


Annick Louis
Borges face au fascisme, 2 . Les fictions du
contemporain
Aux lieux d'être
Coll. « Le monde contemporain »
avril 2007
ISBN : 978-2-916063-32-4
419 pages
28,50 €
Résumé de l'ouvrage:
À partir du milieu des années
1930, Jorge Luis Borges, jusque-là critique et poète, publie ses premières
fictions courtes. Elles seront recueillies au cours de la décennie suivante
dans deux volumes destinés à devenir ses œuvres plus célèbres : Fictions (1944) et L’Aleph (1949).
Durant cette période, Borges n’a eu de
cesse d’écrire contre les visions totalitaires et univoques de la réalité,
notamment celle secrétée par le régime nazi. Toutefois son pari esthétique
allait à l’encontre des choix réalisés par ses contemporains, ce qui put
nourrir l’image, devenue proverbiale, d’un écrivain déraciné des réalités de
son temps. Or, si les grands paradigmes des années du fascisme ne sont jamais
explicitement thématisés dans ses fictions, ils y sont bien présents — mais de
façon fragmentaire, oblique. Ainsi les nouvelles de Fictions et L’Aleph renvoient-elles à la théorie du complot, aux thèmes
de la littérature antifasciste et du cinéma d’Hollywood (la notion d’héroïsme,
la dichotomie alliés/ennemis), aux discours contemporains, celui des
germanophiles et des péronistes argentins, celui des bourreaux nazis qui
émergent lors des procès de Nuremberg.
À travers son esthétique oblique, Borges livre une conception singulière du rôle et
du statut des fictions, mais aussi des rapports entre la littérature et le réel
– posés en termes de concurrence et d’énigme. Davantage qu’une simple relecture
d’œuvres aussi puissantes qu’intrigantes, revenir aujourd’hui sur le Borges des
années de guerre permet de repenser le littéraire en dépassant l’opposition
entre deux modes de représentation, l’un référentiel, l’autre fictionnel.
Les fictions du contemporain
est le second tome de Borges face au fascisme, enquête ouverte avec Les
causes du présent (2006), qui étudiait la production critique du Borges des
années 1930 aux années 1940.
L'auteur
Annick Louis est chercheur au Centre
de recherches sur les arts et le langage. Spécialiste de Borges, elle étudie
principalement son œuvre à travers le prisme de l’histoire. Elle a déjà
publié Borges, œuvre et manœuvre (L’Harmattan, 1997).
Annick Louis
Borges face au fascisme, 1 Les causes du
présent
Résumé de
l'ouvrage
Les positions hostiles de Borges face
au fascisme sont connues. La forme que prit sa condamnation du phénomène l’est
cependant beaucoup moins.
Le Borges des années 1930 et 1940 a
fait un pari esthétique qui allait à l’encontre des choix réalisés par ses contemporains
antifascistes : son écriture du présent, dans ses essais et notes de la
période, reposait sur une stratégie d’obliquité. Rarement le fascisme, le
nazisme ou l’antisémitisme n’y sont pris pour cible de manière frontale ; mais
la culture et le rapport à la réalité en permanence interrogés et combattus, à
partir d’une interrogation de la littérature, seul terrain que revendique
Borges. Une paradoxale mais véritable militance, intimement liée à la
conception borgésienne du statut de la littérature en regard du réel.
En montrant comment Borges a
finalement construit et inscrit son écriture contre la vision fasciste du
monde, Annick Louis éclaire d’une manière inédite la singularité d’une des
oeuvres les plus importantes du xxe siècle.
Le premier volume de cette enquête,
Les causes du présent, étudie la production critique du Borges des années 1920
aux années 1940, mis en regard avec le milieu intellectuel et politique
argentin de l’époque. Le second volume, Les fictions du contemporain,
s’attachera à la mise en place de la fiction chez Borges, qui s’effectue à
cette même époque.
L'auteur
Annick Louis est chercheur au Centre
de recherches sur les arts et le langage. Spécialiste de Borges, elle étudie
principalement son oeuvre à travers le prisme de l’histoire. Elle a déjà publié
Borges, oeuvre et manoeuvre. (L’Harmattan, 1997).
Parution le 21 juin 2006
ISBN : 291606303X
Format : 140x210, 272 pages,
broché
Prix : 28,50 €
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