

Le numéro de la revue Conserveries Mémorielles propose de s'intéresser aux relations entre images documentaires (films–photographies–images issues des nouvelles technologies) et interprétation(s) ; particulièrement aux constructions de récit(s).
Toute image bien qu'identifiée comme documentaire médiatise le réel : elle en est une interprétation. Les contraintes techniques, l'exercice d'une subjectivité (de l'« auteur » / « créateur ») ou encore le contexte (historique, économique, politique, culturel, etc.) sont autant d'éléments qui jouent sur la mise en images du réel. Par ailleurs, ces récits visuels font l'objet a posteriori d'interprétations, lisibles notamment dans la production de discours critiques.
Pour analyser ces relations, vous privilégierez l'étude de cas : à savoir, le choix d'un événement et d'un de ses traitements en images. Ce choix méthodologique permet, d'une part, de faire corpus et, d'autre part, de construire des connaissances sur l'histoire des formes visuelles et des représentations, dans la perspective de générer des savoirs d'ordre historique sur l'événement. Enfin, on pourra se demander si la forme de ces récits renvoie aux problématiques liées à l'écriture de l'histoire, discipline dont on interroge particulièrement les modes de mise en intrigue.
Cette étude de cas vous permettra d'interroger pragmatiquement l'une (ou les deux) étape(s) de la construction de ce récit en images. La première correspond au travail de conception des images: de la définition du projet aux repérages, des prises de vue au montage. Les archives consultables, la description du processus, l'objet visible sont alors au centre de la recherche. L'une des spécificités de ces images dites documentaires peut être de laisser croire à la non médiatisation de l'événement, en jouant sur une supposée transparence du médium. L'histoire des techniques s'avère alors être une clé d'interprétation toute à fait opérante pour mettre en lumière la construction du réel par l'image. La seconde étape correspond à l'étude de la réception de ces formes visuelles lors de leur diffusion. On peut, par exemple, se demander dans quelle mesure les discours critiques portés sur ces images déterminent la manière dont on les perçoit.
Les propositions de contributions - environ 250 mots - sont à envoyer avant le 1er mars 2009 l'adresse suivante : partdefiction@gmail.com Les articles des propositions retenues (maximum 10 000 mots) devront être envoyés au plus tard le 15 mai 2009. Pour plus d'informations, consultez le site de la revue, www.celat.ulaval.ca/histoire.memoire/revue.htm
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