

PÉRÈS, Christine (éd.), Au commencement du récit : transitions, transgressions
Carnières-Morlanwelz, éditions Lansman, 2005, 223 p.
EAN : 9782872825066
17 €
L'ouvrage est disponible auprès des éditions Lansman ou en librairie :
Lansman éditeur, 65 rue Royale, B-7141 Carnières-Morlanwelz (Belgique)
E-mail : info@lansman.org
Quatrième de couverture :
Explorer des fragments de textes tous situés au commencement du récit, interroger les pratiques d'écriture mises en oeuvre par les romanciers espagnols actuels pour permettre l'entrée du lecteur dans le monde du texte, c'est par ce biais que ce livre entend décrypter les enjeux des transitions et transgressions qui se nouent dans la culture contemporaine espagnole. Andrea Del Lungo définit l'incipit comme un « seuil à double sens tourné à la fois vers la parole du monde et la parole du texte ; et surtout, [comme un] lieu de contact, de rencontre et d'échange entre les désirs de l'écriture et les attentes de la lecture, où se concentrent différentes stratégies aux implications poétiques, esthétiques et thématiques ». Les études présentées dans ce volume montrent bien que l'incipit romanesque est parsemé de difficultés, de pièges, d'apparentes transparences et que la transgression peut en être un élément fondamental. Ainsi le propos d'Andrea Del Lungo sur l'incipit qui « constitue le point d'entrée dans l'univers romanesque, un seuil ouvert sur un territoire imaginaire et ignoré du lecteur, qui ne peut que chercher dans le début les repères nécessaires à sa propre exploration », aide-t-il à concevoir que la stratégie et la tactique des incipit romanesques pourront être lues comme métaphore de la communication dans la société et les cultures de l'Espagne actuelle. On verra que c'est le lecteur, à travers l'appel à des opérations complexes et vivantes qui se place au premier plan et devient l'acteur essentiel.
Les études réunies dans ce volume convoquent aussi bien Arturo Pérez Reverte, Eduardo Mendoza, Julián RÃos, Palma Infantes, Pablo Tusset, Miguel Espinosa, Carmen Rico-Godoy et José Luis Coll, que Rafael Chirbes, José Manuel Caballero Bonald, Gonzalo Torrente Ballester, Javier MarÃas, Dulce Chacón, Luis Goytisolo, Felipe Hernández, Antonio Muñoz Molina et Juan Marsé, qui placent tous le lecteur au coeur du dispositif textuel. Ce livre se veut une invitation à la lecture active des romans, une initiation à la séduction des commencements romanesques et une incitation à découvrir le roman contemporain espagnol, trop souvent oublié dans les études sur la littérature européenne.
Les auteurs de ce livre, hispanistes de diverses universités françaises, se regroupent autour de l'équipe « Españ@ 31 » de l'Université de Toulouse-Le Mirail
Sommaire :
Avant-propos. L'incipit romanesque, entre transition et transgression
par Jean Alsina
Stratégies de l'incipit : transitions, transgressions
La frontière du commencement : transitions, transgressions
par Andrea Del Lungo
Fondements théoriques d'un espace propice au jeu de la fiction dans le roman espagnol contemporain (analyse de plusieurs entrées en écriture)
par Stéphan Pagès
JE commence
L'enfantement de/dans La larga marcha de Rafael Chirbes
par Catherine Orsini-Saillet
La tradition revisitée dans l'incipit de Crónica del rey pasmado scherzo en re(y) mayor, alegre mas no demasiado de Gonzalo Torrente Ballester : transition ou topique postmoderne ?
Isabelle Touton
Immuable incipit. José Manuel Caballero Bonald : du roman aux mémoires
par Jean Alsina
Difficulté des commencements
Dissolution des seuils dans Negra espalda del tiempo de Javier MarÃas
par Amélie Florenchie
L'incipit de Blanca vuela mañana de Dulce Chacón : énigme et/ou sésame ?
par Anne Paoli
Pièges et relectures
La paradoja del ave migratoria de Luis Goytisolo ou les migrations d'un incipit
par Geneviève Champeau
Ouverture de deux parcours de lecture piégés : les incipit de Naturaleza (Felipe Hernández, 1989) et de Sefarad (Antonio Muñoz Molina, 2001)
par Christine Pérès
Le poids du secret : l'incipit lacunaire de Corazón tan blanco de Javier MarÃas
par Christine Pérès
Juan Marsé : une poétique de l'incipit
Au commencement était le fourbe : El embrujo de Shanghai de Juan Marsé
par Jacques Ballesté
Réécritures : deux incipit pour Si te dicen que caà de Juan Marsé
par Elvire Gomez Vidal
Rabos de lagartija de Juan Marsé : voix des origines et transgression des seuils
par Marie-Christine Pourtau Pérez
S. Kierkegaard, La Crise et une crise dans la vie d'une actrice
E. Maigret et M. Stefanelli (dir.), La Bande dessinée : une médiaculture
I. Raynauld, Lire et écrire un scénario - Le Scénario de film comme texte
J.-F. Bédia, Les Ecritures africaines face à la logique actuelle du comparatisme
Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique. Commentaire - Tome I : Études d'introduction
P. Engel, Les lois de l'esprit, Julien Benda ou la raison Â
P. E. Fobah, Introduction à une poétique et une stylistique de la littérature africaine
O. Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma
I. Mons, Lou Andreas-Salomé. En toute liberté
N. Redouane, Lecture(s) de Rachid Mimouni
Chr. Martin (dir.), Fictions de l'origine (1650-1800)
C. Meyer-Plantureux, Romain Rolland - Théâtre et engagement
C. Aliberti, Du spasme existentiel à la quête de rédemption
M. Kadima-Nzuji, Théâtre et destin national au Congo-Kinshasa - 1965-1990
Jean-Yves Tadié, Le lac inconnu - Entre Proust et Freud
N. Frogneux (dir)., J. Patocka. Liberté, existence et monde commun