Vous trouverez ici l'ensemble des colloques organisés ou hébergés par l'équipe de recherche Fabula


Dans la lignée du séminaire « Littérature et musique, voie de la recherche et perspectives méthodologiques », animé par Béatrice Didier et Emmanuel Reibel à l'ENS, la journée d'étude "Littérature et musique" organisée le 21 mars 2009 à l'ENS par Timothée Picard, de nature méthodologique et bibliographique, s'est donné pour finalité de conforter l'assise du champ de recherche musico-littéraire, en présentant, sur un certain nombre de points, des exposés transversaux, qui brossent l'état des travaux existants, ménagent des points bibliographiques, et dégagent des enjeux théoriques de façon systématique.
La littérature moderne n'a cessé d'être sollicitée par l'interrogation sur les valeurs individuelles ou collectives, d'être hantée par l'exigence morale alors même que toute attitude moralisante était dénoncée comme une convention facile, et que se dérobaient, en même temps que la foi en les certitudes théologiques ou les postulats humanistes d'une nature-guide, le socle ancien de l'expérience et la croyance en la validité de contenus transmissibles. On en trouvera pour preuve les réflexions réunies dans Les Moralistes modernes, un colloque mis en ligne sur Fabula.
Que la plus grande part (sinon la totalité) de la littérature récente puisse être placée sous le signe de l'ironie, on peut croire qu'il ne reste plus grand monde aujourd'hui pour en douter. Des travaux nombreux et récents ont décrit l'extension considérable de cette figure polymorphe, en ont analysé les occurrences, les nuances, les implications… Ce triomphe – dans la critique comme apparemment dans les oeuvres – n'est pas ce qui peut rendre aujourd'hui l'ironie suspecte ? Tel est le sujet du colloque "L'hégémonie de l'ironie ? 1980-2008" organisé à l'université de Provence et dont les quartorze communications sont ici publiées intégralement.
La conjonction de ces deux expressions, "arts poétiques" et "arts d'aimer", semble réactiver chacune d'elles et ouvrir soudain les chemins d'une mémoire littéraire si variée que certaines de ses zones s'ignorent mutuellement. Les textes rassemblés dans les pages colloques en ligne de notre site ont été prononcés à l'occasion d'une journée d'études organisée par des doctorants de Paris 8 en 2008 : ils proposent un arpentage, parmi d'autres, de ce qui peut se penser en littérature, à partir de cette conjonction.
Organisé en 2003, le colloque "L'idée de littérature dans les années 1950" montre que ces années ont été l'occasion d'un déplacement des frontières de l'espace littéraire et comment l'émergence des sciences humaines, qui prennent progressivement la place de la philosophie comme interlocuteur de la critique littéraire, la transformation des pratiques critiques, le durcissement des polarités entre expérimentation et production de masse, le sentiment renouvelé du tragique de l'histoire, ont modifié la représentation de l'activité littéraire.
Après les nombreuses études sur le commencement et sur la fin du roman, un double colloque organisé à Toulouse en 2005-2006 a proposé un geste critique nouveau : mettre en relation ces lieux stratégiques du texte, pour analyser la structure d'ensemble de l'oeuvre et pour observer comment celle-ci construit son sens par la confrontation des espaces d'ouverture et de clôture. Cette réflexion a abouti à un imposant collectif de 46 articles, publié sous la direction d'Andrea Del Lungo. Destiné à constituer une référence en la matière, cet ensemble étudie l'articulation des frontières de l'oeuvre suivant un principe de lecture ouvert et une perspective interdisciplinaire qui croise des genres et des médias différents : roman, théâtre, bande dessinée, cinéma... Ce colloque a également donné à un volume paru en 2010.
Fabula met en ligne les résumés des interventions d'un colloque tenu de l'Université de Dijon dirigé par Laurence Giavarini, Rencontre entre littéraires et historiens sur l'exemple comme objet et comme méthode, pour réfléchir aux « manipulations d'exemplarité » ou, de manière peut-être moins polémique, à la « construction de l'exemplarité ». Spécialistes des XVIe et XVIIe siècles, les auteurs ont eu à coeur de confronter les manipulations d'exemplarité que l'on peut observer dans les textes anciens, en lettres et en histoire, aux constructions et manipulations qui sont les nôtres quand nous fabriquons de l'exemplaire pour tenir un discours d'histoire, soit sur la littérature, soit à partir de l'archive, ou plus généralement sur notre outil de travail, l'écrit. Le texte intégral des différentes contributions est disponible dans le volume Construire l'exemplarité. Pratiques littéraires et discours historiens (XVIe-XVIIIe siècles).
Sous le titre "La Ville au pluriel" sont regroupées les versions remaniées d'interventions réalisées dans le cadre du séminaire doctoral « Regards croisés sur les villes à l'époque moderne », par des intervenants relevant de disciplines différentes et nourrie de ce dialogue interdisciplinaire sur l'objet d'étude à facettes multiples qu'est la ville. Hétéroclite par nature, la ville se situe à la croisée de plusieurs disciplines : la littérature (comparée), l'histoire de l'art, l'histoire de l'urbanisme et de l'architecture, l'esthétique/ l'intérêt philosophique pour la ville, l'histoire culturelle, l'histoire des sciences, la géographie, la sociologie.
Les conférences du GRT (Groupe de recherches théoriques) de l'année 2006-2007 sont disponibles au format audio. Mettant en relation des chercheurs de disciplines et de provenances diverses, le programme de cette année d'ouverture a amené des chercheurs à présenter, en dehors de leur communauté de travail coutumière, l'expérience actuelle de leur recherche et a permis à chacun d'interroger ce qu'il en est des fonctions et utilités du théorique comme tel : en quoi et comment « la théorie » (dispositifs et appareils critiques, construction de modèles formels) ouvre des voies ou fait obstacle à la poursuite d'un chemin d'expérience (expérience de recherche, de travail, voire de vie individuelle ou partagée) ?
La vocation de l'espace "colloques" de Fabula est aussi d'accueillir des ensembles de textes à vocation monographique, liés en particulier à l'actualité des concours de recrutement. On retrouvera donc ici, réunies au fil du temps, des études sur Proust (Sodome et Gomorrhe et Albertine disparue), Crébillon, les Jeux d'Arras, Hugo (Hernani et Ruy Blas), Kateb Yacine, Voltaire, Verlaine, et Chateaubriand. Notre espace accueille également une série d'études de R. Démoris autour des Salons de Diderot.

Dans le sillage de l'essai récent de Cl. Bremond et Th. Pavel De Barthes à Balzac, Fictions d'une critique, critiques d'une fiction, l'équipe Fabula a proposé une réflexion collective sur l'Actualité de R. Barthes, cherchant à évaluer, d'affiner, faire fonctionner un métalangage légué par Barthes, déterminer la portée critique et idéologique de positions pourtant jamais longtemps tenues, comprendre la stratégie de déplacements intellectuels successifs, la disponibilité théorique qu'une époque qui n'est plus la nôtre récompensait, ou encore honorer simplement un écrivain. Une partie des interventions de ce colloque en ligne a paru ensuite dans le volume Barthes, au lieu du roman.
On trouvera réunis ici les actes du séminaire interdisciplinaire sur le XIXe siècle "Signe, déchiffrement, et interprétation", organisé à Paris entre 2003 et 2007 par une équipe indépendante de jeunes chercheurs (Ch. Couleau, A. Del Lungo, B. Lyon-Caen, N. Wanlin), et dédié à l'étude d'un aspect particulier de la culture française du dix-neuvième siècle : le développement de pratiques herméneutiques diverses, aussi bien dans les arts que les sciences. On retrouvera également le colloque organisé dans ce cadre en 2004, "Le poème fait signe". Voir également l'entrée Signe de l'Atelier.

Entièrement dédié à l'origine aux théories de la fiction, le site Fabula a accueilli au fil des années plusieurs colloques consacrés à cette notion organisés par l'équipe Fabula elle-même. On trouvera sur cette page le premier colloque en ligne intitulé Frontières de la fiction (1999) et le second intitulé L'effet de fiction (2001). On trouvera également sous le titre Fictions classiques une série de contributions, de débats et d'échanges sur le statut de la fiction, la poétique et les théories du roman dans la période classique, et les textes de certaines des interventions prononcées au cours de deux journées d'études de juin 2005 (ENS & Paris 3) et du cycle de conférences-débats de l'année 2006. Enfin, le colloque Fictions du savoir à la Renaissance - fruit d'un partenariat avec la revue Littératures où il est paru en partie (n°47, automne 2002) - entreprend d'examiner la forme, le statut et le rôle de la fiction dans différents domaines de la connaissance au XVIe siècle, ainsi que les relations possibles entre ces pratiques savantes et l'espace littéraire.
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