


Sur le site http://www.actualitte.com :
CNARELA : Descoings veut-il la mort du latin et du grec ?
http://www.actualitte.com/actualite/11078-Descoings-mort-latin-grec-CNARELA.htm
Tu quoque, mi fili !
Les
études justifiant l'importance du latin et du grec pourraient se
suivre, pour assurer que cet enseignement est essentiel et qu'il permet
aux élèves de mieux réussir, Richard Descoings semble avoir un tout autre avis sur la question.
Souvenez-vous : dans une interview accordée à Bondy Blog,
Richard émettait quelques réserves sur les langues anciennes, dont on
pouvait regretter la perte, et menacées de disparition. « On va
donc remettre du latin et grec pour tout le monde en France ? On va
retourner au lycée d'il y a 50 ans ? Arrêtez ! Ce n'est pas possible », rétorquait sereinement le directeur de Sciences-Po.
Plaider pour les langues anciennes
La CNARELA, Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes, a publié dans Marianne2 aujourd'hui, une tribune, en réponse à cette assertion. « Langues
anciennes, langues rares ? NON : 541 000 élèves étudient actuellement
le latin et le grec au collège et au lycée, malgré des conditions
souvent dissuasives. »
Mais les enseignants « ont su montrer l'intérêt des langues et
cultures de l'antiquité : enrichissement du vocabulaire français,
apprentissage de la langue française et des langues qui puisent dans
ces racines communes (anglais, espagnol, italien, allemand), visite
dans l'histoire ancienne et les mythes dont sont nourries notre
histoire, ainsi que la littérature et l'art de la Renaissance à nos
jours ».
Qui est conservateur ?
Mais une réalité compte : « Non, M. Descoings, il ne faut pas
innover à tout prix et à n'importe quel prix renier l'histoire en
refusant aux élèves de comprendre le patrimoine européen. Vous
refuseriez en même temps à un grand nombre de jeunes élèves défavorisés
ou issus de l'immigration un moyen d'intégration fondamental. »
Et non, latin et grec ne sont pas élitistes. Et moins encore, n'appartiennent à un lycée d'il y a cinquante ans. « Ignorez-vous,
M. Descoings que les professeurs de langues anciennes ont compris
l'intérêt des TICE depuis au moins 15 ans, qu'ils ont oeuvré à la
rénovation pédagogique de leurs disciplines ? », affirme la CNARELA. Bien d'autres ressources sont disponibles en ligne, comme elle le souligne.
« Alors, M. Descoings, cessez de diffuser ces lieux communs éculés sur le latin et le grec. Qui est conservateur, vous ou nous ? » On retrouvera le même message sur la page d'accueil de leur site.
Rédigé par Victor de Sepausy, le mercredi 10 juin 2009 à 12h32
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