
Echo choisit de naître à un moment où loutrance des antagonismes prive la parole de sa dimension plurielle et hétérogène. Devenue, en effet, trop souvent, incapable dassimiler le divers, laltérité et la différence, la parole finit par satrophier dans le ressassement du même et la prédication de lunique.
Or la condition même de la parole repose non seulement sur la pluralité et la singularité des interlocuteurs mais aussi sur la dimension proprement différentielle du langage - qui de tous les modes de représentation est sans doute le plus indirect. Cest donc à ce principe de laltérité dans la parole que la revue Echo souhaite rendre hommage en présentant des textes qui disent lexpérience du passage du monde au verbe, en plusieurs langues et dans tous les genres.
Le thème du premier numéro ( février 2004) est "l'illisible".
Il comporte des articles de Anthony Aiello, Rachel Boué, Patrick Erouart-Siad, Victoria Genberg, Julia Kristeva, Isabelle Rossignol, Alain Sancerni et Antoinette Sol.