
Monique Nemer,
Raymond Radiguet,
Paris, Fayard, 2002, 26 .
Présentation de l'éditeur :
"Le moins que l'on puisse dire c'est que Raymond Radiguet (1903-1923) n'est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche, et qu'il n'a guère profité de la notoriété attachée au Diable au corps, l'un des romans français les plus dérangeants du premier XXe siècle. Ni qu'il ait été facile à cet adolescent - l'aîné de sept enfants venu de la banlieue Est de la capitale - de s'imposer, à seize ou dix-sept ans, parmi les écrivains, peintres ou musiciens de la nouvelle génération apparus à la faveur de la Première Guerre. Il est pourtant devenu le familier de Cocteau, de Max Jacob, le commensal de Jean Hugo, Poulenc, Auric, Milhaud, Satie. Il a séduit Aragon, Breton, Picabia, Picasso, Man Ray et tant d'autres avant d'être lancé par Grasset avec un fracas dont les échos ne sont pas encore tout à fait estompés aujourd'hui. Mais les embûches dont il a triomphé et sa mort infiniment pathétique - à vingt ans, de la typhoïde... - ne font pas de Radiguet un auteur dont la destinée attirerait le regard plus que l'uvre. Il suffit de le lire, de le suivre dans sa correspondance et dans les Mémoires des contemporains : il y a chez ce jeune homme une densité, une fureur de vivre, une précocité et une maturité de talent éclatantes. Le Diable au corps et Le Bal du comte d'Orgel sont des livres novateurs qui portent une charge subversive dont on n'a guère conscience de nos jours. Quant aux voies empruntées par ce jeune homme pour se construire, elles forcent le respect ou bien font sourire, mais elles révèlent un tempérament peu ordinaire. Non, Raymond Radiguet n'est pas la créature de Cocteau ni celle de Bernard Grasset. N'a-t-il pas, au bout du compte, joué aussi son propre jeu ? A l'approche du centenaire de sa naissance, Monique Nemer lui consacre une biographie définitive à l'aide de nombreux documents inédits avec une science aussi sûre que subtile des réseaux intellectuels et artistiques à Paris autour de 1920. Elle dévoile un Radiguet inconnu, combien plus vigoureux que l'image connue d'enfant-prodige/enfant-roi que ses amis ont, peut-être par frivolité, donnée de lui."
L'auteur :
Agrégée de lettres, longtemps maître de conférences à l'université de Caen, Monique Nemer est à présent éditrice. Auteur d'articles spécialisés (notamment en littérature comparée), elle signe ici sa première grande biographie littéraire.
Alexis Léger dit Saint-John Perse (Renaud Meltz)
Le Toucher des philosophes. Sartre, Nietzsche et Barthes au piano, Pari (François Noudelmann)
Le Noir. Histoire d'une couleur (Michel Pastoureau)
Ce que cachent les titres (Gary Dexter,)
Vivre le sens (Collectif, sous la dir. de J. Kristeva (Centre Roland Barthes)
Une vie de Pierre Ménard (Michel Lafon)
La Consolation de philosophie (Boèce)
M.-G. Pinsart (dir.), Narration et identité
J. Martorell, Tirant le Blanc (1490)
C. Lesage (dir.), CAPES et agrégation d'italien (Agrégation 2009)
M. Crivello, J.-N. Pelen (dir.), Individu, récit, histoire
P. Hummel et F. Gabriel (éd.), Vérité(s) philologique(s)
D. Dorais, Le corps érotique dans la poésie française du XVIe siècle
O. Bessard-Banquy, C. Kechroud-Gibassier (dir.), La Typographie du livre français
La bataille de l'imprimé à l'ère du papier électronique
K. Gutzwiller, A Guide to Hellenistic Literature,
L. Ashe, Fiction and History in England, 1066-1200,
L. Villalonga, Un été à Majorque
B. Formis (dir), Gestes à l'oeuvre
M. A. Diaconu, Qui a peur d'Emile Cioran? (Cui i-e frica de Emil Cioran?)
C. Reggiani, C. Stolz & L. Susini (dir.), Styles, genres, auteurs. Volume 8 (Agrégation 2009)
A. Garrait-Bourrier, I. Bockting (dir.), Passion de la guerre et guerre des passions