Fabula, la recherche en littérature (actu)

Marina Tsvetaeva, Les Carnets (édition critique)

Parution livre (édition)

Information publiée le dimanche 21 décembre 2008 par Bérenger Boulay (source : Vox Poetica)



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Marina Tsvetaeva, Les Carnets, Editions des Syrtes, 2008, 1136 p.


Publiés sous la direction de Luba Jurgenson, traduits du russe par Eveline Amoursky et Nadine Dubourvieux, préface de Caroline Bérenger, postface de Véronique Lossky.

  • ISBN : 978-2-84545-104-9
  • 43.00 €

En ligne:

Caroline Bérenger, "Préface aux Carnets de Marina Tsvetaeva"

Luba Jurgenson, "Les événements se trament au sein du langage"

La république des livres (Chronique de P. Assouline)

Poezibao

Article paru dans Le Nouvel Observateur

Le Choix des libraires

Article paru dans La Croix


Présentation de l'éditeur:

Inédits jusqu'à ce jour en français, Les Carnets de Marina Tsvetaeva, publiés ici dans leur intégralité, sont les documents les plus spontanés et les plus subjectifs dans l'héritage du poète. Véritable laboratoire d'écriture, ils constituent une oeuvre littéraire majeure puisqu'ils offrent au lecteur la possibilité d'accéder aux sources mêmes de la création poétique. Journal, carnets de travail, impressions de lectures, chronique de la vie au jour le jour ? Une chose est sûre : ces croquis furtifs et poignants allient le prosaïque au sublime. Fidèle à son art poétique, Tsvetaeva y conjure les assauts du réel par la magie de sa conscience dans un dialogue avec elle-même qui devient parfois dialogue entre le moi et le monde. Commencé peu avant la Première Guerre mondiale pour prendre fin à la veille de la Seconde, cet exercice de lucidité, qui livre les clés des secrets tsvetaeviens tout en ouvrant sur la scène de l'Histoire, n'entrave pas son avancée à travers les mondes intimes que le lecteur a appris à côtoyer au gré des poèmes et des proses édités précédemment. Dans son face-à-face toujours extrême avec le mot, dans son souci minutieux d'offrir l'éternité à l'infime, le poète se tient sur le qui-vive et entend non seulement le fracas de la destruction qui déferle sur sa patrie – et bientôt sur le monde – mais, aussi, le chuchotement intime des choses elles-mêmes en quête de noms nouveaux. Pour accompagner l'édition française des Carnets la parole vivante et complice est donnée à ceux qui ont connu Marina Tsvetaeva, l'ont croisée ou aimée, à travers des notes, des réflexions ou des écrits divers. Grâce à la collaboration avec les Archives russes d'État de littérature et d'art, de nombreux documents, inédits pour la plupart, éclairent ces Carnets.


Marina Tsvetaeva (1892-1941), icône des lettres russes, devient rapidement une figure incontournable de la poésie russe. Elle publie sa première série de poèmes en 1910. En 1912 elle épouse un officier de l'armée russe, Efron. En 1922, elle quitte la Russie pour s'installer à Berlin, à Prague puis à Paris. Dix-sept années d'exil pendants lesquelles Marina mène un combat incessant pour la vie et la création ; la vie n'a de sens pour elle qu'à travers l'écriture : la poésie avant tout, mais aussi prose, traductions, lettres, journal, carnets. Épuisant combat qui la rend austère, arrogante parfois, gaie quelquefois, désespérées presque toujours. Son besoin d'être aimée et surtout d'aimer, la pousse vers des relations épistolaires très fortes, avec des écrivains connus tels Pasternak, Rilke, mais aussi avec des inconnus - l'essentiel étant de dire, de se dire, de brûler, de donner. En 1939 elle rejoint son mari, devenu agent soviétique en URSS. Grâce à Pasternak elle obtient quelques contrats de traduction. En 1941 elle est évacuée à Yelabuga en République Indépendante Tartare ; désespérée, usée par les privations, elle se suicide le 31 août.


Url de référence :
http://www.editions-syrtes.fr/fr/02-Catalogue/Titres/83-Les-Carnets/



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