Fabula, la recherche en littérature (appels)

Quel lecteur pour les récits bibliques ? Colloque RRENAB 2012

Appel à contribution

Information publiée le mercredi 4 janvier 2012 par Alexandre Gefen (source : Pr Régis Burnet (Louvain-la-Neuve))

Date limite : janvier 2012

Appel à communications


Colloque RRENAB 2012 Louvain-la-Neuve

2012
Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve)
Jeudi 24 - Samedi 26 mai


Quel lecteur pour les récits bibliques ?

 

Dire que la coopération du lecteur est constitutive de la construction du sens du texte biblique, c’est désormais enfoncer une porte ouverte. Mais quel lecteur ? Pour élaborer une théorie de la réception ou du reader response, la narratologie a introduit la distinction entre narrataire, lecteur implicite et lecteur réel, celui-ci étant tantôt les premiers lecteurs destinataires historiques de l’écrit, tantôt le lecteur actuel du récit. La distinction entre lecteur implicite et lecteur réel pose cependant une série de problèmes qui méritent d’être étudiés de manière approfondie. On pourrait les évoquer en formulant quelques tensions.

  • Les théoriciens de la narratologie n'ont pas une définition unique du lecteur implicite: une clarification n'est-elle pas utile?
  • Le lecteur implicite construit par le récit est-il nécessairement une figure unique ou peut-il revêtir des formes diverses ?
  • L’analyse narrative utilise-t-elle seulement des critères textuels pour déterminer la construction du lecteur par le récit ou d’autres éléments jouent-ils un rôle (autorité d’un auteur, d’une équipe, d’un ouvrage de théorie littéraire, …) ?
  • Le lecteur implicite en tant que figure idéale et artificielle n’est-elle pas une création du lecteur réel dont le rôle est souvent sous-estimé ?
  • Le travail du narratologue se limite-t-il à dégager la construction du lecteur implicite ou doit-il aller jusqu’à élaborer des critères pour ‘traduire’ ce résultat pour des lecteurs réels, pour lesquels, après tout, le texte a été écrit ?
  • Comment trouver un équilibre entre les pôles du triangle « lecteur implicite – lecteur historique – lecteur actuel » ?
  • Pourrait-on penser à un enrichissement mutuel de la méthode narrative qui met en évidence le lecteur implicite et d’autres méthodes synchroniques qui envisagent explicitement le lecteur réel actuel (approches psychanalytique, libérationniste, féministe, canonique,…) ?
  • Parler d’un lecteur réel – quelle que soit la définition qu’on en donne –avec ses conventions littéraires, culturelles et sociales n’oblige-t-il pas à réintroduire la dimension historique dans l’analyse narrative ?

En bref, en s’intéressant de près au lecteur, l’exégèse narrative se voit confrontée à un grand défi : se prononcer sur les limites de sa propre discipline.

 

Appel est lancé aux biblistes, exégètes, spécialistes de la littérature et théologiens pour proposer une "communication libre" de 25 minutes au cours d'une séance programmée le samedi 26 à 14h00. On privilégiera une approche narrative qui peut concerner des textes bibliques ou apparentés (pseudépigraphes ou apocryphes).
 

Les doctorants sont particulièrement les bienvenus; leur projet de communication peut être lié à leur recherche doctorale et donc hors thème du colloque.

La proposition d'exposé, qui doit comporter un titre, une présentation du projet en 300 mots et la demande éventuelle d'un data-projecteur, est à envoyer au professeur Geert Van Oyen


Dernier délai pour la proposition d'exposés : janvier 2012. Le comité scientifique du colloque examinera les propositions en janvier. Contact sera pris au mois de février avec les personnes ayant envoyé une proposition pour leur communiquer la décision du comité. 

 


Responsable : Geert Van Oyen

Url de référence :
http://www.uclouvain.be/colloque-rrenab.html



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