


http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article5009
Depuis 2007, les chercheurs et les enseignants-chercheurs ont été confrontés à de nombreuses réformes qui ont mis en cause les principes de collégialité dans l’exercice de leurs métiers, que ce soit à propos du gouvernement des universités (avec les formes multiples d’affaiblissement des CEVU et CS au profit des CA et des présidents), du financement de la recherche (avec la baisse constante des crédits récurrents, la hausse vertigineuse du Crédit Impôt Recherche et le développement continu de l’ANR), d’une évaluation quantitative (avec le fonctionnement de l’AERES et les absurdités de la bibliométrie), de l’instauration d’inégalités structurantes entre les équipes et les établissements. SLU a contribué, avec d’autres, à faire apparaître les logiques de fond qui sous-tendent ces réformes derrière les incohérences de leur mise en place. Nous avons ainsi montré en quoi la politique d’« excellence » prônée par le ministère s’inscrit dans cette restructuration en profondeur et en quoi elle est incompatible avec les fondements mêmes de nos métiers.
C’est dans cette optique que SLU a choisi d’apporter son soutien aux manifestations d’opposition suscitées par la mise en place de la PES (ou prime d’excellence scientifique – voir, par exemple).
Il nous a semblé utile d’expliciter les motifs qui doivent, selon nous, conduire l’ensemble de la communauté universitaire et de recherche à rejeter la PES. Emblème de la politique d’« excellence » mise en place par le MESR, celle-ci est, avant tout, une application de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) à la carrière des enseignants-chercheurs, dont il faut identifier les conséquences à court ou moyen terme dans les universités (I). Si l’analyse des effets de la PES a été, en partie, menée à bien pour les chercheurs, au CNRS et à l’INRA notamment, et amorcée pour les enseignants-chercheurs, son impact au sein des universités doit être mesuré en termes de modulation de service et, plus généralement, d’imposition d’une gestion managériale des « ressources humaines » : de fait, elle entraînera très rapidement une tension et une dissociation entre les deux dimensions organiquement liées de la fonction d’enseignant-chercheur, telles que définies d’ailleurs par leur statut (II).
Nous pensons, à SLU, qu’il est très important qu’une autre politique permette de réintroduire un équilibre entre nos activités de recherche et nos activités d’enseignement, au bénéfice de tous et selon des modalités fondamentalement en rupture avec le dispositif actuel (III).
Lire la suite.
Refus de l'Idex: dossier Slu (mai 2012)
02/06/12: Des Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Oui, mais comment?
"Une nouvelle loi sur l’autonomie des universités pour début 2013" (Le Monde.fr - 24.05.2012)
"Le gouvernement doit émettre des signaux forts". Communiqué de l’intersyndicale ESR (22/05/12)
Des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche à l’automne 2012
"A quoi sert l’échec scolaire?", par Bertrand Ogilvie, La Revue des Livres, mai 2012
"Ne pas trahir 2009": Communiqué de la CNESU - 21 mai 2012
Manifestation en soutien au mouvement étudiant québécois, à Paris le 22 mai 2012
Collet (ainsi que Filâtre et Fontanille?) au cabinet de Geneviève Fioraso (màj 24/05/12)
Dossier: qui est Geneviève Fioraso? (màj 23/05/12)
"La formidable grève des étudiants québécois", par C. Laval (blog Mediapart, 17/05/12)
"Ne pas trahir 2009": communiqués syndicaux (mai 2012)
Mouvement étudiant au Québec: la ministre démissionne (14/05/12)
L'Agence de l'évaluation s'autoévalue (Slu, 09/05/12)
Coordination Nationale des Etablissements Scientifiques et Universitaires (CNESU) le 21 mai 2012
"Sarko est parti, vive la LRU? Le changement, c’est quand?" Sud étudiant - mai 2012
Paris 22: deux étudiants arrêtés à la fac de Saint-Denis (màj 14/05/12)
Éducation: urgences et premières revendications (VousNousIls, 09/05/12)
Renouvellement du CA de Sauvons la Recherche: appel à candidatures