

Mallarmé, et après ? Fortunes d'une oeuvre
sous la direction de Daniel Bilous
Agnès Vienot éditions, 2006
Présentation de l'éditeur:
En des temps où se célébrait un peu partout un Mallarmé-tel-qu'en-lui-même-enfin..., l'idée d'un Mallarmé " tel qu'en les autres aussi... " a paru s'imposer. Le sort (fortuna) d'un écrivain majeur est peut-être de donner sa chance à l'avenir, en le dotant d'un capital qu'il appartient à d'autres d'exploiter, d'augmenter ou de brûler. Pour désigner " l'après " d'une oeuvre, ce vieux mot de fortune est peut-être le moins calamiteux, malgré (?) ses connotations économistes. Il suffit, pour le comprendre, de lui comparer " influence ", " héritage ", " école ", " filiation " ou encore " postérité ". Loin des affaires de famille mais près des oeuvres, l'on s'est proposé, au Colloque de Tournon (24-27 octobre 1998) d'interroger les théories et les pratiques de ceux qui, lisant Mallarmé, en ont tiré quelque profit ou conséquence dans leur travail, des voies nouvelles que l'on se devait d'explorer tant sur le front de l'écriture, poétique, romanesque, critique ou mixte, que du côté d'autres arts (musique, peinture). Le Colloque a réuni des chercheurs, théoriciens, écrivains, venus d'horizons multiples : Thierry Alcoloumbre, Michel Beyrand, Marcel Bénabou, Jany Berretti, Nicole Biagioli, Daniel Bilous, Jean-Pierre Bobillot, Eric Clemens, Didier Coste, Pascal Durand, Vincent Kaufmann, Mireille Ribière, Jean Ricardou, Léon Robel et Bernardo Schiavetta. Plus que de commémorer un écrivain qui disait " n'existe[r], et si peu, que sur du papier, préférablement blanc ", il s'est agi, pour ceux-là, de prolonger sa réflexion et son travail, sans se dissimuler le caractère inexorablement inachevé de l'entreprise. Au reste, pour laisser au poète l'avant-dernier mot, " un livre ne commence ni ne finit. Tout au plus fait-il semblant ". Daniel Bilous
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