

Nouvelles récentes:
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Britain : The Disgrace of the Universities - Anthony Grafton, The New York Review of Books, 9 mars 2010 L'historien moderniste américain Anthony Grafton, professeur à Princeton, revient sur les conceptions qui président aux réductions drastiques du budget des universités anglaises et plongent celles-ci dans une crise sans précédent. La pensée manageriale, incompatible avec le travail universitaire, touche moins les Etats-Unis, mais le langage de l'"impact" et de l'"investissement" progresse : s'il était adopté, ce serait le plus sûr moyen de rejoindre la Grande-Bretagne sur le chemin de McDonald's, écrit A. Grafton, pour qui, sauf changement rapide de la politique et des pratiques, les dommages causés aux universités britanniques seront irrémédiables.
Pour lire cet article sur le blog de NYR.
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"Autonomie" et coupes budgétaires pour les universités anglaises: revue de presse
Des milliers de postes d'enseignants en voie d'être supprimés dans les universités britanniques:
"Thousands to lose jobs as universities prepare to cope with cuts" (The Guardian, 07/02/10) Universities across the country are preparing to axe thousands of teaching jobs, close campuses and ditch courses to cope with government funding cuts, the Guardian has learned.
Other plans include using post-graduates rather than professors for teaching and the delay of major building projects. The proposals have already provoked ballots for industrial action at a number of universities in the past week raising fears of strike action which could severely disrupt lectures and examinations.
The Guardian spoke to vice-chancellors and other senior staff at 25 universities, some of whom condemned the funding squeeze as "painful" and "insidious". They warned that UK universities were being pushed towards becoming US-style, quasi-privatised institutions.
Lire la suite.
Lire aussi une analyse sur ce blog.
Mobilisation:
Lire une revue de presse sur le site de SLU:http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3411
23 février – Grande-Bretagne : un milliard d'euros en moins pour le supérieur, EducPros, 29 février 2010
Les coupes budgétaires vont forcer les "cerveaux" à partir sous des cieux plus cléments et plus généreux : article du Guardian du 22 février 2010
Dans ce contexte de coupes budgétaires et d'anticipations de hausses des droits d'inscriptions, de nombreux bâtiments universitaires trop vétustes pourraient bien s'écrouler : article du Guardian du 15 février
Discussions et mobilisation dans les universités britanniques à propos des coupes budgétaires : voir l'article du Guardian du 8 février 2010
Des milliers de poste d'enseignants en voie d'être supprimés dans les universités britanniques : voir l'article du Guardian du 7 février 2010.
Les budget des universités britanniques concernant l'enseignement subit des coupes importantes dont la presse s'est faite l'écho. Ces coupes budgétaires seront "compensées" par une hausse des frais d'inscription, comme l'indique cet article du Guardian du 1et février 2010.
Autre moyen pour les universités de faire face à cette réduction, l'ouverture de nouveaux diplomes plus "professionalisés" que proposeraient les universites. C'est du moins ce que suggère Peter Mandelson, secrétaire d'Etat aux affaires, à l'innovation et aux compétences dans cette tribune parue dans le Guardian le 19 janvier 2010.
Chris Patten, conseiller du Labour Party sur les questions d'enseignement supérieur et de recherche critique vivement les réductions budgétaires imposées par le gouvernement actuel. Il entend défendre un secteur dans lequel la Grande-Bretagne est parmi les meilleures au monde, et notamment des disciplines jugées non rentables, comme celles qui relèvent des humanités. Mais il considère néanmoins comme indispensable la hausse des frais d'inscription. Voir l'article du Times paru le 16 janvier 2010.
Email (anonymé) transmis à Fabula:
"Effectivement ça commence a être un peu "sanglant" en Angleterre :
http://www.timesonline.co.uk/tol/life_and_style/education/article7017924.ece
http://www.guardian.co.uk/education/2010/feb/08/university-funding-cuts-crisis
La
façon dont les réductions de coûts sont opérées est particulièrement
odieuse. Tout d'abord, il faut se rappeler que le système universitaire
anglais est essentiellement public (à l'unique exception de
l'Université de Buckingham), et très centralisé contrairement a ce
qu'on aurait pu attendre d'un pays réputé libéral. C'est le
gouvernement qui décide du nombre d'étudiants que chaque établissement
peut prendre.. Un étudiant de plus donne lieu a une pénalité de 3700
pounds que l'université devra payée au gouvernement, et elle ne touche
pas la subvention d'environ 4000 pounds que le gouvernement aurait
versée sinon (elle ne touche donc que 3200 pounds de frais
d'inscription, est pénalisée de 3700, et ne touche pas 4000).
Et
ceci se passe dans un contexte ou le nombre d'étudiants potentiels
augmente de façon substantielle..... Ces gouvernants très autoritaires
sont des bouchers pourraient penser certains !
L'article du Times
montre aussi que le haut du panier des universités anglaises commencent
à être touchée. King's avait déjà des problèmes avant les réductions
annoncées, mais c'est aussi le tour de la prestigieuse University
College London qui va réduire son département de sciences de la vie.
Les départements de sciences expérimentales sont en effet souvent
touches en premier, car les plus coûteux.. Le discours sur "l'économie
de la connaissance" commencerait-il à sortir de l'actualité ? C'est
moins sûr si l'on se fit a cet article du très libéral Economist,
http://www.economist.com/world/britain/displaystory.cfm?story_id=15287748
qui
se moque ouvertement de la politique de starts up à la française
qu'aimerait impulser le secrétaire aux affaires Peter Mandelsaun (en
charge aussi des universités)"
King's College
de Londres : autonomie des budgets, donc réduction de postes pour les enseignements "non rentables" (grec moderne et byzantin, allemand
et espagnol) voire fermeture totale pour des recherches "inutiles" selon
tels critères de quantification : on annonce la disparition totale de la formation en paléographie.
University cuts, redundancies - and bye-bye palaeography at King's College London - Times on Line, 28 janvier 2010
Last week we had 'Two Brains' Willetts come to talk to us at Newnham. He was clearly a smart guy, but between the lines the prospects for universities looked gloomy. "Autonomy" (one of Willetts's catch words) was pretty clearly a euphemism for "find your own money — no more from the government", not even the next one.
Lire la suite.
Une pétition pour la défense de la paléographie au King's College peut être signée en ligne::
http://www.petitiononline.com/spkcl10/petition.html
King's College set to expand into Somerset House: luxueux investissements immobiliers alors que l'université songe à licencier des personnels
Les budget des universités britanniques subit
des coupes importantes. Ces coupes
budgétaires seront "compensées" par une hausse des frais d'inscription :
http://www.guardian.co.uk/education/2010/feb/01/cuts-deprive-thousands-of-university
Un moyen pour faire face à ces coupes budgétaires serait la création de nouveaux diplomes plus "professionalisés" que
proposeraient les universités, selon une tribune dePeter
Mandelson, secrétaire d'Etat aux affaires, à l'innovation et aux
compétences:
http://www.guardian.co.uk/education/2010/jan/19/university-cuts-peter-mandelson
Chris Patten, conseiller du Labour Party sur les questions
d'enseignement supérieur et de recherche critique les
réductions budgétaires. Il entend
défendre notamment des disciplines jugées non rentables,
comme celles qui relèvent des humanités. Mais il considère néanmoins
comme indispensable la hausse des frais d'inscription:
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/politics/article6990417.ece
Autres informations sur les coupes budgétaires et le King's College:
Lettre de l'UCU (syndicat universitaire intercatégoriel)
http://www.kcl.ac.uk/content/1/c6/05/46/11/no-cuts-newsletter-jan2010.pdf
Où l'on voit que tous les secteurs peuvent être touchés (pas seulement la paleographie).
Mais
cette lettre ne mentionne pas que les investissements via
des structures publiques/privées hasardeuses fragilisent le budget du
King's college, peut-être meme plus que
les coupes dans le budget public des universités.
Lire le communiqué de
presse (press release) en bas de ce lien:
http://www.kcl.ac.uk/unions/ucu/nocuts-20090508.html
Le partenariat public-privé qui gère les bâtiments de King serait en effet particulièrement coûteux. Voir aussi cet article sur une visite de V. Pécresse :
http://www.kcl.ac.uk/news/news_details.php?news_id=984&year=2009
Information plus ancienne:
Menace de fermeture du departement d'engineering de King's (juin 2009) :
http://www.london-student.net/2009/06/02/kcl-engineering-department-could-close/
Lettre d’A. Fraïsse, présidente de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 à F. Hollande (7/2/2012)
Motion de la 21e section du CNU sur l'évaluation des enseignants-chercheurs (2/2/12)
"La fausse autonomie universitaire", par P. Jourde (blog BibliObs)
L'enseignements des lettres classiques à la rentrée 2012 (motion CNARELA du 14/01/12)
Pétition contre la criminalisation d'un canular et du mouvement social à l'Ens (février 2012)
"IUFM : Après le démantèlement, l’éradication", par J.-L. Auduc (cafepedagogique.net)
"Ne bradons pas les diplômes de licence!" (tribune, Le Monde, 19/1/12)
"Les Célébrations nationales 2012 inaugurées par une polémique", par P. Assouline (blog)
Fondation Copernic, L'éducation nationale en danger
"Libraires épuisés", par V. Chabault (lavidesidees.fr)
Lettre du président de la région Languedoc-Roussillon aux responsables de "ses" universités
"La face cachée de l'autonomie des facs": l'exemple de l'UPPA (L'Humanité, 6/1/12)
"Étudiants étrangers: pourquoi le gouvernement a reculé", par M. Bellan (Lesechos.fr, 26/12/11)
"Quand Gallica vend du porno…" (BibliObs)
"L'université est universelle": pétition contre la circulaire Guéant (21/12/11)