


Christophe Cusset & Évelyne Prioux (dir.), Lycophron. Éclats d'obscurité, Saint-Étienne : Presses Universitaires de Saint-Étienne, coll. "Antiquité", 2009, 761 p.
Présentation de l'éditeur :
De l'oeuvre abondante de Lycophron, il n'est resté que le poème inclassable qu'est l'Alexandra auquel est consacré le présent ouvrage. L'Alexandra, qui tient à la fois de la tragédie et de l'épopée, rapporte le contenu des prophéties émises par la fille de Priam, Cassandre alias Alexandra, au moment où son frère Pâris part de Troie pour enlever Hélène ; ces prophéties portent sur l'avenir de Troie et de la Grèce et balayent quasiment l'ensemble de la mythologie et de l'histoire jusqu'à l'époque ptolémaïque. Ce poème prophétique se caractérise par son obscurité fameuse qui en fit le parangon de l'oeuvre illisible et absconse. Cette obscurité tient à des raisons stylistiques et à une mentalité d'antiquaire mythographe qui recherche obstinément, à des fins de sauvegarde, les mythes les moins connus. Le lecteur devrait être décontenancé par ces (fausses) prophéties, mais se prend au jeu de l'énigme dans une atmosphère de connivence bien caractéristique de la poésie alexandrine. Le poème de Lycophron a été envisagé ici à la fois dans une perspective générale et générique à propos de sa construction spéculaire et de sa signification poétique, dans ses pratiques linguistiques et poétiques telles que la parodie, l'ironie, l'intertextualité, dans son orientation mythologique, historique et documentaire, ainsi que dans sa réception dans la poésie augustéenne et à l'époque byzantine.
Sommaire :
Christophe CUSSET, professeur de langue et littérature grecques à l'ENS
LSH (Université de Lyon), est spécialiste de la poésie alexandrine. Il
a publié La Muse dans la Bibliothèque (CNRS éditions, 1999), Les
Bacchantes de Théocrite (L'Harmattan, 2001), Ménandre ou la comédie
tragique (CNRS éditions, 2003), différents ouvrages collectifs sur la
littérature scientifique ainsi qu'une traduction commentée de
l'Alexandra (L'Harmattan, 2008, avec C. Chauvin).
Évelyne
PRIOUX, chargée de recherches au CNRS (UMR ArScAn, Paris
Ouest-Nanterre-La Défense), est spécialiste de la critique d'art dans
l'Antiquité et du genre épigrammatique. Elle est l'auteur de Regards
alexandrins. Histoire et théorie des arts dans l'épigramme
hellénistique (Peeters, 2007) et de Petits musées en vers. Épigramme et
discours sur les collections antiques (CTHS-INHA, 2008).
Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique. Commentaire - Tome I : Études d'introduction
P. Engel, Les lois de l'esprit, Julien Benda ou la raison
P. E. Fobah, Introduction à une poétique et une stylistique de la littérature africaine
O. Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma
I. Mons, Lou Andreas-Salomé. En toute liberté
N. Redouane, Lecture(s) de Rachid Mimouni
Chr. Martin (dir.), Fictions de l'origine (1650-1800)
C. Meyer-Plantureux, Romain Rolland - Théâtre et engagement
C. Aliberti, Du spasme existentiel à la quête de rédemption
M. Kadima-Nzuji, Théâtre et destin national au Congo-Kinshasa - 1965-1990
Jean-Yves Tadié, Le lac inconnu - Entre Proust et Freud
N. Frogneux (dir)., J. Patocka. Liberté, existence et monde commun
Verlaine, Romances sans paroles (éd. Arnaud Bernadet)
Sandrine Dubel et Alain Montandon (dir.), Mythes sacrificiels et ragoûts d'enfants
Jules Verne, Voyages extraordinaires (éd. J.-L. Steinmetz)
T. Karsenti, Le Mythe de Troie dans le théâtre français (1562-1715)
J. Verne, Les Enfants du capitaine Grant – Vingt mille lieues sous les mers
S. Courant, Approche anthropologique des écritures de voyage