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<title>Parutions Fabula</title>
<link>http://www.fabula.org</link>
<description>Actualité des dernières parutions</description>
<language>fr</language>
<managingEditor>fabula@fabula.org</managingEditor>
<ttl>60</ttl>
<copyright>Copyright © Fabula</copyright>
<webMaster>fabula@fabula.org</webMaster>
<lastBuildDate>Sun, 21 Mar 2010 22:51:47 +0100</lastBuildDate>

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<title>P. Sloterdijk, Globes (Sphères 2)</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36740.php</link>
<description>Globes - Sphères 2Peter SloterdijkOlivier Mannoni (Traducteur)Paru le : 04/03/2010Editeur : Libella-Maren SellISBN : 978-2-355-80012-2EAN : 9782355800122Nb. de pages : 719 pagesPrix éditeur : 29,00€  Avec Globes, deuxième volume de la trilogie Sphères, A Peter Sloterdijk interroge les fondements de l'histoire politique de l'humanité en analysant le changement radical de l'image morphologique du monde : d'abord figure optimiste de la perfection, puis émanation d'un centre divin, et enfin principe philosophique de l' " arrondissement " par l'économie.
  Pour lui, la globalisation commence avec les Grecs qui se sont représenté la totalité du monde sous la forme d'une entité habitée et pensante, une boule. La géométrie les ayant conduits à l'étude du globe terrestre, du ciel et de ses multiples écorces, la philosophie leur offrait désormais la possibilité de considérer le monde des idées comme réel. De là émergera la pensée médiévale, mais aussi la révolution opérée par Nicolas de Cues, Copernic et Giordano Bruno : le passage de l'univers clos à l'univers infini.
  Globes traverse également l'histoire des rapports humains, du lien entre le Soi et l'Autre dans la macrosphère de l'espace. Avec son brio habituel de conteur, Peter Sloterdijk nous entraîne dans un voyage passionnant à travers les civilisations et les époques, au gré de la position qu'y occupe le centre de la sphère.  &lt; br [...]</description>
<author>escola@fabula.org</author>
<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>S. Zizek, Bienvenue dans le désert du réel</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36739.php</link>
<description>Slavoj Zizek
  Bienvenue dans le désert du réelFlammarion 
  Documents et EssaisParution: 03/10/2005Prix: 19,00 €EAN: 9782082105149
  «Bienvenue dans le désert du réel»... C'est ainsi que Morpheus, dans le film Matrix, introduisait un Néo stupéfié à la «vraie réalité» d'un monde dévasté : un ground zero planétaire. Slavoj Zizek se propose d'analyser les investissements pulsionnels et idéologiques qui ont façonné notre nouvel ordre mondial depuis l'effondrement des tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001 à New York. La tâche critique consiste aujourd'hui à replacer l'«événement» dans le contexte des antagonismes du capitalisme mondial. Le vrai choc des civilisations pourrait, dans cette perspective, se révéler n'être qu'un choc à l'intérieur de chaque civilisation. L'alternative idéologique opposant l'univers libéral, démocratique et digitalisé, à une radicalité prétendument «islamiste» ne serait en définitive qu'une fausse opposition, masquant notre incapacité à percevoir les vrais enjeux politiques contemporains. Le seul moyen de nous extraire de l'impasse nihiliste à laquelle nous réduit cette fausse alternative est une sortie de la démocratie libérale, de son idéologie multiculturaliste, tolérante et post-politique. 
  Philosophe, docteur en psychanalyse, Slavoj Zizek est notamment l'auteur de Essai sur Schelling : le reste qui n'éclôt jamais (L'Harmattan, 1997), Vous avez dit totalitarisme ? Cinq interventions sur les (més)usages d'une notion (Amsterdam, 2004), La Subjectivité à venir : essais critiques sur la voix obscène (Climats, 2004). [...]</description>
<author>escola@fabula.org</author>
<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>A. Grandjean, Critique et réflexion. Essai sur le discours kantien</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36736.php</link>
<description>Antoine GrandjeanCritique et réflexionEssai sur le discours kantienVrin, « Bibliothèque d'Histoire de la Philosophie ». 
  284 p., 13,5 × 21,5 cm. ISBN : 978-2-7116-2241-2
  28 €
  
  Heidegger opposait à la « barbarie » contemporaine l'exemplarité du style philosophique kantien. Mais les grands postkantiens le jugeaient plutôt exemplairement barbare, parce que non thématisé, impropre, et même autocontradictoire.
  L'ouvrage prend au sérieux ce verdict, pour mieux l'inverser. Il identifie le statut de la connaissance critique, élucide les procédures de validation qu'elle convoque et montre que référer les thèses kantiennes au régime de discours qui les établit permet de prendre la mesure de leur radicalité.
  Il établit que le philosopher kantien relève d'une réflexion qui signifie discursivité, et dont le thème transcendantal répugne à être connu sur un mode objectivant. La fidélité de la connaissance critique à la nature de son thème ne peut toutefois l'autoriser à transgresser les limites qu'elle assigne à tout savoir. Les énoncés critiques appellent donc un mode de probation qui les réfère indirectement à l'intuition, ou au fait qui peut en tenir lieu. Forme du discours qui n'est pas sans effets de contenu : factualité d'un transcendantal impuissant à répondre à la question de son propre pourquoi, facticité de la structure qui possibilise une connaissance dont elle partage la contingence métaphysique, indéductibilité d'une loi morale dont l'absoluité sort renforcée de ne pouvoir être expliquée et ne cesse de féconder la pensée finie.
  Antoine Grandjean est Maître de conférences en philosophie allemande à l'Université de Nantes
   
  *  *  *
   On peut lire sur le site laviedesidees.fr un article sur cet ouvrage:
  "Archéologie du kantisme", par R. Ehrsam. &lt; br [...]</description>
<author>escola@fabula.org</author>
<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>G. Vigarello, Les métamorphoses du gras. Histoire de l'obésité du Moyen Age au   XXe siècle</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36735.php</link>
<description>Les métamorphoses du gras - Histoire de l'obésité du Moyen Age au XXe siècleGeorges VigarelloParu le : 04/03/2010Editeur : SeuilCollection : L'Univers historiqueISBN : 978-2-02-089893-5EAN : 9782020898935Nb. de pages : 362 pagesPrix éditeur : 21,00€  Des formes luxuriantes des Vénus de Titien aux mannequins exsangues du XXIe siècle, de la valorisation des chairs à l'apologie de la maigreur, Georges Vigarello retrace la genèse de l'obsession contemporaine du corps mince et sain, libéré de la pesanteur du gras, et met au jour l'ancienneté de la préoccupation féminine de la minceur-sous de multiples formes au cours des âges.
  Des gros en majesté, des gloutons méprisés jusqu'à la stigmatisation récente de l'obésité, la perception du gras n'a cessé d'évoluer: à l'origine symbole d'opulence, de puissance et de prestige, l'embonpoint est ensuite perçu comme un signe de relâchement autant physique que moral, et la société condamne aujourd'hui ce qui apparaît comme un échec inacceptable de la volonté. Le corps humain abrite et reflète les tensions sociales qui opposent pauvres et nantis, puissants et dominés, hommes et femmes... et tend à la société un miroir où forme(s) et poids se révèlent des repères essentiels de la civilisation occidentale. 
  A travers l'autopsie des corps adipeux, l'inventaire des techniques médicales d'amaigrissement, l'apparition progressive de la balance et des régimes, cette histoire inédite met en lumière la dictature de l'apparence, qui ne semble pas devoir un jour cesser. 
   
  Sommaire:
  LE GLOUTON MEDIEVALLE BALOURD MODERNEDE LA BALOURDISE A L'IMPUISSANCE, LES LUMIERES ET LA SENSIBILITELE VENTRE BOURGEOISVERS LE " MARTYRE "
   
  L'auteur:
  Directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, Georges Vigarello a notamment publié, au Seuil, l'Histoire de la beauté (2004) qui a connu un immense succès.Il est également co-directeur de l'Histoire du corps en trois volumes (Seuil, 2005-2006). 
   
  *  *  *
  Dans Le Monde des livres du 19/3/2010, on pouvait lire cet article:
   "Les Métamorphoses du gras", de Georges Vigarello 
LE MONDE DES LIVRES | 18.03.10 | 12h27  •  Mis à jour le 18.03.10 | 
12h27Goulus, 
ventrus et boursouflés, les gros abondent dans l'histoire de la 
littérature. Le géant rabelaisien Gargantua, enfanté par une Gargamelle 
gavée de tripailles un jour de mardi gras, ou Sancho Pança, le compagnon
 ventripotent du Quichotte, insatiable mangeur et maître de la bamboche,
 restent des figures sympathiques de la gouaille et du bon appétit. Au 
XIXe siècle, en revanche, le banquier Nucingen des Scènes 
de la vie parisienne, de Balzac, [...]</description>
<author>escola@fabula.org</author>
<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>A. Thibaudet, Intérieurs</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36644.php</link>
<description>Albert Thibaudet, Intérieurs, Baudelaire, Fromentin, Amiel 
  édition Robert Kopp 
  Gallimard, Les Cahiers de la NRF 
   18 mars 2010,258 pages 
   
    ISBN: 978-2-07-012834-1
     
    Prix: 25 euros 
  «Il est des auteurs – Hugo, Gautier, Balzac – capables "de suivre, de décrire, d'embrasser" grâce à leur art "le monde extérieur avec toute sa diversité". Mais il en est d'autres – Baudelaire, Fromentin, Amiel – dont la principale raison d'écrire est de "se dire", de "marquer [leur] différence", de "s'exposer en un journal intime". C'est à eux que sont consacrées ces trois études qu'Albert Thibaudet (1874-1936) a réunies sous le titre Intérieurs. Rédigées
à l'occasion de trois centenaires – Fromentin est né en 1820, Amiel et
Baudelaire en 1821 –, ces pages forment trois portraits littéraires.
Thibaudet pratique ce genre à l'instar de son maître Sainte-Beuve : il
ne s'agit pas d'expliquer l'oeuvre par l'homme, mais d'appréhender
l'homme à travers l'oeuvre. Non pas l'homme dans la contingence
anecdotique de son quotidien, mais l'homme dans ce qu'il pense, dans ce
qu'il ressent. Car Thibaudet pratique la critique en moraliste. D'où sa
prédilection pour la grande tradition des moralistes français qui, à
ses yeux, commence avec Montaigne et aboutit à Gide, en passant
précisément par Baudelaire, Fromentin et Amiel. Ils appartiennent à la même génération, "celle des Trente ans en 1850, de la vie d'homme sous le second Empire. Par rapport à la génération précédente, celle des grands romantiques, c'est celle du "reflux". Trois esprits "infiniment plus intelligents que créateurs",
d'où leur intérêt pour la critique, crtitique d'art et critique
littéraire. Chacun représente un des éléments dont se composent les
lettres françaises : Paris, la province, l'étranger. "Trois visages symboliques et complémentaires de la durée littéraire française".» Robert [...]</description>
<author>laure.depretto@gmail.com</author>
<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>M. Yourcenar, Les trente-trois noms de Dieu (rééd.)</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36643.php</link>
<description>Marguerite Yourcenar, Les trente-trois noms de Dieu (réédition)
  Postface d'Achmy Halley 
  Fata Morgana
  2003, 48 pages 
  
     ISBN: 978.2.85194.758.1  
    Prix: 11 euros
  
    Nous caressions l'espoir, depuis Écrit dans un jardin
(paru de son vivant), de participer à nouveau à la publication de
l'oeuvre de Marguerite Yourcenar. Ce volume nous en donne l'occasion
d'une façon bien originale puisque rien dans l'oeuvre connue de l'auteur
ne ressemble à ce petit recueil très intime où nous sont livrés tour à
tour l'essence spirituelle d'une vie (Les trente-trois noms de Dieu), un bel “exercice d'admiration” (Les hommes vêtus d'espace) et un pan énigmatique de quotidien (Carnet d'adresses).
     
    33 exemplaires sur Arches.      45 euros.Nouvelle édition à cinq cents exemplaires en février 2010.      11 euros. &lt; br [...]</description>
<author>laure.depretto@gmail.com</author>
<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>R. Roussel, Chiquenaude</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36642.php</link>
<description>Raymond Roussel, Chiquenaude
  Fac simile de la rarissime édition originale de 1900.       
  Fata Morgana
   Mars 2010, 24 pages
  
    ISBN:978.2.85194.759.8
  
  
    Prix: 9 euros
  
  Elle
montrait du doigt la nuée de petits papillons qui s'envolait toujours
dans le rayon de lune, et toute secouée par son hilarité elle s'écriait
en se tenant les côtes :
  «Les vers de la doublure dans la pièce du fort pantalon rouge !…»
  «Pendant quelques années ce fut de la prospection. Auncune de mes oeuvres ne me satisfit, sauf Chiquenaude»
dit Raymond Roussel. Ce court et rare récit rompt encore parmi les ﬁls
qui le rattachent à la réalité : le «mot» est la seule origine ; il
stimule, avance, se dédouble jusqu'à unir deux directions opposées. «Le
plus grand magnétiseur des temps modernes», comme le nommait André Breton, agit ici en virtuose. [...]</description>
<author>laure.depretto@gmail.com</author>
<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>E. Vila-Matas, Perdre des théories</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36641.php</link>
<description>Enrique Vila-Matas, Perdre des théories
  traduit de l'espagnol par André Gabastou 
  Christian Bourgois, collection Titres
  mars 2010, 64 pages
  
     ISBN: 978-2-267-02084-7
    Prix: 7 euros
  
  
   Présentation de l'éditeur: 
  Invité à un symposium international sur le
roman à Lyon, un double de l'écrivain barcelonais Enrique Vila-Matas
est abandonné dans son hôtel, où personne ne vient l'accueillir. Dans
sa solitude, il achète un exemplaire du Magazine littéraire dédié à
Julien Gracq et tombe sur un article qu'il a lui-même consacré au
Rivage des Syrtes. Cette lecture lui donne l'idée d'élaborer une
théorie générale du roman. Il veut mettre en évidence la modernité et
l'extraordinaire prescience du roman de Julien Gracq - qu'en son temps
une partie de la critique trouvait avait trouvé désuet - puis en déduit
les principaux axes de ce que devra être le un roman. Ayant
décidé de rentrer à Barcelone, sur le point de repartir de nouveau, il
découvre l'inanité de toute théorie littéraire. Dès lors libéré de ce
carcan, il écrira et perdra des pays, voyagera et perdra des théories,
les perdra toutes.
   
  Enrique Vila-Matas
est né à Barcelone en 1948. Il commence à écrire vers douze ou treize
ans. À dix-huit ans, il est embauché comme rédacteur dans une revue de
cinéma barcelonaise, Fotogramas, pour laquelle il réalise
parfois de fausses interviews. Il séjourne ensuite à Paris. De retour à
Barcelone en 1976, Enrique Vila-Matas se consacre à l'écriture et
collabore à des journaux. Il obtient son premier succès avec Abrégé d'histoire de la littérature portative.
Il a depuis remporté le prix Herralde de Novela en 2002, le prix de la
Critique espagnole en 2003 et, la même année, le prix Médicis étranger
pour Le Mal de [...]</description>
<author>laure.depretto@gmail.com</author>
<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>J.-P. Martin, Eloge de l'apostat, essai sur la vita nova</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36640.php</link>
<description>Jean-Pierre Martin, Eloge de l'apostat, essai sur la vita nova 
  Editions du Seuil, collection Fiction et cie 
   18 mars 2010, 304 pages 
   
    ISBN: 978-2-02-101257-6
     
    Prix: 19,50 euros 
  Un plaidoyer érudit et passionné contre ce que Leiris a appelé « la lassitude de n'être que soi », pour ce que Robert Antelme désigne comme « l'aventure extraordinaire de se préférer autre ». 
   &lt; br [...]</description>
<author>laure.depretto@gmail.com</author>
<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>A. Schiffrin, L'Argent et les mots</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36639.php</link>
<description>André Schiffrin, L'Argent et les mots 
  Editions La Fabrique11 mars 2010, 112 pages 
   
    ISBN: 978-2-35872-006-9 
    Prix: 13 euros 
   
  Présentation de l'éditeur: Aussi loin du catastrophisme ambiant (« Tout va
disparaître ») que de l'angélisme bêtifiant (« On en a vu d'autres »),
André Schiffrin, dans ce nouveau livre, trace des pistes pour
sauvegarder l'indépendance de l'édition, de la librairie, du cinéma et
de la presse. Il ne se contente pas de faire un triste état des lieux:
s'inspirant de tentatives qui ont réussi, d'Oslo à Paris, du
Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) à Minneapolis (Minnesota), il propose
des solutions, simples ou sophistiquées, qui ont en commun de pouvoir
être appliquées dès demain sans ruiner les finances publiques. Toutes
ces solutions, Schiffrin le souligne, nécessitent des décisions
politiques mais pas nécessairement gouvernementales : les
municipalités, les régions, les États en Amérique ont un rôle important
à jouer, qui peut partout contrebalancer les néolibéralismes nationaux.
Ce livre, écrit par un homme qui a derrière lui un bon demi-siècle dans
l'édition indépendante, est une incitation lucide et optimiste à
prendre conscience que nous ne sommes ni impuissants ni condamnés à la
seule consommation de best-sellers, de journaux misérablement asservis
ou de séries télévisées ineptes. L'Argent va-t-il l'emporter sur les
Mots ? La réponse, nous dit Schiffrin, dépend de chacun de nous. 
  
    
  André Schiffrin a été pendant vingt ans à la tête de
Pantheon Books, prestigieuse maison d'édition littéraire aux
États-Unis. Il dirige depuis 1991 The New Press, maison indépendante à
but non lucratif. Il est notamment l'auteur de L'édition sans éditeurs (1999), de Le contrôle de la parole (2005) et de Allers – retours, Paris – New York — Une éducation politique [...]</description>
<author>laure.depretto@gmail.com</author>
<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>G. Mauger, C. Poliak, B. Pudal, Histoires de lecteurs</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36637.php</link>
<description> Gérard Mauger, Claude Poliak, Bernard Pudal, Histoires de lecteurs 
  Editions du croquant 
  10 mars 2010, 540 pages 
   
    ISBN:  978-2-91496866-9 
    Prix: 32 euros 
  Présentation de l'éditeur: 
   
  Comment expliquer les apparentes exceptions à la
relation établie entre capital culturel détenu et intensité des
pratiques de lecture ? Pour tenter d'en rendre raison, nous nous sommes
efforcés de mettre en rapport la « bibliothèque », l'« itinéraire de
lecteur » et la « trajectoire biographique » de chacun(e) des
enquêté(e)s. Si ces « histoires de lecteurs » ne décrivent évidemment
pas l'ensemble des cas de figures imaginables, nous nous sommes
efforcés néanmoins de dégager quelques principes d'intel­ligibilité :
en fonction de l'appartenance de génération (« Les bibliothèques de la
génération de mai 1968 »), de la position occupée dans la division du
travail (« Lectures professionnelles et professionnels de la
lecture »), de la position occupée dans la division sexuelle du travail
(« Lectures : masculin/féminin »). Les usages sociaux de la lecture –
lectures de divertissement, lectures didactiques, lectures de salut et
lectures esthètes – trouvent leur principe dans l'histoire et la
position (scolaire, familiale, professionnelle, politique, religieuse,
etc.) de chaque lecteur dans l'espace social. Cette enquête s'adresse à
toutes celles et tous ceux, bibliothécaires, documentalistes,
libraires, enseignants, dont le livre et la lecture sont le métier,
mais aussi à tout lecteur « grand » ou « petit » : on peut imaginer en
effet que ces histoires de lecteurs susciteront des identifications ou,
à l'inverse, des démarcations ou des oppositions, conviant ainsi chaque
lecteur à la réflexion sur son propre itinéraire de lecteur. Telle est
en tout cas une des ambitions de ce livre. 
    
  Les auteurs:  
  Claude Poliak, sociologue,chargée de recherche au CNRS. Elle a publié Aux frontières du champ littéraire. Sociologie des écrivains amateurs (Economica, 2006), La vocation d'auto­didacte (l'Harmattan, 1992). 
  Gérard Mauger, sociologue, est directeur de recherche émérite au CNRS. Il a publié récemment Sociologie de la délinquance juvénile (La Découverte, 2009) et L'émeute de novembre 2005. Une révolte protopolitique (éditions du Croquant, 2006). 
  Bernard Pudal est professeur de sciences politiques à Paris-Ouest-Nanterre-La Défense et chercheur au CSU. Il a publié Un monde défait. Les communistes français de 1956 à nos jours (éditions du Croquant, 2009) et a codirigé Mai-Juin 68 (éditions de l'Atelier, 2008). 
    
  Table des matières 
  Aux lecteurs Gérard Mauger, Claude Poliak, Bernard [...]</description>
<author>laure.depretto@gmail.com</author>
<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>E. Marty, Roland Barthes, la littérature et le droit à la mort</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36635.php</link>
<description> 
  Eric Marty, Roland Barthes, la littérature et le droit à la mort
  Editions du Seuil
  25 mars 2010, 64 pages
  
    EAN: 9782021028225
    Prix: 9,50 euros
  
  Présentation de l'éditeur:
  Un hommage sans complaisance qui renouvelle la lecture du dernier Barthes, à l'occasion des trente ans de sa mort.« La littérature et le droit à la mort » est le titre d'un texte célèbre de Maurice Blanchot.Trente ans après la mort de Roland Barthes (26 mars 1980), un de ses proches amis, Éric Marty, lui rend un hommage fondé sur les textes mêmes, en particulier le Journal de deuil, publié en 2009.Rappelant le climat des années 1970, et soulignant l'audace et parfois la solitude de Barthes, ce bref essai issu d'une conférence donnée le 9 février 2010 au Collège de France, part d'une question éminemment moderne : « qu'ai-je le droit, que m'est-il possible d'écrire ? »Avec le Journal de deuil, Barthes plonge au plus profond de l'intime, tout au bord de là où la parole s'éteint. Ce texte, suggère Éric Marty, ne pouvait exister qu'à titre posthume, car il n'y avait personne pour l'entendre du vivant de l'auteur. Ce Journal était posthume dans son écriture même. &lt; br [...]</description>
<author>laure.depretto@gmail.com</author>
<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>H. U. Gombrecht, Éloge de la présence</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36734.php</link>
<description>Eloge de la présence - Ce qui échappe à la signification
  [Production of presence]Hans Ulrich GumbrechtFrançoise Jaouën (Traducteur)Paru le : 14/01/2010Editeur : Libella-Maren SellISBN : 978-2-355-80023-8EAN : 9782355800238Nb. de pages : 233 pagesPrix éditeur : 16,00€  Avec Eloge de la présence, Hans Ulrich Gumbrecht revient sur les grandes étapes de la pensée littéraire, historique et philosophique des trente dernières années.
  Il postule avec audace qu'en se concentrant exclusivement sur la problématique de l'interprétation, c'est-à-dire sur l'attribution d'une signification, ces disciplines ont négligé la dimension " présence ". Pourtant, elle seule peut rendre tangibles les phénomènes et événements culturels en affectant les sens et les corps. 
  Eloge de la présence est un plaidoyer passionné pour une nouvelle approche conceptuelle dans la recherche et l'enseignement de la littérature, de l'histoire et de la philosophie. 
   
  Sommaire:
  Matérialités / La non-herméneutique / Présence : récit anecdotique de ruptures épistémologiquesMétaphysique : une brève préhistoire de ce qui est en train de changerAu-delà de la signification : positions et concepts en mouvementEpiphanie / Présentification / Deixis : avenirs des humanities et des artsUn instant de silence et un mot sur la rédemption
   
  L'auteur:
  Né en 1948 à Winzburg, en Allemagne, Hans Ulrich Gumbrecht a fait des études de langues, de philosophie et de sociologie en Allemagne, en Italie et en Espagne.Il occupe aujourd'hui la chaire Albert Guérard de littérature comparée à l'université de Stanford, aux Etats-Unis. Il est également professeur associé au département de littérature comparée à l'université de Montréal, et fut, en 2003, professeur associé au Collège de France. 
   
  *  *  *
  Dans Le Monde des livres du 19/3/2010, on pouvait lire cet article:
   "Eloge de la présence", de Hans Ulrich Gumbrecht 
LE MONDE DES LIVRES | 18.03.10 | 12h32  •  Mis à jour le 18.03.10 | 
12h32Attention à 
ce petit livre en forme de manifeste : il vient déranger les idées les 
mieux reçues dans le monde universitaire - celles qui veulent que, dans 
les disciplines baptisées "sciences humaines" (philosophie, histoire, 
esthétique...), la seule démarche qui vaille soit de type 
"herméneutique". Autrement dit, qu'elle vise à dégager, derrière la 
forme matérielle des choses, la profondeur d'une signification.
     &lt; img width="2" height="2" [...]</description>
<author>escola@fabula.org</author>
<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title> M. Belhaj Kacem, Inesthétique et mimésis</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36724.php</link>
<description> 
  Mehdi Belhaj Kacem 
  Inesthétique et mimésis 
  Editions Lignes  
  978-2-35526-045-2 
  128 p.  
  14 euros 
    
  Présentation de l'éditeur: 
    
    
     Deux textes, deux conférences ; qui ont la
rigueur des textes et la vitesse des conférences. L'un prend au mot le concept
d'inesthétique, concept qui doit à Badiou ; l'autre celui d'héroïsme, que
l'auteur applique à Lacoue-Labarthe. 
     Tout sépare-t-il Alain Badiou et Philippe
Lacoue-Labarthe ? Tout ne les sépare pas et eux-mêmes s'en sont
expliqués : leur dialogue commence dès 1988 avec L'Être et l'événement, auquel Lacoue répond à l'occasion d'une
intervention au Collège international de philosophie, en décembre 1988. Réponse
en forme de question, dans un premier temps : « En réalité, je
souscris bien à la “fidélité à l'être tel que le vide le nomme”. Je souscris
également à la nécessaire interruption du poème. Il y va, dans l'un et l'autre
cas, de la possibilité de l'événement. Mais pourquoi, et c'est au fond ma seule
question, devrait-ce être au profit du mathème ? N'y a-t-il pas autre
chose à inventer qui transit notre “monde” ? » L'un est un
platonicien ; on peut même dire qu'il répète le geste philosophique
platonicien pour notre temps . L'autre ne l'est
pas ; on peut au contraire dire de lui qu'il n'est pas moins un poète
qu'il n'est un philosophe. Ce qui le justifie de s'opposer au premier en ces
termes : « En réalité, je me suis trouvé sous le choc de la dure
exclusion du poème par le mathème. De la répétition, revendiquée, du “geste
platonicien”. Ce n'est pas que je sois pour “l'inversion du platonisme” :
de Schelling à Heidegger, en passant par Nietzsche, on a vu où cela conduit –
ou peut conduire (il s'en faut toujours de très peu, malheureusement) ». À
travers cette discussion, peut-être ce « litige », dit encore Lacoue,
il y va donc, aujourd'hui, de rien de moins que de la possibilité du Poème,
comme de la possibilité de la philosophie. C'est-à-dire de l'avenir. 
     Lacoue continue en ces termes bien faits pour résumer
les enjeux : 1. la répétition moderne du geste platonicien par Badiou ne
peut laisser de reconduire son pharmakos le plus célèbre, l'exclusion du poète
tragique, c'est-à-dire, suppose la Vulgate, du Mythe ; 2. l'arraisonnement
archi-politique du Poème au Mythème n'a pas été une opération des poètes
eux-mêmes, mais de la philosophie. Lacoue cite les [...]</description>
<author>lz2@wanadoo.fr</author>
<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>M. Deguy, L'état de la désunion</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36691.php</link>
<description>M. Deguy
  L'ÉTAT DE LA DÉSUNIONQUE DIRE À L'UNESCO ?
  Edition Galaad
  coll. Auteur de vue
  mars 2010
  diff. Seuil
  48 pagesISBN : 978-2-35176-097-0PRIX : 6 €« La pensée sera radicale ou ne jouera plus de rôle. » – Michel DeguyEn ce début de XXIe siècle, L'État de la désunion. Que dire à l'UNESCO ? est une réflexion habitée par l'urgence sur le pouvoir émancipateur de la culture.À la veille du 65e anniversaire de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), Michel Deguy oppose le projet de ses pères fondateurs à l'obsession actuelle du « tout-culturel », imagine comment rénover radicalement notre approche des notions d'identité et de diversité et prône une pensée qui accepte l'absolue « inconvertibilité » de l'autre. Polémique, visionnaire et lumineux, ce court texte est à la fois un antimanuel de réalisme politique et un appel pour la renaissance de la pensée radicale. [...]</description>
<author>escola@fabula.org</author>
<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>  Cahiers de littérature orale n° 63-64 : Techniques d'enquêtes</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36670.php</link>
<description>  Cahiers de littérature orale n° 63/64 : 
Pratiques d'enquêtes  
			Date de publication : 2008			
  475 p.
 ISBN : 978-2-85831-181-1			
			Prix : 26.00 Euros
			

			Numéro coordonné par Brunhilde Biebbuyck, Sandra Bornand et 	
Cécile Leguy
 
  Les années 1960 ont marqué un tournant pour les 
recherches en littérature orale, tant du point de vue théorique que 
méthodologique. A partir de recherches, d'époques et de terrains 
différents, ce double numéro des Cahiers montre ce qu'apportent les 
avancées technologiques (de l'enregistreur cassette au numérique) dans 
les manières de concevoir la production orale (avec la question de la 
performance) et dans celles de sa restitution (notamment avec le 
numérique). Ces avancées ne peuvent toutefois être abordées sans une 
réflexion d'ordre éthique ; réflexion qui ne laissent nullement 
indifférents les collaborateurs de ce double numéro. 
   
      
     
  [...]</description>
<author>fort@fabula.org</author>
<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>J.-L. Nancy, L'Adoration, Déconstruction du christianisme (2)</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36666.php</link>
<description>L'Adoration, Déconstruction du christianisme (2) 
  Jean-Luc Nancy 
   Paris : Editions Galilée, coll. "La philosophie en effet", 2010.  
  EAN 9782718608112 
  Présentation de l'éditeur :  
  Après La déclosion en 2005, les éditions Galilée font paraître le second tome de La déconstruction du christianisme de Jean-Luc Nancy. 
    
  Si la « déclosion voulait indiquer la nécessité d'ouvrir la raison à une dimension non pas « religieuse » mais transcendant» la raison elle-même telle que nous avons trop pris l'habitude de la comprendre, l'« adoration » essaie maintenant de nommer le geste de cette raison déclose. On peut lire une première recension de ce volume sur la "Lettre(s) de la Magdelaine". &lt; br [...]</description>
<author>vernet@fabula.org</author>
<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>Loxias n° 28, Edgar Poe et la traduction</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36661.php</link>
<description> 
  Loxias 28, Edgar Poe et la traduction 
  Sous la direction de Nicole Biagioli et Odile Gannier 
  http://revel.unice.fr/loxias  
  15 mars 2010 
  I.
Poe et la traduction 
  Nicole Biagioli :  POEtique et traduction : traducteurs et
traductions de Poe dans le domaine français 
  Anne Garrait-Bourrier :  Poe/Baudelaire : de la traduction au portrait
littéraire ? 
  François Gallix :  Les traducteurs des histoires d'Edgar Allan Poe 
  Jean-Louis Cornille :  Poe-pourri : le sommeil du traducteur 
  Marius Conceatu :  Baudelaire et Proust traducteurs : les limites
de l'étrangeté 
  Sonya Isaak : 
Tracing
the origin of hybrid text across cultures: The influence of Edgar Allan Poe's
genre experimentation on Baudelaire's invention of the prose poem 
  Henri Justin :  Baudelaire, traducteur des « contes » de
Poe ou auteur d'« histoires extraordinaires » ? 
  Tim Farrant : 
Baudelaire's
Poe: an influential (mis?) reading? 
  Stephen Rachman : 
Lost
in Translation: Poe, Baudelaire and “The Purloined Letter” 
   &lt; p align="left" class="MsoNormal" style="text-align: [...]</description>
<author>fort@fabula.org</author>
<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>A. Jugnon, Artaudieu</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36725.php</link>
<description> 
  A. Jugnon 
  Artaudieu 
  Editions Lignes 
  ISBN : 978-2-35526-046-9 
  68 p. 
  11 euros 
    
    
    
Présentation de l'éditeur : 
    
    
     « On a donc ça en rayon : un Jésucri pour
notre malheur. Le pauvre Arto, du Jésucri, il en a bavé par les cheveux, par
les nerfs, par la bouche et par le cu (comme il dit et écrit : chez lui,
c'est le même trou). » 
     « On fait nos courses : ce qui signifie en
d'autres termes qu'on ne va pas chercher midi à quatorze heures. Pas de Jésucri
glorieux, Jésucri d'après la mort, pas de ça ici, pas de Jésucri de la
résurrection du corps, par contre une tombe vide, ça oui, chez nous il y a. Un
corps absent est un corps mort, pas un corps transsubstantialisé pour un sou,
pas un corps retour des pays chauds du genre retour de chez les morts. Chez les
morts, chez nous, on connaît pas. 
     C'est bien ça qu'Arto il n'a pas voulu : que ça
revienne de chez les morts, que la viande morte revienne ici-bas lui manger les
os sur le dos, la viande de l'être sur le rable. La viande collective revenue
de la fosse commune des illusions perdues, des envies contrariées, des
fausses-couches mal digérées : il faut résolument laisser cette viande-là
dans les catacombes, il faut précisément laisser les morts enterrer les morts. 
  [...] 
     Je peux maintenant parler de cette idée, c'est la
mienne : Arto s'est extirpé le christianisme de la tripe. Arto a démontré
la vérité d'une philosophie qui cherche l'os. Arto, c'est un Descartes qui ne
ferait pas dans sa culotte devant la sainte église romaine et catholique. Pour
Arto le saint siège du saint père c'est un chiotte bouché, c'est là où jamais
ça pourra chier, c'est là où ça retient de chier depuis deux mille ans. C'est
là où Arto doit chier. Lui seul. Pour faire chier les autres. Au sens propre.
Nous devons tous nous lâcher le christianisme de l'intérieur. » 
     Alain Jugnon tient que la philosophie se
« fait » tout autant et tout aussi bien – plus et mieux même, à
la vérité – hors de la philosophie que dans la philosophie. Chez
Lautréamont, Bataille, ou Céline, par exemple. Ici, essentiellement, chez
Artaud. Partout, à la vérité, où l'expérience de pensée supplante la pensée en
tant que telle, qu'elle la resitue et la restitue. Partout mais nulle part
davantage que chez Artaud [...]</description>
<author>lz2@wanadoo.fr</author>
<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>Joris-Karl Huysmans, Écrits sur la littérature</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36669.php</link>
<description> 
    
    
    
  Écrits sur la littérature 
    
  Joris-Karl Huysmans 
    
  Présentation
et commentaires par Patrice Locmant 
    
  Paris : Editions Hermann, coll. "Savoir : Lettres", 2010. 
  EAN 9782705668419 
  300 pages – 14 x 21 cm
  32, 50 €
  Présentation : 
  Romancier et critique d'art, Joris-Karl Huysmans (1848-1907)
est aussi l'auteur d'une oeuvre de critique littéraire importante. S'il condamne
la plupart des auteurs classiques des Lettres latines pour l'aridité de leur style,
il réhabilite cependant les écrivains de la Décadence latine, chez qui il décèle
certaines affinités avec les poètes. 
  Symbolistes de son siècle qu'il contribua à faire connaître
au public. Pourfendeur du Romantisme qu'il juge désuet et périmé, détracteur de
la dernière génération des poètes parnassiens, Huysmans défend en revanche avec
conviction la nouvelle école naturaliste, avant de s'intéresser à la littérature
mystique.  
  De Cicéron à Maupassant, en passant par Musset, Baudelaire,
Verlaine, Mallarmé, Barbey d'Aurevilly ou Villiers de l'Isle-Adam, Huysmans n'a
eu de cesse de chercher à dépasser les clivages des écoles littéraires pour ne retenir
finalement que les seuls écrivains « qui ont du talent ». Ce recueil, qui réunit pour la première fois l'ensemble des écrits
de Huysmans sur la littérature, s'adresse à tous ceux qui, comme l'écrit Huysmans,
« n'attendant plus rien des présomptions du siècle,
aiment à s'isoler dans l'oubli silencieux des livres ».  
    
  Éditeur : 
  Patrice Locmant a réédité et préfacé plusieurs oeuvres
de Joris-Karl Huysmans. Il est également l'auteur de J.-K. Huysmans, le forçat de la vie,
ouvrage qui a reçu le Prix Goncourt de la Biographie en 2007. [...]</description>
<author>vernet@fabula.org</author>
<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>Bertrandon de la Broquère, Le Voyage d'Orient</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36651.php</link>
<description>
Bertrandon de la Broquère, Le Voyage d'Orient. Espion en Turquie  
  Introduction et notes de Jacques Paviot, professeur d'histoire du 
Moyen Âge à l'université du Val de Marne.
Mis en français moderne par Hélène Basso, enseignante à l'université 
d'Avignon 
  Toulouse: Editions Anacharsis, "coll. "Famagouste", 2010, 224 p. 
 
   
    Isbn 13 (ean):  9782914777599  
    Prix : 18 € 
   
  « Parce que j'ai un peu fréquenté les 
Turcs et vu leurs manières de faire, tant en leur façon de vivre que de 
s'équiper pour la guerre, et aussi que j'ai entendu parler de 
remarquables personnes qui les ont vus dans leurs grandes actions, je me
 suis enhardi, quitte à être corrigé par ceux qui connaissent ce sujet 
mieux que moi, d'en parler un peu, selon la compréhension que j'en ai. 
Surtout parce qu'ils ont remporté autrefois de grandes victoires sur les
 chrétiens, je parlerai des conduites qu'il faudrait adopter pour les 
battre et les vaincre dans les batailles, ainsi que des hommes qu'il 
faudrait y employer, et, par là, gagner leurs seigneuries. » 
     L'auteur 
    
    
  En l'an de grâce 1432, Bertrandon de la Broquère, « écuyer 
tranchant » du duc Philippe de Bourgogne, dit le Bon, s'embarque pour ce
 que l'on nommait alors l'Outre-mer, l'Orient de la terre sainte, des 
mondes turc et balkanique. Ce qui ne devait être qu'un pèlerinage à 
Jérusalem va se transformer en l'un des plus étonnants voyages qu'un 
occidental ait entrepris dans ces régions, et, surtout, en l'un des 
récits de voyages médiévaux les plus lumineux qui ait jamais été écrits. Espion 
    
    
  Bertrandon, après avoir visité Jérusalem, poussé par ce que l'on est 
bien obligé d'appeler l'esprit d'aventure, décide de faire le chemin de 
retour par voie de terre. Il se met en route, déguisé en turc, par les 
chemins les plus dangereux alors pour un chrétien. Il s'engage 
clandestinement dans une caravane revenant du pèlerinage de la Mecque, 
et pénètre ce que l'on nommait alors la Turcomanie en direction de 
Constantinople, capitale fantôme de l'Empire byzantin en décomposition. Témoin 
    
    
  L'immense qualité du récit de Bertrandon ne réside nullement dans le 
merveilleux ou le fantastique que d'autres mettent en avant dès qu'il 
s'agit de l'Orient. C'est ici tout le contraire. Jamais peut-être un 
esprit aussi vif que le sien ne nous a permis de toucher véritablement 
la réalité des pays qu'il traverse. Non pas un réel théorisé, pensé, 
conçu et réfléchi, mais celui tout de couleur, d'odeur et de bruit que 
l'on rencontrait alors sur les grands chemins du Proche Orient. 
  Bertrandon s'en tient à son expérience. Il dresse par touches vives 
les portraits saisissants de tels cavaliers arabes aperçus parmi les 
arbres rares du [...]</description>
<author>berengerboulay@yahoo.fr</author>
<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>A. Giraffi, La Révolution de Naples</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36650.php</link>
<description>
Alessandro Giraffi, La Révolution de Naples. Les dix jours de Masaniello 
  Traduit par Jean-Luc Nardone  et Jacqueline Malherbe-Galy 
  Toulouse: Editions Anacharsis, "coll. "Famagouste", 2010, 240 p. 
   
    Isbn 13 (ean) 9782914777582 
    21 €  
   
   Présentation de l'éditeur: 
  « Tout Naples n'est qu'un cri. Le fait 
seul de décrire une révolte populaire, massive, porte naturellement à 
donner vie aux murmures grandissants, aux grognements sourds, aux 
déplacements de la foule qui constituent une basse continue ponctuée 
fréquemment d'éclats sonores, d'interjections, de “Vive !” et de “À 
mort !”, des marques d'une frénésie, en somme, qui s'épancherait dans 
une fureur sonore. » (Introduction) 
  En cette année 1647, Naples est l'une des plus grandes villes 
d'Europe, l'une des plus populeuses aussi, et la capitale du Royaume des
 Deux-Siciles, domaine du roi d'Espagne administré par un Vice-roi nommé
 par la couronne madrilène. Mais la domination espagnole, relayée peu ou
 prou par l'aristocratie et les ecclésiastiques locaux, pèse sur le 
peuple. 
  Les taxes se font toujours plus lourdes, toujours plus nombreuses, 
et, à l'été de cette année-là, suite à une nouvelle taxe sur les fruits,
 la révolte éclate. 
  C'est un obscur pécheur, fils d'une prostituée, qui prend à sa charge
 d'organiser la protestation en rassemblant à ses côtés les lazzaroni de
 Naples. Tommaso Aniello, dit Masaniello, se propulse, en dix jours 
d'une révolution populaire violente et radicale, à la tête d'une 
éphémère « République Royale de Naples », comme on l'appela étrangement 
parfois. 
  Mais Masaniello, parvenu brusquement au faîte d'une puissance 
absolue, semble avoir basculé dans une démence sanguinaire. Et ce sont 
ceux-là mêmes qui l'ont soutenu dans son ascension qui vont, tournant 
casaque, littéralement le massacrer. 
  Dès lors, Masaniello devint une figure populaire de la Naples 
frondeuse, personnage énigmatique à la fois allégorie christique dévouée
 à la cause du peuple napolitain jusqu'à en mourir et tyranneau atteint 
d'une folie hystérique incapable de supporter le poids du pouvoir sans 
borne qui lui aura échu. 
  Alessandro Giraffi, tel un John Reed du XVIIe siècle, donne à lire 
dans ces pages palpitantes l'histoire de cette révolution jour par jour,
 pour ainsi dire d'heure en heure, qui, d'émeutes en coups de mains, de 
négociations houleuses en affrontements armés, s'enfle et grossit au 
point d'expulser un temps la vice-royauté de la ville. 
  Alessandro Giraffi, ou Scipione Napolini, narrateur demeuré inconnu 
par ailleurs, a écrit à chaud, l'année même de la Révolution, et son 
ouvrage fut aussitôt traduit, en 1648, en anglais, à [...]</description>
<author>berengerboulay@yahoo.fr</author>
<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>J. Neefs (dir.), Savoirs en récits II. Éclats de savoirs : Balzac, Nerval, Flaubert; Verne, les Goncourt</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36660.php</link>
<description>SAVOIRS EN RÉCITS II
Éclats de savoirs : Balzac, Nerval, Flaubert; Verne, les Goncourt   Sous la direction de Jacques Neef.
  Vincennes : Presses Universitaires de Vincennes, coll. "Manuscrits Modernes", 2010.EAN 9782842922436
  Présentation de l'éditeur :  
  Le XIXe siècle a connu une ambition encyclopédique nouvelle, mais aussi un rapport déroutant à la fragmentation, à la pluralité.
Comment les "récits" érudits de ce temps travaillent-ils les représentations anciennes et les savoirs contemporains ? 
Savoirs en récit II, comme Savoirs en récits I, explore les tensions entre les savoirs positifs et la puissance des croyances et des mythes. 
Ce deuxième volume réunit diverses versions de ces tensions chez Balzac, Nerval, Flaubert, Jules Verne, les Goncourt.
  &lt; br [...]</description>
<author>vernet@fabula.org</author>
<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>A. Herschberg Pierrot (dir.), Savoirs en récits I. Flaubert : la politique, l'art et l'histoire</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36659.php</link>
<description>Savoirs en récits I 
Flaubert : la politique, l'art et l'histoire Textes réunis et présentés par Anne Herschberg Pierrot
 Vincennes : Presses universitaires de Vincennes, coll. "Manuscrits modernes", 2010. 
  EAN 9782842922429
  Présentation de l'éditeur :La collection "Manuscrits Modernes" inaugure sa nouvelle série avec ce premier volume consacré à Flaubert. Des critiques littéraires et des historiens interrogent les relations entre son oeuvre, l'histoire de la pensée économique et politique, et les enjeux des disciplines qui se forment ou se transforment au XIXe siècle, comme par exemple ces lieux nouveaux de diffusion des savoirs : les musées. [...]</description>
<author>vernet@fabula.org</author>
<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

<item>
<title>G. Steiner, Chroniques du New Yorker</title>
<link>http://www.fabula.org/actualites/article36732.php</link>
<description> 
  Georges Steiner
  Lectures - Chroniques du New
Yorker 
  Préface de Robert Boyers   
  Traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat 
  Gallimard 
  Coll. Arcades 
  ISBN : 978-2-07-012692-7 
  404 p. 
  18 euros
    
  Présentation de l'éditeur :
    
    
     George Steiner a écrit plus de
cent trente articles pour le prestigieux magazine américain The New Yorker
entre 1967 et 1997, et il est incontestable que son érudition exceptionnelle y
trouve une expression particulièrement brillante et divertissante. Le présent
volume en offre un choix significatif et nous permet de suivre l'intellectuel
européen dans son intérêt pour des thèmes ou personnages extrêmement divers.
Que ce soit le destin d'Alfred Speer – son amitié avec Hitler, son rôle dans le
régime nazi, puis son long emprisonnement dans la prison de Spandau – ou la
singularité du roman 1984 de George Orwell, devenu une véritable jauge de
l'évolution de nos sociétés, ou encore l'histoire d'Anthony Blunt – grand
critique d'art, spécialiste de peinture française et conseiller de la reine
d'Angleterre, et espion pour le compte de l'Union Soviétique –, George Steiner
raconte et analyse toujours à la fois. Anton Webern, Graham Greene, Thomas
Bernhard, Vladimir Nabokov, Samuel Beckett, Louis-Ferdinand Céline, Walter
Benjamin, Cioran, Claude Lévi-Strauss, Hermann Broch, André Malraux, Michel
Foucault ou Paul Celan – pour ne citer qu'eux – donnent lieu à d'autres
développements passionnants, vifs et nuancés. Ainsi rassemblés dans un recueil
pour la première fois, l'ensemble nous offre un formidable condensé de la
pensée du grand George Steiner.    
   [...]</description>
<author>lz2@wanadoo.fr</author>
<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 12:00:00 +0100</pubDate>
</item>

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