


L’Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand
 Salle BRED 20 (Bâtiment Recherche)
UNIVERSITE PAUL-VALERY/ MONTPELLIER 3
SAMEDI 18 NOVEMBRE 2006
CENTRE D’ÉTUDES ROMANTIQUES ET DIX-NEUVIÉMISTES
AVEC LE CONCOURS DU DÉPARTEMENT DE LETTRES MODERNES, DE L’UFR1 ET DE L’ÉQUIPE FABULA.
Contact : Marie-Eve Thérenty (met@club-internet.fr)
9 h15Â : Accueil des intervenants par Pierre Citti, directeur du CERD
9h 30 Sylvain Venayre (Université de Paris I), « Chateaubriand et les figures du voyageur au début du XIXe siècle » 10h15 Philippe Antoine (IUFM d’Artois), « Que demande-t-on à un récit de voyage ? L’Itinéraire et la presse de 1811 »
Pause
11h15 François Brunet (Université de Montpellier III), « Le traitement de l’Histoire dans l’Itinéraire ».12h00 Alain Vaillant (université de Paris X), « L’Itinéraire ou l’adieu à la littérature »14h15 Élodie Saliceto (Université de Saint-Étienne), « Le voyage en Grèce, nouveau retour à l'antique ? »15h 00 Alain Guyot (Université de Grenoble III) « Le voyage de Tunis : une drôle de fin »Pause
16h00 Jean-Christophe Cavallin (Université d’Aix-en-Provence), « Le complexe d’Avramiotti. La Patrie et le Ciel dans L’Itinéraire » 16h45 Marie-Ève Thérenty (Université de Montpellier III), « Du pré-texte du Mercure au palimpseste : l’actualité périmée de l’Itinéraire » Cette journée d’études, organisée à l’occasion du programme d’agrégation, porte sur L’Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand, récit de voyage jusque là peu étudié même si on ne lui conteste guère son statut de « premier voyage romantique ». Il faut dire que le lecteur d’aujourd’hui peut à juste titre être désemparé devant un récit de voyage qui est à la fois ancré dans l’actualité politique, religieuse et idéologique du début du XIXe siècle et qui en même temps privilégie la bibliothèque classique sur le réel.
Quelques questions seront au centre de cette journée et notamment sans doute la distinction délicate entre modernité et tradition dans L’Itinéraire. Où se situe la rupture introduite par Chateaubriand ?
Â
Est-ce que la modernité de l’Itinéraire se réduit à l’innovation d’un voyage qui place le « je » au centre de l’écriture viatique ?
Comment situer notamment cette esthétique exubérante de la citation de textes, de la mosaïque ? Faut-il y voir le classicisme d’une poétique qui ne se conçoit qu’à partir de l’héritage du panthéon culturel occidental ou peut-on suggérer que cette exubérance tient aussi d’une poétique du collage qui transforme le voyage en même temps qu’elle crée le récit de voyage ?
Quel est finalement l’enjeu de ce périple aventureux qui se révèle être une quête métaphysique constamment tentée par la ruine, la vitesse, la mort mais également par l’autodérision ?
Et comment interpréter l’adieu à la Littérature qui conclut le voyage ?
Les actes de cette journée seront publiés sur Fabula (www.fabula.org).
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