Fabula, la recherche en littérature (debats)

Mastérisation: "Sauvons les Capes" - motions des membres et anciens membres des jury de Capes d'Histoire & Géographie et de langues

Points de vue et débats

Information publiée le dimanche 13 décembre 2009 par Bérenger Boulay (source : Pascale Dubus)


Rappel: Mobilisation les 15 et 17 décembre 2009. Voir aussi: Masterisation: tous les communiqués et toutes les motions (màj 13/12/09).

Ci-dessous:

- Motion des membres et anciens membres du jury de CAPES d'Histoire & Géographie

- Motion des membres et anciens membres des jurys de CAPES de langues

Sauvons le CAPES d'Histoire et Géographie ! Motion des membres et anciens membres du jury de CAPES d'Histoire & Géographie

À la suite de l'initiative du jury de CAPES d'italien, relayée par le jury de CAPES d'espagnol, une motion "Sauvons le CAPES d'Histoire & Géographie" a également été rédigée.

Elle est proposée à la signature de MEMBRES et ANCIENS MEMBRES du jury de CAPES Histoire et Géographie, elle est accessible à l'adresse suivante:

http://www.concours-capes.org/spip.php?article2

Les enseignants d'Histoire et Géographie du second degré ou de l'Université, qui ne sont pas membres ou anciens membres du jury de CAPES Histoire & Géographie, peuvent exprimer leur soutien à cette motion en signant la motion de soutien (cliquer ici).

MOTION:

La majorité des membres du jury de Capes externe d'histoire et géographie ont voté l'année dernière, comme de nombreux autres jurys de CAPES, une motion « Sauvons les Concours » demandant instamment une tout autre réforme. Nous avons pris connaissance des propositions des ministères de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche datées des 13 et 18 novembre 2009 sur LA REFORME DES CONCOURS DE RECRUTEMENT DES ENSEIGNANTS, mais celles-ci ne répondent pas à nos attentes. Différentes organisations (syndicales, CPU, CDIUFM, etc.) ont déjà exprimé leur opposition au projet. Nous souhaitons, en tant que membres du jury du CAPES externe d'Histoire et Géographie, mettre plus particulièrement l'accent sur les quatre points qui relèvent directement de notre expertise, à savoir :

1. Le passage de 3 à 2 épreuves orales d'admission signifie, pour le CAPES d'Histoire et Géographie, un préjudice considérable dans l'évaluation équitable de la double compétence, en Histoire et en Géographie, des futurs professeurs de collèges et lycées.
Dans le système actuel, les candidats, quelle que soit leur discipline de formation en licence - Histoire ou Géographie - ont droit à une évaluation dans chacune des deux disciplines qu'ils auront à enseigner. En outre, on vérifie également leur connaissance de l'histoire des disciplines et leur aptitude à mener une réflexion épistémologique dans les deux disciplines. Une évaluation seulement en histoire ou seulement en géographie, résultant de la diminution du nombre des épreuves de trois à deux, aurait des conséquences désastreuses.
Si le candidat choisit lui-même celle des deux disciplines dans laquelle il sera évalué à l'oral, ceci va à l'encontre de la nécessaire bivalence des candidats, appelés à enseigner l'Histoire et la Géographie (sans parler même de l'éducation civique).
Mais en cas de tirage au sort entre les deux disciplines, celui-ci établirait une inégalité fondamentale et structurelle entre les candidats à ce concours car ceux qui composeraient dans leur discipline de formation auraient un avantage décisif sur leurs camarades moins chanceux.
Une seule épreuve d'histoire et géographie ne répondrait pas non plus aux exigences de sérieux du recrutement de professeurs maîtrisant les disciplines qu'ils auront à enseigner.
C'est pourquoi nous demandons, au nom de ce principe d'équité et de la nécessaire bivalence des enseignants d'Histoire-Géographie, le maintien de trois épreuves orales pour le CAPES externe d'Histoire et Géographie.

2. Il ne nous semble pas cohérent d'affirmer tout à la fois que les épreuves d'admissibilité « ne comporteront pas d'évaluations à caractère didactique ou pédagogique » et d'indiquer que « les programmes scolaires devront constituer l'univers de référence des savoirs évalués ». L'expression même d'« univers de référence » est suffisamment vague pour laisser place à de nombreuses interprétations contradictoires. Nous souhaitons voir réaffirmé ici le caractère disciplinaire du programme du CAPES externe.

3. Le calendrier du concours ne nous paraît pas pouvoir correspondre à celui d'un concours pourvu d'un « programme ». Fixer au 1er décembre les épreuves d'admissibilité ne laisse guère plus de deux mois pour préparer les candidats à ce « programme ». L'argument qui consiste à laisser penser que, de la sorte, « les étudiants qui le souhaitent pourront se présenter la même année aux concours du premier et du second degré » nous semble méconnaître totalement la réalité de l'investissement nécessaire pour préparer des concours de nature très différente. Lorsque les candidats choisissent de préparer deux concours à la fois, il s'agit le plus souvent du CAPES et de l'Agrégation.

4. C'est pourquoi il nous paraît indispensable de maintenir un lien étroit entre les programmes de CAPES et ceux des agrégations d'Histoire et de Géographie, afin de ne pas réserver la préparation de celles-ci à une élite très étroite. Il nous semble tout aussi nécessaire de placer les épreuves d'admissibilité du CAPES externe en fin d'année universitaire (sans doute en fin de M1, et non de M2 comme cela a été proposé par les groupes techniques ad hoc).

Sans une évolution radicale des quatre points évoqués, qui tienne pleinement compte de notre analyse, le concours deviendrait inéquitable, incohérent et asynchrone, et ne saurait par conséquent répondre aux exigences d'un concours d'État. De ce fait les membres soussignés ne participeraient pas aux jurys de ce nouveau concours et invitent leurs collègues à faire de même.

Signatures des membres de jury de CAPES (avec dates de participation au jury)

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Sauvons les CAPES de langues ! Motion des membres et anciens membres des jurys de CAPES de langues (13 décembre 2009)

La pétition compte 115 signatures au 13 décembre 2009).

Si vous n'êtes pas ou n'avez jamais été membre d'un jury, votre signature signifie que vous vous engagez à ne pas accepter de remplacer les démissionnaires.
http://www.concours-capes.org/spip.php?article5

 MOTION:

Les membres des jurys des Capes de langues, dont les membres ont massivement voté l'année dernière en faveur de l'abrogation de la mastérisation des concours, ont pris connaissance des propositions des 13 et 18 novembre 2009 des ministères de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur sur la réforme des concours de recrutement des enseignants. Il tiennent à exprimer ici l'analyse que leur permet de faire leur expérience en matière de recrutement des Professeurs de Lycées et Collèges.

Si le « caractère disciplinaire » des épreuves d'admissibilité semble acquis, lesquelles, comme le demandaient les sociétés savantes, « ne comporteront pas d'évaluations à caractère didactique ou pédagogique, non pertinentes à ce stade », les autres propositions contenues dans ledit document ne répondent pas aux attentes des jurys.

Différentes organisations (syndicales, CDIUFM, etc.) ont déjà exprimé leur opposition au projet. Nous souhaitons, en tant que membres de jurys du Capes ou de l'agrégation, interne ou externe, mettre plus particulièrement l'accent sur les points qui relèvent directement de notre expertise, à savoir :

1.Le passage de 3 à 2 épreuves d'admissibilité signifie, pour nos Capes de langue, un préjudice considérable dans l'évaluation équitable de la double compétence, en français et en langue étrangère, des futurs professeurs de collèges et lycées. Rappelons tout d'abord qu'une première réduction du nombre des épreuves a déjà eu lieu, qui nous a contraints à réunir thème et version dans une même épreuve au nom de l'équilibre entre les langues. Si l'épreuve de double traduction était maintenue, dans quelle langue serait la seconde épreuve ? Quel que soit le choix, il avantagerait les francophones ou les allophones et induirait de graves disparités entre les candidats. Aussi demandons-nous, au nom de ce principe d'équité, le maintien de trois épreuves écrites pour les Capes externes de langue.

2.Il ne nous semble pas cohérent d'affirmer tout à la fois que les épreuves d'admissibilité « ne comporteront pas d'évaluations à caractère didactique ou pédagogique » et d'indiquer que « les programmes scolaires devront constituer l'univers de référence des savoirs évalués ». L'expression même d'« univers de référence » est suffisamment vague pour laisser place à de nombreuses interprétations contradictoires. Nous souhaitons voir réaffirmé ici le caractère disciplinaire du programme du Capes externe.

3.Le calendrier du concours, enfin, ne nous paraît pas pouvoir correspondre à celui d'un concours pourvu d'un « programme ». En fixant au 1er décembre les épreuves d'admissibilité, cela ne laisse guère plus de deux mois pour préparer les candidats à ce « programme ». L'argument qui consiste à laisser penser que, de la sorte, « les étudiants qui le souhaitent pourront se présenter la même année aux concours du premier et du second degré » nous paraît méconnaître totalement les motivations des candidats du Capes externe qui, pour leur écrasante majorité, ne souhaitent aucunement devenir professeur des écoles. Lorsque les candidats choisissent de préparer deux concours à la fois, il s'agit très naturellement du Capes et de l'Agrégation. Il nous paraît donc indispensable de placer les épreuves d'admissibilité du Capes externe en fin d'année universitaire (sans doute de M1 et non de M2 comme cela a été proposé par les groupes techniques ad hoc).

Sans une évolution radicale des trois points évoqués qui tienne pleinement compte de notre analyse, le concours deviendrait inéquitable, incohérent et asynchrone, et ne saurait par conséquent répondre aux exigences d'un concours d'État. De ce fait les membres sous-signés remettraient en question leur participation au jury à venir.

Signer et voir les 115 PREMIERS SIGNATAIRES : ici




Points de vue et débats :

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