

Venise, un refuge romantique (1830-1848) de Florence BRIEU-GALAUP aux éditions l'Harmattan
Prière d'insérer:
Fascinante de nos jours, Venise l'est déjà entre 1830 et 1848 pour des auteurs aussi célèbres que George Sand et Alfred de Musset, mais également pour nombre d'artistes de notoriété moindre. Face à un contexte politique décevant, la société française est en quête de nouveaux repères. Symbole d'un monde disparu, Venise, république déchue, meurtrie par Napoléon, occupée par les Autrichiens, devient à la fois un lieu de fuite et une source d'inspiration. Nos voyageurs et artistes romantiques, animés de sentiments contradictoires - nostalgie du passé, peur de l'avenir et foi dans le progrès - se servent de l'histoire glorieuse de la ville pour repenser les questions sociales, religieuses ou artistiques de leur époque. Au sein d'oeuvres de fiction et de récits de voyage, la ville est tour à tour célébrée et désacralisée. Qu'il s'agisse d'exercice de style ou de renouvellement littéraire, les écrivains imaginent des intrigues romanesques savoureuses : Vénitiennes séquestrées, aristocrates débauchés et ruinés, monstres errant sur les canaux. Parallèlement, les voyageurs livrent leur étonnement devant cette ville irréelle, dont le caractère labyrinthique, les somptueux palais et la lagune lumineuse font naître un sentiment de liberté et suscitent la rêverie. Anticipant les débats contemporains sur la conservation du patrimoine, ils s'émerveillent de l'urbanisme atypique de Venise qui s'oppose à l'industrialisation naissante des grandes villes et qui invite à une recherche du beau et du bien.
Originaire de l'Aude, née en 1977, docteur ès lettres, Florence Brieu-Galaup a suivi ses études à l'université de Toulouse le Mirail où elle a soutenu sa thèse sous la direction de M. le professeur Pierre Glaudes. Séduite par Venise, qu'elle a visitée maintes fois, et par la littérature romantique, elle a mené ses recherches sur les liens entre lieu et écriture. Parallèlement, elle a travaillé au sein d'un autre « espace littéraire », la Maison de Joë Bousquet à Carcassonne.
A. Cousin de Ravel, Quignard, Maître de lecture. Lire, vivre, écrire
P. Engel, Les Lois de l'esprit. Julien Benda ou la raison
Laurence Brogniez (dir.), Écrits voyageurs. Les artistes et l'ailleurs
O. Biaggini, B. Milland-Bove (dir.), Miracles d'un autre genre
Sévigné, Lettres de l'année 1671
A. Pope & J. Swift, Pensées sur différents sujets
H. Melville, Le Marchand de paratonnerres, suivi de La Véranda
S. Kierkegaard, La Crise et une crise dans la vie d'une actrice
E. Maigret et M. Stefanelli (dir.), La Bande dessinée : une médiaculture
I. Raynauld, Lire et écrire un scénario - Le Scénario de film comme texte
J.-F. Bédia, Les Ecritures africaines face à la logique actuelle du comparatisme
Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique. Commentaire - Tome I : Études d'introduction
P. Engel, Les lois de l'esprit, Julien Benda ou la raison
P. E. Fobah, Introduction à une poétique et une stylistique de la littérature africaine
O. Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma
I. Mons, Lou Andreas-Salomé. En toute liberté