Questions de société

"Réforme de la réforme de la mastérisation en vue" (Mammouth déchaîné 02/11)

Publié le par Bérenger Boulay

Sur le site du Mammouth déchaîné:

Réforme de la réforme de la masterisation en vue
Le recteur de Versailles donne ces jours-ci à l'AEF un entretien qui annonce une expérimentation relative à une nouvelle réforme des concours d'enseignement. Corollaire direct (et dû au hasard ?) de l'installation par Précresse du Comité d'orientation de la nouvelle licence (voir plus bas). Implicitement c'est aussi un constat d'échec de la masterisation. Mais comme toujours avec le gouvernement, lorsque une réforme ne marche pas c'est qu'elle ne va pas assez loin et qu'il faut poursuivre.
« Nous devons dépasser la logique actuelle d'une maquette préparée par les universités dans laquelle on aménage des temps de stages [pour les futurs enseignants]. »
Ledit recteur veut ainsi expérimenter à la rentrée de nouveaux master enseignement en alternance.
Voici les premières pistes que ledit recteur dessine sous nos yeux :

  • 1/ Dès la licence, les étudiants pourraient conjuguer temps de formation en université et séquences en établissement. La mission qui leur serait confiée d'assistant d'éducation puis d'assistant pédagogique.
  • Puis, en master, sur le même principe, il leur serait proposé d'intervenir toute l'année en tant que personnel enseignant vacataire en établissement (et cela selon des contrats classiques de maximum de 200 heures par an)
  • 2/ Fin des stages de pratique accompagnée ou des stages en responsabilité
  • 3/ La place du concours, encore une nouvelle fois, pourra changer.
  • 4/ Il en fait enfin une ressource pour le remplacement dans l'académie « indiscutablement, ils constitueront des moyens d'enseignement complémentaires dont l'académie a besoin dans certaines disciplines. Nous cherchons à monter un dispositif où tout le monde est gagnant : l'étudiant comme le chef d'établissement. »

Autant de propositions qui interrogent sérieusement :
On peut voir la dedans un bon moyen d'habituer les futurs enseignants à un temps de présence plus important dans les établissements (idée que l'on retrouve aussi bien à l'UMP que chez certains au PS...).
Cela confirme aussi qu'il est bien prévu que le système de remplacement se fasse désormais (si possible) en interne (d'où augmentation du temps de présence demandé aux enseignants) sans faire appel aux étudiants de master qui auraient des postes à l'année : il s'agirait donc une sorte de pré-recrutement d'un professorat bien servile avec exercice immédiat du métier à temps partiel de façon à pallier un peu la pénurie créée par le dogme du non-remplacement d'un départ sur deux à la retraite.
Les campagnes de refus d'heures supp se développent aussi actuellement... Un bon moyen aussi d'y pallier  ?
Le master par alternance, avant le master participatif  ?