


Voir aussi: Education not for sale: le mouvement continue à s'étendre (décembre 2009)
Luttes étudiantes et universitaires en Europe (novembre 2009):
Après la France, l'Espagne, l'Italie, la Finlande ou encore le Danemark c'est au tour de l'Autriche de prendre conscience des conséquences ravageuses du processus de Bologne lancé en 1999. La révolte étudiante autrichienne, qui a commencé le 22 octobre avec l'occupation de l 'Audimax (le plus grand amphithéâtre d'Autriche) à Vienne, s'est depuis diffusée dans tout le pays et s'étend désormais à l'Allemagne, la Suisse, etc.. Voir notre dossier sur le mouvement universitaire en Autriche. Une conférence (vidéo en ligne) de G. Azam explique clairement les tenants de cette "vague européenne", en particulier le phénomène de marchandisation de la connaissance à l'échelle européenne et mondiale: Du processus de Bologne à la L.R.U., une catastrophe annoncée.
DU NOUVEAU A L'EST, CA CHAUFFE
30 universités allemandes occupées. Situation sans précédent historique ! Depuis une semaine, l'université de Fribourg est occupé, et bloquée depuis une AG du lundi 16/11, Un étudiant du groupe de travail, Vernetzung nous en dit plus...
Plusieurs grands mouvements de protestations prennent forme dans les universités au niveau de l'Europe en Autriche, en Angleterre, en Allemagne, en Italie. Mais aussi en Tunisie en Pologne, en Russie. Le "global week of action - education is not for sale" est l'une des émanations de ces initiatives communes http://www.emancipating-education-for-all.org
Notre camarade de Vernetzung (qui cherche une coalition des universités européennes) à l'intérieur de l'université de Fribourg occupée nous explique au téléphone : "On a de plus en de "private/public partnerships : c'est à dire des ressources industrielles qui financent les universités. Ca donne à Fribourg des cafés universitaires (équivalent des CROUS), rachetés, renommés par des journaux privés d'économie. L'université de Fribourg donne le contrôle de ces cafés au journal Frankfurter allgemeine." Comme si Les échos, ou Challenges rachetaient des restos universitaires!
"En Allemagne, des amphis portent des noms de chaines de supermarchés. Concept porté par le politique. Mais le rectorat de Fribourg ne veut pas admettre qu'on se dirige vers de plus en plus vers une infiltration des entreprises, on ne peut pas en débattre. Pendant ce temps des nouveaux écrans géants plasma, flambants neufs, font défiler de la pub dans les facs "
Deuxième grand sujet : la démocratisation dans le système éducatif. En Allemagne, Il n'y a jamais eu de démocratie. Plusieurs problèmes se posent : l'interdiction de faire de la politique de représentation étudiante - seulement les discussions sur les problème sociaux et culturels sont acceptées. "Ca date des années 70, de la RAF, fraction armée rouge, et du spectre qu'elle a représentée. Depuis, les étudiants sont toujours considérés comme des terroristes.On est donc obligé de construire des structures alternatives qui contournent cet empêchement. La démocratie n'existe pas." Les étudiants allemands n'ont pas de représentation dans les conseils universtaires allemands (Sénats). Mais même ces Sénats sont entrain de se faire détruire. Comme dans la LRU française, des entreprises peuvent maintenant siéger dans les conseils. "1/3 d'externes privés siègent dans les Sénats. Et ce sont des entreprises privés qui prennent toutes les décisions depuis quelques mois ! "
Autre grand axe de ce mouvement qui nous vient de l'EST, la sélection sociale. 3 sortes d'écoles qui sélectionnent par niveau scolaire en Allemagne- Haupt schule (la moins bonne) - Real schule (intermédiare)- Gymnasium (l'élite)
"C'est un système de sélection très tôt, à la base. Mais depuis 2 ans il s'ajoute les "couts d'études". Par semestre on a 500 euros de couts d'études en plus des couts semestriels d'inscription de 105 euros." Dans les nombre d'Allemands qui vont à l'université après le bac en cette année 2009, on en trouve 12% en moins issus des milieux populaires. Contre seulement 2% en moins des classes supérieures.
Dans une carte des mobilisations universitaires réalisée par Vernetzung, seule la France reste étonnement passive devant le phénomène de destruction de l'éducation européen. Il est temps de se réveiller.
Chers Ami(e)s à Nanterre, en France, Autriche, Allemagne et à Berkeley,
Nous soutenons vos demandes concernant la libre éducation. Si notre
combat pour l'égalité et pour la justice sociale aux universités
dépasse les frontières des pays, notre engagement pourra s'avérer
efficace.
Nous nous solidarisons avec les protestataires dans le monde entier.
Les protestations universitaires à Lublin (Pologne). Une partie du mouvement international d'étudiant(e)s
Les protestataires de Lublin s'unissent avec les grévistes universitaires en Allemagne, Autriche et aux Etats-Unis.
Un certain nombre d'étudiants et d'enseignants de l'Université Marie
Curie-Skłodowska (UMCS) à Lublin s'oppose aux autorités universitaires.
Celles-ci pensent commercialiser l'UMCS qui constitue le plus grand
établissement académique en Pologne orientale, fondé en 1944. Le
soutien s'élève afin de défendre la démocratisation de
l'université.
Pour développer le mouvement de résistance, L'Alternative académique de
penser et d'agir Lublin-9 l'Etrangère/The Strangeress a été fondée.
L'objectif de l'Alternative Lublin-9 consiste à réaliser les postulats
d'égalité et de liberté. Le concept de sa fondation est apparu à
l'occasion des protestations contre le licenciement planifié de 400
ouvrières les moins privilégiées de l'UMCS.
Lire la suite.
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La CNU lance un appel aux collègues européens: A message from the french "Coordination Nationale des Universités" to their european colleagues.
Lire aussi: Vague européenne: rassemblements en Europe le 24/11/09
Motion de la 21e section du CNU sur l'évaluation des enseignants-chercheurs (2/2/12)
"La fausse autonomie universitaire", par P. Jourde (blog BibliObs)
L'enseignements des lettres classiques à la rentrée 2012 (motion CNARELA du 14/01/12)
Pétition contre la criminalisation d'un canular et du mouvement social à l'Ens (février 2012)
"IUFM : Après le démantèlement, l’éradication", par J.-L. Auduc (cafepedagogique.net)
"Ne bradons pas les diplômes de licence!" (tribune, Le Monde, 19/1/12)
"Les Célébrations nationales 2012 inaugurées par une polémique", par P. Assouline (blog)
Fondation Copernic, L'éducation nationale en danger
"Libraires épuisés", par V. Chabault (lavidesidees.fr)
Lettre du président de la région Languedoc-Roussillon aux responsables de "ses" universités
"La face cachée de l'autonomie des facs": l'exemple de l'UPPA (L'Humanité, 6/1/12)
"Étudiants étrangers: pourquoi le gouvernement a reculé", par M. Bellan (Lesechos.fr, 26/12/11)
"Quand Gallica vend du porno…" (BibliObs)
"L'université est universelle": pétition contre la circulaire Guéant (21/12/11)
Dialogue rompu au sein du CA de l'Université de Haute-Alsace (DNA, 19/12/11)
"L’Université de La Réunion ne survivra pas à l’autonomie" (Temoignages.re)