

Il s'agit lors de cette journée d'introduction de questionner notre démarche en tant que jeunes chercheurs dans les sciences de l'Antiquité. Nous souhaitons esquisser les bases conceptuelles de notre réflexion tout en interrogeant son actualité. Ainsi, prenant acte du fait que le mot autorité est entouré de préjugés négatifs et peut paraître rétrograde, nous souhaitons poser la question : a t on raison d'associer autorité et contrainte, autorité et conservatisme ? Ce serait alors l'occasion de revenir sur la définition du concept (ses rapports avec le pouvoir et la temporalité), et sur le vocabulaire, latin et grec en particulier, qui peut l'exprimer. De même, la remise en cause de l'autorité de la culture antique dans nos sociétés contemporaines nous interpelle et nos travaux pourraient croiser la réflexion de ceux qui ont récemment pris la défense des humanités en tant que soft power1 : soft power et autorité n'ont ils pas des ressorts en commun ? Il s'agira également de se demander comment nous pouvons nous inscrire dans une histoire de la recherche marquée par de grands chercheurs du XXe siècle qui font autorité. Comment, par exemple, se positionner par rapport à une figure comme Jean-Pierre Vernant dans le domaine des études grecques ?
En tâchant de nous situer, à l'aube de nos travaux, dans un contexte épistémologique et méthodologique clarifié, et en interrogeant la place — et l'autorité éventuelle — de nos questionnements dans le monde contemporain, nous espérons fonder notre parcours de recherche sur des bases à la fois solides et fécondes.
Vendredi 5 octobre 2012, ENS de Lyon, F05
14h, M. Revault d’Allones (EPHE), « Pouvoir, autorité, autorisation »
14h45, P. Brillet-Dubois (Lyon 2), « Jean-Pierre Vernant : une figure d’autorité des études classiques »
1« En renonçant aux humanités classiques, la France renonce à son influence », Le Monde daté du 9/02/2012, avec les signatures de Romain Brethes, Barbara Cassin, Charles Dantzig, Régis Debray, Florence Dupont, Adrien Goetz, Marc Fumaroli, Michel Onfray, Christophe Ono dit Biot, Jean d'Ormesson, Erik Orsenna, Daniel Rondeau, Jean Marie Rouart, Philippe Sollers et Emmanuel Todd. http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/02/08/en-renoncant-aux-humanites-classiques-la-france-renonce-a-son-influence_1640427_3232.html
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