Le dix-huitième siècle a pu ignorer la réalité culturelle de l'Afrique, mais pas l'existence de ce continent ni celle des Africains. Quelques milliers d'entre eux séjournaient en France, serviteurs ou artisans pour la plupart, et prenaient leur part dans la vie sociale [1].
Les anciens ont pu connaître un versant de ce continent, d'après le nombre de récits se rapportant aux Éthiopiens et selon les relations des premières expéditions maritimes des Égyptiens (VIe s. av. J.-C.) [2] puis des Carthaginois (VIe-IVe s. av. J.-C.) [3]. L'Afrique a ensuite traversé une longue période de silence jusqu'au XIe siècle, où quelques nouvelles descriptions géographiques font leur apparition. À la fin du Moyen Âge, des expéditions commerciales se risquent sur les rivages de l'Afrique occidentale, mais les noirs demeurent mystérieux pour les métropolitains. Ce sont les explorateurs portugais, au XVe siècle, qui commencent à familiariser les Européens avec l'image de l'Afrique noire, faussée cependant par un regard plus rustre et intéressé que bienveillant et objectif.
La venue d'Africains ramenés par des négociants ou des militaires à la cour du roi, au XVIIe siècle, a été largement relatée et n'a pu échapper à un lecteur aussi boulimique qu'Henri-Joseph Dulaurens (1719-1793) qui, par ailleurs, connaissait ses classiques. Cet ancien abbé, moine dissident puis défroqué, est surtout connu pour ses frasques et rébellions pamphlétaires essentiellement dirigées contre les jésuites [4]. Toutefois, l'exploitation des ressources africaines, par l'implantation des fameux comptoirs, ainsi que la déportation des esclaves vers les colonies d'Amérique, ne l'ont pas laissé indifférent. D'autre part, Dulaurens était friand de cette imagerie populaire qui alimente les superstitions dont il se moquait abondamment ; une Afrique sibylline, se prêtant aux fantasmes et caricatures, n'était pas faite pour lui déplaire mais il n'a sans doute pas eu le temps d'en démêler les arcanes.
La suite dans les Feuillets africains de la Revue des ressources...
Site de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes
ALIA : Atelier littéraire d'ici et d'ailleurs
Saint-John Perse, le poète aux masques (Sjperse.org) - Nouvelle version du site internet
HeLix (Heidelberger Beiträge zur romanischen Literaturwissenschaft) 1-2009
"James Joyce pour les nuls", par P. Assouline (blog Larepubliquedeslivres)
Les enjeux de l'édition numérique
"Le formalisme en Russie". Entretien avec Catherine Depretto (Vox Poetica)
Actes du Colloque FLE à San Juan, Puerto Rico
Études françaises, vol. 45, no 3 (2009) - Figures de l'héritier dans le roman contemporain
Voix et images, vol. 35, no 1 (no 103, automne 2009) - Herménégilde Chiasson
"Lire Tolkien" par C. Delattre (laviedesidees.fr)
"Du nouveau sur Descartes", par P. Assouline
Dossier Werner Kofler (site Oeuvres ouvertes)
Réel-Virtuel n°1 : Textures du numériques
Les Dossiers du GRIHL (2009-2): Dissidence et dissimulation
Revue Flaubert n° 9 : Flaubert et la confusion des genres
Signes, discours et sociétés, n°4: Visions du monde et spécificité des discours
Hors-sol, nouvelle revue sans attache (premier dossier: M. Blanchot)
"On a retrouvé le figurant Destouches", par P. Assouline
Descartes est-il bien mort de mort naturelle?, entretien avec Th. Ebert (Books/Rue89)