


Francis Ponge, Pages d'atelier 1917-1982, Gallimard, coll. "Les cahiers de la N.R.F.", 2005, 416 p., 30 euros.
Ces pages d'atelier sont constituées d'inédits. Recueil de textes aboutis, mais conservés sous le boisseau, de textes encore en chantier, d'archives génétiques, elles accompagnent à plus d'un titre les deux volumes d'Œuvres complètes parus dans la " Bibliothèque de la Pléiade " où figure tout ce qui a connu, avec l'aval de Ponge, " le jour de l'impression " selon l'expression de Boileau. D'une part, il vient enrichir des ateliers déjà ouverts grâce à des états différents ou à des documents apparentés qui projettent une lumière nouvelle et fournissent des jalons pour les éditions génétiques qu'attendent et appellent les volumineux dossiers de travail. D'autre part et surtout, il vient enrichir le corpus, soit en révélant des pages de la période de jeunesse, disons jusqu'au Parti pris des choses (1942), parce qu'elle est la moins connue et celle sur laquelle les informations et témoignages sont les moins abondants. On y découvre dès les années 1920 une importante activité scripturale dont la partie publiée donnait d'autant moins la juste mesure qu'ils étaient dispersés dans plusieurs recueils ; elle relevait à la fois de l'ordre poétique et de l'ordre autobiographique propre à une conscience qui réfléchit sur sa vocation et son avenir. Déjà s'y révèle un esprit pour lequel les questions proprement poétiques ou littéraires s'inscrivent dans des préoccupations plus vastes, de nature morale, sociale, philosophique. Après les précoces tentatives d'analyse personnelle, viendront les regards rétrospectifs sur l'œuvre, et les tentatives de bilan. Soit à ce qui introduit dans le secret du cabinet de travail, dans le chantier des projets, voire des simples intentions, matériaux bruts parfois, déposés là en attente d'une exploitation qui n'est jamais venue. Les archives en effet, en plus de servir de dépôt aux essais, erreurs et repentirs qui jalonnent la carrière, en plus de se constituer en mémoires d'une invention qui cesse rarement d'être en éveil ou en effervescence, constituent une sorte de réserve d'écriture.
(informations fournies par l'éditeur)
A. Cousin de Ravel, Quignard, Maître de lecture. Lire, vivre, écrire
P. Engel, Les Lois de l'esprit. Julien Benda ou la raison
M. Crouzet, M. Myself ou La Vie de Stendhal (nouvelle version)
Laurence Brogniez (dir.), Écrits voyageurs. Les artistes et l'ailleurs
O. Biaggini, B. Milland-Bove (dir.), Miracles d'un autre genre
Sévigné, Lettres de l'année 1671
A. Pope & J. Swift, Pensées sur différents sujets
H. Melville, Le Marchand de paratonnerres, suivi de La Véranda
S. Kierkegaard, La Crise et une crise dans la vie d'une actrice
E. Maigret et M. Stefanelli (dir.), La Bande dessinée : une médiaculture
I. Raynauld, Lire et écrire un scénario - Le Scénario de film comme texte
J.-F. Bédia, Les Ecritures africaines face à la logique actuelle du comparatisme
Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique. Commentaire - Tome I : Études d'introduction
P. Engel, Les lois de l'esprit, Julien Benda ou la raison
P. E. Fobah, Introduction à une poétique et une stylistique de la littérature africaine
O. Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma