Pierre Gassendi, Lettres latines, en deux volumes, la première traduction en française de lettres parues en 1658. Brepols, 2004, éd. trad. et notes de Sylvie Taussig.
Sylvie Taussig, Pierre Gassendi, Introduction à la vie savante. Brepols, 2003.
Les Lettres latines de Gassendi (1592 - 1655) qui figurent dans l'édition des Oeuvres complètes sont ici traduites pour la première fois en français. Au nombre de six cent quatre vingt huit, elles occupent trois cent trente deux pages de l'édition posthume de Lyon (Opera omnia, six volumes in-f°, 1658, chez Anisson et Devenet), préparée par son dernier protecteur Louis Habert de Montmort et par son secrétaire Antoine de La Potherie, mais selon les instructions très précises de Gassendi lui-même. Classées dans le respect de la chronologie, très soigneusement relues et éditées, elles comportent un pourcentage infime de fautes typographiques. Une table des matières, composée selon l'ordre alphabétique des correspondants, précède les lettres et en décrit sommairement le contenu.
Gassendi adresse des lettres latines à différents personnages de son époque, érudits et humanistes, hommes de sciences et hommes de lettres, ou Grands de ce monde, avec qui il entretient des relations amicales, de travail, ou de circonstances. D'avril 1621 à mai 1655, replacées dans leur contexte historique au sens large, politique, scientifique, elles rendent compte des grandes étapes de la carrière intellectuelle du philosophe de Digne et des principaux éléments de sa vie privée. Leur intérêt majeur réside dans la description d'un itinéraire intellectuel double, marqué à la fois par la redécouverte d'Épicure et par l'élaboration d'une pensée scientifique que fonde un nouveau modèle, celui de l'expérience.
Les différents correspondants à qui Gassendi écrit dans l'ensemble de l'Europe savante communiquent en latin et constituent la République des lettres. Gassendi est au centre d'un réseau d'érudits qui s'emploient à rendre vie à la culture antique, par des travaux philologiques, archéologiques, historiques, philosophiques et à construire les nouveaux savoirs, notamment l'astronomie, par la mise en place d'une méthode d'investigation scientifique. Homme de science et homme de foi, il procède toute sa vie durant à une double recherche de la vérité, la vérité du philosophe et celle du chrétien dont il démontre le caractère complémentaire.
Cette édition des Lettres latines comporte une traduction des lettres latines de Gassendi, assortie de notes.
M. Deguy, L'état de la désunion
Joris-Karl Huysmans, Écrits sur la littérature
J.-L. Nancy, L'Adoration, Déconstruction du christianisme (2)
A. Herschberg Pierrot (dir.), Savoirs en récits I. Flaubert : la politique, l'art et l'histoire
Bertrandon de la Broquère, Le Voyage d'Orient
A. Giraffi, La Révolution de Naples
M. Yourcenar, Les trente-trois noms de Dieu (rééd.)
E. Vila-Matas, Perdre des théories
J.-P. Martin, Eloge de l'apostat, essai sur la vita nova
A. Schiffrin, L'Argent et les mots
G. Mauger, C. Poliak, B. Pudal, Histoires de lecteurs
E. Marty, Roland Barthes, la littérature et le droit à la mort
J. Porée et G. Vincent (dir.), Paul Ricoeur, la pensée en dialogue
J. Herman et alii (dir.), L'Assiette des fictions. Enquêtes sur l'autoréflexivité romanesque
M. Traversier, Gouverner l'opéra. Une histoire politique de la musique à Naples 1767-1815
R. Pommier, René Girard. Un allumé qui se prend pour un phare
Marcel Proust, Cahier 71 "Dux" (2 vol.)
O. Mirbeau, Les 21 jours d'un neurasthénique