et associatifs en réaction à l’arrêté du Conseil d’État du 28 novembre 2011 (màj 1er décembre 2011)
		
	


	
		
			Arrêté n°341775 du conseil d’État concernant la formation des enseignants (28 novembre 2011)
	
	
		
			Le Conseil d’Etat et la formation des enseignants, Claude Lelièvre, Médiapart, 30 novembre 2011
	
	
		Lire aussi L'Expresso du 30 Novembre .
	
		
			Revue de presse suivant l’arrêté du Conseil d’état du 28 novembre 2011
	


	

	Formation des enseignants: après le coup de semonce du Conseil d’Etat, la mastérisation ébranlée - Communiqué de Sud-Education

	http://www.sudeducation.org/Formation-des-enseignants-apres-le.html

	Le Conseil d’Etat, dans un avis du 28 novembre, a rendu une décision qui remet en cause certaines dispositions centrales de la réforme de la formation (dite «masterisation»). Sud éducation s’en félicite et demande l’application immédiate de cet arrêt.

	A la suite des recours conjoints intentés par SUD Education, «Sauvons L’université» et la FCPE, le Conseil d’Etat a annulé les articles 3 et 6 de l’arrêté du 12 mai 2010 fixant les compétences à évaluer chez les nouveaux enseignants, CPE et professeurs documentalistes et les modalités d’évaluation et de titularisation des agrégés. Le Conseil d’Etat estime que le ministre ne pouvait seul supprimer les textes antérieurs. Il invite les parties à discuter et pour cela laisse un sursis à cette annulation.

	Cette décision, malgré le sursis, va dans le sens du combat mené par Sud Education depuis des années contre la destruction de la formation professionnelle des enseignants et la reforme dite de «masterisation». Comme nous l’annoncions dès l’origine la masterisation a constitué une redoutable machine à supprimer des postes, tandis que les conditions d’entrée dans le métier devenaient si nocives que l’institution et le Président de la République euxmêmes étaient amenés à le reconnaître (rapport Jollion…).

	Par cette décision, le Conseil d’Etat reconnaît, comme nous l’avions avancé, que le Ministre de l’Education Nationale a agi dans la précipitation pour faire passer une réforme au pas de charge, sans même consulter le Ministère de l’enseignement Supérieur et de la Recherche. En outre, l’annulation décidée par le Conseil d’Etat, si elle était effective, remettrait en vigueur les dispositions antérieures (prévues dans l’arrêté du 19 décembre 2006 ): un tiers du temps de service, au maximum, se faisait alors en classe, et deux tiers en formation à l’IUFM.

	Ce sont donc les conditions de stage prévues par la masterisation (suppression des IUFM, intégralité du temps de service devant élèves, et les reliquats de formation en plus...) que la décision du Conseil d’Etat rend illégales.

	Ainsi, si cette annulation était effective demain, tous les stagiaires actuellement en poste devraient passer à un tiers de leur service devant élèves, et non plus à temps complet, puisque ce serait illégal: on imagine le cauchemar pour le ministère, contraint de faire le forcing auprès du Conseil d’Etat pour obtenir un sursis!... Nul doute d’ailleurs qu’il va tenter de profiter de ce délai pour faire passer un nouveau texte. Nous nous y opposerons résolument car nous pensons, comme les stagiaires mobilisés dans le collectif «Stagiaire Impossible», soutenu par une large intersyndicale, que c’est dès cette année que les conditions du stage doivent être revues.

	SUD Education demande l’application immédiate de l’annulation décidée par le Conseil d’Etat. La mobilisation contre cette réforme doit se poursuivre. Sud Education s’y engagera et continue de revendiquer l’abrogation de la mastérisation.
</description>
<author>berengerboulay@yahoo.fr (Bérenger Boulay)</author>
<pubDate>Sun, 04 Dec 2011 15:41:16 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Contes et comptes approximatifs: La semaine du 21 au 28 novembre 2011 sur le site de Slu</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>&lt;img src='http://www.fabula.org/actualites/documents/48087.gif' width='70' alt=''/&gt;
	La semaine de SLU du 21 au 28 novembre 2011

	http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5159

	

	
		
			Contes et comptes approximatifs
		
			
		
			Or donc un fonctionnaire en charge des finances  
			S’avisa un samedi qu’il fallait qu’on annonce
			Que huit universités sentaient vraiment le rance
			«Surveillance», dites-bien! Il faut que l’on renonce
			À prononcer « tutelle ». Ne faites pas le bêta,
			Et de la LRU , ne dites surtout pas
			Qu’autonomie ne fut qu’un pâle reliquat .
			Le ministre communique. Mais que ne fait-il pas?
			De huit, le jeudi, jusqu’à sept rétrograde
			Car Nice n’est pas si rouge que la belle Belgrade
			Et n’a pas ses finances de la même couleur
			Que tous ces amateurs qui n’ont pas de compteur.
		
			***
		
			Le cafouillage n’est pas le seul vice à la mode
			L’obstination seule pourrait user Hérode
			Alors que revenu du fin fond du Poitou
			Il essaie de fléchir de Guéant le courroux
			Mais las! T’as pas compris? Le pognon, voilà tout
			Ce qu’on peut espérer soutirer par dessous
			Aux étudiants mus par l’amour de Francion
			Venus traîner leurs basques au collège de Sorbon.
			Que viennent-ils d’ailleurs espérer faire en France?
			Quand même en Amérique , sortant de leur silence
			Certains se manifestent jusque sur les campus
			Tu nous vois donc demain devoir leur courir sus?  
		
			***
		
			Un autre phénomène, relifté L’Oréal,
			A caché aux parents , ce qui n’est pas banal,
			Des chiffres statistiques, sur les prévisions
			Des effectifs d’enfants qui, dès l’année prochaine
			Devraient fréquenter l’école républicaine.
			Les parents en effet cette semaine se déchainent.
			Certains osent prétendre que la grande UMP
			Après les élections voudrait bien achever 
			La très noble et antique école de la Nation
			Mais ce n’est pas son genre! Il s’agit seulement
			Par l’évaluation forcée des enseignants
			De faire partout éclore l’excellence à tous vents,
			Même si par temps gris et saison conformiste,
			L’inspection doit mater tous ces récidivistes
			Dont les élèves savent des rimes anarchistes
			Ou peut-être simplement le chant des partisans.
		
			***
		
			Tout est-il donc si noir, tout est-il donc foutu?
			En tous cas, des pépètes, bientôt y en aura plus.
			Ainsi parle le sénat dans son rapport tout cru
			Mais faudrait qu’il nous dise quand y en a jamais eu!
			Cherche président par petites annonces
			C’est dire si collégiale est l’université
			Ainsi que le CNESER l’a tantôt dénoncé.
			Combien encore faudra-t-il de coup de semonces
			Pour constater enfin que notre métier s’éteint ?
			Le maître de conf., hâve, git sous un tas de ronces,
			Fait de tableaux excel et de pensez-à-rien,
			À moins qu’au sens propre, et grâce aux bétonneurs
			Qui dans marchés publics mêlent épinards et beurre,
			Il ne prenne sur la tête la cabane et le chien.  
		
			***
		
			Et la morale de l’histoire, dont on ne se lasse pas. Allez, redis-la moi avant d’éteindre la lumière. Ça fait trop peur:
			" Si jamais, quand vous tombez malade, cela n’a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n’est pas très responsabilisant. Du coup, on a un peu l’impression que la sécurité sociale est quelque chose sur lequel on peut tirer sans qu’il y ait un impact. "
			Laurent Wauquiez, interview sur BFM TV-RMC, 16 novembre 2011.
	


	
</description>
<author>berengerboulay@yahoo.fr (Bérenger Boulay)</author>
<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 13:53:02 +0100</pubDate>
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</item>

<item>
<title>Motion du CA des Université de Paris-Sud et de Bourgogne sur l'évaluation par le CNU des enseignants-chercheurs (12/12/11)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Motions des CA de Paris Sud et de l’université de Bourgogne: pour un moratoire des évaluations individuelles par le CNU (12/12/11)

	

	La motion suivante, à l'initiative de l'équipe présidentielle, a été votée le 12/12/11 à l'unanimité moins deux abstentions, par le CA de l'Université de Paris-Sud.
	
	
	Les universités ont reçu fin novembre l'annonce de la mise en place en
	2012 de l'évaluation par le CNU des enseignants-chercheurs par tranche quadriennale en
	fonction du mois de naissance. Les établissements doivent retourner pour
	le 15 janvier les listes des enseignants-chercheurs à évaluer , que ce soit dans la procédure
	normale ou pour la prise en compte des demandes individuelles.
	L'établissement de ces listes demande des itérations multiples avec les
	enseignants-chercheurs, pour assurer de leur rigoureuse exactitude et totale exhaustivité.

	Ce travail ne peut être fait valablement dans le temps imparti. Pour la
	suite de la procédure, un calendrier prévisionnel a été proposé dans
	l'urgence, dans le cadre d'une démarche calquée sur le dispositif de
	traitement des dossiers de promotion par les établissements. Le conseil
	d'administration considère que ce dispositif est établi sans
	informations préalables suffisantes des enseignants-chercheurs, sans définition précise des
	éléments à prendre en compte pour cette évaluation, sans distinction
	dans les procédures du recueil des avis du CA pour les promotions et les
	évaluations, alors que ces examens de dossiers relèvent à l'évidence de
	logiques différentes.

	Le CA constate également qu'aucune réflexion n'est
	menée pour l'articulation de ces évaluations avec les évaluations des
	unités de recherche de rattachement comportant elles-mêmes des fiches
	individuelles des enseignants-chercheurs.

	En conséquence, le CA de l'UPS demande que
	l'application du dispositif d'évaluation quadriennale des enseignants-chercheurs fasse
	l'objet d'un moratoire de six mois ou d'un an de façon à définir
	clairement et de façon concertée les conditions adaptées de cette
	opération, dans ses objectifs et ses critères, dans ses modalités et
	dans son calendrier de mise en place.

	* * *

	Motion du CA de l’Université de Bourgogne
	12 décembre 2011

	La Direction Générale des Ressources Humaines du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a publié une note décrivant le calendrier complet de la gestion des carrières des enseignants-chercheurs.

	Les membres du Conseil d’administration de l’Université de Bourgogne constatent que les calendriers des promotions et de la nouvelle mission d’évaluation des enseignants-chercheurs se chevauchent.

	A ce jour, nul ne connaît le contenu du futur dossier à remplir par les évaluables. Nul ne connaît le type d’avis que devra émettre l’établissement sur chaque dossier. Nul ne connaît l’utilisation qui sera faite du retour des sections du Conseil National des Universités. Il est extrêmement difficile au personnel administratif de faire face à la surcharge de travail engendré par cette nouvelle tâche.

	ll est également impossible aux enseignants-chercheurs de déposer une demande de promotion et d’évaluation dans un délai aussi court.

	Les membres du Conseil de l’administration de l’Université de Bourgogne exigent un moratoire d’un an pour permettre aux établissements, au CNU, aux enseignants-chercheurs d’aborder l’évaluation récurrente dans de meilleures conditions.

	Adoptée à l’unanimité moins une abstention

	* * *

	En pièce jointe, la note du ministère aux présidents d’université
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 11:37:33 +0100</pubDate>
<guid isPermaLink="false">fabula_channel48299</guid>
</item>

<item>
<title>Comment refonder une démocratie dans l’enseignement supérieur et la recherche? (Séminaire Politiques des sciences 15/12/11)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	

	ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SCIENCES SOCIALES
	
	Les Politiques des sciences. Séminaire alternatif

	2e et 4e jeudis du mois de 17 h à 19 h

	(EHESS, salle M. et D. Lombard, 96 bd Raspail 75006 Paris)

	10 novembre 2011 au 24 mai 2012

	attention séance décalée à 19h-21h dans la même salle 

	Jeudi 15 décembre 2011

	Deuxième séance:Questions aux acteurs du mouvement – Comment refonder une démocratie dans l’enseignement supérieur et la recherche ?

	
	L’université et la recherche françaises seront probablement placées en 2012 dans une situation politique nouvelle. Que celle-ci aboutisse à un véritable changement de cap dépend pour une part des acteurs du mouvement multiforme de résistance aux « réformes » en cours. Nous proposerons cette année à quelques uns d’entre eux de répondre aux questions des participants au séminaire sur la reconstruction de l’enseignement supérieur et de la recherche après une possible victoire électorale de la gauche. Au programme de cette séance : comment liquider les multiples entraves institutionnelles à la démocratie académique que la politique actuelle a construites, comment refonder un autogouvernement des communautés et des institutions concernées, comment concevoir une articulation correcte avec les pouvoirs politico-administratifs, comment arrêter la course vers la concurrence généralisée et ouvrir la voie aux nécessaires coopérations ?

	Débat avec : Etienne Boisserie (histoire, INALCO, membre de Sauvons l’université)

	Philippe Büttgen (philosophie, Paris Panthéon-Sorbonne, membre du SNCS-FSU)

	Christophe Pebarthe (histoire ancienne, Bordeaux 3, membre du SNESup-FSU)

	
	Modératrice : Liora Israel (sociologie, EHESS)
	

	Des comptes-rendus et fichiers audio des séances des années 2009-2011 et de la première séance 2011-2012 sont disponibles sur http://pds.hypotheses.org

	de la part de:Michel Agier (DE EHESS),Michel Barthélémy (CR CNRS), Claude Calame (DE EHESS), Robert Descimon (DE EHESS), Sophie Desrosiers (MC EHESS), Mary Picone (MC EHESS), Sylvain Piron (MC EHESS), Christian Topalov (DE EHESS)

	

	Adresses électroniques de contact : agier(at) ehess.fr , descimon(at) ehess.fr , topalov(at) ehess.fr

	Et après ?

	séance du 12 janvier 2012
	débat avec Europe Ecologie-Les Verts

	Marc Lipinski , DR CNRS, UPS11, élu Verts Conseil régional Ile-de-France, ancienvice-président du conseil régional d'Ile-de-France chargé de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation scientifique et technique de 2004 à 2010;

	Laurent Audouin , MCF UPS11, co-responsable de la commission enseignement supérieur et recherched’EE-LV.
</description>
<author>berengerboulay@yahoo.fr (Bérenger Boulay)</author>
<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 09:12:01 +0100</pubDate>
<guid isPermaLink="false">fabula_channel48173</guid>
</item>

<item>
<title>Fondation Copernic, L'éducation nationale en danger</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>&lt;img src='http://www.fabula.org/actualites/documents/48927.gif' width='70' alt=''/&gt;
	L'éducation nationale en danger
	Par Josiane Boutet, Julien Bach, Elisabeth Bautier, Stéphane Bonnéry, Collectif
	
	Paru le: 8 décembre 2011
	Editeur: Syllepse (Editions)
	Collection: Notes de la Fondation Copernic
	ISBN: 978-2-84950-322-5
	EAN: 9782849503225
	Nb. de pages: 97 pages
	
	Prix éditeur : 7,00€
	
	 
	L'Education nationale, c'est plus de 14 millions d'élèves et d'étudiants et plus d'un million d'enseignants.

	C'est aussi le service public dont la mission est la formation et l'éducation de la jeunesse, considérée par tous comme l'avenir d'une nation. L'avenir du service public de l'éducation est pourtant menacé par l'application sans retenue d'un libéralisme aveugle. Tout est bon: suppressions massives de postes, abandon de la carte scolaire, suppression progressive des dispositifs d'aides, soutien délibéré à l'enseignement privé, démantèlement et mise en concurrence des universités, menaces sur l'existence de l'école maternelle, etc.

	La conséquence la plus lourde socialement de cette politique ultralibérale, c'est que les inégalités sociales au sein de l'école sont de plus en plus élevées, l'échec scolaire de plus en plus socialement marqué; les inégalités de formation, d'accès aux "bonnes" écoles, aux filières sélectives, aux emplois n'ont probablement jamais été aussi importantes. Au-delà du bilan qu'elle tire du démantèlement en cours, cette "Note de la Fondation Copernic" produit un ensemble de propositions alternatives, pour qu'école rime enfin avec égalité des chances et promotion sociale.

	Sommaire:

	REFONDER LA LAÏCITE A L'ECOLE
	QUEL MODELE D'ELEVE, QUEL MODELE D'ECOLE ? POUR UNE EGALITE SCOLAIRE : LA QUESTION DE LA LANGUE ET DES SAVOIRS
	PROFESSIONNALISATION ET INEGALITES D'ACCES A LA FORMATION
	FORMATION DES MAITRES : QUELLE ALTERNATIVE AU DESASTRE ACTUEL ?

	Les auteurs:

	Julien Bach est juriste, membre de la Fondation Copernic.
	Elisabeth Bautier est sociologue du langage et des apprentissages. Stéphane Bonnery est sociologue de l'éducation, responsable du réseau "Ecole" du PCF. Josiane Boutet est sociolinguiste, co-coordinatrice de la Fondation Copernic.

	* * *

	Ouvrage signalé par le site cafepedagogique.net:

	"C’est un petit ouvrage « engagé » que publie la fondation Copernic sur le thème de l’Ecole, dans une collection destinée à fourbir les armes contre le libéralisme. Coordonné par Josiane Boutet qui y signe un chapitre sur la question de la langue, l’ouvrage rassemble plusieurs points de vue détaillant le propos, critiquant les évolutions et faisant des propositions : André Ouzoulias traite la question de la formation, P. Kergoat de l’apprentissage, S. Bonnery et E. Bautier des différents « modèles sociaux d’élèves », J. Bach et C. Mécary de laïcité.

	Clairement destiné à « prendre sa place dans les débats de la présidentielle, cette Note entend décrire le « démantèlement du service public d’éducation » et les inégalités grandissantes, y compris en rappelant les propositions « visionnaires » de la « Commune de Paris », en 1871, sur l’égalité en matière d’éducation"
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 20:56:22 +0100</pubDate>
<guid isPermaLink="false">fabula_channel48927</guid>
</item>

<item>
<title>"Les représentants de la communauté universitaire boycottent une réunion avec le ministère" (20minutes.fr, 1611/2012)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	
		
			Signalé par le site de SLU:
		
			À lire sur le site de 20 minutes
		
			ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR - La réunion de Laurent Wauquiez a été boudée par 54 des 68 invités...
		
			Les représentants de la communauté universitaire ont massivement boycotté lundi la réunion du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), où le ministère devait présenter la répartition pour 2012 des moyens de fonctionnement des universités.
		
			Un boycott qui serait «une première»
		
			Dans une «déclaration commune», diffusée à l’AFP, la quasi-totalité des syndicats d’enseignants-chercheurs, l’organisation étudiante Unef et l’association de parents Peep-Sup ont annoncé leur boycott «en signe de profonde réprobation et de colère» contre ce qu’ils considèrent comme un manque de transparence et «les opérations de camouflage» du ministère.
		
			«Seuls 14 des 68 personnes devant siéger au Cneser plénier ont signé les feuilles d’émargement. Ce large boycott est un camouflet pour le gouvernement», a commenté à l’AFP Stéphane Tassel, secrétaire général du Snesup-FSU, premier syndicat d’enseignants-chercheurs. «A ma connaissance, ce boycott du Cneser plénier budgétaire est même une première», a-t-il ajouté. Pour M.Tassel, les documents reçus «dans la nuit de samedi à dimanche» par la communauté universitaire pour préparer la réunion sont «indigents» et ne permettent d’analyser les chiffres donnés.
		
			Réunion annulée faute de quorum
		
			Faute de quorum, la réunion n’a pu se tenir et le ministère de l’Enseignement supérieur va reconvoquer le Cneser pour lundi 23 janvier, a-t-on précisé de même source.
		
			Selon un document budgétaire qui devait être débattu lundi, les moyens de fonctionnement des universités progresseront en 2012 de 25,2 millions d’euros, soit 1,2% en moyenne, contre 78,4 M en 2011 et 138 M en 2010. Alors que le ministre Laurent Wauquiez avait affirmé à l’automne, en présentent son budget global 2012, que le supérieur et la recherche restaient «une priorité» du gouvernement, les syndicats avaient jugé ce budget «en trompe l’oeil» et «en régression», avant même de connaître la répartition par établissement.
	


	
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 20:48:35 +0100</pubDate>
<guid isPermaLink="false">fabula_channel48925</guid>
</item>

<item>
<title>"Budget des universités : le réalité rattrape le gouvernement", par B. Monthubert (site Parti socialiste)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	Budget des universités : le réalité rattrape le gouvernement

	
		
			
			par B. Monthubert, Secrétaire national à l'enseignement supérieur et à la recherche, Parti socialiste
	


	
		Alors que des milliards leur avaient été promis, les universités font face aujourd’hui à une situation financière très dure. Les crédits de fonctionnement n’augmentent en moyenne que de 1,2%, c'est-à-dire nettement moins que l'inflation, alors que près de la moitié d’entre elles avaient déjà des difficultés à boucler leur budget et que certaines ont dû être mises sous tutelle du rectorat en fin d’année dernière.
		
		A ces difficultés, le gouvernement ajoute aujourd’hui la désinvolture. La quasi-totalité des syndicats d’enseignants-chercheurs, l’Unef et l’association de parents Peep-Sup ont décidé de boycotter la réunion du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser) afin de protester contre le manque de transparence du ministère. Faute de quorum, la réunion a dû être reportée à une date ultérieure. Ce boycott est un camouflet pour Laurent Wauquiez qui devait présenter la répartition des moyens de fonctionnement des universités pour 2012. Il vient sanctionner une politique gouvernementale faite d’illusion, d’approximation et de mépris à l’encontre de la communauté universitaire. En retardant le plus longtemps possible la transmission des documents nécessaire au bon déroulement de la réunion, le ministère a prouvé avec quelle désinvolture il considérait les membres du Cneser. Le gouvernement a tenté de masquer le renoncement à ses promesses en privant les conseillers des documents révélant la situation : il a été pris au piège de ses manœuvres.
		
		Il est temps que cette situation change et que nous redonnions des moyens humains et financiers réels aux universités.
	
		Le Parti socialiste et François Hollande s’y engagent.


	
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 20:46:30 +0100</pubDate>
<guid isPermaLink="false">fabula_channel48924</guid>
</item>

<item>
<title>Présidentielle 2012: débat sur l’enseignement de l’histoire de l’art dans l’enseignement secondaire et la formation de ses enseignants dans le Supérieur (21/1/12)</title>
<link>http://www.fabula.org/actudebats.php</link>
<description>
	L’APAHAU — Association des Professeurs d’Archéologie et d’Histoire de l’art des Universités — organise une réunion débat samedi 21 janvier à 11h30 avec des représentants de formations politiques qui présentent un candidat aux présidentielles. Ce débat portera sur :
	
	
	L’enseignement de l’histoire de l’art dans l’enseignement secondaire et la formation de ses enseignants dans le Supérieur dans les propositions pour les présidentielles de 2012.
	
	
	
	Y participeront :
	
	M. Jack Lang, Député et ancien ministre, pour le Parti Socialiste
	
	M Patrick Brunel, Professeur d’université, pour le Modem
	
	Personnalité encore inconnue pour l’UMP
	
	
	
	
	
	Samedi 21 janvier 2012
	
	Institut National d’Histoire de l’Art,
	
	2, rue Vivienne 75002 Paris
	
	Auditorium, 11h30
	
	Entrée libre
</description>
<author>escola@fabula.org (Marc Escola)</author>
<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 12:06:26 +0100</pubDate>
<guid isPermaLink="false">fabula_channel48954</guid>
</item>

</channel>
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