


"Nous ne disposons ni d'argent, ni d'armes, ni des lieux de pouvoir, ni
des lieux d'information, nous sommes notre seule force. Nous avons pour
nous notre intelligence, notre créativité, notre imagination, notre
obstination, notre refus intransigeant de nous soumettre à des coups de
force contre la pensée."
Denis GUEDJ, Nous décidons
nous-mêmes ce qui est pour nous victoire ou défaite, 2009. [cité par Poolp]
Denis Guedj est mort samedi 24 mai 2010.
Poolp, mardi 27 avril 2010:
Le
comble du mathématicien. Salut Denis Guedj !
Le mathématicien Denis Guedj est décédé samedi
dernier, apprend-on ce soir.
La presse évoquera sa vie de
professeur, pionnier de l'université Paris VIII-Vincennes
et d'écrivain, chroniqueur pour Libération (voir par exemple l'article du Parisien)...
Poolp rend hommage ici à
l'initiateur de la Ronde Infinie des Obstinés ...
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"Denis Guedj n'est plus parmi nous", par Sylvestre Huet, Sciences2, Libéblogs, 28 avril 2010. J'ai appris hier le décès de Denis Guedj. Libération publie ce matin l'article par lequel je lui rends hommage. Le voici.
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Sur le site Bellaciao:
Il faut aux vérités de la science de
belles histoires pour que les hommes s'y attachent. Le mythe, ici, n'est
pas là pour entrer en concurrence avec le vrai, mais pour le rattacher à
ce à quoi les hommes tiennent et qui les font rêver.
Denis Guedj
Denis Guedj est mathématicien et professeur d'histoire des sciences et d'épistémologie à l'université Paris-VIII. Il a écrit de nombreux romans parmi lesquels : «La Méridienne» (Robert Laffont, 1997), «Le Théorème du perroquet» (Seuil, 1998), «La Bela» (Seuil, 2001), «Les Cheveux de Bérénice» (Seuil, 2002), et des essais : «La Révolution des savants» (Gallimard, 1988), «L'Empire des nombres» (Gallimard, 1996), «La gratuité ne vaut plus rien» (Seuil, 1997), «Le Mètre du monde» (Seuil, 2000).
Il s'est fait connaître au grand public avec le célèbre "Théorème du perroquet" roman qui sera traduit en 20 langues et dans lequel il réalise l'incroyable prouesse de "faire aimer" les mathématiques aux plus récalcitrants !
Enterement, cim. Montmartre, av. Rachel, vendredi 14H30.
Dépêche AFP du mardi 27 avril (site du Parisien):
L'écrivain et mathématicien Denis Guedj, professeur d'histoire et d'épistémologie des sciences mais aussi comédien et scénariste, est mort samedi à l'âge de 69 ans, a annoncé mardi à l'AFP sa famille.
Né en 1940 à Sétif
(Algérie), il est l'auteur de nombreux essais et romans mettant en scène
les sciences, les mathématiques et leur histoire. Il a collaboré au
quotidien Libération de 1994 à 1997, écrivant des chroniques qui ont été
rassemblées dans l'ouvrage "La gratuité ne vaut plus rien" (Le Seuil
1997)
Denis Guedj a atteint la notoriété en 1998 avec la publication de son roman "Le Théorème du perroquet" (Seuil), une odyssée sur l'origine et la petite histoire des mathématiques. Dans ce livre entre récit d'aventure et polar, il fait revivre la naissance des mathématiques, les lieux où elles ont été créées. On y apprend par exemple que les "chiffres arabes", de 1 à 9, ne sont pas si arabes que cela...
Il a aussi publié en 2000 "Le Mètre
du monde" (Seuil) dans lequel il raconte comment le système métrique
décimal s'est imposé pendant la Révolution française.
En 2005, il a
publié un roman sur l'invention du zéro, à travers la vie de cinq
femmes, à cinq époques différentes dans "Zéro" (Robert Laffont), et en
2007, chez le même éditeur "Villa des hommes" dans lequel il fait se
rencontrer en 1917 dans un hôpital psychiatrique un vieux mathématicien
allemand célèbre et un jeune soldat français.
Au cinéma, il a
notamment écrit et réalisé une fiction documentaire
"La vie, t'en as qu'une" en 1978.
Il était enseignant à l'université
Paris VIII.