Fabula, la recherche en littérature (actu)

H. Melville, Oeuvres IV. Bartleby le scribe. Billy Budd, marin et autres romans (pléiade)

Parution livre (édition)

Parution : 25 février 2010.

Information publiée le mercredi 3 mars 2010 par Bérenger Boulay



_blank

Herman Melville, OeUVRES, IV
BARTLEBY LE SCRIBE – BILLY BUDD, MARIN ET AUTRES ROMANS
( Israël Potter. Les Contes de la véranda : La Véranda - Bartleby le scribe - Benito Cereno - Le Marchand de paratonnerres - Les Encantadas ou ÃŽles Enchantées - Le Campanile. Contes non recueillis : L'Heureux Échec - Le Violoneux - Coquerico ! - Le Pudding du pauvre et les Miettes du riche - Les Deux Temples - Le Paradis des célibataires et le Tartare des jeunes filles - Jimmy Rose - Les Portos - Moi et ma cheminée - La Table en bois de pommier - L'escroc à la confiance - Billy Budd, marin )

 Édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski avec la collaboration de David Lapoujade et Hershel Parker.

Traduit de l'anglais par Philippe Jaworski et Pierre Leyris

Paris: Gallimard, coll. "Bibliothèque de la Pléiade" n°559, 2010, 1424 p.

  • Isbn 13 (ean): 9782070118069.
  • 55,00 €

Présentation de l'éditeur:

Entre 1853 et 1856, Melville publie près d'une quinzaine de contes et de courts récits dans des magazines. Certains d'entre eux connaîtront un destin exceptionnel, comme « Les Encantadas », suite de croquis consacrés aux îles Galápagos, « Benito Cereno », inoubliable relation de la révolte d'un navire négrier, et ce qui est sans doute la « tragédie urbaine » la plus célèbre de l'histoire de la littérature : « Bartleby le scribe », dont on n'aura jamais fini d'interroger le mystère, qui est un mystère sans secret.
Melville n'en a pourtant pas terminé avec les formes longues. Il travaille à un feuilleton, Israël Potter, tout à la fois biographie (largement fictionnelle) d'un héros obscur de la guerre d'indépendance, réflexion ironique sur l'Histoire et sur l'écriture de l'Histoire, et méditation sur la banqueroute des ambitions humaines : peut-être le plus intimement autobiographique de ses écrits. Israël Potter paraît en volume en 1855, deux avant un roman méconnu, singulier, à découvrir, L'Escroc à la confiance. Trois chapitres y forment une sorte d'« art poétique », et tout y est problématique, du narrateur aux personnages en passant par la construction du sens, qui échoit au lecteur lui-même. L'Escroc est un roman pour notre temps  ; il n'y a pas lieu de s'étonner qu'il ait laissé les critiques de 1857 aussi perplexes que l'employeur de Bartleby face à son clerc. Melville n'y gagne pas un penny. Il va désormais se consacrer à la poésie, pendant trente ans – et aux douanes de New York, qui l'emploieront vingt années durant.
Il doit lutter pour que ses oeuvres poétiques soient publiées. Lorsqu'elles le sont, elles ne récoltent qu'indifférence ou mépris. En 1885 sans doute, peu avant de prendre sa retraite des douanes, il compose une ballade intitulée « Billy aux fers », brève évocation d'un marin à la veille de son exécution pour mutinerie. C'est de ce poème que sortira son ultime fiction... Trente-trois années passeront avant que le livre – Billy Budd, marin – ne soit publié. Dans ce récit intérieur plus encore que dans les autres romans, le « mystère de l'iniquité » est à l'oeuvre, et la pureté n'existe que sous le regard de son éternel adversaire, le « diabolisme incarné ». Billy Budd sera pendu. Le livre s'achève sur « Billy aux fers » et sur un compte rendu officiel qui dit que l'innocent est coupable. Tel est le monde : apparence et mensonge.

Du même auteur: H. Melville, Derniers poèmes


Url de référence :
http://www.gallimard.fr/



Derniers ouvrages parus :

Théodore Augustin Mann, Mémoires sur les grandes gelées et leurs effets

L. Hébert & L. Guillemette (dir.), Performances et objets culturels. Nouvelles perspectives

R. Corona, Mots de l'enfermement - Clôtures et silences : lexique et rhétorique de la douleur du néant

J. Hillion, Shakespeare et son double - Les Sonnets de Shakespeare à la lumière de la théorie mimétique de René Girard

Alison Boulanger et Jessica Wilker, (éd.), La posture de l'herméneute. Essais sur l'interprétation dans la littérature

Nadia R. Altschul : Geographies of Philological Knowledge. Postcoloniality and the Transatlantic National Epic

A. Matei, Jean Echenoz et la distance intérieure

P. Citti, Taine, philosophe du récit

F. Parisot (dir.), Alejo Carpentier à l'aube du XXIème siècle

Chr. Chaulet Achour (dir.), À l'aube des Mille et Une Nuits. Lectures comparatistes

M. Méricam-Bourdet, Voltaire et l’écriture de l’histoire: un enjeu politique

J.-P. Cléro, E. Faye (dir.), Descartes, des principes aux phénomènes

D. Bellos, Le Poisson et le bananier. L'histoire fabuleuse de la traduction

J. Rancière, La Leçon d'Althusser

E. Zola, Mes haines (GF-Flammarion)

E. Zola, Correspondance (GF-Flammarion)

J. Caradonna, The Enlightenment in Practice: Academic Prize Contests and Intellectual Culture in France, 1670–1794

R. Le Menthéour, La Manufacture de maladies. La dissidence hygiénique de J.-J. Rousseau

C. Hammann, Déplaire au public : le cas Rousseau

A. Biancofiore, Pasolini - Devenir d'une création

N. Sabri, La Kahéna - Un mythe à l'image du Maghreb

N. Aubert, Christian Dotremont. La Conquête du monde par l'image

R. Faure et  C. Cusset, Silves grecques 2012-2013 : Apollonios de Rhodes, Argonautiques III ; Xénophon, le Banquet et Apologie de Socrate

B. Joly, Descartes et la chimie

A. Dominguez Leiva, S Hubier, F. Toudoire-Surlarpierre, Le comparatisme, un univers en 3D?

Fil d'informations RSS Fil d'information RSS   Fabula sur Facebook Fabula sur Facebook   Fabula sur Twitter Fabula sur Twitter