

Saint-John Perse, trente ans après : la nouvelle anabase
Paris, mars 2006
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DEUX SOIRÉES AUTOUR
DE SAINT-JOHN PERSE
– Mercredi 1er mars, 18 h 30, Maison de l'Amérique latine
(217, Boulevard Saint-Germain, Paris 7e)
Invités d'honneur : Henriette Levillain, Mireille Sacotte, Pierre Oster, Claude Vigée, Jean de Collongue
– Jeudi 16 mars, 18 h 30, Auditorium des Cours de Civilisation française de la Sorbonne
(16 bis, rue de l'Estrapade, Paris 5e)
Invités d'honneur : Joëlle Gardes-Tamine, Colette Camelin, Florentine Mulsant, Henri Maccheroni, Jean-Denis Bonan
« SAINT-JOHN PERSE »,
UNE GRANDE EXPOSITION DE L'ADPF – Ministère des Affaires étrangères
1er-31 mars, Maison de l'Amérique latine
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Trente ans après la disparition de Saint-John Perse (en septembre 1975), et pour marquer la publication du premier numéro de La nouvelle anabase (aux éditions L'Harmattan), revue d'études persiennes issue du site Internet Sjperse.org, un cycle est organisé à Paris au mois de mars, composé de deux soirées auxquelles sera associée l'exposition « Saint-John Perse » réalisée par l'ADPF (Ministère des Affaires étrangères). L'exposition sera visible durant tout le mois de mars à la Maison de l'Amérique latine. Les deux soirées permettront de présenter publiquement la revue, grâce notamment à la présence de certains collaborateurs qui expliqueront leur participation. Au-delà, c'est l'actualité éditoriale ayant trait au poète qui sera abordée avec des invités d'honneur qui témoigneront de l'étonnante vivacité critique qui se manifeste aujourd'hui autour de la trace de l'oeuvre de Perse. Le cycle se poursuivra au mois d'avril par un séminaire, détaillé sur le site.
Voilà plus d'un siècle, c'est par l'éloge du monde que Saint-John Perse entra en poésie, et édifia une oeuvre d'ardeur et de force. Notre rapport à cette parole incandescente est certainement marqué par une exigence fondamentale : renoncer à tous les nihilismes qui nous enserrent, et risquer le pari d'un renouveau. C'est dire peut-être la distance qui nous tient éloignés d'une poésie qui exalte les forces de l'esprit et consacre l'élan vital – et c'est dire la nécessité d'y accéder de nouveau, d'y recourir comme à un secours existentiel, au-delà des patrimoines assoupis. « Je reviendrai chaque saison, avec un oiseau vert et bavard sur le poing » : c'est ainsi qu'au seuil de son office, le sage annonce sa venue, scellée en Amitié du prince. A nous d'honorer aujourd'hui le rendez-vous pris avec le poète et de nous tenir en son conseil, guidés de ses brèves phosphorescences.
Loïc Céry
Programme détaillé : http://www.sjperse.org/paris2006.htm
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