

Madame de Duras
Ourika – Édouard – Olivier ou le Secret
Editions Gallimard
« Folio classique »
2007
ISBN : 9782070309887
416 pages
Egérie de la Restauration, grande amie de Chateaubriand, la duchesse de
Duras (1777-1828) a écrit plusieurs romans qui méritent d'être comparés
à René, à Adolphe, au Lys dans la vallée. On
trouve ici les trois récits qu'elle a achevés en 1822 et dont une
partie était inconnue. Dans un style qui doit son élégance et sa
concision, son intelligence aussi, au XVIIIe siècle, elle s'intéresse
pourtant aux passions modernes, à l'amour impossible, aux barrières
sociales. Ourika est noire, Édouard roturier, Olivier impuissant
(Stendhal s'en souviendra dans Armance) : Mme de Duras a
compris qu'il n'y avait pas de roman sans malheur. Elle consomme celui
de ses personnages avec un savoir-faire de magicienne, qui a fait
l'admiration de ses contemporains.
François Rabelais
Gargantua
EDITEUR BIBLIOGRAPHIQUE : Mireille Huchon
Editions Gallimard
« Folio classique »
2007
688 pages
ISBN : 9782070317363
Encore une édition de « Gargantua », dira-t-on ! Qu'apporte-t-elle de
nouveau ? Elle est justement due à Mireille Huchon, éditeur du Rabelais
de la Pléiade, qui a d'ailleurs donné ici d'autres éléments que dans
son volume précédent.
Le « Gargantua » de Rabelais (après son « Pantagruel »), paru en
1535, transpose l'actualité contemporaine : il est à lire comme une
revanche du roi de France, François Ier, sur Charles Quint. La guerre
picrocholine exorcise les défaites de François Ier et caricature le
tyran face au roi humaniste. Rabelais transpose aussi les luttes
intérieures de l'entourage royal contre la faculté de théologie et la
Sorbonne. L'abbaye de Thélème rappelle les châteaux que le roi fait
construire.
L'œuvre de Rabelais renvoie donc à une multitude de références,
voire de secrets ou en tout cas d'allégories. Derrière ces « cryptages
», il y a beaucoup de leçons : religion, économie, éducation, guerre,
le « Gargantua » multiplie les morceaux d'anthologie. La pensée est
proche de celle d'Érasme.
Mais c'est aussi, bien entendu, une œuvre comique. Un rire ambigu
: si les inconvenances et les bourdes engendrent le rire, elles doivent
amener à une lecture non littérale, à un sens caché. C'est encore un
monument de la prose française. Une étude de la langue de Rabelais
permet aux lecteurs (et aux lectrices) de maîtriser les particularités
de la prononciation, de l'orthographe, de la grammaire, du lexique. Car
la langue de « Gargantua » est originale, artificielle, déconcertante,
inouïe.
On trouvera aussi un tableau historique, le texte des «
Chroniques du Vrai Gargantua », premier état du roman. Les notes de
vocabulaire sont en bas de page, les commentaires sur la page de
gauche.
C'est donc une édition qui fera date.
Nouvelle édition présentée, établie et annotée par Mireille Huchon, professeur à l'Université de Paris-Sorbonne.
A. Cousin de Ravel, Quignard, Maître de lecture. Lire, vivre, écrire
P. Engel, Les Lois de l'esprit. Julien Benda ou la raison
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S. Kierkegaard, La Crise et une crise dans la vie d'une actrice
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J.-F. Bédia, Les Ecritures africaines face à la logique actuelle du comparatisme
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P. Engel, Les lois de l'esprit, Julien Benda ou la raison
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Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma
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