

Bibliothèque Nationale de France/ Université de Lille-III (Alithila)
LES FEMMES DANS LA CRITIQUE ET L'HISTOIRE LITTÉRAIRE
Paris, Bibliothèque Nationale de France
20 mars 2009 (petit auditorium)
PROGRAMME
9h15Â : accueil des participants
9h30 : Martine Reid (Université de Lille-III) : « En guise d'ouverture : les leçons de l'histoire littéraire »
I. Figures (sous la présidence d'Evelyne Ender)
10h : Jean-Claude Arnould (Université de Rouen) : « Y a-t-il une place pour les femmes dans la création littéraire ? Marie de Gournay et la figure de l'autrice »
10h30 : Myriam Dufour-Maître (Université de Rouen) : « Que sont les Précieuses devenues ? Actualité d'une catégorie critique »
Pause
11h30 : Joan DeJean (University of Pennsylvania, Philadelphie) : (titre à venir)
12h : Christine Planté (Université de Lyon-II) : « La place problématique des femmes poètes »
II. Discours (sous la présidence de Jean-Claude Arnould)
14h30 : Eliane Viennot (Université de Saint-Etienne/Institut universitaire de France) : « Le traitement des grandes autrices françaises dans l'histoire littéraire du XVIIIe siècle : la construction du panthéon littéraire national »
15h : Shelly Charles (« SELF », Paris-IV/CNRS) : « Genre romanesque et écriture féminine dans le discours critique au tournant du XVIIIe siècle »
15h30 : Nicole Pellegrin (CNRS/ENS) : « Le Dictionnaire de Fortunée Briquet (1804) et sa fabrication »
Pause
16h30 : Vicki Mistacco (Wellesley College) : « Les silences de l'histoire : l'anthologie féminine de Louise d'Alq »
17h : Anne McCall (University of Denver, Colorado) : « Programmes et problèmes : les femmes dans les manuels littéraires de la fin du XIXe siècle »
17h30 : Evelyne Ender (Graduate Center, New York) : « Quelle place pour les femmes auteurs dans la tradition critique genevoise ? »
18h15Â : conclusion (Eliane Viennot)
Le colloque consacré aux femmes auteurs dans la critique et l'histoire
littéraire réunira le 20 mars 2009 à la BNF des universitaires venus de France
et des Etats-Unis. Il s'adresse aux spécialistes et aux étudiants aussi bien
qu'à un plus large public, intéressé par la littérature des femmes et par la
réception des oeuvres de ces dernières. Il fait suite au cycle de conférences
consacrées aux femmes auteurs qui s'est tenu dans le cadre des « lundis de
l'Arsenal » entre mars 2008 et février 2009. Avec le concours d'universitaires
français et étrangers, celui-ci a permis de présenter et de faire entendre,
grâce à un large choix d'extraits, des oeuvres aussi diverses que celles de
Françoise de Graffigny et de Rachilde, de Marguerite de Valois et de Mme
d'Aulnoy, de Mme de Lafayette et de Marceline Desbordes-Valmore, de Marie de
France, Delphine de Girardin et Isabelle de Charrière.
La plupart des femmes
actives dans le champ littéraire depuis le XIIIe siècle et jusque dans la
première moitié du XXe siècle environ ne sont plus guère connues aujourd'hui.
Leurs oeuvres ne sont généralement plus disponibles depuis longtemps. Seuls
quelques grands noms continuent, au titre de somptueuses exceptions, de rythmer
l'histoire littéraire telle qu'elle s'est constituée peu à peu, et ce malgré que
les femmes furent de plus en plus nombreuses à exercer le « métier d'écrire » au
fil des siècles, et que leurs oeuvres, loin d'être mineures et de se limiter aux
genres mineurs, tel le roman, furent généralement très bien reçues, éditées
généreusement et pendant longtemps, traduites et imitées.
Pourquoi cette
raréfaction progressive des figures féminines dans les discours tenus ? Quels
arguments ont peu à peu fait autorité pour justifier un tel état de chose et
pour le faire passer pour évident ? Quels en sont les acteurs, les temps forts,
les fins ?Le colloque du 20 mars prochain se proposera d'apporter des éléments
de réponse à ces questions en considérant la nature de la réception réservée aux
ouvrages de femmes, en tentant d'en comprendre les motifs, d'en interroger les
impensés et d'en mesurer les effets. Une lecture attentive de comptes rendus
critiques, d'histoires littéraires, de dictionnaires et d'anthologies sur près
de cinq siècles (du XVIe au début du XXe siècles) devrait permettre de tracer
les lignes de force d'une histoire qui pour l'heure, malgré des analyses
ponctuelles, demeure écrite en pointillés : celle des encouragements et des
résistances, des approbations et des sarcasmes qui ont continûment accompagné la
réception des ouvrages de femmes en tant que tels, celle des mécanismes qui ont
permis qu'aujourd'hui nombre d'entre elles demeurent marginalisées quand elles
ne sont pas complètement oubliées.
Mises à part quelques « femmes
illustres », l'histoire ne comptait guère autrefois de voix pour donner au
« deuxième sexe » la place qui lui revenait, Michelle Perrot la première faisant
état de ce « silence de l'histoire » à l'égard des femmes. Après quelque
quarante ans de recherches, l'histoire des femmes a apporté la preuve de la
nécessité, de l'intérêt et de la pertinence de ses questionnements. Malgré des
travaux de plus en plus nombreux consacrés aux femmes auteurs depuis une
vingtaine d'années, le domaine de la littérature féminine peine encore en France
à assurer sa pleine légitimité et le bien-fondé de ses préoccupations. Le
colloque du 20 mars prochain souhaite attester la vigueur des études effectuées
à ce propos et leur diversité ; il souhaite aussi prendre sa place dans une
perspective plus large, celle d'un véritable élargissement des questions posées
à la littérature, où hommes et femmes, différemment et semblablement, occupent
de plein droit le même champ.
Martine Reid
Professeure
de langue et littérature modernes à l'université de Lille 3
La Construction de l'histoire littéraire. Séminaire, ENS-EHESS
Fictions queer. Brice Dellsperger et Marie Canet autour de Body Double
La TEI entre dévotion et libertinage : analyse de structure de textes du XVIIe siècle
« Révolutions de l’animation à l’ère postmoderne »
Les entretiens de Po&sie : "Poésie et ruine"
Séminaire Valéry : Valéry et le cinéma
 Les voies de la créolisation. Retour sur Edouard Glissant
Labyrinthe. Miniatures et expansions du labyrinthe dans la littérature et les arts
Traduction : politiques et stratégies de la glottopolitique
Quand l'interprétation s'invite dans la fiction II, XIXe-XXIe s.
Balzac présociologue (4e journée)
Leçon pratique d'Anthropologie Théâtrale
Rencontre philo 4/4 Jean LAUXEROIS: "Théâtre grec et philosophie : le site et le non-lieu"
François René de Chateaubriand-André Malraux : deux anti-destins face à l'histoire Â
Cortesia. Olhares e (re)invenções - Politesse. Regards et (ré)inventions
Rousseau 300: Nature, Self, and State
J. Rancière, conférence : La Politique de la fiction
Langue et littérature - repères identitaires en contexte européenÂ