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- La direction de la FSU avec DARCOS contre les IUFM !! Communiqué d'Emancipation intersyndicale (29 mai 2009)
- Consternés, abasourdis, indignés, écoeurés..chez les enseignants-chercheurs. Collectif National pour un Front Syndical de Classe (CNFSC) - Bellaciao, dimanche 31 mai 2009.
- Mastérisation : fissure du front syndical lors du CTPM. Communiqué de presse du SE-UNSA (29 mai 2009)
- Détails du vote
La direction de la FSU avec DARCOS contre les IUFM !! Communiqué d'Emancipation intersyndicale (29 mai 2009)  http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2663
http://www.emancipation.fr/emancipa/spip.php?article492
Jeudi 28 mai, les élus des personnels au Comité technique paritaire ministériel ont été consultés sur des décrets sur la formation des maîtres qui constituent un passage en force des ministres Darcos et Pécresse, pour imposer la fin des IUFM, de la démocratisation du recrutement des enseignants, du stage rétribué de formation professionnel, ainsi qu'un développement sans précédent de la précarité enseignante qui menace les concours et les statuts.
Les personnels dénoncent comme une véritable provocation du gouvernement de vouloir imposer ainsi à la hussarde des mesures combattues pendant des mois par les enseignants et les étudiants des universités et des IUFM et ceci avant même que les contre feu gouvernementaux des « groupes de travail » n'aient achevé leurs travaux, ni même commencé les consultations annoncées pour la commissions Marois-Filâtre.
Alors que ce passage en force venait d'être condamné par un très large front regroupant l'ensemble des syndicats des personnels et étudiants, des coordinations de lutte du supérieur et de la formation des enseignants, des parents, la conférence des présidents d'universités, les directeurs d'Ecoles normales supérieures..., Alors que l'ensemble des syndicats ont voté contre tous ces décrets, les personnels s'interrogent sur la forfaiture de la FSU, leur principale organisation syndicale : à la stupéfaction générale, et piétinant ses propres positions et celles de ses syndicats, la délégation FSU a fait un refus de vote sur les décrets concernant les professeurs d'Education Physique et Sportive et s'est abstenue sur les décrets concernant le recrutement des agrégés, certifiés et conseillers d'éducation. Cette dernière décision, purement scandaleuse, a-t-elle été dictée par la direction du SNES, au profit des intérêts strictement catégoriels qu'elle croit défendre, et au détriment de choix fédéraux sur l'avenir de l'Ecole publique ?
Émancipation intersyndicale appelle à condamner ces votes, indignes de la mobilisation exceptionnelle contre cette casse de la formation des Maîtres, indignes d'une organisation qui se prétend de lutte, indigne de la confiance et de l'attente des personnels exprimés lors des dernières élections professionnelles. Ces votes rompent le front unitaire syndical qui a permis d'assurer le succès du 29 janvier et du 19 mars. Unité instrumentée par la FSU et ses syndicats pour ne pas appeler à la grève depuis.
C'est parce qu'elle n'a reçu aucune réponse à ces questions, que tous les militants syndicaux, tous les personnels sont en droit de se poser, qu'Emancipation les pose publiquement à la direction nationale Unité et Action / Ecole Emancipée.
La direction nationale de la FSU doit reconnaître enfin que sa stratégie qui consiste à mordre au pseudo dialogue social de Sarkozy, à cautionner par sa présence des groupes de travail immédiatement bafoués doit être abandonnée au profit de la construction d'un rapport de force à la hauteur, ce qui impose de quitter immédiatement toutes les instances de prétendue concertation et de répondre aux personnels qui demandent une réaction immédiate de grève, permettant d'organiser dans tous les secteurs le refus de la rentrée.
Emancipation intersyndicale propose, dans son appel à candidature pour le renouvellement des instances de la FSU (à paraître), que le prochain congrès national permette aux syndiquéEs et aux courants qui désavouent la direction sortante de la FSU de s'organiser pour mettre un terme à ce gâchis.
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Consternés, abasourdis, indignés, écoeurés..chez les enseignants-chercheurs. Bellaciao, dimanche 31 mai 2009.
par le Collectif National pour un Front Syndical de Classe (CNFSC)
Vote de la FSU en CTPM sur la « mastérisation »Â : quand abstention rime avec capitulation !
Consternés,
abasourdis, indignés, écoeurés… Les réactions de stupéfaction et de
colère ne se sont pas fait attendre, chez les enseignants-chercheurs en
lutte depuis plusieurs mois, comme chez beaucoup d'enseignants des
premier et second degrés, au lendemain d'un Comité Technique Paritaire
Ministériel (CTPM) qui fera date, sans doute, dans l'histoire des
trahisons syndicales.
Un vote « coup de poignard dans le dos » des personnels et étudiants en lutte
Au
CTPM du 27 mai, devaient être présentés les décrets concernant les
modalités de recrutement des enseignants du primaire et du secondaire,
décrets ministériels qui avaient été publiés dès le 19 mai, alors que
les diverses consultations (même illusoires) n'étaient pas terminées.
Les organisations syndicales ont boycotté ce CTPM, considérant à juste
titre qu'il s'agissait d'un passage en force du ministre.
Le 28 mai
s'est tenu le CTPM reconvoqué, et les mêmes décrets ont été soumis au
vote des organisations syndicales. Ces textes ne contiennent rien
d'autre que la base du projet Darcos concernant le recrutement des
enseignants, appelé « masterisation », et massivement rejeté par la
communauté universitaire ; à savoir que « peuvent se présenter aux
concours externes » les candidats ayant déjà obtenu un master ou
inscrits en dernière année de master (article 2). Les modalités de
formation de ces enseignants, avant et après le concours, ne sont pas
évoquées, si ce n'est à travers ces quelques mots de l'article 6 : « A
l'issue du stage, dont les conditions sont fixées par arrêté du
ministre chargé de l'éducation, et qui comporte une formation, la
titularisation est prononcée par le recteur. »
Dans ces conditions,
et face à un tel mépris du ministre, il paraissait logique de voter
contre ces décrets. C'est ce qu'ont fait la quasi-totalité des
organisations syndicales ; toutes, sauf deux : la très minoritaire
CSEN, et… la très majoritaire FSU, qui s'est abstenue sur le décret des
certifiés/agrégés, et n'a « pas pris part au vote » sur celui des profs
d'EPS ! Cette abstention a permis aux deux décrets de passer comme
adoptés par le CTPM, puisque les voix « pour » de l'administration ont
été majoritaires.
Pour les milliers d'enseignants et d'étudiants
mobilisés depuis 15 semaines contre le projet désastreux de «
masterisation », l'interprétation d'un tel vote ne peut être que
celle-ci : la direction de la FSU, tournant le dos au combat résolu
pour le retrait des projets Darcos et Pécresse, affiche désormais son
soutien à la contre-réforme du ministre.
Une stratégie du renoncement et de l'abandon
Pourtant,
les « obstinés » de la lutte contre la « masterisation » à la sauce
Darcos, dans les universités et les IUFM, ont largement fait la
démonstration de la nocivité d'un tel projet : tel qu'il est conçu,
dans un contexte de réduction drastique des postes, le recrutement au
niveau master accentuera la sélection sociale, transformera en masse de
précaires les étudiants ayant échoué au concours, et finira par abolir
le système de recrutement des enseignants français par concours,
c'est-Ã -dire leur statut de fonctionnaires. Si l'on ajoute la
disparition programmée des IUFM, et de toute formation pédagogique
digne de ce nom pour les futurs enseignants, ainsi que la mise en
concurrence imposée aux établissements scolaires et universitaires, on
voit le sort qui est réservé au service public d'éducation dans les
années à venir : celui de sa liquidation, à l'instar de ce qui s'est
produit en Grande-Bretagne sous Thatcher et ses successeurs, et en
Italie sous Berlusconi.
La question de la « masterisation » traverse
tous les niveaux du système éducatif, et menace les fondements mêmes de
l'Education nationale. Dès février, et de façon plus pressante face au
mépris des ministres Darcos et Pécresse, les enseignants-chercheurs en
lutte ont appelé à la convergence de l'action « de la maternelle Ã
l'université ». Ils se sont heurtés à une surdité persistante de la
part de la direction nationale de la FSU, aussi bien pour relayer
auprès de tous ses syndiqués la légitimité de ce combat, que pour
appeler à des actions communes entre Primaire, Secondaire et Supérieur
à l'échelle nationale.
Il faut dire que son plus gros syndicat, le
SNES, a constitué un obstacle indéniable à la mise en oeuvre de cette
convergence : arc-boutée sur l'illusion d'une revalorisation salariale
conditionnée par l'élévation du niveau de recrutement, la direction du
SNES a attendu son congrès de mi-mars (sous la pression de ses sections
les plus combatives) pour exiger enfin le retrait (et non plus le
simple report) de la contre-réforme Darcos. Sans éclairage ni cadrage
nationaux, sans appel à la grève, sans un affichage fort du soutien de
toute la FSU, il était difficile, pour des sections locales du SNES,
d'organiser la résistance commune entre Secondaire et Supérieur.
Le
dernier épisode de l'abstention-appui au CTPM du 28 mai, commandée par
la direction du SNES, sous le prétexte fallacieux de « respect des
mandats », est dans la suite logique de cette stratégie de renoncement
et d'accompagnement, qui privilégie un syndicalisme de « discussions »,
plutôt que l'engagement déterminé à construire le « Tous ensemble en
même temps », seul capable de faire reculer le pouvoir sarkozyste.
La FSU face à ses responsabilités
Avec
ce vote, lourd de conséquences, les directions du SNES et de la FSU ont
pris le risque de fragiliser davantage un mouvement de lutte
exceptionnel par son ampleur, sa durée, sa diversité d'actions et sa
qualité idéologique. Un mouvement qui a su analyser, au-delà des textes
et discours gouvernementaux et médiatiques, la responsabilité écrasante
des directives européennes (Stratégie de Lisbonne et processus de
Bologne) dans la casse des services publics d'éducation, d'enseignement
supérieur et de Recherche. Or on sait la volonté affichée par la FSU
d'adhérer à la Confédération Européenne des Syndicats, structure
subventionnée par l'UE, qui prône aux salariés la résignation devant la
crise et la renonciation à défendre leurs droits et acquis attaqués de
toutes parts. Ceci explique aussi cela…
En prenant un tel risque, la
FSU se fragilise elle-même, en révélant son incapacité à élaborer une
position commune et cohérente sur une question aussi fondamentale que
la formation des enseignants ; elle fragilise ses syndicats nationaux
en partie discrédités par leurs atermoiements et leurs incohérences ;
enfin, c'est l'ensemble du syndicalisme enseignant qui est affaibli par
sa stratégie d'accompagnement de la politique gouvernementale.
La
direction de la FSU est à un moment crucial de son histoire : elle doit
désormais entendre la voix de tous les personnels de l'éducation
nationale qui se battent avec détermination pour défendre leurs
emplois, leurs services publics et leurs droits ; elle doit refuser
tous les pièges tendus par le pouvoir, menant à la compromission ; elle
doit retrouver le chemin du syndicalisme de lutte et travailler à la
construction du rapport de forces nécessaire pour arracher de vraies
victoires.
Faute de quoi, elle porterait l'entière responsabilité des difficultés internes qui en découleraient.
Les
militants du Collectif National pour un Front Syndical de Classe
(CNFSC), quant à eux, refusent de céder à la résignation qui ferait le
jeu du pouvoir ; partout où ils le peuvent, ils se joindront aux
travailleurs et étudiants en lutte dans les universités ; ils invitent
les militants de la FSU à faire connaître leur réprobation à leurs
directions syndicales et à contribuer à la construction du front de
luttes le plus large contre le gouvernement, le patronat et l'Union
européenne.
Le CNFSC relaie, en fichier joint, une pétition lancée à ce sujet par des militants de la FSU. Pétition ci-joint en PDF (sur Bellaciao).
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Mastérisation : fissure du front syndical lors du CTPM. Communiqué de presse du SE-UNSA (29 mai 2009) http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2664
http://www.se-unsa.org/spip.php?article1691
Le vote en abstention de la Fsu sur un certains nombre de projets de texte conforte le ministère. Alors que l'Unsa- Education, le Sgen-Cfdt, la Fsu et la Csen avait d'un commun accord décidé du boycott de la première séance du Ctpm au motif que « ces textes étaient présentés alors même que les multiples groupes de travail institués sur cette question étaient loin d'avoir achevé leur travail et d'avoir abouti à des conclusions », la Fsu, sur les textes relevant du champ de syndicalisation du Snes(certifiés, agrégés, Cpe) a voté en abstention, tout comme le Snalc. De son coté le Snep-Fsu a refusé de prendre part au vote sur le texte Eps ;
Cette abstention apporte de l'eau au moulin du ministère et affaiblit considérablement les conclusions de la commission Marois-Filatre. Si les textes sont publiés en état, les épreuves d'admissibilité et d'admission se dérouleront toutes en M2. Les débats en Ctpm ont montré que s'opposent deux visions différentes du métier d'enseignant et donc deux conceptions de la formation initiale qui doit en découler. Nous avons demandé un ajournement du Ctpm et lors des débats défendu la nécessité d'attendre les conclusions de la commission Marois-Filâtre avant de figer la place des épreuves d'admissibilité en M2.
Le SE-Unsa a voté CONTRE, sur la totalité des textes proposés au Ctpm. Lors du Csfp (Conseil Supérieur de la Fonction Publique) qui doit se tenir le 12 juin pour étudier les mêmes textes, la délégation de l'Unsa continuera à demander l'ajournement de ces projets pour laisser le temps à la concertation en cours d'aboutir.
Dans le même temps, le SE-Unsa a décidé de continuer à siéger dans les groupes de travail pour y défendre les Iufm et la formation professionnelle par alternance. En effet, de nombreux sujets importants qui ne relèvent pas des décrets statutaires doivent encore être débattus : l'organisation des stages, leur suivi, leur évaluation, la place des Emf du premier degré, les modalités d'affectation et de titularisation des stagiaires, la question du cadrage national des masters, l'avenir des formation Ash, etc...
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Les six projets de décrets statutaires intégrant la
masterisation, examinés au CTPM jeudi 28 mai 2009 recueillent une majorité de
voix favorables grâce aux suffrages de l'administration, qui compte la moitié
des 40 sièges, et à l'abstention de certaines organisations. Après le boycott de la séance mercredi 27 mai par certains
syndicats, le CTPM a été reconvoqué le lendemain. Les textes devraient passer devant le CSFPE (Conseil supérieur de la
fonction publique de l'État) le 12 juin 2009, puis devant le Conseil d'État
avant leur publication.
Voici le détail des votes par texte
:
- le décret sur les certifiés recueille 20 voix pour (administration),
10 voix contre (CFDT, Unsa, FO, CGT, Solidaire) et 10 abstentions (FSU,
CSEN).
- le décret sur les agrégés recueille 20 voix pour
(administration), 10 contre (CFDT, Unsa, FO, CGT, Solidaire) et 10 abstentions
(FSU, CSEN).
- le décret sur les professeurs d'EPS recueille 20 voix pour
(administration), 10 voix contre (CFDT, Unsa, FO, CGT, Solidaire), 1 abstention
(CSEN) et 9 refus de vote (FSU).
- le projet de texte modifiant le statut
des PLP enregistre 20 voix pour (administration), 19 contre (CFDT, Unsa, FO,
CGT, Solidaire, FSU) et 1 abstention (CSEN).
- le texte concernant les PE
passe à 20 voix pour, 19 voix contre (CFDT, Unsa, FO, CGT,Solidaire, FSU) et et
1 abstention (CSEN).
- le projet de décret sur les CPE reçoit 20 voix
pour (administration), 10 voix contre (CFDT, Unsa, FO, CGT, Solidaire) et 10
abstentions (FSU, CSEN).
Le CTPM, qui émet un avis consultatif, compte 40
sièges : 20 pour l'administration et 20 pour les syndicats selon la répartition
suivante : la FSU, 9 sièges ; l'Unsa, 5 ; la CFDT, 2 ; la CGT, 1 ; la CSEN, 1 ;
Solidaire, 1 et FO, 1.
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