Fabula, la recherche en littérature (debats)

Il faut sauver la revue Europe

Divers

Information publiée le mercredi 5 mars 2003 par Alexandre Gefen (source : Europe)


Voici l'appel à l'aide que nous transmets la revue Europe ; Fabula a l'espoir que vous soyez nombreux à y répondre en vous abonnant :

L’année 2003 qui est celle du 80e anniversaire de la revue Europe, aurait dû être placée sous un signe festif. Or elle se présente depuis quelques jours comme l’année de tous les dangers. Nous voudrions ici vous expliquer pourquoi et faire appel à votre solidarité pour passer ce cap périlleux.

Europe compte des abonnés dans de nombreux pays. En France comme à l’étranger, une grande partie de ces abonnements sont souscrits par des bibliothèques. Ces bibliothèques confient la gestion de leurs abonnements à des agences. L’une des plus importantes agences d’abonnement à l’échelle mondiale, la société américaine RoweCom, détient à elle seule une bonne moitié de la gestion des abonnements institutionnels sur le territoire français. Or, début janvier, RoweCom a été déclarée en cessation de paiement.

Quelles en sont les causes, et quelles en sont les conséquences ?

A l’automne 2001, RoweCom a été rachetée par une autre société américaine, Divine, issue de la « net-économie », et qui semble avoir connu de graves difficultés suite à l’explosion de la bulle spéculative. D’après des articles parus dans la presse américaine, à l’automne 2002 Divine a procédé à des transferts frauduleux (« fraudulent transfers »), ponctionnant près de 74 millions de dollars dans les caisses de sa filiale RoweCom.

Aujourd’hui, la situation est donc la suivante :

1. Les bibliothèques ont payé leurs abonnements 2003 à RoweCom.

2. RoweCom n’est pas en mesure de payer les abonnements aux revues et ne peut pas davantage restituer aux bibliothèques le montant des abonnements souscrits.

3. RoweCom est mis en liquidation judiciaire aux Etats-Unis et se retourne contre la société Divine. (« RoweCom files for bankruptcy, then sues Divine for fraud », lit-on dans la presse).

4. Les revues sont néanmoins tenues de servir les abonnements 2003 si elles veulent être inscrites sur la liste des créanciers.

5. Les revues n’ont toutefois l’espoir de récupérer qu’un faible pourcentage du montant réel des abonnements, sans que le liquidateur judiciaire puisse absolument s’engager sur ce montant, ni même fixer une date précise pour son reversement. Aux dernières nouvelles, la société Ebsco serait en passe d’acquérir les activités européennes de RoweCom, ce qui donne l’espoir d’une éclaircie partielle au sein de ce désastre.

Quoi qu’il en soit, cette situation s’avère dramatique pour de nombreuses bibliothèques, et elle ne l’est pas moins pour la revue Europe. En effet, les 350 abonnements à Europe souscrits par l’intermédiaire de RoweCom ne seront vraisemblablement jamais réglés intégralement à la revue.

C’est pourquoi nous sommes contraints de faire appel de toute urgence à la solidarité des lecteurs, des collaborateurs et des amis d’Europe. Dans cette bataille, le geste de soutien le plus modeste sera précieux. Nous le laissons à l’initiative de chacun, mais une forme de solidarité efficace consisterait à souscrire, dans ces circonstances exceptionnelles, un abonnement d’un an à la revue, pour vous-même ou l’un de vos proches.

Le prix de l’abonnement d’un an est de 73 euros pour la France, de 100 euros pour l’étranger.

Nous avons bon espoir qu’avec votre aide, et l’aide de tous ses amis et collaborateurs, Europe pourra traverser cette année de hautes turbulences.

Soyez assuré de notre sincère gratitude et de nos sentiments très cordiaux !

Pour la revue Europe

  • Pierre Gamarra
  • Charles Dobzynski
  • Jean-Baptiste Para


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