

Ci-dessous:
- Extraits du calendrier de Fabula pour le mois de décembre 2009 (mobilisation les 07, 10, 15 et 17 décembre)
- Communiqué de presse des personnels du site de formation des enseignants d'Antony val de Bièvre (92) menacé de fermeture dès la rentrée 2010 (2 décembre 2009).
- Motion de l'IUFM de Paris di 01/12/09.
- Gravelines (Dunkerque): Enseignants et étudiants se mobilisent contre la fermeture de leur IUFM (01/12/09)
- IUFM bretons. Le projet de réforme crée des remous (01/12/09)
- Ce n'est que le début de la mobilisation pour l'IUFM d'Aurillac (30/11/09)
- Motion adoptée lors du Conseil d'école de l'IUFM Centre-Val-de-Loire (26/11/09)
- Deux articles de presse sur l'IUFM de la Réunion en grève (27-28/11/09)
- Motions votées à Grenoble (IUFM), Toulouse (IUFM), Lyon (IUFM), La Réunion (IUFM) le 24/11/09.
- Lettre ouverte aux ministres de l'EN et de l'ESR des étudiants, stagiaires et personnels IATOSS, enseignants de l'IUFM de La Réunion (27 novembre 2009 - texte voté à l'unanimité par le CA de l'Université de la Réunion).
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Lundi 07 décembre 2009:
Jeudi 10 décembre 2009:
Mardi 15 décembre 2009:
Jeudi 17 décembre 2009:
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Communiqué de presse des personnels du site de formation des enseignants d'Antony val de Bièvre (92) menacé de fermeture dès la rentrée 2010 (2 décembre 2009).
Dès la prochaine rentrée universitaire de 2010, il ne devrait plus y avoir de formation d'enseignants à Antony Val-de-Bièvre, un des sites de formation de l'IUFM de l'académie de Versailles, école interne de l'université de Cergy-Pontoise, le Conseil Général des Hauts-de- Seine ayant manifesté son intention de récupérer les terrains pour un projet encore non connu.
Ce centre de formation a pourtant une place essentielle dans la formation des enseignants dans le sud de l'académie de Versailles . Ces trente dernières années, des dizaines de milliers de personnes ont été formées au métier d'enseignants du primaire ou du secondaire ou encore à l'enseignement spécialisé. Il accueille cette année près de 1000 étudiants, stagiaires et professeurs, aussi bien dans le cadre de la formation initiale et continue que dans le cadre des relations internationales.
Cette décision de fermeture, si elle devait être actée, réduirait alors considérablement l'offre de formation des enseignants au sud de l'académie. Paradoxalement, elle intervient au moment où une réforme de la formation des enseignants est mise en place. Pourquoi supprimer un centre de formation, récemment rénové à grands frais, qui a toujours su manifester sa capacité à répondre aux nouvelles exigences institutionnelles liées à l'évolution du métier d'enseignant ? L'hypothèse d'une destruction de ce lieu n'est pas à exclure. En effet, cette annonce est concomitante à la décision de détruire la moitié de la cité universitaire d'Antony au profit d'une opération immobilière. En nous expulsant de ce lieu, le Conseil général des Hauts-de-Seine porterait la lourde responsabilité de supprimer du sud de son département, non seulement un pôle d'excellence dans la formation des enseignants, mais aussi un élément d'attractivité pour la ville d'Antony.
Les personnels du site entendent réagir. Suite à des démarches entreprises auprès d'élus du département, Madame Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine, accompagnée d'élus du conseil général du 92 et du conseil municipal d'Antony, se déplacera sur le site d'Antony Val-de-Bièvre (96 rue Adolphe-Pajeaud) le jeudi 3 décembre 2009 de 10h30 à 12h 30.
Collectif de défense du site de formation des maîtres d'Antony Val-de-Bièvre (92), IUFM de l'académie de Versailles
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Paris: AG du 1/12. Motion et calendrier de mobilisation. Motion de l'IUFM de Paris
Les étudiants, stagiaires et tous
les personnels de l'IUFM de Paris, réunis en assemblée générale le mardi 1er
décembre 2009, dénoncent le projet destructeur du gouvernement concernant la
formation et le recrutement des enseignants et s'élèvent contre le passage en
force des ministères concernés.
Ils considèrent :
- que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants constitue une attaque frontale contre l'ensemble de l'Ecole,
- que la réforme proposée se fait aux dépens des élèves dans les classes et des étudiants qui se destinent au métier d'enseignant, au nom d'une privatisation du Bien Public, sous couvert d'économies budgétaires,
- que les étudiants engagés dans la préparation aux concours
2010 font les frais de mesures transitoires illusoires et donc inacceptables,
réaffirment :
- leur attachement à un réel service public d'éducation pour tous et sur tout le territoire,
- leur attachement à une véritable formation professionnelle initiale en alternance et rémunérée, ainsi qu'à une véritable formation continue des enseignants,
- leur opposition aux décisions ministérielles présentées le 13 novembre 2009,
- leur opposition à la mise en place de stages en responsabilité
dès cette année, justifiant pour le ministère l'absence de formation
post-concours et conduisant les étudiants à assumer des responsabilités qui ne
devraient être confiées qu'à des fonctionnaires formés.
exigent :
- l'abrogation des décrets de juillet 2009 et l'abandon de cette réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Une toute autre réforme est possible, en concertation avec les acteurs concernés et dans l'intérêt des élèves,
- un recrutement de fonctionnaires statutaires, de la maternelle à l'université, par concours et à hauteur des besoins, selon un plan pluriannuel de recrutement,
- que les étudiants engagés dans la préparation aux concours 2010 bénéficient d'une année pleine et entière de formation pédagogique en alternance la prochaine année universitaire,
- qu'ils puissent se représenter aux concours les prochaines années universitaires.
Les étudiants, stagiaires et tous les personnels de l'IUFM de Paris, réunis en assemblée générale le mardi 1er décembre 2009 appellent :
- les personnels de l'Education Nationale à ne pas appliquer cette réforme, à ne pas participer à sa mise en place et à s'y opposer par tous les moyens administratifs et pédagogiques en leur possession,
- à développer la mobilisation dans les IUFM, les universités et les
établissements scolaires,
- à faire grève et à manifester partout en France le 15 décembre.
Calendrier
- Lundi 7 décembre : Réunion formation initiale des enseignants à la bourse du travail. (mandatés
- Mercredi 9 décembre : Motion pour le conseil d'école / réunions d'information et de mobilisation sur les 2 sites
- Lundi 14 décembre : Assemblée générale à Batignolles et à Molitor le midi.
- Mardi 15 décembre : Grève /journée d'action/mobilisation sur la formation des enseignants
- Avant les vacances de noël : Réunion PIUFM, MAT, MF (tuteur 2nd degré, conseiller péda. 2nd degré) / grand amphi de la Sorbonne.
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www.letelegramme.com, 1 décembre 2009
IUFM bretons. Le projet de réforme crée des remous
Les directions des IUFM du Grand Ouest (Bretagne, Basse-Normandie,
Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes) s'insurgent, à travers un
communiqué commun, contre le projet gouvernemental de réforme de la
formation des maîtres, rendu public le 13 novembre.
Lire l'article.
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www.lavoixdunord.fr, mardi 01.12.2009:
Enseignants et étudiants se mobilisent contre la fermeture de leur IUFM Gravelines (Dunkerque): Un amphithéâtre plein à craquer, pour un cours d'un nouveau genre. À l'IUFM, la mobilisation prend forme. Hier, élus, enseignants et professeurs stagiaires se sont rassemblés pour mettre sur pied une contre-attaque. Non, ils ne veulent pas de cette réforme, envisagée par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse. Et ne comptent pas attendre sans rien faire que leur institut soit rayé de la carte, en 2010.
Lire la suite.
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http://www.lamontagne.fr/ 30/11/09
Ce n'est que le début de la mobilisation pour l'IUFM d'Aurillac C'est une première étape dans la mobilisation. En organisant une réunion sur la réforme de la formation, vendredi soir, les enseignants de l'IUFM d'Aurillac ont pu vérifier qu'ils avaient le soutien des élus (de tous bords) et des syndicats (de toutes tendances), ainsi que l'appui de leurs collègues et des étudiants.
[...]
Une nouvelle action contre la réforme, nationale cette fois, est prévue lundi 7 décembre.
Lire l'article complet.
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Motion adoptée lors du Conseil d'école de l'IUFM Centre-Val-de-Loire* (26 novembre 2009)
* Les représentants du Recteur, membres du Conseil, n'ont pas pris part au vote.
Le Conseil d'école, après avoir pris connaissance des projets liés à la formation des futurs enseignants, considère que la réforme annoncée par les Ministères, si elle était appliquée en l'état, conduirait à un appauvrissement considérable des dimensions didactique et pédagogique liées au métier d'enseignant. Les effets seraient particulièrement néfastes pour les élèves à qui la Nation doit un enseignement de qualité. Le Conseil d'école soutient les groupes de travail académiques composés de membres des Universités d'Orléans – parmi lesquels figurent des enseignants de l'IUFM - et de Tours. Il souhaite que leurs travaux sur la masterisation se poursuivent dans la perspective d'une formation permettant aux futurs enseignants de remplir réellement leurs missions au sein de l'Éducation Nationale.
L'application de la réforme envisagée aboutirait à la suppression du maillage cohérent et adapté du territoire, qui existe actuellement en matière de formation des maîtres au sein des Académies.
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Contre la mastérisation, L'IUFM de la Réunion se met en grève
www.lequotidien.re - 27 novembre 2009:
L'IUFM en grève depuis ce matin
Le
personnel et les étudiants de l'institut universitaire de formation des
maîtres, réunis en assemblée générale ce matin, ont voté la grève pour
laquelle ils avaient déposé un préavis mercredi.
Ils protestent contre la réforme qui doit s'appliquer à la
rentrée. Cette réforme, dite «masterisation» car elle prévoit de
recruter les futurs enseignants au niveau master 2 (bac + 5), avait été
l'un des motifs centraux de la contestation universitaire du printemps
et, de ce fait, repoussée d'un an. La réforme prévoit que la formation
incombe désormais aux universités via ces masters, et non plus aux IUFM.
Les participants à l'assemblé générale se sont ensuite rendus
devant le rectorat pour manifester. Il pourrait également y avoir des
actions menées cet après-midi, lors du vote du budget au conseil
d'administration de l'université.
Education: L'IUFM ne veut pas se laisser bouffer
http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=229076&page=article
CLICANOO.COM | Publié le 28 novembre 2009 Les étudiants et les enseignants de l'Institut universitaire de formation des maîtres refusent la réforme de “mastérisation”. Le directeur Jean-Paul Morillon confirme : avec moins de stages, les futurs professeurs seront moins bien préparés à enseigner. “La réforme de la formation des enseignants que vous voulez mettre en oeuvre n'aura que des effets négatifs”. Dans une lettre ouverte aux ministres Valérie Pécresse (Enseignement supérieur) et Luc Chatel (Education nationale), les étudiants, stagiaires et professeurs de l'Institut universitaire de formation des maîtres de La Réunion se montrent pour le moins directs. Que reprochent-ils à cette “mastérisation” de la formation des professeurs ? Tout simplement de moins bien préparer les futurs enseignants réunionnais à leur métier. Exemple : “les stages professionnels passeraient de plus de 400 heures obligatoires à 108 heures optionnelles (...) Ce système conduira (...) à placer les préparations des concours hors des cursus de l'université publique et provoquera, de fait, la privatisation de l'accès aux concours de l'enseignement en France”.
En résumé, l'obligation de passer un master (diplôme bac+5), qui correspond à une élévation souhaitable du niveau de formation, se traduirait par une dégradation de la formation des enseignants. Ces arguments sont confirmés par le directeur de l'IUFM, Jean-Paul Morillon, qui relaie l'inquiétude de tous ses homologues de France : “Pour moi, il n'y a pas assez de stages. Les étudiants s'inscriront dans des masters de littérature ou de Staps (éducation physique), avec seulement quelques modules supplémentaires pour apprendre à enseigner !” Le directeur persiste : “Enseigner, c'est un métier qui s'apprend. Il faut des stages, il faut réfléchir à sa pratique. L'IUFM a déjà formé plus de 6500 cadres de l'Education nationale à La Réunion. Et maintenant, il y a un risque pour l'emploi réunionnais, car il y aura concurrence entre les universités, certains auront plus de moyens que nous pour préparer les étudiants”. Et l'on verra arriver dans l'île encore plus de profs formés ailleurs, y compris pour le premier degré.
-40% POUR LE BUDGET
N'est-ce pas justement le moment de relever ce défi et de mieux préparer les futurs profs ? M. Morillon rétorque : “J'aimerais bien ! Mais pour réussir, il faut un vrai outil à La Réunion, pas un saupoudrage des enseignements dans les différentes facultés de l'université : mathématiques, anglais...” Ce risque de “saupoudrage” apparaît encore plus crûment après le vote d'hier soir au conseil d'administration de l'université. Les “grandes masses budgétaires” ont été adoptées à une majorité de seize voix, ce qui entraîne de facto, selon M. Morillon, une baisse de 40% du budget de l'IUFM.
Pour ne pas se laisser manger tout crus, les étudiants et le personnel de l'IUFM ont débrayé hier. Une soixantaine de personnes ont manifesté devant le rectorat, et une délégation a remis la lettre ouverte au directeur de cabinet et au secrétaire général adjoint. “Cela s'est bien passé” assure Martine Vaugien-Cheung Hoï Ping, enseignante à l'université et à l'IUFM. Tout le monde se réunira lundi pour décider de la suite du mouvement, en tenant compte des conclusions de l'intersyndicale nationale qui se réunissait hier à Paris
Véronique Hummel
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Ci-dessous: motions votées à Grenoble (IUFM), Toulouse (IUFM), Lyon (IUFM), La Réunion (IUFM)
Motion votée à l'unanimité le 24/11/2009 à l'IUFM de Grenoble
Les étudiants, stagiaires et tous les personnels de l'IUFM de Grenoble réunis en AG le mardi 24 novembre 2009
considèrent :
- que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants
constitue une attaque frontale contre l'ensemble de l'École,
-
que la réforme proposée prend en otage les élèves, les étudiants
actuellement en Licence et les stagiaires au nom d'une privatisation du
Bien Public, sous couvert d'économies budgétaires,
réaffirment :
- leur attachement à un réel service public d'éducation pour tous et sur tout le territoire,
- leur attachement à une véritable formation professionnelle initiale et continue des enseignants,
- leur opposition aux décisions ministérielles présentées les 13 et 18 novembre 2009,
demandent :
- l'abrogation des décrets de juillet 2009 et l'abandon de cette
réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Une toute
autre réforme est nécessaire, avec un temps de formation augmenté,
- des postes à la hauteur des besoins,
- le maintien des statuts de la fonction publique et une véritable revalorisation salariale,
et appellent les personnels de l'Éducation Nationale à ne pas appliquer cette réforme, à ne pas participer à sa mise en place et à s'y opposer par tous les moyens administratifs et pédagogiques en leur possession. Il revient aux partisans de la réforme d'en être ouvertement les artisans.
Appel de l'IUFM Midi-Pyrénées
Formation des enseignants et des CPE : Ensemble pour arrêter la destruction programmée !
Les personnels et usagers de l'IUFM Midi-Pyrénées, réunis en assemblée générale le 24 novembre 2009 dénoncent le projet destructeur du gouvernement de réforme et de recrutement des enseignants présenté le 13 novembre 2009 aux organisations syndicales des personnels.
Elaborées en dehors de toute concertation, au mépris de tous les acteurs de l'éducation, de la formation et de l'enseignement, de la maternelle à l'université ces orientations INACCEPTABLES condamnent la formation professionnelle des enseignants et des CPE, conduisent, dès l'an prochain, à la suppression des IUFM, écoles internes universitaires professionnelles et, à court terme, à la destructuration du service public d'éducation.
Ils alertent l'opinion publique, les jeunes se destinant aux métiers de l'enseignement, les parents d'élèves sur les graves conséquences de ces orientations qui font payer aux familles l'allongement des études, barrent l'accès au métier d'enseignant aux jeunes issus de milieux modestes, placent sans aucune expérience, formation et encadrement dès cette année des étudiants en face d'élèves et conduiront, dès l'an prochain les nouveaux lauréats des concours ainsi que les étudiants à prendre la responsabilité de classe sans avoir appris le métier.
Ils appellent tous les acteurs concernés de la maternelle à l'université, tous les citoyens, à faire converger leurs luttes afin qu'un FRONT UNIQUE, le plus large possible fasse barrage à la destruction programmée de la formation des enseignants et plus largement du service public d'éducation.
Ils demandent le RETRAIT de ce projet qui passe par l'ABROGATION des décrets relatifs aux modalités de recrutement des enseignants et des CPE publiés le 29 juillet 2009 malgré une vive opposition de l'ensemble de la communauté scolaire et universitaire et l'élaboration de contre propositions prenant en compte la complexité et l'évolution du métier d'enseignant, un métier qui s'apprend. L'avenir de l'école en dépend.
L'Assemblée Générale un jour de grève a rassemblé plus de 160 personnes (formateurs, Biatoss, étudiants, stagiaires – dont stagiaires FC, étudiants.
Comme cela avait été convenu avec le collectif, le directeur a pris la parole pour inviter à « ne baisser ni la garde, ni les bras ». Il a annoncé les manifestations communes à plusieurs IUFM prévues le 7 décembre, et rappelé la teneur des communiqués de la CDIUFM et de la CPU.
Puis on a présenté le contenu des textes du 13 novembre dernier : maquettes et dates de concours, replacés dans un cadre plus large, qui est celui de la baisse des recrutements dans la fonction publique.
Par ailleurs, si enseigner est un métier qui s'apprend, on en supprime la formation professionnelle…
On a terminé en discutant et votant le texte [ci-joint]
Accrochage de deux banderoles sur les grilles de l'IUFM : « Ici on apprenait à enseigner »
Belle et forte présence, enfin, de l'IUFM dans la manifestation lyonnaise…
Texte adopté à l'AG du 24 novembre à l'IUFM de Lyon
Ce que nous ne voulons pas :
- Un rallongement d'études sans garantie d'emploi
- Des non titulaires remplaçants dans le 1er degré et dans le 2nd degré
- L'amoindrissement de la dimension de recherche des masters universitaires
- La réduction dramatique de la formation professionnelle des enseignants
- Le financement par les étudiants et leurs familles de cette formation professionnelle
- Des arrangements locaux pour appliquer les réformes entrainant les inégalités locales, sociales et les disparités territoriales
- Une réforme dont le seul but est de réaliser des économies
Ce que nous voulons:
- L'abrogation de la réforme dite de mastérisation, et des décrets qui la mettent en place
- Une formation professionnelle des enseignants dans des instituts nationaux débouchant sur un recrutement en tant que fonctionnaire dans un corps d'État.
- Des IUFM réformés et non pas supprimés pour mieux répondre aux exigences de l'éducation dans la société d'aujourd'hui
http://collectifiufmlyon.blogspot.com/
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Contre la mastérisation, l'IUFM de la Réunion se met en grève: lettre ouverte aux ministres (27/11/09)
Lettre ouverte aux ministres de l'EN et de l'ESR des étudiants, stagiaires et personnels IATOSS, enseignants de l'IUFM de La Réunion (27 novembre 2009). Ce texte a été voté à l'unanimité par le CA de l'Université de la Réunion
Lettre ouverte à Mme et M. les Ministres, Sous couvert d'élévation du niveau d'étude des enseignants en France et d'harmonisation européenne au système LMD, la réforme de la formation des enseignants que vous voulez mettre en oeuvre n'aura que des effets négatifs.
D'une part, alors que les étudiants sortaient de l'IUFM à Bac +5, avec traitement en dernière année, les futurs enseignants ne pourront plus bénéficier de ce salaire. Votre réforme qui instaure l'allongement des études, aux frais des étudiants et de leur famille, va grandement pénaliser les étudiants les plus modestes, nombreux à La Réunion. Ainsi, les étudiants réunionnais auront-ils encore davantage de difficultés pour accéder au métier d'enseignant de l'Education Nationale.
D'autre part, sous couvert d'acquisition du titre universitaire de Master, votre réforme portera gravement atteinte à leur formation d'enseignant. Toutes les projections que l'on peut mener dans le cadre de votre réforme conduisent inéluctablement à une réduction drastique de la dimension professionnelle de leur cursus : réduite à néant en M1, elle diminue gravement en M2 : les stages professionnels passeraient de plus de 400 heures obligatoires à 108 heures optionnelles ; de plus, elle serait noyée au milieu de la diversité des parcours en M2. Pour l'étudiant, il est clair que ce sera : soit la préparation des épreuves, soit la prise en charge effective des élèves.
Ce système conduira, en toute logique, à placer les préparations des concours hors des cursus de l'université publique et provoquera, de fait, la privatisation de l'accès aux concours de l'enseignement en France.
Sous prétexte d'élever le niveau universitaire, votre réforme va de plus entraîner une explosion du nombre de « reçus-collés », diplômés d'universités sans postes et mis en concurrence sur un « marché européen de l'éducation » avec la massification inéluctable d'emplois de vacataires, contractuels et autres précaires que l'EN recrutera pour combler à bas prix les postes que vous continuez à supprimer aux concours des 1er et 2sd degrés.
La professionnalisation, opérante dans les IUFM, est l'axe fondamental de la formation des enseignants. En la niant, votre réforme constitue un retour de 20 ans en arrière, aussi refusons-nous de participer à sa mise en oeuvre.
Votre projet est inacceptable : Retirez-le !
Les étudiants, professeur-stagiaires et tout le personnel de L'IUFM de La Réunion, réunis en AG, vendredi 27 novembre 2009
Lettre d’A. Fraïsse, présidente de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 à F. Hollande (7/2/2012)
Motion de la 21e section du CNU sur l'évaluation des enseignants-chercheurs (2/2/12)
"La fausse autonomie universitaire", par P. Jourde (blog BibliObs)
L'enseignements des lettres classiques à la rentrée 2012 (motion CNARELA du 14/01/12)
Pétition contre la criminalisation d'un canular et du mouvement social à l'Ens (février 2012)
"IUFM : Après le démantèlement, l’éradication", par J.-L. Auduc (cafepedagogique.net)
"Ne bradons pas les diplômes de licence!" (tribune, Le Monde, 19/1/12)
"Les Célébrations nationales 2012 inaugurées par une polémique", par P. Assouline (blog)
Fondation Copernic, L'éducation nationale en danger
"Libraires épuisés", par V. Chabault (lavidesidees.fr)
Lettre du président de la région Languedoc-Roussillon aux responsables de "ses" universités
"La face cachée de l'autonomie des facs": l'exemple de l'UPPA (L'Humanité, 6/1/12)
"Étudiants étrangers: pourquoi le gouvernement a reculé", par M. Bellan (Lesechos.fr, 26/12/11)
"Quand Gallica vend du porno…" (BibliObs)
"L'université est universelle": pétition contre la circulaire Guéant (21/12/11)