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<title>Fabula : à la une</title>
<link>http://www.fabula.org</link>
<description>La une du site Fabula</description>
<language>fr</language>
<managingEditor>fabula@fabula.org</managingEditor>
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<copyright>Copyright © Fabula</copyright>
<webMaster>fabula@fabula.org</webMaster>
<lastBuildDate>Fri, 03 Jul 2009 22:03:32 +0100</lastBuildDate>

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<title>Appel à Luc Chatel sur la réforme de la formation des enseignants</title>
<description>Le journal Libération publie dans son édition du 1° juillet la version courte du texte d'un appel à Luc Chatel sur la réforme de la   formation des enseignants, demandant notamment la suspension immédiate de la   publication des décrets réformant le recrutement des enseignants et dénonçant la   suppression des 14 000 postes de stagiaires de l'enseignement public. La   version intégrale (en attachement au format pdf) est disponible ici et là. Cet appel est déjà signé par 64 organisations syndicales, collectifs,   associations professionnelles, sociétés savantes… et&amp;nbsp; pourra servir de base au vote de motions   d'instances universitaires (conseils d'UFR, de département, d'école,   d'université, CA, etc.). De nouvelles signatures peuvent être envoyées à l'adresse&amp;nbsp; appel.luc.chatel@gmail.com. Si,   comme c'est prévisible, la liste des signataires s'élargit, la Coordination   Nationale Formation des Enseignants (CNFDE) la mettra à jour sur son site.</description>
<pubDate>Wed, 25 Jul 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Alfred Jarry n'est pas mort</title>
<description>Alors que le centenaire de la mort de Jarry s'éloigne, l'actualité autour du père d'Ubu ne fléchit pas. À l'occasion de l'entrée au répertoire d'Ubu Roi, les Nouveaux Cahiers de la Comédie-Française explorent la figure complexe de ce Surmâle de Lettres, touche-à-tout qui s'identifia tant à son personnage que l'on a tendance à oublier ses autres masques : poète symboliste, romancier, dessinateur, chroniqueur de l'actualité… Loin des théâtres officiels, Ubu Roi fonctionna parfois comme une arme politique redoutable : la dimension internationale de cette oeuvre, qui fut dans bien des pays un moyen de porter sur la scène les contradictions et la violence des régimes totalitaires, transparaît dans les actes du colloque Jarry et la culture tchèque. Enfin, l'Almanach illustré du Père Ubu de 1899, parodie des almanachs populaires qui faisaient la joie de tous, fait l'objet d'une réédition en fac-similé ; mais pour que les lecteurs puissent savourer tout l'humour de Jarry, qui se gausse des travers de ses contemporains, le volume est accompagné de commentaires érudits qui tâchent d'en extraire tout le suc.</description>
<pubDate>Thu, 25 Jun 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Le récit et l'image</title>
<description>La dernière livraison des Cahiers de narratologie engage un  questionnement sur le statut narratif de l'image: comment les images, fixes ou animées, linéaires ou tabulaires,  racontent-elles&amp;nbsp;? Que racontent-t-elles&amp;nbsp;? Peuvent-elles  ne pas raconter&amp;nbsp;? Images et récits "ce n'est pas de l'image plus du récit, c'est de l'image qui raconte, de  l'image qui devient récit". Signalons par ailleurs le dernier numéro d'une autre revue en ligne, Image &amp;amp; Narrative, consacré aux Images de l'invisible. L'Atelier de théorie littéraire de Fabula propose enfin de nombreuses ressources (articles, liens, recensions etc.) pour une réflexion sur le dialogue entre le texte et l'image, entre littérature et photographie, cinéma, bande dessinée ou peinture.</description>
<pubDate>Tue, 25 Jun 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Imaginer Sartre heureux</title>
<description>Chez Sartre, a-t-on l'habitude de lire, pas de détente – pas de repos, de dégagement ni même de gaîté... Aucun bonheur, alors, dans la philosophie et l'expérience sartriennes&amp;nbsp;? La pensée de Sartre a pourtant fait place à une véritable théorie de la «&amp;nbsp;joie&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; sa littérature à la figuration de «&amp;nbsp;moments parfaits&amp;nbsp;» ou d'instants mélodiques&amp;nbsp;; et sa vie à des régions d'euphorie, de plaisir&amp;nbsp;au piano, de coïncidence avec soi. Après une journée consacrée à "Sartre et les sciences sociales", la session littéraire du colloque annuel du Groupe d'études sartriennes, les 19 et 20 juin&amp;nbsp;prochains,&amp;nbsp;à l'ENS (au 29 rue d'Ulm)&amp;nbsp;se penche sur ces bonheurs de Sartre, et accueille en particulier une table ronde autour du livre de François Noudelmann, Le Toucher des philosophes. Sartre, Nietzsche et Barthes au piano.</description>
<pubDate>Thu, 25 Jun 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>&#xC3;&#x89;motions &#x26; puissance de la litt&#xC3;&#xA9;rature</title>
<description>Pourquoi pouvons-nous avoir peur en lisant un &amp;nbsp;roman ? Pourquoi nous arrive-t-il de rire ou de pleurer au théâtre ? Qu'est-ce qu'une émotion esthétique ? Notre intérêt pour les effets, la puissance (ou l'impuissance) des oeuvres littéraires, comme l'étude&amp;nbsp;des émotions autorisées ou provoquées par la littérature, a été récemment relancée par la pragmatique, la philosophie contemporaine de l'action ou encore les sciences cognitives, les théories psychologiques ou sociologiques&amp;nbsp;de la réception et de la lecture. Le groupe Phi, l'équipe Telem, le Lila et Fabula vous attendent nombreux vendredi 12 juin à l'ENS (45 rue d'Ulm)&amp;nbsp;à partir de 9h45 pour discuter de ces questions avec&amp;nbsp;Sophie Marchand, Frédérique Leichter-Flack,&amp;nbsp;Michel Collot,&amp;nbsp;Béatrice Bloch, Marilyn Heck,&amp;nbsp;Frédérique Toudoire-Surlapierre, Timothée Picard et Régis Jauffret.&amp;nbsp;</description>
<pubDate>Wed, 25 Jun 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Fabula-LHT n° 6 : "Tombeaux pour la littérature"</title>
<description>       «&amp;nbsp;ÉPOQUE  (LA NÔTRE). Tonner contre elle. Se plaindre de ce qu'elle n'est pas  poétique. L'appeler époque de transition, de décadence&amp;nbsp;», notait  Flaubert en 1880 dans son Dictionnaire des  idées reçues. Plus  que jamais ce conseil semble avoir été suivi à notre époque où les  tombeaux de la littérature sont en passe de devenir un véritable genre  critique, où Richard Millet stigmatise le Désenchantement de la littérature, où Enrique  Vila-Matas fait des figures de Bartleby ou de Lord Chandos des modèles, où William Marx rend compte d'un long Adieu  à la littérature… Le sixième numéro de Fabula-LHT,&amp;nbsp;coordonné  par&amp;nbsp;Alexandre Gefen,&amp;nbsp;évoque les multiples formes que prend cette  posture théorique, réinscrite à son tour dans une perspective  historique. Trois documents, de Jacques Rivière, de Raymond Dumay et de  Jacques Etienne Ehrmann, esquissent une généalogie du discours  déclinologique. Un article de Kôjin Karatani, traduit par Misako  Nemoto, offre une échappée géographique et culturelle. Enfin, un  entretien avec Dominique Viart montre que le cadavre de la littérature  bouge encore... pour un moment du moins. La prochaine livraison de Fabula-LHT se demandera si "les femmes ont une histoire littéraire" propre.                        </description>
<pubDate>Sun, 25 Jun 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Le Principe d'Université</title>
<description>Plinio W. Prado vient de publier Le Principe d'Université, un texte bref et offensif en accès libre sur le site des éditions Lignes qui s'en prend à l'ensemble&amp;nbsp; du "processus de  Bologne" à l'Université tel que mis en oeuvre dans les réformes: LMD, LRU, réforme des concours, nouveau statut des enseignants-chercheurs... Pour P. W. Prado le fond de ces réformes tient dans l'extension de l'usage comptable du temps à l'Université&amp;nbsp;: "Ce  temps consacré au questionnement et à l'écoute, de soi et de l'autre,  voilà ce que tend à interdire précisément le surcroît de mobilisation  générale et accélérée que le pouvoir politique, administratif et  économique entend imposer aujourd'hui à tout un chacun, sur fond de  compétition mondiale". Un entretien avec l'auteur est en écoute sur la webradio A Bout de Souffle ; on peut lire aussi sur Fabula:   Le principe d'université comme droit inconditionnel  (texte de l'intervention de P. Prado lors de la journée interuniversitaire "Université  critique pour tous" à Paris 8 en décembre 2007). &amp;nbsp;&amp;nbsp;       </description>
<pubDate>Sat, 25 Jun 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>L'événement poétique</title>
<description>Cela nous arrive-t-il encore de réfléchir à partir des poèmes à ce que pourrait être pour nous, pour la langue et pour l'histoire la poésie ? Une journée consacrée à La Poésie comme événement, le 11 juin prochain à l'ENS, ouvrira cette réflexion sur&amp;nbsp;la poésie comme forme d'action particulière que les poèmes contiennent quand ils affectent des sujets, lecteurs ou écrivains. La notion d'événement est au centre de la pensée du lyrisme et de la performance poétique de Johathan Culler, dont l'Atelier propose une présentation, et qui interviendra lors de cette journée&amp;nbsp;; dans sa version narrative, elle a récemment fait&amp;nbsp;l'objet d'un ouvrage dirigé par P. Glaudes et H. Meter, Le Sens de l'événement, et d'un colloque de l'Université du Québec, Poétique et imaginaires de l'événement.</description>
<pubDate>Mon, 25 Jun 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Figures du style</title>
<description>Un an après la parution du livre d'É. Bordas qui en inventoriait les divers emplois dans les domaines les plus variés, la réflexion sur l'extension du mot "style" se poursuit. La problématique proprement littéraire est reprise dans un essai de D. Gollut qui s'interroge sur le sens du style, tandis que la question générale des manières d'être individuelles est posée par G. Bolens à partir d'une stylistique du corps dans le récit. On retrouvera également, à propos de Barthes, la question du style de vie, lié à un souci éthique où le goût de la nuance et de la délicatesse travaille aussi bien l'existence que l'écriture. La récente réédition d'un ouvrage de 1990 de L. Jenny, qui plaidait résolument pour une conception du style comme singularité discursive, et anticipait les débats à venir avec les tentatives de rhétorisation de la notion, aidera à approfondir ce questionnement sur les multiples figures du style.</description>
<pubDate>Sat, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Tous unis contre la "mastérisation" !</title>
<description>  Alors que des parents d'élèves ont mis au coeur de leur marche pour l'école la question de la formation des enseignants, un sévère communiqué de la fédération FCPE rejoint les analyses de la communauté enseignante - donnant ainsi raison à la mobilisation en cours dans les universités et les IUFM - et dénonce le dernier coup de force du ministère. Même la CPU (présidents d'universités) s'indigne du mépris du ministre Darcos, qui ignore les consultations en cours (commision Marois-Filâtre), pourtant déjà bien insuffisantes, tandis que les directeurs des quatre ENS ont écrit aux ministres (25/05/09), et qu'une pétition vient d'être lancée en direction de l'opinion publique pour le maintien d'une véritable formation professionnelle des enseignants. Lire aussi le dernier  communiqué de presse de la CDIUFM et des communiqués plus anciens de SLU, de la CDIUFM et de la CNFDE.&amp;nbsp; </description>
<pubDate>Thu, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Academic Pride 2009</title>
<description>Le jeudi 4 juin 2009 aura lieu la deuxième édition de  "La marche de tous les savoirs (Academic Pride)" organisée par Sauvons la recherche avec les principales associations et syndicats  de l'enseignement supérieur et de la recherche. Toutes les personnes  attachées à la transmission et au développement des savoirs sont  invitées à marcher le 4 juin dans plusieurs villes de France. A  Paris, le départ aura lieu à 14h00 devant la Maison des Sciences de  l'Homme. </description>
<pubDate>Wed, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Bilans &#x26; perspectives</title>
<description>Après quatre mois de mobilisation dans les universités françaises, beaucoup  d'établissements (mais pas tous, voir nos nouvelles  des universités)  mettent fin au blocage ou à la grève  afin de permettre aux étudiants de valider leur année et à la communauté universitaire de se remobiliser, en particulier sur la question de la mastérisation (voir l'édito supra et voir le calendrier des prochaines manifestations).     Si cela ne signifie pas la fin d'un mouvement que le gouvernement et les médias enterrent bien trop vite (... mais n'ont-ils pas dit pendant 15 semaines que le mouvement s'essouflait ?), plusieurs revues dressent en cette fin de printemps le bilan d'une contestation sans précédent et qui ne pourra rester sans suite. Signalons entre autres l'article de L. Wajeman ("L'université française existe-t-elle&amp;nbsp;?") qui paraîtra au moins de juin dans le  n°48 de Vacarme ou le dossier proposé dans la dernière livraison de la Revue internationale des livres &amp;amp; des idées (n°11, mai-juin 2009). Le n°33 de la Revue du Mauss rassemble pour sa part des contributions venues d'horizons variés et qui souhaitent oeuvrer à la réinvention d'une démocratie universitaire.</description>
<pubDate>Wed, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>La librairie Fabula ferme ses pages</title>
<description>Depuis plus d'un an, l'équipe Fabula vous proposait régulièrement, avec  une sélection d'essais, les services d'une librairie en ligne dédiée  aux études littéraires. La fréquentation de cette Librairie Fabula n'a  jamais été à la hauteur de nos espérances, et le semestre de grève qui  vient de s'écouler n'est pas resté sans incidences sur les chiffres de  vente… Nous mettons fin à regret à une activité qui visait aussi à  pallier la quasi-absence de subsides publics pour un site associatif  (rappelons à cette occasion que pour soutenir Fabula vous pouvez  inviter votre équipe de recherches à adhérer à l'association). Nous  réfléchirons dans les mois qui viennent à la possibilité d'affilier nos  pages parutions à une librairie en ligne généraliste, pour que  l'ensemble des titres déjà répertoriés et non plus une simple sélection  puissent être proposés à la vente.</description>
<author>berengerboulay@yahoo.fr</author>
<pubDate>Sun, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>François Cheng,  une vie ouverte…</title>
<description>Essayiste, traducteur, calligraphe, romancier et poète, François Cheng est devenu l'une des grandes figures de la littérature française de ce début de siècle. Récompensé par de nombreux prix, il a été élu en 2002 à l'Académie Française. M. Bertaud vient de lui rendre un bel hommage dans François Cheng. Un cheminement vers la vie ouverte. L'Association Européenne François Mauriac donnera cet été la parole à plusieurs chercheurs autour du « Dialogue dans l'oeuvre de François Cheng » (Strasbourg, 2-5 juill.). Rappelons que l'académicien a fait paraître en 2008 L'un vers l'autre : en voyage avec Victor Segalen, et un Pèlerinage au Louvre. Et signalons enfin qu'en 2006 l'oeuvre de F. Cheng a fait l'objet d'une journée d'étude , dont les actes forment une livraison de la Revue de Littérature Comparée (2007).</description>
<pubDate>Sun, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>2005-2009, Louise Labé : une créature de papier ?</title>
<description>En 2005, les oeuvres de Louise Labé étaient inscrites pour la première fois au programme de l'Agrégation de lettres. Dans la floraison de travaux généralement consécutifs à un tel événement, paraissait en 2006 un livre inattendu de Mireille Huchon qui contestait l'attribution à Louise Labé des&amp;nbsp; Oeuvres parues en 1555 et rééditées en 1556: Louise Labé, une créature de papier. Cette remise en cause s'inscrit-elle dans la grande tradition cléricale consistant à dénier aux femmes la paternité de leurs oeuvres? La SIEFAR a ouvert son site aux spécialistes (de Louise, de la littérature féminine, des supercheries littéraires...) pour faire la lumière sur cette affaire. En 2007, Françoise Duroux et Mary McKinley revenaient sur l'affaire Louise Labé dans la revue Critique (n°737). On pouvait croire le dossier clos. Il n'en est rien : Claude Vercey et Luce Guilbaud viennent de le rouvrir…</description>
<pubDate>Fri, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>L'horizon romantique</title>
<description>Nous le savons au moins depuis L'Absolu littéraire&amp;nbsp; de J.-L. Nancy et P. Lacoue-Labarthe : nous sommes tous des romantiques allemands. La relecture de l'étude de W. Benjamin dernièrement rééditée achèvera de nous en convaincre : Iéna aura été la matrice culturelle de la modernité européenne, façonnant en particulier les évidences herméneutiques et poétologiques dont la rémanence se donne à lire dans notre rapport contemporain à la littérature. Les actes d'un important colloque reviennent une nouvelle fois sur les enjeux esthétiques d'un tel transfert culturel, tandis qu'un récent ouvrage collectif reprend la question du point de vue politique. Mais si le romantisme, loin d'être simplement une origine et un héritage, dessinait aussi un horizon et un futur possible ? La prochaine livraison de la revue Critique soulève cette hypothèse, et propose une réévaluation de ce passé qui ne manque pas d'avenir.</description>
<pubDate>Tue, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>L'université bouge encore</title>
<description> Après le mépris, la manipulation, le mensonge ou encore la diffamation, nos ministres adoptent de nouvelles stratégies pour discréditer un mouvement qui mobilise étudiants et personnels des universités depuis maintenant près de quatre mois. X. Darcos, dont on réclame continûment la démission ici, là et encore là, a ainsi tenté lundi 11 mai d'intimider les étudiants les plus engagés. Plus efficacement, les fossoyeurs de l'enseignement et de la recherche cherchent à grand renfort médiatique à détourner l'attention sur la question des blocages et des examens (sur ces points voir nos nouvelles  des universités) et sur celle d'une prétendue mainmise de l'extrême gauche sur le mouvement (étudiants et personnels universitaires ne seraient que de grands enfants qui ne savent pas ce qu'ils font). Modérés ou radicaux, que nous soyons pour ou contre les blocages, pour ou contre les neutralisations ou les validations automatiques du semestre, pour ou contre la reconduction de la grève, une chose est sûre : nous n'avons presque rien obtenu et ne devons pas nous démobiliser. Aussi le printemps et l'été 2009 seront marqués par l'expression de nos colères (voir le calendrier des prochaines manifestations).</description>
<pubDate>Mon, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Comment on écrit l'histoire</title>
<description>L'intérêt particulier observé ces dernières années pour la poétique des genres factuels peut se lire dans les nombreux travaux récemment consacrés au discours historique, où les problématiques littéraires semblent devoir se transposer aux objets de l'historien. La revue Écrire l'histoire consacre ses volumes 3 &amp;amp; 4 à la question du détail et invite à une réflexion sur la microlecture historienne, tandis qu'A. Rowley et F. d'Almeida proposent, dans un geste d'obédience oulipienne, une série de variations sur les possibles de l'histoire. Comme nous le rappelle une récente livraison de la revue Cartes blanches, la question est donc, plus que jamais, de savoir comment on l'écrit : les rééditions des réflexions de L. Febvre ou E. Quinet sur les présupposés et les modalités d'un tel discours viennent à point nommé pour éclairer un genre dont bien des praticiens, des historiens romains à&amp;nbsp; Michelet, sont avant tout des écrivains. </description>
<pubDate>Sun, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Modernités antiques</title>
<description>La première moitié du XXème siècle a vu un incontestable  développement de réécritures de grands mythes gréco-romains et de  reprises de figures de l'antiquité gréco-romaine, tant dans des oeuvres  qualifiées de "néo-classiques" (que l'on songe à l'Orphée de Cocteau ou à l'Oedipe de Gide) que dans des productions des avant-gardes qui s'affirment à cette époque (qu'il s'agisse des Mamelles de Tiresias d'Apollinaire, de Ulysses de Joyce, de The Waste Land  de T.S. Eliot pour ne citer que quelques exemples). Quelles idées de l'homme, de la cité et de  l'art sont en cause et en jeu lorsque des "modernes" reviennent à la  matière des mythes antiques ou utilisent des figures de l'antiquité  gréco-romaine? Telles sont les questions posées dans le séminaire Modernités antiques, co-organisé à Paris X et à Paris 13 et dont plusieurs communications sont publiées dans les pages "Modernité et antiquité" de l'Atelier. </description>
<pubDate>Wed, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Le prêtre et l'instituteur</title>
<description>  Réformes du statut des enseignants-chercheurs, des concours de recrutement des enseignants du secondaire, démantèlement des grands organismes de recherches, baisse de la dotation des universités, nouveau contrat-doctoral… Comme si la coupe n'était pas déjà pleine, un nouveau front vient de s'ouvrir avec la publication au JO du 20 avril de l'accord signé, en toute discrétion, le 18 décembre dernier entre la  République Française et le Saint Siège sur l'enseignement supérieur. Il a pour objet « la reconnaissance mutuelle des périodes d'études, des  grades et des diplômes de l'enseignement supérieur délivrés sous  l'autorité compétente de l'une des Parties […] » (art. 1). L'indignation des Présidents d'Université n'aura donc servi à rien… Il ne s'agit nullement d'une reconnaissance  d'équivalences entre diplômes étrangers et diplômes français, mais du  droit accordé à un Etat étranger de délivrer des diplômes reconnus par  la République française sur son territoire national… On relira à cette occasion des extraits du Discours du Latran de N. Sarkozy: "l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur"… Dont acte.      On conclura de cet abandon du monopole de la collation des grades (au choix ou tout à la fois) à un rétablissement subreptice de la loi Falloux, à un nouveau volet du plan de privatisation de l'enseignement, et à un recul sans précédent du principe de laïcité de l'État. Une pétition est d'ores et déjà lancée. On peut consulter aussi le site du Comité 1905, qui vient de porter plainte devant le Conseil d'État. Un article de C. Fourest paru dans Le Monde résume les enjeux de cette nouvelle mobilisation. Et un article du Parisien daté du 16 avril nous apprenait que, parmi les heureux "locataires du Vatican" à Paris figure… B. Kouchner, le signataire de l'accord susdit. Les universités catholiques seront au demeurant les seules à ouvrir des masters "métiers de l'enseignement de l'éducation et de la formation" à l'automne prochaine.     Le député M. Vauzelle vient de prendre par ailleurs l'initiative d'une autre pétition pour l'inscription d'une Charte des services publics dans le texte même de notre Constitution.</description>
<pubDate>Sun, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>"Exercices d'autodiction préposthumes"</title>
<description>Critiques et théoriciens sont toujours plus nombreux à nous offrir des fragments de leur autobiographie intellectuelle ou à se livrer à ce que G. Genette a un jour nommé, sans rire mais sait-on jamais ?, l'exercice de l'autodiction préposthume. Cela nous vaut de la part de l'auteur de Discours du récit, un réjouissant Codicille, qui fait suite à son non moins enlevé Bardadrac (une rencontre avec G. Genette aura lieu à Paris le 26 mai); M. Ozouf n'est pas en reste qui s'adonne à l'art de la Composition française ; comme d'autres de Paris à Jérusalem, M. Fumaroli donne son itinéraire de Paris à New York (et retour) ; F. Maspero conte ses Saisons au bord de la mer ; on rendra encore grâce aux éd. Allia de nous offrir ce mois-ci les très inattendus Fragments autobiographiques où la spécialiste anglaise de la Renaissance, Frances Yates, évoque ses années de formation et sa carrière d'autodidacte au sein du Warburg Institute (un volume d'essais inédits sur Science et tradition hermétique accompagne cette parution).&amp;nbsp;&amp;nbsp;</description>
<pubDate>Sun, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Jours de colère</title>
<description>C'est sans doute l'état d'esprit de nombre d'universitaires français au quatrième mois du conflit qui les oppose à leurs Ministères, mais c'est aussi le thème d'une salve d'ouvrages collectifs récemment parus: de la colère comme moteur de la vie intellectuelle… Colères d'écrivains sonde « l'extraordinaire pouvoir verbal de la colère » (Genet); on découvrira aussi avec Le mot qui tue une "histoire des violences intellectuelles de l'Antiquité à nos jours". La haine étant l'un des masques de la colère, on s'intéressera encore à la petite Histoire des haines d'écrivains. De Chateaubriand à Proust, de Anne Boquel &amp;amp; Etienne Kern (Flammarion). Mais la rébellion  constitue peut-être le principe majeur du changement dans l'espace français: J. Nicolas fait une place à tous les irréductibles, à tous les refus jetés à la face des hiérarchies et des pouvoirs dans La rébellion française. Mouvements populaires et conscience sociale 1661-1789. Et l'on n'hésitera pas davantage à faire de la colère, avec P. Sloterdijk dans Colère et Temps. Essai politico-psychologique, le moteur principal de la civilisation occidentale, d'Homère à Lénine, de la Bible au Petit Livre rouge, de Caïn à Freud…</description>
<pubDate>Sun, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>L'ultimatum des 1001 heures</title>
<description>  Du dimanche 3 mai midi au lundi 4 mai midi, Place de Grève, parvis de l'Hôtel de Ville à Paris, des centaines d'obstinés ont fêté la 1001e heure de la Ronde.Durant 24h de nombreux artistes, musiciens, chanteurs, comédiens, danseurs, chorégraphes, écrivains ont apporté leurs voix et leurs soutiens à la mobilisation universitaire, pour faire vivre une université démocratique et populaire. À l'issue de cet événement, un nouvel ultimatum a été lancé. Voir des vidéos ici et là.</description>
<pubDate>Sat, 25 May 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>L'autre Réforme</title>
<description>L'année 2009 correspond au cinq centième anniversaire de la naissance de Jean Calvin. À cette occasion de nombreuses manifestations auront lieu un peu partout en Europe. On redécouvrira ainsi ses&amp;nbsp;Oeuvres&amp;nbsp;en Pléiade, et&amp;nbsp;à travers les&amp;nbsp;travaux d'O. Millet qui vient de rééditer l'Institution de la religion chrestienne, quelques temps après les Trois libelles Anonymes. De nombreuses manifestations scientifiques et festives célébreront l'auteur protestant. À l'université de&amp;nbsp;Mulhouse, O. Millet&amp;nbsp;donnera une conférence&amp;nbsp;sur Jean Calvin et&amp;nbsp;ce qu'il&amp;nbsp;représentait au XVIe siècle pour cette&amp;nbsp;Europe en construction, O. Christin dressera son portrait à travers son iconographie, J.-L. Mouton nous fera partager sa vie dans une courte&amp;nbsp;biographie, et Y. Krumenackel reviendra sur celle-ci en nous proposant une vision Au-delà des légendes. N. Hamel le mettra même&amp;nbsp;en scène dans une de ses créations : Le Miroir de mon âme.</description>
<pubDate>Mon, 25 Apr 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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<title>Sans nous !</title>
<description>  Viennent de paraître au JO les décrets du 23/04/09 concernant le statut des enseignants-chercheurs et le contrat doctoral unique. Deux pétitions peuvent déjà être signées en ligne (les signatures doivent se faire avec une adresse électronique académique) pour rappeler que, contrairement aux déclarations de Valérie Pécresse, les personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche désapprouvent profondément ces deux décrets. Trois autres pétitions, sur la même page, soulignent que c'est également sans notre approbation que sont mises en place la réforme de la formation des enseignants, celle des organismes de recherche et, plus généralement, la loi LRU. Si l'on souhaite signer chacune de ces pétitions, il faut donc impérativement signer cinq fois. L'importance du nombre de signatures recueillies par ces pétitions dans les jours qui viennent montrera au gouvernement, à la veille des manifestations du 28 avril (fête des Valérie) et du 1er mai et alors que la question de la validation du semestre se pose avec de plus en plus d'acuité, que notre détermination reste intacte. Car, comme le rapppelle le Snesup dans un communiqué récent les Universitaires ne se laisseront pas faire. Outre les manifestations du 28 avril et du 1er mai, on pourra donc participer aux nombreuses A.G. prévues cette semaine dans les Universités, à la 9ème coordination des Universités le 29 avril, ou au contre-sommet de Louvain du 26 au 29 avril. On pourra aussi aller renforcer la ronde qui tourne toujours obstinément place de grève, aller réfléchir une dernière fois au rôle politique de la Princesse de Clèves avant, résolument, d'admettre que deux mots s'imposent : radicalisation et convergence.</description>
<pubDate>Sat, 25 Apr 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
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