Fabula, la recherche en littérature (colloques)

Le lecteur au labyrinthe. Comment lire Maurice Scève ?  

55050.jpg

Il n’est pas de texte à la fois plus banal dans son propos (même si un recueil pétrarquiste entièrement consacré à une seule femme est une absolue nouveauté en français à Lyon en 1544) et plus déconcertant dans sa forme et sa démarche que Delie, object de plus haulte vertu de Maurice Scève. Le programme de l’agrégation de Lettres de cette année a été l’occasion pour quelques spécialistes de poésie de revenir à ce recueil et de repenser la question même de son interprétation. Un colloque en ligne à découvrir sur Fabula.


Ce que le document fait à la littérature

52724.gif

On ne cesse pas de le redire: une oeuvre littéraire n’est pas un document ; un document n’est pas une oeuvre littéraire. Le document n’est pas un produit de l’imagination ; il n’est pas l’oeuvre d’un auteur ; ce qu’il donne, c’est justement, comme on dit, « ce qui ne s’invente pas ». Pourtant, depuis le XIXe siècle au moins, la notion et le mot de document sont devenus indispensables à la réflexion sur les oeuvres, à l’étude de leur genèse, à celle de leur réception. « L’idée de document » est liée de toutes sortes de manières à « l’idée de littérature ». Après un numéro de Littérature consacré aux "Usages du document en littérature" paru en juin 2012, et en attendant le colloque de l'université de Louvain, l'espace colloques en ligne de Fabula publie les riches contributions d'un colloque organisé à Aix-en-Provence par Claude Pérez, Corinne Flicker et Philippe Jousset intitulé "Ce que le document fait à la littérature (1860-1940)".


Selon Paulhan

51139.jpg

Quelle est la littérature selon Paulhan ? Les actes du colloque Jean Paulhan et l'idée de littérature, qui s'était tenu à l'IMEC les 18, 19 et 20 mai 2011 et que nous nous venons de publier dans les colloques en ligne de Fabula, reflètent la diversité des angles à partir desquels se laisse approcher la manière dont Paulhan est venu à la littérature, s'est appliqué à la penser, à la rejoindre, à l'habiter, à formuler le problème littéraire, et les difficultés du jugement critique. Ces études, englobant l'activité éditoriale, critique et créatrice de Paulhan, soulèvent la complexité d'une conception de la littérature nourrie à une grande pluralité de sources, sans cesse reformulée dans les diverses formes que prend son oeuvre


Problèmes d'Alcools ?

50151.jpg

 

Réunissant le meilleur de la tradition de l'analyse formelle de la poésie (Bauer, Dominicy, de Cornulier), des spécialistes d'Apollinaire, qui ont déjà formé plusieurs générations de chercheurs (Daniel Delbreil), ou de jeunes chercheurs (Alexander Dickow, Laurent Zimmermann), de grands spécialistes du lyrisme (Jean-Michel Maulpoix, Henri Scepi), le colloque "Problèmes d'Alcools" propose aux lecteurs des colloques en ligne de Fabula les actes de la journée d’études organisée par Sylvie Patron à l’Université Paris Diderot-Paris 7.


Jules Lemaitre : « un don d’ubiquité familière »

49798.jpg

Il fut « l’inventeur, dans ce temps où il y en a si peu, d’une critique bien à lui, qui est toute une création et où, dans les morceaux les plus caractéristiques et qui resteront parce qu’ils sont tout à fait personnels, il aime à faire sortir d’une oeuvre une quantité de choses qui en pleuvent alors à profusion, un peu comme des gobelets qu’il y aurait mis ». Telle est l’image du geste critique ondoyant de Jules Lemaitre (1853-1914) que dessinait Proust dans son Contre Sainte-Beuve. Cette figure oubliée de la République des Lettres méritait une exhumation : une journée d’études vient de lui être consacrée à l’Université d’Orléans en décembre 2010 dans le cadre du projet « Histoire des idées de littérature (1860-1940) », que vous retrouverez dans notre espace "colloques".


« L’anatomie du coeur humain n’est pas encore faite ». Littérature, psychologie, psychanalyse

49796.jpg

L’« intériorité » plus que jamais : de l’exploration tainienne de « l’intelligence » à l’invention freudienne d’un « inconscient » individuel, en passant par la psychologie pathologique d’un Ribot, s’ouvre tout un éventail de discours et de pratiques qui vont renouveler en profondeur l’image du psychisme humain. Mais au même moment se développe une « littérature psychologique » doublée d’une « critique psychologique ». Ces croisements à la fois féconds et problématiques entre science et création, programme positiviste et enquête herméneutique, sont au centre du colloque de juin 2010 organisé à l’Université Paul Valéry-Montpellier III, dans le cadre du projet « Histoire des idées de littérature (1860-1940) et que Fabula publie en ligne aujourd'hui.


Les Nouvelles littéraires, une idée de la littérature ?

49560.jpg

Les Nouvelles littéraires, hebdomadaire fondé en 1922 fut pendant l’entre-deux-guerres, et au-delà, l’un des lieux les plus représentatifs de la vie littéraire dans son actualité et sa conception théorique. Les meilleures signatures s’y côtoyèrent dans un titre qui fut radicalement novateur par rapport aux revues littéraires contemporaines. Dans le cadre du programme ANR Histoire des idées de littérature (HIDIL) 1870-1940, le Centre Jacques-Petit (Université de Franche-Comté) lui a consacré une "première campagne de fouilles" que Fabula vous propose de lire en ligne dans son espace "colloques".



Suite des éditoriaux...


Vous trouverez ici l'ensemble des colloques organisés ou hébergés par l'équipe de recherche Fabula


Colloques organisés par l'équipe Fabula

Frontières de la fiction

Actualité de Roland Barthes

Dictionnaire Roland Barthes

L'effet de fiction


Autres colloques

Les écrivains théoriciens de la littérature (1920-1945)

L’héritage littéraire de Paul Ricœur

Maurice Scève, Délie, Object de plus haulte vertu

Ce que le document fait à la littérature (1860-1940)

Jean Paulhan et l’idée de littérature

Problèmes d'Alcools

Jules Lemaitre: « un don d'ubiquité familière »

« L’anatomie du cœur humain n’est pas encore faite » : Littérature, psychologie, psychanalyse

Enseigner la littérature à l’université aujourd’hui

« Les Nouvelles littéraires : une idée de littérature ? »

Paul Valéry et l'idée de littérature

Crébillon, Lettres de la marquise de M*** au comte de R***

Les moralistes modernes

Littérature et musique

Manuscrits, mètres, performances: les Jeux d'Arras, du théâtre médiéval?

Victor Hugo, Hernani, Ruy Blas

Kateb Yacine, Nedjma

Autour du Dictionnaire philosophique de Voltaire

Arts poétiques et arts d’aimer

Hégémonie de l'ironie ?

Verlaine, reprises, parodies, stratégies

Séminaire "Signe, déchiffrement, et interprétation"

Le début et la fin. Roman, théâtre, B.D., cinéma

Littérature et arts à l'âge classique 1 : Littérature et peinture au XVIIIe s., autour des Salons de Diderot, par R. Démoris

La Ville au pluriel

Conférences du GRT 2006-2007

À la recherche d’Albertine disparue

L’Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand

Le poème fait signe

Construire l’exemplarité

Fictions classiques

L'idée de littérature dans les années 1950

Fiction du savoir à la renaissance

Sodome et Gomorrhe


Fil d'informations RSS Fil d'information RSS   Fabula sur Facebook Fabula sur Facebook   Fabula sur Twitter Fabula sur Twitter