


Miroirs de l'identité
Jean-François Marquet
Paris : Editions du Cerf, coll. "La nuit surveillée", 2009.
EAN 9782204088299
370 p.
Présentation de l'éditeur :
Depuis toujours, l'homme est en quête d'un
miroir dans lequel il pourrait trouver, enfin ramassée et comprise,
l'image de sa propre identité éparse. L'élément d'une telle recherche,
il le trouve dans le langage, et avant tout dans deux formes
privilégiées de celui-ci : la philosophie et la littérature ; la
première cherchant à tout enclore dans un seul concept, et la seconde
dans une forme unique. Mais, dans ses manifestations les plus hautes,
chacune de ces deux tentatives reste secrètement hantée par l'autre,
comme tentent de le montrer, à propos de la littérature, les essais ici
réunis. On pourra trouver différentes versions de cette image
récapitulatrice dans laquelle se condensent, pour l'homme, non
seulement ce qu'il est, mais plus généralement (ou plus
singulièrement ?) ce qui est.
Elle pourra être l'image d'une chose, d'un infiniment petit résumant
tout — la terre de l'alchimiste (cet écrivain involontaire, mais
absolu), le « point » de Pascal, l'« atome séminal » de Diderot ou de
Hugo. Elle pourra être aussi l'image d'un acte sacré — soit bénéfique,
soit transgressif — d'une fête liturgique dont Wagner, Mallarmé, Proust
tenteraient de fixer le rituel, alors que Barbey ou Gracq y
maintiendront l'obsession fasciné du sacrilège. Elle pourra enfin
mettre en présence de « quelqu'un », d'une individualité souveraine qui
est simultanément toutes les autres et dont on peut donc dire qu'elle
est divine : l'Homme-Dieu de Hölderlin et Kierkegaard, apparemment si
étrangers l'un à l'autre, l'Ange de Rilke. Dans ce dernier type
d'exemples, ce n'est du reste plus à une image que le lecteur a
affaire, mais au miroir lui-même devant lequel (et dans lequel) il se
trouve traduit et où il rencontre la mesure de son destin comme
l'assignation de sa tâche. De ces miroirs — beaucoup sont aujourd'hui
brisés — les images évanouies, les fêtes éteintes. Ce recueil est un
hommage modeste, mais nostalgique, aux minutieux microcosmes dans
lesquels une humanité plus ambitieuse avait essayé — peut-être avec
succès — de cerner son énigme.
Jean-François Marquet est professeur émérite à l'Université Paris
IV-Sorbonne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels
« Singularité et événement » (1995), « Restitutions » (Vrin, 2001).
L'Académie française lui a décerné en 2003 le grand prix de philosophie
pour l'ensemble de son oeuvre.
A. Cousin de Ravel, Quignard, Maître de lecture. Lire, vivre, écrire
P. Engel, Les Lois de l'esprit. Julien Benda ou la raison
M. Crouzet, M. Myself ou La Vie de Stendhal (nouvelle version)
Laurence Brogniez (dir.), Écrits voyageurs. Les artistes et l'ailleurs
O. Biaggini, B. Milland-Bove (dir.), Miracles d'un autre genre Â
Sévigné, Lettres de l'année 1671
A. Pope & J. Swift, Pensées sur différents sujets
H. Melville, Le Marchand de paratonnerres, suivi de La Véranda
S. Kierkegaard, La Crise et une crise dans la vie d'une actrice
E. Maigret et M. Stefanelli (dir.), La Bande dessinée : une médiaculture
I. Raynauld, Lire et écrire un scénario - Le Scénario de film comme texte
J.-F. Bédia, Les Ecritures africaines face à la logique actuelle du comparatisme
Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique. Commentaire - Tome I : Études d'introduction
P. Engel, Les lois de l'esprit, Julien Benda ou la raison Â
P. E. Fobah, Introduction à une poétique et une stylistique de la littérature africaine
O. Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma