


Ci-dessous:
- Sauvons l'Université ! Newsletter n° 22, novembre 2009.
- "Ceci n'est pas un stage", analyse de SLU, 09 novembre 2009.
- Formation des enseignants : et maintenant, où allons-nous ? Lettre à la FSU de Sauvons l'Université ! 12 novembre 2009.
- Stages : pourquoi 108 heures ? Analyse de Jean-Didier Zanos (U. de Rouen), 12 octobre 2009.
- Résumé de la dépêche AEF du 6 novembre 2009 intitulée Masterisation : "La question de la professionnalisation a fortement émergé des groupes de travail".
- CRPE, CAPES, agrégation : ce qui nous attend, par Alexis Grélois (SLU), 10 novembre 2009.
- Circulaire concernant la rémunération des stages masterisation (19 octobre 2009).
- Voir aussi: FRONT MINISTÉRIEL ET RÉGLEMENTAIRE
Sauvons l'Université ! Newsletter n° 22 - novembre 2009
Ceci n'est pas un stage ! Les dangers d'une formation pour les élèves-professeurs et leurs élèves
Comment et
pourquoi remplacer une année de fonctionnaire-stagiaire après les
concours de recrutement des enseignants comprenant une vraie formation
professionnelle par de pseudo-stages placés en amont du concours et non
encadrés ? Suivez le guide !
À
partir de l'année prochaine, des « stages » d'une durée maximale de
108h devront être conciliés avec la préparation des concours de
recrutement de l'enseignement et l'achèvement de la formation à la
recherche du M2 :-
Censés être des stages professionnalisants, ils sont prévus pour
pouvoir pallier les manques d'enseignants et les difficultés de
l'organisation des remplacements (le nombre d'heures maximal ne doit
rien au hasard). Ils sont calibrés pour permettre aux stagiaires de
jouer le rôle de remplaçants, au gré des besoins des établissements.
-
Censés être des stages professionnalisants, rien n'est prévu à ce jour
pour leur encadrement, ni dans les IUFM ni dans les établissements.
-
Censés rapporter 3000 euros, ils seront en fait rémunérés en fonction
du seul nombre d'heures en responsabilité effectuées (30 euros de
l'heure), si toutefois ces sommes sont budgétées. Tel que le dispositif
est prévu, rien n'interdit de proposer des « stages » de moins de 108
heures, en fonction des besoins des établissements.
- Ils sont limités en nombre et révèlent donc une volonté ministérielle de sélection en amont du concours.
-
Ces stagiaires seront en fait des agents publics avec les
responsabilités civiles et professionnelles qui en découlent mais sans
la formation qui permet d'y faire face.
- Censés renforcer la
formation, ils s'y ajoutent et la perturbent puisque les étudiants
devront préparer un concours (et, à partir de 2010, un mémoire) la même
année. Tous les stages n'auront pas lieu pour tous les étudiants en
même temps : comment les formateurs pourront-ils organiser
rationnellement la préparation aux concours ?
- À partir de 2011,
leur évaluation serait prise en compte dans la notation du concours.
Contrôle continu et concours sont incompatibles par nature : il s'agit
bien du début de la fin des concours.
Ces pseudo-stages participent à la mise en place de cursus "intégrés" (tout en même temps), voulus par D. Filâtre (voirhttp://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3005 et http://sauvonsluniversite.com/spip.php?article2911 ), et détruisant la forme "séquentielle" des formations qui prévalait jusqu'à présent et qui a pourtant fait ses preuves.
Ces
pseudo-stages prévus par le Ministère de l'Education Nationale sont un
dispositif-clé dans la réforme de la formation des enseignants. Ils en
montrent le véritable objectif et en dévoilent la logique :-
Il s'agit de faire disparaître les concours à terme (intégration
d'épreuves relevant du contrôle continu dans l'évaluation) : qu'en
sera-t-il des candidats libres ?
- Il s'agit de faire reculer la
fonction publique (on remplace les fonctionnaires-stagiaires par des
étudiants non formés mais responsables)
- Il s'agit de faire des
économies : des remplaçants quasi gratuits ; la suppression d'une année
de fonctionnaire-stagiaire plus coûteuse que le nouveau dispositif ; la
suppression d'au moins une partie des IUFM.Tous
les enseignants connaissent bien la difficulté qu'il y a à intervenir
comme remplaçant dans une classe. Désormais les remplaçants ordinaires
seront des étudiants sans diplôme lâchés devant des élèves sans le
moindre soutien pédagogique ni institutionnel. Il y a là une
illustration frappante de l'absence de prise en compte de l'intérêt des
élèves dans les réformes en cours dans l'éducation nationale.Vous voulez en savoir plus :-
Décryptage des textes ministériels et déclinaison des conséquences
pour les universités, les établissements primaires et secondaires, les
étudiants, les élèves et les parents d'élèves http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3108 et en pièce jointe
- Recensement des prises de positions critiques et <http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?rubrique19>
- Recensement des premières tentatives de mise en place
La mise en place de ces pseudo-stages ne peut fonctionner sans la collaboration de tous : résistons tous ensemble ! Ne mettons pas en place de tels stages !
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CECI N'EST PAS UN STAGE.
Analyse de l'organisation des stages actuellement prévue par le Ministère de l'Education Nationale dans la réforme de la formation des enseignants et de ses conséquences pour les personnels du supérieur, les étudiants, les collègues des établissements primaires et secondaires, et les élèves et leurs parents. SLU, 9 novembre 2009
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3108
La circulaire du 27 août 2009 dévoile la véritable logique qui sous-tend la mise en place de ces stages dès l'année de master 1, et plus généralement de la réforme de la « masterisation ». Elle organise, du moins en théorie, les stages destinés aux étudiants en master inscrits aux concours d'enseignement.
Que prévoit vraiment le texte pour encadrer les stages d'observation ou en responsabilité ?
« Sur l'ensemble du territoire, seront organisés (cf. Annexe 1) :
au moins 50000 stages d'observation et de pratique accompagnée permettant d'accueillir un minimum de 100000 étudiants ;
au moins 50000 stages en responsabilité. »
Selon la circulaire, pour les stages d'observation et de pratique accompagnée, « la
proportion entre observation et pratique accompagnée résultera du
projet de formation concerté entre l'académie, l'université et
l'étudiant concerné ».
Pour les stages d'observation et de pratique accompagné, les étudiants
seront placés par binôme auprès d'un titulaire du second degré, d'un
maître d'accueil temporaire ou d'un maître formateur du premier degré,
d'un documentaliste ou d'un conseiller principal d'éducation (C.P.E.)
titulaires.
« L'objectif est, qu'au total, ces étudiants bénéficient de 108
heures de stage ». Ces stages « seront organisés pour une durée
inférieure à 40 jours et dans la limite de 108 heures ».
« A partir de l'année universitaire 2010-2011, les stages en responsabilité seront destinés aux étudiants de M2. »
Quelques questions :
Quelle répartition peut-on prévoir entre les deux types de stages ?
Sachant que l'on évalue à 140 000 le nombre de candidats aux concours, y aura-t-il suffisamment de stages ?
Comment
intégrer les stages dans la formation et les maquettes des masters ? Ne
feront-ils pas diminuer d'autant (à savoir 108 heures) la part de la
formation disciplinaire ?
Lire la suite.
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Formation des enseignants : et maintenant, où allons-nous ? Lettre à la FSU de Sauvons l'Université ! (12 novembre 2009)
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3128
Cher-e-s collègues, cher-e-s camarades,
Malgré six mois d'un mouvement universitaire qui a fait du dossier de la réforme de la formation des enseignants un des principaux axes de notre mobilisation, malgré les critiques et les condamnations unanimes des acteurs potentiels de cette formation, malgré les conséquences désormais manifestes de la précipitation et de l'aveuglement qui ont présidé à la conception de cette réforme, malgré l'absence totale de lien entre celle-ci et une revalorisation générale des salaires des collègues du premier et du second degré, malgré les coups ainsi portés à la démocratisation du métier d'enseignant, la réforme de la formation des enseignants des premier et second degrés est mise en place à marche forcée dès cette année universitaire 2009-2010.
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Stages : pourquoi 108 heures ? Analyse de Jean-Didier Zanos (U. de Rouen), 12 octobre 2009 (L'analyse porte exclusivement sur le second degré, avec le seul CAPES, sans prendre en compte l'année actuelle dite “de transition”)
La circulaire ministérielle n°2009-109 du 20 août 2009 (publiée au B.O. le 27 août) prévoit, pour les étudiants se destinant à l'enseignement, la mise en place chaque année d'au moins 50.000 stages en responsabilité. Ces étudiants devront ainsi prendre en charge, seuls, une classe pour une durée de 108 heures maximum sur l'année.
Mais pourquoi 108 heures ?
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- Résumé de la dépêche AEF du 6 novembre 2009 intitulée Masterisation : « La question de la professionnalisation a fortement émergé des groupes de travail »
Rappel sur le calendrier : le groupe de synthèse des propositions des quatre groupes de travail sur la réforme de la formation des enseignants a remis son rapport en début de semaine aux deux ministres concernés (MEN et MESR), qui recevront en outre cette semaine les organisations syndicales (13/11) et étudiantes (18/11). Les maquettes de concours et de masters seront discutées en Cneser le 21 décembre.
Lire la suite sur la page de SLU intitulée: FRONT MINISTÉRIEL ET RÈGLEMENTAIRE
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CRPE, CAPES, agrégation : ce qui nous attend, par Alexis Grélois (SLU), 10 novembre 2009.
Extraits
de la lettre de la CPU aux ministres datée du 2 octobre 2009, de la
dépêche AEF du 23 octobre 2009 (synthèse officieuse des rapports des
quatre groupes de travail) et de l'avis de l'Académie des Sciences du
26 octobre 2009.
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Circulaire concernant la rémunération des stages masterisation (19 octobre 2009) Veuillez ouvrir le document joint pour lire cette circulaire: Circulaire (PDF – 148.3 ko)
Motion de la 21e section du CNU sur l'évaluation des enseignants-chercheurs (2/2/12)
"La fausse autonomie universitaire", par P. Jourde (blog BibliObs)
L'enseignements des lettres classiques à la rentrée 2012 (motion CNARELA du 14/01/12)
Pétition contre la criminalisation d'un canular et du mouvement social à l'Ens (février 2012)
"IUFM : Après le démantèlement, l’éradication", par J.-L. Auduc (cafepedagogique.net)
"Ne bradons pas les diplômes de licence!" (tribune, Le Monde, 19/1/12)
"Les Célébrations nationales 2012 inaugurées par une polémique", par P. Assouline (blog)
Fondation Copernic, L'éducation nationale en danger
"Libraires épuisés", par V. Chabault (lavidesidees.fr)
Lettre du président de la région Languedoc-Roussillon aux responsables de "ses" universités
"La face cachée de l'autonomie des facs": l'exemple de l'UPPA (L'Humanité, 6/1/12)
"Étudiants étrangers: pourquoi le gouvernement a reculé", par M. Bellan (Lesechos.fr, 26/12/11)
"Quand Gallica vend du porno…" (BibliObs)
"L'université est universelle": pétition contre la circulaire Guéant (21/12/11)
Dialogue rompu au sein du CA de l'Université de Haute-Alsace (DNA, 19/12/11)
"L’Université de La Réunion ne survivra pas à l’autonomie" (Temoignages.re)