


Marie-Hélène LAROCHELLE, (dir.), Monstres et monstrueux littéraires
Québec, Presses de l'Université Laval, 2008, 262 p.
EAN : 9782763784908
RÉSUMÉ
C'est le pari qu'ont fait les valeureux auteurs de cet ouvrage dont la tâche consiste à traquer la bête effrayante sur un terrain de chasse particulier : celui du littéraire. La quête ici participe à la multiplication des monstres qui apparaissent désormais un peu partout entre les lignes.
Que ce soit en tant que procédé ou en tant que métaphore de l'écriture, le monstrueux anime tout un pan de la littérature. On comprend que ce système d'excès fait du monstre la manifestation d'infinis possibles, ce que la littérature voit comme une force et une contrainte à l'origine de l'inspiration.
Les études réunies dans ce volume déterminent la spécificité des Âoeuvres qui naissent de cette influence. Car, définir le monstre, c'est aussi Âdéfinir la communauté de normes dans laquelle il s'insère. Si l'anomalie est le premier degré de l'écart, celui de l'altération de la norme, l'énormité, en est le second, puisqu'il suppose l'émergence d'une autre norme Âengendrée par la naissance d'une entité é-norme. En effet, parce qu'il se présente comme un écart, le monstre réfléchit la norme, étant entendu qu'il la projette et la pense. Métaphoriquement, le monstre (monstrum), c'est l'écriture qui montre et se montre, qui attire l'attention. Cette Âreprésentation, cette (démon)stration, trouve en la littérature un terrain d'accueil unique dans la mesure où l'oeuvre permet au monstre de laisser une marque, de rendre ostentatoire son passage ou son existence.
BIOGAPHIE
Marie-Hélène Larochelle est chercheure postdoctorale (CRSH) à l'Université McGill et à Harvard University, son travail porte sur le Monstre et le monstrueux : les écrits des anarchistes français. Sa recherche a régulièrement fait l'objet de publications spécifiques sur la littérature québécoise et, dans une perspective comparatiste, sur la littérature française et francophone. Elle s'est intéressée tant à la littérature canonique (Réjean Ducharme, Louis-Ferdinand Céline, Henri Michaux, Hubert Aquin), qu'à la littérature populaire du Québec (Maxime-Olivier Moutier) et de la Suisse (Gaston Cherpillod, Noëlle Revaz), de même qu'à la littérature marginale (Émile Pouget, Zo D'Axa, Jean Grave). La publication de sa thèse de doctorat (FQRSC) est assurée par XYZ éditeur (Montréal, coll. « Théorie et littérature », à paraître 2008). Outre le présent ouvrage, elle a dirigé Invectives et violences verbales dans le discours littéraire (Québec, Les Presses de l'Université Laval, 2007), ainsi que le dossier thématique « Esthétiques de l'invective » (Études littéraires, vol. 39, no 2, à paraître 2008), publications qui analysent un corpus québécois, et également français, selon l'angle de la violence.
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