


Paul Boghossian, La Peur du savoir. Sur le relativisme et le constructivisme de la connaissance. Marseille: Agone, coll. "Banc d'essais", 2009, 224 p.
Préface de Jean-Jacques Rosat
Traduit de l'anglais par Ophelia Deroy
Compte rendu par Michel Daccache sur laviedesidees.fr: la querelle du relativisme.
Présentation de l'éditeur:
Le constructivisme est libérateur quand il révèle la contingence de
pratiques sociales considérées a tort comme fondées en nature. Mais il
s'égare quand il aspire à devenir une théorie générale de la vérité et
de la connaissance, ou celles-ci ne font plus qu'exprimer les besoins
et les intérêts d'une société.
Pourquoi tant de gens se sont-ils laissés tenter par cette
application généralisée du constructivisme social? C'est qu'on acquiert
par là un énorme pouvoir: si une connaissance n'est légitimée que par
des valeurs sociales contingentes, on peut rejeter tout savoir du
moment qu'on ne partage pas les valeurs en question.
Les idées du constructivisme de la connaissance sont étroitement
liées à des courants progressistes comme le postcolonialisme et le
multiculturalisme: elles fourniraient des armes philosophiques pour
protéger les cultures opprimées. Mais, même d'un point de vue
strictement politique, ce n'est pas très judicieux. Car, si les
puissants ne peuvent plus critiquer les opprimés parce que les
catégories du savoir sont inévitablement liées à des perspectives
particulières, il s'ensuit également que les opprimés ne peuvent plus
critiquer les puissants. Voila qui menace d'avoir des conséquences
profondément conservatrices.
Ce livre réfute avec clarté et simplicité les arguments qui sont au
fondement de la pensée postmoderne: nous n'avons aucune raison sérieuse
de croire que nos concepts ordinaires de vérité, de connaissance et
d'objectivité seraient aujourd'hui disqualifiés, et devraient être
abandonnés. Il est complété par une préface qui en souligne les enjeux
et des annexes ou sont discutées les idées de Bruno Latour, Isabelle
Stengers et Michel Foucault sur cette question.
Paul Boghossian enseigne la philosophie a la New York University.
P. Citti, Taine, philosophe du récit
F. Parisot (dir.), Alejo Carpentier à l'aube du XXIème siècle
Chr. Chaulet Achour (dir.), À l'aube des Mille et Une Nuits. Lectures comparatistes
M. Méricam-Bourdet, Voltaire et l’écriture de l’histoire: un enjeu politique
J.-P. Cléro, E. Faye (dir.), Descartes, des principes aux phénomènes
D. Bellos, Le Poisson et le bananier. L'histoire fabuleuse de la traduction
J. Rancière, La Leçon d'Althusser
E. Zola, Mes haines (GF-Flammarion)
E. Zola, Correspondance (GF-Flammarion)
R. Le Menthéour, La Manufacture de maladies. La dissidence hygiénique de J.-J. Rousseau
C. Hammann, Déplaire au public : le cas Rousseau
A. Biancofiore, Pasolini - Devenir d'une création
N. Sabri, La Kahéna - Un mythe à l'image du Maghreb
N. Aubert, Christian Dotremont. La Conquête du monde par l'image
B. Joly, Descartes et la chimie
A. Dominguez Leiva, S Hubier, F. Toudoire-Surlarpierre, Le comparatisme, un univers en 3D?
L. Boltanski, Enigmes et complots - Une enquête à propos d'enquêtes
P.-M. de Biasi, Génétique des textes
M. Foucault, Préface à la transgression
Llewellyn BROWN (dir.) : Samuel Beckett 2 : "Parole, regard et corps"