
| Le message suivant a été posté par le visiteur Laurent Carlier le 11 Mai 2001 : |
Qu'apporterait la prise en compte du principe de réalité chez Freud, à coupler dialectiquement au désir ?
Où est la place du continuum réel/fictif quand depuis Foucault on ne peut échapper à la construction de soi. Maintenir ce couple (où même un troisième terme qui oscillerait entre le "ni...ni" et la "synthèse", déconstruction ou surenchère, Derrida ou Baudrillard), ne reviendrait il pas à nier l'autofiction qui permettrait de dépasser le normatif intrinsèque à la consécration du "je" de l'auteur ? N'y aurait il pas là danger qui irait dans la direction d'une identité figée et prédéterminée (le terme essence est trop métaphysique pour moi, je lui préfère concept) ?
De plus n'y a t il pas une corrélation entre l'appellation fiction et ce qui sortirait d'une narration ethnographique utilisant la bonne vieille recette phénoménologique (dissection perceptive obsolète par son côté contemplatif) en ce qui concernerait l'espace, le temps, et la négation des vues subjectives sur le réel ?
C'est un peu dense et confus mais je trouve cela déjà assez long pour ne pas expliciter davantage ici les tenants théoriques ni y méler plus ouvertement une pensée intuitive, parfois réactive qui serait liée aux termes virtuel, potentiel, utopique... trop de discursif tue, merci pour vos problématiques et vos hypothèses à venir.