Fabula, la recherche en littérature (appels)

Journées Kitsch

Appel à contribution

Information publiée le lundi 7 juin 2010 par Marion Moreau (source : Isabelle Barberis, Marie Pécorari)

Date limite : 30 juillet 2010

JOURNEES KITSCH – Seconde édition

22-23 octobre 2010

Théâtre de Gennevilliers / INHA

Les Journées Kitsch s'insèrent dans le très large cadre de la réflexion sur la postmodernité dont elles reprennent la perspective déconstructionniste. Leur but est de construire des outils de réflexion à même de rendre de compte de la fabrique de mythologies sur la scène contemporaine (incluant des variantes telles que le trash, le nouveau psychodrame, le gore, le queer, la culture de masse, le relativisme sémantique, la provocation, l'ironie, le second degré, le Camp politique vs le dandysme campy superfétatoire). Une des visées de nos travaux est de mener à bien une grammaire (art de l'assemblage, jonglerie sémantique) des mythèmes kitsch. Dans une approche duvignaudienne (sociologie du théâtre), il semble que les mythologies kitsch fassent figure de signes de civilisation rendant compte d'un besoin de connivence dans un contexte de parachèvement de la division et de désagrégation de la mana collective. Dans une perspective deleuzienne, les mythèmes kitsch correspondent à des formes de l'affect. Dans les deux cas, l'agglutinement kitsch se donne comme réponse à la fragmentation symbolique et sociale des sociétés postindustrielles, dont il est à la fois le résidu, le bégaiement, la part maudite, force de cautionnement et de résistance simultanés.

L'illusion du kitsch (kitschen : déguiser des meubles en les pâtinant) met au carré l'illusion théâtrale. Appliqué au spectacle vivant, le kitsch interroge l'actualisation scénique de symboles préformés, leur manipulation, leur agencement, leur potentiel de distanciation et de charge politique, sans oublier les modalités de réception (le signe kitsch appelant aussi bien le rejet que la connivence) ainsi convoquées. Les questions d'ethos du destinateur/de l'acteur, de cadres et de jeux sociaux, de praxis scénique, de politiques des signes, de crise de la culture nous semblent de première importance.

En outre, le kitsch est un agent intéressant de déconstruction de la doxa formaliste du « théâtre pur », « théâtre d'Art », etc, et nous semble à même de porter au jour la dimension ambivalente des arts dits « vivants » - le kitsch ayant plus trait à ce que Georges Didi Huberman qualifie d'"image survivante".

Edition 2010

Trois axes :

1/ MYTHOLOGIES : les objets, formes, mythèmes kitsch (ex : le Christ sulpicien) et leur utilisation du 19e siècle à nos jours.

2/ EMPIRIE : le rassemblement et la redistribution des signes opérés par l'acteur : jeu, praxis.

2/ THEORIES : apports théoriques de l'esthétique, des cultural studies, de la sociologie, de l'anthropologie, sur la question du kitsch du 19e siècle à nos jours.

Une publication est envisagée.

Les frais de déplacement sont pris en charge par le colloque, ainsi que la restauration sur place.

L'appel est ouvert aux propositions de contribution scientifiques et artistiques.

Les propositions (1500 à 3000 signes) sont à remettre avant le 30 juillet 2010 à journeeskitsch@gmail.com

Comité scientifique :

Elisabeth Angel-Pérez (PR, Sorbonne)

Jean-Louis Besson, PR (Paris-Ouest)

Christian Biet (PR, Paris-Ouest)

Florence Fix (MCF HDR, Université de Bourgogne)

Olivier Lussac (PR, Université Metz)

Organisation :

Isabelle Barbéris (PRAG, Paris-Ouest)

Chloé Déchery (ATER, Paris-Ouest)

Marie Pécorari (MCF, Paris IV)


Responsable : Universités Paris IV et Paris Ouest


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