Fabula, la recherche en littérature (agenda)

Samedi du livre : autour de Martin Crowley, L'homme sans

Evénement

Information publiée le dimanche 28 février 2010 par Florian Pennanech (source : Gisèle Berkman)

Samedi 20 mars 2010, Grande salle, Maison Heinrich Heine, Fondation de l'Allemagne, 27 C bd Jourdan, 75014 Paris

Samedi 20 mars 2010, 10h-13H: Samedi du livre du Collège international de philosophie,  sous la responsabilité de Gisèle Berkman, consacré au livre de Martin Crowley, L'homme sans. Politiques de la finitude (postface de Jean-Luc Nancy), Nouvelles éditions Lignes, 2009.

Intervenants : Jean-Christophe Bailly, Gisèle Berkman, Martin Crowley, Jean-Luc Nancy

Ce livre a pour objet l'humanité dominée, exploitée, vouée aux restes et aux rebuts, qui constitue ce que Martin Crowley nomme le paradigme de l'homme sans. Une logique soustractive est à l'oeuvre, selon laquelle « l'homme serait ce à quoi, pour être ce qu'il est, il faut qu'une part de sa propre substance soit soustraite ». L'Homme sans peut avant tout se lire comme une proposition : celle qui consiste à articuler le constat ontologique de notre finitude irréductible, de notre exposition, au sens que Jean-Luc Nancy a donné à ce terme, et le geste politique de la révolte égalitaire. Là où la domination (sociale, politique, technologique) est constitutivement liée à l'exploitation de l'existence exposée des sans parts, il s'agit de réaffirmer le caractère insaisissable de l'exposition, tout en se donnant les moyens de penser les conditions théoriques et pratiques d'un agir politique voué à réaliser concrètement notre égalité de principe. D'où la thèse centrale du livre : « La proposition de la finitude pose au coeur troué de l'humain une exposition insaisissable qui non seulement engage à une solidarité illimitée (ce que fait toute proposition d'égalité), mais indique aussi l'injustice de toute exploitation, en ce qu'elle rend déjà abusive la production de cette exposition proprement irréalisable dans le corps des exploités. »

Cela engage, pour l'auteur, la mise en jeu d'un geste philosophique très singulier, dont on déclinera trois modalités majeures : poser la survivance d'une humanité irréductible, sans constituer une nouvelle anthropologie ; désigner le « coeur troué de l'humain », sans relever le négatif d'un geste dialectique ; se demander sous quelles modalités le silence des dominés et des sans voix peut déboucher sur une parole politique singulière, qui n'érige pas la singularité en substance, ni n'érige une nouvelle anthropologie négative : « Pour penser l'homme sans, c'est par les restes qu'il faut commencer. »

Samedi du livre organisé en collaboration avec La vie des idées (www.laviedesidees.fr) et avec le soutien de la 
Mairie de Paris.


Url de référence :
http://ciph.org



Dernières annonces d'événements :

Benjamin Fondane, Claude Vigée : Le questionnement des origines

La Construction de l'histoire littéraire. Séminaire, ENS-EHESS

Roland Barthes et la musique

Science & literary criticism

Fictions queer. Brice Dellsperger et Marie Canet autour de Body Double

La TEI entre dévotion et libertinage : analyse de structure de textes du XVIIe siècle

Doctoriales sandiennes

Le complexe du verbe

« Révolutions de l’animation à l’ère postmoderne »

Les entretiens de Po&sie : "Poésie et ruine"

Séminaire Valéry : Valéry et le cinéma

  Les voies de la créolisation. Retour sur Edouard Glissant

Journée Greimas (EHESS)

Labyrinthe. Miniatures et expansions du labyrinthe dans la littérature et les arts

Traduction : politiques et stratégies de la glottopolitique

Quand l'interprétation s'invite dans la fiction II, XIXe-XXIe s.

Balzac présociologue (4e journée)

Leçon pratique d'Anthropologie Théâtrale

Rencontre philo 4/4 Jean LAUXEROIS: "Théâtre grec et philosophie : le site et le non-lieu"

François René de Chateaubriand-André Malraux : deux anti-destins face à l'histoire  

Amable de Baudus

Maurice Maeterlinck 1911-2011 Cent ans après: traduction, réception, adaptation Honderd jaar later: vertaling, ontvangst, bewerking

Cortesia. Olhares e (re)invenções - Politesse. Regards et (ré)inventions

Rousseau 300: Nature, Self, and State

J. Rancière, conférence : La Politique de la fiction

Fil d'informations RSS Fil d'information RSS   Fabula sur Facebook Fabula sur Facebook   Fabula sur Twitter Fabula sur Twitter