

Ce texte propose un échange épistolaire entre Bernard Pasobrola et George Lapierre autour de la question de la Raison, de la Nature, du sujet, du langage et de ce qui donne sa forme à un monde.
Bernard Pasobrola :
J'ai lu ton essai Le Mythe de la Raison et je suis heureux d'y retrouver beaucoup de réflexions très proches de celles que m'ont inspirées des linguistes comme George Lakoff ou Robert Lafont. Ton approche est pourtant assez différente de la leur (et de la mienne aussi), c'est cela que je trouve intéressant. Je te propose donc une correspondance sur ton essai.
Commençons par la fin, par ta conclusion qui fait état d'un paradoxe :
Nous devons reconnaître que notre conception de l'univers est assez singulière car, à l'intérieur même de notre cosmovision, nous posons l'existence d'un univers extérieur à notre propre monde où s'investit notre pensée. Sans cette intégration à l'univers humain de la pensée, l'idée qu'il existe un univers extérieur à l'homme, indépendant de son monde, « objectif », serait sans fondement.
Nous arrivons donc à cette conclusion, qui, pour un esprit non averti, peut paraître paradoxale, que l'idée d'objectivité trouve son fondement et son contenu dans ce qui constitue le sujet, dans une culture (au sens large du terme), dans un mode de vie sociale bien particulier.
Dans leur ouvrage, Lakoff et Johnson démontent le mythe objectiviste à partir de leur analyse du langage métaphorique. Ils critiquent aussi la réaction romantique (subjectivisme) au moment de la Révolution industrielle et montrent comment ces deux paradigmes, objectivisme et subjectivisme, se renforcent en s'opposant. Ils proposent un autre paradigme (ou mythe) qu'ils nomment expérentialiste. Selon eux, les catégories par lesquelles nous comprenons le monde qui nous entoure possèdent différentes dimensions correspondant à des propriétés interactionnelles : perceptive, motrice, fonctionnelle et intentionnelle, structurées en gestalt. Événements et activités sont eux aussi catégorisés selon différentes dimensions. La catégorisation est un moyen de définir un type d'objet ou d'expérience en mettant en valeur certaines de ses propriétés au détriment des autres. Le plus souvent, nos assertions portent sur des propriétés interactionnelles et non des propriétés inhérentes aux objets. La compréhension d'une expérience de manière métaphorique se produit lorsque nous utilisons une praxis appartenant à un domaine d'expérience pour structurer notre expérience dans un autre domaine.
"Delacroix ou la mémoire en défaut": sur un ouvrage d'H. Damisch, par C. Champy (nonfiction.fr)
"De l'horizontal au vertical : échanges écrits avec Jochen Gerner", entretien par Pilau Daures
Site Réforme Humanisme Renaissance: rhr16.fr
"Twitter: un salon littéraire virtuel?" (BibliObs)
"Le goût de l'archive est polyglotte". Entretien avec Sanjay Subrahmanyam (laviedesidees.fr)
POP-EN-STOCK Bazar d´études sur la culture populaire contemporaine
Fantômas et l'Européenne du crime
Écrire la sculpture (XIXe-XXe siècles): enregistrements en ligne
Site "Théâtre de femmes de l'Ancien Régime"
Ouverture du site poesieromande.ch
"Rentrée 2012 : première numérique pour un gros éditeur français", par H. Artus (Rue89)
Le Verger n°1 (site Cornucopia): Rabelais (Gargantua et Le Quart Livre)
Lettre de la Magdeleine de R. Klapka à propos de la collection Le livre, la vie
"Quand Bourdieu photographiait l'Algérie" (francetv.fr)
Flaubert: sa bibliothèque numérisée
2012: année Rousseau. Un dossier d'articles sur le blog Mezetulle (C. Kintzler)
Joyce, Woolf, Bergson... dans le domaine public
Revista Sala Preta, n°11, 2011
"Google n’annule pas Borges, il l’exacerbe". Entretien avec F. Bon (letierslivre.net)