


Perrault en scène, transpositions théâtrales de contes merveilleux, 1697-1800
Sous la direction de Martial Poirson
Ouvrage publié avec le soutien du Centre national du livre et de l'UMR-LIRE du CNRS, Grenoble
Saint-Gély-du-Fesc: Éditions Espaces 34, coll. "Théâtre du XVIIIe siècle", 2009, 336 p.
Présentation de l'éditeur:
 La vogue des adaptations des Histoires ou Contes du temps passé de Charles Perrault, plus connues sous le titre Les Contes de ma mère l'Oye, publiées au début de l'année 1697, est sans égale dans le théâtre français inspiré par l'enchantement tout au long du XVIIIe siècle. Ces textes deviennent très vite le modèle du genre littéraire émergeant du conte merveilleux. Ils fournissent également matière à de nombreuses transpositions dramatiques, lyriques et chorégraphiques sur l'ensemble des scènes théâtrales, depuis les théâtres forains – notamment l'Opéra-Comique –, la Comédie-Italienne, les théâtres des Boulevards, qui s'en sont fait une spécialité, jusqu'aux théâtres de société et dans une moindre mesure, la Comédie-Française. Au gré des citations, emprunts, adaptations, réécritures et détournements des contes-sources se constitue ainsi une poétique du conte merveilleux dramatique qui a partie liée avec l'essor considérable des pratiques scéniques et avec un goût croissant du public pour les spectacles féériques qui ne se démentira pas au siècle suivant.
La présente édition vise, d'une part, à faire le point sur l'ensemble des adaptations connues des contes dramatiques du recueil de Perrault entre 1697 et 1800, d'autre part, à proposer un choix de textes représentatifs des enjeux esthétiques et idéologiques de telles transpositions scéniques : Cendrillon, opéra-comique en vaudeville mêlé d'ariettes d'Anseaume et La Ruette, représenté à la Foire Saint-Germain en 1759 ; Le Petit Poucet, proverbe dramatique de Carmontelle, représenté sur les théâtres de société à partir de 1769 ; Le Chat botté, ballet-pantomime de Jean-François Mussot, dit Arnoult, et Papavoine, représenté au Théâtre de l'Ambigu-Comique en 1770, repris sur le théâtre de Cour de Choisy en 1772 ; Raoul Barbe bleue, opéra-comique de Sedaine et Grétry, représenté à la Comédie-Italienne en 1789.
Ce volume s'adresse en même temps aux pédagogues et enseignants, depuis le collège jusqu'à l'université, aux spécialistes de l'histoire du théâtre et aux artistes, metteurs en scène et comédiens désireux de puiser dans les oubliés du répertoire dramatique des formes aisément exploitables et directement accessibles pour le public contemporain.
Martial Poirson est maître de conférences à l'université de Grenoble et membre de l'UMR LIRE du CNRS. Ses travaux portent principalement sur l'histoire du théâtre et notamment sur les implications historiques, esthétiques et politiques de l'exploitation du merveilleux et de l'enchantement dans le spectacle vivant de l'âge classique aux Lumières.
Cette édition a été réalisée en collaboration avec
Sommaire:
A. Cousin de Ravel, Quignard, Maître de lecture. Lire, vivre, écrire
P. Engel, Les Lois de l'esprit. Julien Benda ou la raison
M. Crouzet, M. Myself ou La Vie de Stendhal (nouvelle version)
Laurence Brogniez (dir.), Écrits voyageurs. Les artistes et l'ailleurs
O. Biaggini, B. Milland-Bove (dir.), Miracles d'un autre genre Â
Sévigné, Lettres de l'année 1671
A. Pope & J. Swift, Pensées sur différents sujets
H. Melville, Le Marchand de paratonnerres, suivi de La Véranda
S. Kierkegaard, La Crise et une crise dans la vie d'une actrice
E. Maigret et M. Stefanelli (dir.), La Bande dessinée : une médiaculture
I. Raynauld, Lire et écrire un scénario - Le Scénario de film comme texte
J.-F. Bédia, Les Ecritures africaines face à la logique actuelle du comparatisme
Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique. Commentaire - Tome I : Études d'introduction
P. Engel, Les lois de l'esprit, Julien Benda ou la raison Â
P. E. Fobah, Introduction à une poétique et une stylistique de la littérature africaine
O. Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma