


Louis-Paul Astraud, Jean Genet à 20 ans. Une jeunesse perdue
Au Diable Vauvert
septembre 2010,
Présentation de l'éditeur:
A 20 ans, Jean Genet est caporal dans l'armée de terre. Plus tard, soucieux de sa légende, il fera croire qu'il n'a été militaire que quelques jours. Faux. Son engagement représente presque sept ans de sa vie, de 18 à 25 ans. Il voyage (Syrie, Maroc) mais surtout il lit, il acquiert la formidable culture qui permettra son oeuvre dix ans après. Sans éducation depuis des années, il a beaucoup de retard à rattraper.
En effet, abandonné à six mois, Jean est un enfant de l'Assistance publique, placé dans une famille d'accueil dans le Morvan. Il aime apprendre et est reçu premier au certificat d'études. L'Assistance publique n'envisage pourtant pas de faire de lui autre chose qu'un ouvrier. A 13 ans, elle lui propose d'apprendre à fabriquer des livres ; lui voulait déjà en écrire. Jean commet sa première fugue. Il disparaît deux mois. On soupçonne une affaire de moeurs, avec un homme. Un député s'en mêle. A son retour, il est placé chez un chanteur, il le vole. On le place en internement psychiatrique, il s'échappe. Il est envoyé trois mois en prison. On l'envoie dans une verrerie, il quitte la ville. Cette fois la justice ordonne son maintien en liberté surveillée dans la maison de redressement de Mettray. Il en fera le paradis perdu de sa jeunesse. Faux encore. La vérité est qu'il cherche par tous les moyens à s'en échapper. Pour cela il s'engage dans l'armée. Il quittait une prison pour une autre. Son désir de liberté absolue ne pouvait souffrir que la désertion comme échappatoire, c'est chose faite à 25 ans ; il n'est plus de retour possible.
Des sources inédites.
Fondé
sur une lecture inédite des archives de l'Assistance publique, croisée
avec l'oeuvre d'inspiration autobiographique de Jean Genet, ce portait
vient éclairer de vastes zones d'ombre sur l'écrivain, sa formation
intellectuelle et ses aventures de jeunesse. Faisant en permanence la
part des choses entre le mythe et la réalité, mettant en relation les
événements marquants de son adolescence avec ses premières oeuvres (Notre-Dame-des-Fleurs, Miracle de la rose, Journal du voleur, et même Pompes funèbres),
il permet de comprendre comment un enfant abandonné, élevé dans un
petit village reculé de campagne, est devenu l'un des écrivains majeurs
du XXe siècle.
P. E. Fobah, Introduction à une poétique et une stylistique de la littérature africaine
O. Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma
I. Mons, Lou Andreas-Salomé. En toute liberté
N. Redouane, Lecture(s) de Rachid Mimouni
Chr. Martin (dir.), Fictions de l'origine (1650-1800)
C. Meyer-Plantureux, Romain Rolland - Théâtre et engagement
C. Aliberti, Du spasme existentiel à la quête de rédemption
M. Kadima-Nzuji, Théâtre et destin national au Congo-Kinshasa - 1965-1990
Jean-Yves Tadié, Le lac inconnu - Entre Proust et Freud
N. Frogneux (dir)., J. Patocka. Liberté, existence et monde commun
Verlaine, Romances sans paroles (éd. Arnaud Bernadet)
Sandrine Dubel et Alain Montandon (dir.), Mythes sacrificiels et ragoûts d'enfants
Jules Verne, Voyages extraordinaires (éd. J.-L. Steinmetz)
T. Karsenti, Le Mythe de Troie dans le théâtre français (1562-1715)
J. Verne, Les Enfants du capitaine Grant – Vingt mille lieues sous les mers
S. Courant, Approche anthropologique des écritures de voyage