Fabula, la recherche en littérature (debats)

Des universitaires prient L. Chatel de revoir sa réforme des lycées (màj 09/12/09)

Points de vue et débats

Information publiée le samedi 5 décembre 2009 par Bérenger Boulay



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Ci-contre: illustration de Charb détournée par Le Mammouth déchaîné.

La réforme du lycée de Luc Chatel  prévoit notamment de rendre optionnelle l'histoire-géographie en terminalescientifique. Vingt universitaires et chercheurs dénoncent cette décision "à courte vue". Signataires: Jean-Pierre Azéma, Antony Beevor, Jean-Jacques Becker, Serge Berstein, PierreCosme, Jean-Noël Jeanneney, André Kaspi, Jacques Le Goff, EvelyneLever, Pierre Milza, Michelle Perrot, Antoine Prost, Jean-Pierre Rioux,Jean-François Sirinelli, Benjamin Stora, Jean Tulard, Annette Wieviorka, Michel Winock, Alain Finkielkraut, Serge Le Bras.

Ils ont été rejoints, dimanche 06/12/09, par des intellectuels dont le psychiatre Boris Cyrulnik, l'historienne Mona Ozouf, les écrivains Philippe Delerm et Hervé Hamon, l'acteur Pierre Arditi, le PDG d'Arte Jérôme Clément et le philosophe Michel Onfray.

Des politiques leur ont également apporté leur soutien parmi lesquels Ségolène Royal, Manuel Valls, Aurélie Filippetti, Vincent Peillon, Laurent Fabius, Jack Lang, François Hollande, Martine Aubry (PS), Marielle de Sarnez (Modem) ou encore des députés de la majorité comme Hervé Mariton et Renaud Muselier (UMP), Jean-Claude Lagarde et Maurice Leroy (Nouveau centre).

Selon François Bayrou, "c'estune des décisions les plus significatives, les plus révélatrices et lesplus graves qui aient été prises dans l'Education nationale cesdernières années".

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a affirmé mardi (08/12) surFrance Info qu'il était "déterminé à mener un combat pour l'histoire etla géographie".

L'ancien Premier ministreAlain Juppé s'est dit mercredi "très réservé" sur la réformevisant à supprimer l'enseignement de l'histoire en Terminale S jugeantqu'il faut en "rediscuter".


Un appel d'universitaires pour la défense de l'histoire-géographie - Libération et AFP, 5 décembre 2009.

Ceschercheurs, principalement des historiens, dénoncent la décision « àcourte vue » de rendre optionnelle l'histoire-géographie en terminalescientifique, dans le cadre de la réforme du lycée.

Pour lire cet article sur le site de Libération.

Vingt universitaires et chercheurs, principalement des historiens,partent en croisade contre la décision « à courte vue » de rendreoptionnelle l'histoire-géographie en terminale scientifique, dans unappel que publie le Journal du dimanche.

Parmi les signataires figurent les historiens Jacques Le Goff,Jean-Pierre Azéma, Antony Beevor, Jean-Jacques Becker, André Kaspi,Annette Wieviorka, Benjamin Stora et Jean Tulard mais aussi lephilosophe Alain Finkielkraut.

« La décision envisagée par M. le ministre de l'Educationnationale [Luc Chatel], dans le cadre de la réforme des lycées ne peutque susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessitésévidentes de la formation des jeunes Français au début du XXIe siècle », peut-on lire dans cet appel.

« A l'heure de la mondialisation », les auteurs du texte soulignent l'importance de l'histoire et de la géographie pour « se situer dans le monde d'aujourd'hui ». Et invoquent aussi « l'impossibilité d'accéder à certaines formations supérieures de haut niveau » sans la connaissance de ces disciplines.

« Au moment où le président de la République et son gouvernementjugent urgent de lancer un grand débat sur l'identité nationale quidoit mobiliser le pays, cette mesure », font-il valoir enfin, « vapriver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de laquestion une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique etcritique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et auxjugements sommaires ».

En conséquence, les signataires jugent « impératif d'annulercette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui setrouve en contradiction avec les objectifs proclamés du systèmeéducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, del'adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique desfuturs citoyens ».

(Source AFP)

Dépêche Reuters:

Des universitaires prient Chatel de revoir sa réforme des lycées La décision de rendre l'enseignement de l'histoire-géographieoptionnelle en terminale scientifique indigne de grands universitairesfrançais, qui pressent le ministre de l'Education nationale de fairemarche arrière dans un appel publié samedi.

"Il est impératif d'annuler cette décision,inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve encontradiction avec les objectifs proclamés du système éducatiffrançais", écrivent vingt intellectuels dans le Journal du Dimanche.

Leprojet de réforme des lycées, que Luc Chatel doit présenter jeudidevant le Conseil supérieur de l'Education, prévoit que les lycéensayant choisi la série scientifique n'aient plus de coursd'histoire-géographie obligatoires en terminale afin qu'ils puissent seconsacrer à leurs matières scientifiques.

L'épreuve dubaccalauréat serait organisée à la fin de la première pour ces élèves,qui bénéficieraient cette année-là de quatre heures de courshebdomadaires pour cette matière.

"Ils se trouveront dansl'impossibilité d'accéder à certaines formations supérieures de hautniveau pour lesquelles la connaissance de l'histoire et celle de lagéographie sont indispensables et vers lesquelles ils se dirigent ennombre croissant", regrettent les signataires, parmi lesquels SergeBerstein, Alain Finkielkraut, Jacques Le Goff ou Benjamin Stora.

La série scientifique est privilégiée par une majorité de lycéens de la filière générale.

Laréforme des lycées, que Nicolas Sarkozy qualifie de simples"orientations", devra s'appliquer à partir de la rentrée 2010, ademandé le chef de l'Etat en octobre.

Les changements en première entreraient en vigueur en 2011 et ceux de la terminale l'année suivante.

Clément Guillou




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