Fabula, la recherche en littérature (actu)

P. Jourde, La Littérature monstre. Essai sur la littérature moderne

Parution livre avec compte rendu à paraître prochainement dans Acta

Information publiée le samedi 4 octobre 2008 par Alexandre Gefen (source : Antoine Bertrand)



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PIERRE JOURDE, LITTERATURE MONSTRE. Essai sur la littérature moderne


L'Esprit des Péninsules, 21 novembre 2008, 500 p.

18,90 euros, EAN : 9782350180199

Présentation de l'éditeur:

Sans viser le même objectif, ce livre est symétrique de La Littérature sans estomac, qui joignait, en 2002, une poignée de critiques de sympathie à une gerbe d'éreintements.

On y trouvera à l'inverse beaucoup d'analyses empathiques, et quelques charges. Il ne s'agit nullement de reprendre une formule mais de réunir les membres épars d'une réflexion sur la littérature qui, à partir d'objets divers, se pose sans cesse la même question. De montrer ce qui peut articuler l'évaluation (devenue, de nos jours, quasiment indécente) et l'analyse. Il y en est beaucoup question de la fin du XIXè siècle, parce que nous y sommes encore, et que nous n'en avons pas encore fini avec ce qui s'y est déterminé de la littérature.

On trouvera ici rassemblées, parmi quelques grands noms, Gracq, Mallarmé, Nerval, Borges, Kafka, beaucoup de curiosités littéraires, des oeuvres du second rayon, des grands méconnus : l'étrange Francis Poictevin, Hervé, qui inventa l'opérette avec les malades d'un hôpital psychiatrique, Jean Lorrain, Marcel Schwob, Georges Fourest, Tristan Derème, André Frédérique, Erik Satie, Vialatte ou Huysmans, et même un psychiatre du début du XXè siècle, Paul Sollier, qui s'est penché sur les cas de dédoublement dans la littérature.

Il y est question de loufoquerie, de monstres, de labyrinthes, de doubles, d'îles étranges. Mais ces écrivains et ces thèmes illustrent tout le problème du livre, celui de la singularité.

Pour Marcel Schwob, la littérature est vouée à la représentation des singularités. Les écrivains étudiés ici sont, chacun, à leur manière, des montreurs de singularités (de monstres), dont le mystère résiste obstinément. Ils n'en tirent pas des lois générales. Ils en font des objets de désir, de fascination, d'amour ou de répulsion. Ils en mettent en scène, par le langage, le caractère irréductible. L'art cherche l'unique. Non seulement parce que chaque oeuvre tend à la singularité absolue, mais parce qu'il ne cesse de s'interroger sur la substance particulière.

Pierre Jourde est né en 1955. Agrégé de lettres, il enseigne le français pendant dix ans dans divers collèges et lycées. Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages – critiques, essais, romans. Chez le même éditeur, La Littérature sans estomac a obtenu en 2002 le Prix de la critique de l'Académie française et Festins secrets le Prix Renaudot des Lycéens, le Grand Prix de la SGDL et le Prix Valéry Larbaud 2006.

Pierre Jourde signe par ailleurs avec Eric Naulleau Le Jourde et Naulleau, précis de littérature du XX siècle, qui paraît le 17 octobre aux éditions Mango.

Presse : Antoine Bertrand 01 55 42 73 41 / 06 24 30 29 07

ballandpeninsules.presse@gmail.com

Les chants du monstre
Le monstre sur le devant de la scène
Le monstre et la bête
Le monstre en société
Le monstre et l'art du miroir
Les monstres à l'oeuvre dans le récit


Responsable : Pierre Jourde



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