

Gilbert Keith Chesterton, Robert Browning
Nouvelle traduction de l'anglais
par Véronique David-Marescot
Le Bruit du temps, 2009
312 pages • 15 euros
ISBN : 978-2-35873-011-2
Robert Browning est la première d'une série de biographies écrites par Chesterton sur des écrivains (Chaucer, Dickens, Stevenson) ou des religieux (Saint François d'Assise, Saint Thomas d'Aquin). C'est un merveilleux livre sur l'enfance du poète, ses premières oeuvres, son mariage, sa vie en Italie, son oeuvre littéraire et sa philosophie, pour reprendre les titres des chapitres de ce volume. Avec un chapitre VII tout entier consacré à L'Anneau et le Livre, dans lequel il voit l'expression de la découverte « que nul n'a jamais vécu sur cette terre sans avoir son point de vue propre » et, par conséquent, « l'épopée de la libre parole ».
Dans son Autobiographie, Chesterton a raconté comment la maison d'édition Macmillan lui avait commandé en 1902 ce livre pour une prestigieuse collection consacrée aux « hommes de lettres anglais », alors qu'il était encore un tout jeune homme. C'est pourquoi sans doute cette monographie de commande, écrite il y a plus d'un siècle, n'a pas pris une ride et reste l'une des meilleures introductions au grand poète victorien. C'est avec l'enthousiasme de la jeunesse qu'il pourfend les lieux communs concernant Browning, et notamment celui selon lequel la « difficulté » d'un poème comme Sordello serait le signe, chez son auteur, d'une « vanité intellectuelle » : au contraire, dit Chesterton, « un jeune génie qui porte en son coeur une humilité vraie n'explique pas ses découvertes […] il pense que toute la rue bourdonne de ses idées, que le facteur, que le tailleur sont comme lui des poètes ». Pour la même raison, c'est aussi un de ses livres les plus personnels : « j'ai écrit un livre sur l'amour, la liberté, la poésie, mes propres idées sur Dieu et la religion (encore très peu développées), et diverses théories bien à moi sur l'optimisme, le pessimisme et l'espoir du monde… »
Le livre eut un succès considérable. Il a été traduit une première fois
en français par Louis Guilloux aux éditions Gallimard en 1930. Nous en
donnons ici une traduction entièrement nouvelle et rétablissons l'index
des personnes et des oeuvres qui figurait dans l'édition originale
anglaise.
A. Cousin de Ravel, Quignard, Maître de lecture. Lire, vivre, écrire
P. Engel, Les Lois de l'esprit. Julien Benda ou la raison
M. Crouzet, M. Myself ou La Vie de Stendhal (nouvelle version)
Laurence Brogniez (dir.), Écrits voyageurs. Les artistes et l'ailleurs
O. Biaggini, B. Milland-Bove (dir.), Miracles d'un autre genre Â
Sévigné, Lettres de l'année 1671
A. Pope & J. Swift, Pensées sur différents sujets
H. Melville, Le Marchand de paratonnerres, suivi de La Véranda
S. Kierkegaard, La Crise et une crise dans la vie d'une actrice
E. Maigret et M. Stefanelli (dir.), La Bande dessinée : une médiaculture
I. Raynauld, Lire et écrire un scénario - Le Scénario de film comme texte
J.-F. Bédia, Les Ecritures africaines face à la logique actuelle du comparatisme
Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique. Commentaire - Tome I : Études d'introduction
P. Engel, Les lois de l'esprit, Julien Benda ou la raison Â
P. E. Fobah, Introduction à une poétique et une stylistique de la littérature africaine
O. Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma