Voir aussi: Masterisation: tous les communiqués et toutes les motions
et sur le site de SLU: ACTIONS ET PRATIQUES LOCALES
Ci-dessous: motions des CEVU et/ou CA de Strasbourg (3ème motion) , Paris 4, Marne-la-Vallée, Toulouse 2 (appel), Paris 6, Paris 13, Paris 1, Nanterre, de l'Université de Provence, appel de Paris 8 (3 conseils centraux), Lyon 2, Tours, Metz, Nancy 1 et 2, de l'IUFM-Lorraine, de Bordeaux 3, Grenoble 3 (2 motions), de Pau, du Maine, de Paris 4 (1ère motion), d'Amiens , de Paris 1 (1ère motion), Rouen, Paris 12, Paris 13 (1ère motion), Paris 3, de l'Iufm de Paris (conseil d'école), de Strasbourg (2eMotion proposée au CA), Rennes 2 (2 motions), Poitiers, Bordeaux IV, Strasbourg (1ère motion), Nice, La Réunion, de l'Université de Provence, de Toulouse 2 (1ère motion), Paris 10, UCP de Cergy-Pontoise, Iufm Centre-Val-de-Loire.
Le CA de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne prend acte des motions sur la mastérisation des concours de l'enseignement primaire et secondaire votées par le CNESER, les VPCEVU, de nombreuses sections du CNU et par la CPU. Avec la plupart des institutions représentatives du service public d'enseignement supérieur et de la recherche, il estime que le dispositif prévu contredit les objectifs affichés sur tous les plans, qu'il s'agisse de la qualité de la formation disciplinaire, dont le niveau d'exigence est abaissé, de l'initiation à la recherche, qui ne peut être assurée convenablement en concurrence avec la préparation des épreuves écrites et orales du concours, et de la préparation aux métiers de l'enseignement, alors que la fonction des IUFM est ignorée, et qu'une micro-épreuve visant à recruter "des fonctionnaires éthiques et responsables" est imposée aux candidats sans qu'ils puissent connaître ni les contenus d'enseignement exigibles, ni les critères d'appréciation de l'épreuve, ni la composition des jurys. Il s'insurge contre les annonces de couplage entre le stage des lauréats et celui des admissibles en M2. Il proteste enfin contre le calendrier qui apparaît en l'état irréaliste et inapplicable : alors que, dans la plupart des disciplines concernées, les programmes des concours ne sont pas à cette heure encore connus, comment peut-on raisonnablement penser imposer aux candidats et à leurs préparateurs des épreuves écrites durant le mois de novembre 2010 ? Le CA de l'Université appelle les Ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, à témoigner aux étudiants préparant les concours de l'enseignement, aux équipes pédagogiques qui les encadrent, et aux élèves du Secondaire le respect qui leur est dû en ouvrant une véritable négociation avec l'ensemble des instances représentatives et en suspendant dans l'immédiat l'application de la réforme.
Motion du CA de l'Université Paris Ouest Nanterre contre la mastérisation, votée par le CEVU et adoptée par le CA à l'unanimité des présents (15 févier 2010).
Le conseil d'administration de l'Université Paris Diderot – Paris 7, réuni le 2 février 2010, déplore l'absence de concertation dans la mise en place de la « masterisation » des concours de recrutement du second degré : les avis de la CPU, de la CDIUFM, des sociétés savantes, des syndicats, du CNESER ne sont pas pris en compte.
Les cadrages proposés sont souvent contradictoires et incompatibles avec les impératifs de formation d'un cursus de Master. Les modalités de mise en place des stages de M2 et la formation professionnelle des lauréats aux concours durant leur première année d'enseignement ne permettent pas d'offrir une préparation aux métiers de l'enseignement qui réponde aux exigences professionnelles.
Le conseil d'administration de l'Université Paris Diderot rappelle son investissement en matière de formation des maître depuis sa création. Cependant, compte tenu des circonstances actuelles, le conseil d'administration de l'Université Paris Diderot – Paris 7 réserve sa position quant à l'ouverture des formations aux métiers de l'enseignement à la rentrée 2010.
Le CA de l'Université de Provence constate que la circulaire de cadrage des formations de masters pour les étudiants se destinant aux métiers de l'enseignement a été imposée par la DGES-IP en dépit des protestations de la communauté universitaire unanime quant à son inapplicabilité, et d'un avis négatif du CNESER par 35 voix contre, trois pour et une abstention.
Lire la suite.
Le
Conseil d'Administration de l'Université François-Rabelais de Tours
condamne les propositions des ministères. Celles-ci ne permettent pas
d'assurer une formation de qualité pour les futurs enseignants, ni de
mettre en place des masters qui répondent aux critères de qualité
communs à tous les masters depuis le LMD.
L'Université de
Tours rappelle son engagement à préparer les étudiants aux métiers de
l'enseignement et aux concours qui y mènent, en partenariat avec l'IUFM
de l'Académie et en collaboration avec l'Université d'Orléans.
La mastérisation de la formation des futurs enseignants nécessite un
cadre qui permette l'acquisition des savoirs disciplinaires, associée à
une formation à la recherche, et des compétences professionnelles tant
théoriques que pratiques (stages obligatoires en responsabilité et
encadrés).
L'Université de Tours constate qu'une telle mastérisation ne peut être
mise en place tant que deux verrous ne sont pas levés : la place des
concours dans l'année de M2 et le caractère obligatoire des stages au
cours du master pour les futurs candidats aux concours.
L'Université de Tours exige des ministères les modifications qu'impose
la nécessité de doter la Nation d'enseignants de grande qualité.
Réuni le 18 décembre 2009, le Conseil d'administration de
l'université Bordeaux 3 considère que la réforme de la formation des
enseignants est inapplicable dans les conditions fixées aujourd'hui par
les ministères de l'Éducation Nationale d'une part et de l'Enseignement
Supérieur et de la Recherche d'autre part.
Il regrette qu'il ne soit
fait aucun cas des nombreuses critiques faites par les organisations
syndicales, la CPU, la CDIUFM, les sociétés savantes, les associations
universitaires et les organisations de parents d'élève.
Il entend donc
à ce jour ni modifier son offre de formation, ni préparer de nouvelles
maquettes de master.
Le CA confirme la position exprimée le 18 décembre et constate que l'arrêté du 31 décembre 2009 n'a fait qu'ajouter à l'inquiétude et à la confusion.
Il mandate la présidente pour transmettre au MESR des demandes concernant :
un report de la session de l'automne 2010 au printemps 2011
des assurances concernant le budget des futures formations
des éclaircissements sur l'articulation du décret du 28 juillet 2009 et de l'arrêté du 31 décembre 2009.
Le CA réaffirme la nécessité d'une formation professionnelle de qualité, et en particulier d'une progressivité dans les stages excluant tout stage en responsabilité avant la réussite du concours.
Votée à l'unanimité.
Le Conseil d'administration de l'Université Paris-Sorbonne, réuni en formation plénière le vendredi 18 décembre 2009, juge inacceptables les propositions relatives à la réforme de la formation et du recrutement des enseignants rendues publiques par les deux ministères de tutelle le 13 novembre 2009.
Après lecture du projet de « circulaire pour la mise en place des diplômes nationaux de master ouverts aux étudiants se destinant aux métiers de l'enseignement, rentrée universitaire 2010 », il estime que l'élaboration de maquettes d'un master enseignement relève d'une gageure.
Le dispositif proposé, inapplicable selon le calendrier annoncé, implique que se superposent durant la même année universitaire des exigences multiples : acquisition des savoirs fondamentaux, participation aux stages, préparation au concours, initiation à la recherche et rédaction d'un mémoire, mobilité internationale, réorientation en second semestre en cas d'échec au concours.
Le Conseil d'administration de l'Université Paris-Sorbonne s'inquiète d'un tel dispositif dont les contradictions, loin d'améliorer la formation des maîtres en élevant leur niveau de qualification, mettent en péril autant la cohérence scientifique de l'année de master que l'acquisition des compétences pédagogiques et didactiques nécessaires au métier d'enseignant.
Il déplore que les ministères de tutelle cherchent à faire passer en force, au mépris des avis et des propositions recueillis auprès de toutes les instances consultées depuis plus d'un an, une réforme rejetée par l'immense majorité des acteurs du monde éducatif et de la recherche. Il s'étonne de voir ainsi s'imposer aux universités de nouvelles contraintes, sans concertation, au moment même où s'affiche la volonté d'assurer leur autonomie.
En accord avec ses précédentes motions relatives à la « mastérisation » de la formation des maîtres,
en accord avec la motion votée par le Conseil de l'IUFM de l'Académie de Paris le mercredi 9 décembre 2009,
en accord avec les motions convergentes votées en cette fin d'année 2009 par les conseils de nombreuses autres universités,
Le Conseil d'administration de l'Université Paris-Sorbonne demande une révision profonde d'un dispositif qui, en l'état, menace l'avenir de l'Ecole républicaine.
Il renouvelle son appel à l'ouverture de véritables négociations, plus que jamais nécessaires.
"Le
Conseil d'Administration de l'Université de Picardie Jules Verne, réuni
le11 décembre 2009, ayant pris connaissance des annonces faites par les
ministres de l'Education Nationale et de l'Enseignement Supérieur et de
la Recherche concernant la formation et le recrutement des enseignants
en dénonce solennellement les conséquences prévisibles. Plus
précisément il constate que ces nouveaux dispositifs prévus, pris au
mépris de toute concertation par le gouvernement :
- augmenteraient la durée des études non rémunérées et la sélection sociale par l'argent
-
enverraient en stage des étudiants sans formation, tout en restreignant
considérablement le nombre d'enseignants titulaires, ce qui reviendrait
à faire assumer aux stagiaires le rôle de remplaçants.
Le Conseil
d'Administration, très inquiet face aux évolutions actuelles qui
risquent d'aboutir à une dégradation de la formation des futurs
enseignants et, à terme, à une dégradation du niveau d'enseignement
dans les écoles, collèges et lycées, demande une profonde révision du
dispositif envisagé, inapplicable en l'état" motion adoptée à
l'unanimité).
Le CA de Paris 1, ayant pris connaissance des annonces faites par les ministres de l'Éducation Nationale et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche sur la mastérisation de la formation et du recrutement des enseignants, déplore la mise en place d'un dispositif qui réduira la qualité de la formation professionnelle. Ce dispositif repose sur un calendrier intenable, incompatible avec la réalisation d'un mémoire de recherche de master. Il risque de systématiser la présence devant les élèves d'étudiants, puis de stagiaires non formés au métier, et dont la majorité ne sera pas reçue aux concours, faute de postes. Il demande le retrait de la réforme en l'état, et le rétablissement d'une véritable année de formation.
Les 13 et 18 novembre ainsi que le 8 décembre les cabinets des ministres de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche ont communiqué aux organisations syndicales de personnels et d'étudiants, exclues de toutes réelles concertations, leurs décisions concernant la réforme gouvernementale de formation des enseignants.
Portant sur la structure des concours, le calendrier des épreuves (PE, PLC, PLP, agrégation) ainsi que le cadrage des masters et des stages, ces annonces condamnent la formation professionnelle des enseignants et démantèlent les IUFM.
Elles tournent le dos à la mixité sociale du recrutement des futurs enseignants en rendant extrêmement difficile, en l'absence de toute aide sociale suffisante, pour des milliers d'étudiants la présentation de concours désormais dans l'année bac+ 5.
Elles ne permettent ni d'approfondir les disciplines fondamentales ni de se former à la recherche ni d'acquérir une formation professionnelle digne de ce nom.
C'est une vision archaïque de la formation des enseignants. Il y a également un risque d'extension de la précarité dans l'enseignement public primaire et secondaire, au détriment du recrutement par concours.
Pour le gouvernement, enseigner n'est pas un métier qui s'apprend et la formation des enfants, des jeunes ne constitue pas une priorité !
Le CA de l'université de Rouen, réuni le 15 décembre 2009, estime ces décisions inacceptables et considère qu'elles rendent impossible la conception de formations universitaires conformes à la vocation de l'enseignement supérieur (qualité des contenus, méthode et analyse, esprit critique...) et permettant aussi, pour le plus grand nombre d'étudiants suivant ces formations, l'accès et la réussite aux concours.
Le CA rejette ces choix et demande une tout autre réforme conduisant à une réelle élévation de la qualification de tous les enseignants et une réelle amélioration de la formation des enseignants pour l'avenir des élèves, tout en garantissant la mixité sociale du recrutement.
Vote: 25 pour - 1 contre - 1 abst - 1 NPPV
Le CEVU de l'Université Paris 12 Val-de-Marne constate que les graves inquiétudes sur l'avenir de la formation des enseignants qui ont motivé l'an dernier le refus de transmettre des maquettes-enseignement n'ont toujours pas été entendues par les ministères concernés. Il juge irrecevables les propositions faites aux syndicats et aux organisations étudiantes les 13 et 16 novembre derniers: ces propositions ne tiennent compte ni des conclusions du groupe "inter-conférence universitaire", ni des différents groupes de travail, ni de l'avis de la CPU, ni de celui de la CDIUFM.
Par ses contradictions, le dispositif actuellement prévu est inapplicable: en l'état, il serait préjudiciable à tous les étudiants, qu'ils se destinent à l'enseignement ou à la recherche. Le calendrier prévu pour l'année de M2 ne leur permettrait ni d'approfondir les disciplines fondamentales, ni de s'initier à la recherche, ni d'aborder de façon satisfaisante la dimension didactique et pédagogique du métier d'enseignant. C'est l'ensemble des enseignements au-delà de la Licence que cette réforme met en danger.
Le CEVU de l'Université Paris 12 Val-de-Marne demande donc la suspension de la réforme de la formation des enseignants, le retrait des décrets et des textes d'application déjà publiés, et l'ouverture d'une véritable concertation.
En convergence avec la motion du conseil des études et de la vie universitaire, le Conseil d'Administration de Paris 8, réuni à St Denis le 11 décembre 2009, dénonce les propositions faites le 13 novembre par les ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche concernant la réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Celles-ci ont été unanimement rejetées par les organisations syndicales, la CDIUFM et la CPU comme ne tenant pas compte des conclusions des différentes concertations qui avaient été mises en place.
Ces propositions, confirmées par le récent projet de circulaire sur la mise en place des diplômes nationaux de masters ouverts aux étudiants se destinant aux métiers de l'enseignement, tournent délibérément le dos à une formation conciliant les exigences scientifiques et les apports professionnels nécessaires aujourd'hui aux métiers de l'enseignement et de l'éducation. Elles n'évoquent ni les IUFM, ni leurs personnels, ne dessinent aucun cadre national et ouvrent ainsi à de très grandes disparités territoriales. En outre, cette réforme condamne à court terme les masters recherche en Littérature, Sciences Humaines et Sociales, qui se voient contraints de marginaliser la formation à la recherche au profit de la préparation aux divers concours.
Ces projets aggravent encore les dispositions qui avaient suscité contre elles la forte mobilisation de l'an dernier. Le Conseil d'administration de Paris 8 considère qu'une telle réforme menace l'éducation nationale dans son fonctionnement et dans ses fondements. Il réitère son opposition, fermement exprimée dès l'automne 2008, à la réforme telle que conçue dans les textes ministériels des 13 novembre et 8 décembre. Il appuie l'initiative de banalisation du mardi 15 décembre 2009 pour participation à la journée intersyndicale de refus de la réforme de la formation des enseignants. Il se réjouit d'apprendre que la question de la mastérisation soit mise à l'ordre du jour d'une prochaine réunion des trois conseils.Le CA de Paris 13 constate que les graves inquiétudes sur l'avenir de la formation des enseignants manifestées l'année dernière par la non-transmission des maquettes n'ont toujours pas été entendues par les ministères concernés. Il juge irrecevable en l'état les propositions faites aux syndicats et aux organisations étudiantes les 13 et 16 novembre dernier, propositions qui ne tiennent compte ni des conclusions du groupe «inter-conférence universitaire », ni des différents groupes de travail, ni de l'avis de la CPU ni de celui de la CDIUFM.
Aussi le CA de Paris 13 réitère son opposition aux décrets concernant la formation des enseignants, dont la publication empêche la conception d'un véritable dispositif de formation, et demande l'ouverture de négociations impliquant tous les acteurs concernés pour une réforme répondant aux besoins du service public d'éducation nationale.
Le CA de Paris 13 considère qu'il est indispensable que les ministères concernés reviennent sur les schémas actuellement proposés. Il partage les inquiétudes des organisations appelant à la journée nationale de mobilisation du 15 décembre et décide d'organiser ce même jour des réunions d'information et de débat sur la réforme de la formation des enseignants, dans ce cadre, pour permettre une large participation de la communauté universitaire de Paris 13, la fin d'après-midi sera "banalisée".
« Le Conseil d'administration de l'université Sorbonne Nouvelle-Paris3, ayant pris connaissance des dernières informations transmises par les ministères de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur et de la recherche, déplore que les propositions des universitaires, telles que formulées entre autres par la Commission Filâtre, ne soient toujours pas prises en compte dans la réforme de la formation et du recrutement des enseignants.
Le dispositif actuellement prévu est à la fois inapplicable en l'état et très défavorable à tous les étudiants, ceux qui se destinent à l'enseignement comme les autres. Le calendrier proposé pour l'année de M2 ne permet ni d'approfondir les disciplines fondamentales, ni d'initier les étudiants à la recherche, ni de les aider à aborder les aspects didactiques et pédagogiques du métier d'enseignant. Le gouvernement laisse les universités se débattre avec toutes les contradictions inhérentes à son projet. Or c'est l'ensemble des enseignements de master et de la formation universitaire à la recherche qui sont mis en danger par cette réforme.
Le Conseil d'administration de l'université Sorbonne Nouvelle-Paris3 demande au gouvernement qu'il retire ce projet rejeté par l'immense majorité des acteurs du dossier. »
Motions des Conseils d'UFR 04 et 10 de Paris 1 + Motion du conseil d'école de l'IUFM de Paris:
Le conseil de l'UFR04 – Arts Plastiques et Sciences de l'Art – réuni le 10 décembre réaffirme
son opposition à la réforme de la formation des maîtres, et exprime sa solidarité avec le
Conseil de l'IUFM de Paris [ci-dessous]
Motion adoptée à l'unanimité.
(3 refus de prendre part au vote, 1 abstention)
Le conseil d'école de l'IUFM de Paris dénonce le projet destructeur du gouvernement concernant la formation et le recrutement des enseignants et s'élève contre le passage en force des ministères concernés.
Il considère :
- que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants constitue une attaque frontale contre l'ensemble de l'Ecole ;
-
que la réforme proposée se fait aux dépens des élèves dans les classes
et des étudiants qui se destinent au métier d'enseignant, au nom d'une
privatisation du Service Public, sous couvert d'économies budgétaires ;
- que les étudiants engagés dans la préparation aux concours 2010 font les frais de mesures transitoires illusoires.
Il réaffirme :
- son attachement à un réel service public d'éducation pour tous et sur tout le territoire ;
-
son attachement à une véritable formation professionnelle initiale en
alternance et rémunérée, ainsi qu'à une véritable formation continue
des enseignants ;
- son opposition aux orientations ministérielles présentées le 13 novembre 2009 ;
-
ses fortes réserves face à la mise en place de stages en responsabilité
cette année, justifiant pour le ministère l'absence de formation
post-concours et conduisant les étudiants à assumer des responsabilités
qui ne devraient être confiées qu'à des fonctionnaires formés.
Il exige :
- l'abrogation des décrets de juillet
2009 et l'abandon de la réforme de la formation et du recrutement des
enseignants sous sa forme actuelle. Une toute autre réforme est
possible, en concertation avec les acteurs concernés et dans l'intérêt
des élèves ;
- un recrutement de fonctionnaires statutaires, de la
maternelle à l'université, par concours et à hauteur des besoins, selon
un plan pluriannuel de recrutement ;
- que les étudiants engagés dans la préparation aux concours 2010 bénéficient d'une
année
pleine et entière de formation pédagogique en alternance et rémunérée
lors de la prochaine année universitaire pour les candidats admis, et
que les étudiants non admis puissent se représenter aux concours les
prochaines années universitaires.
Motion proposée au CA de l'Université de Strasbourg:
Réunie le 9 décembre 2009, l'assemblée des groupes de travail sur la réforme de la formation des enseignants demande au Président de l'Université de Strasbourg, après les avoir lues au CA du 15 décembre, de transmettre à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche et au ministre de l'Education nationale, à l'occasion de la prochaine réunion de la CPU, les positions et les propositions suivantes :
La réforme de la formation des enseignants, telle qu'elle a été présentée le 13 novembre 2009 aux organisations syndicales par les Ministères de l'Education Nationale et de l'Enseignement supérieur et de la recherche est irrecevable. En effet :
- Elle constitue une véritable régression tant sur le plan des savoirs académiques que sur celui de la formation professionnelle ;
- Elle ampute sensiblement la formation professionnelle et condamne ainsi à terme les IUFM qui ont acquis en la matière une longue expérience ;
- Elle impose un calendrier des concours différent pour les 1er et les 2nd degrés, ce qui est incompatible avec le fonctionnement des cursus de Masters fondés sur un socle commun et des savoirs partagés en matière de professionalisation ; ce calendrier accroît aussi les difficultés de réorientation des étudiants qui échouent aux concours ;
- Elle rend particulièrement difficile, sans aide sociale suffisante, la poursuite d'études des étudiants jusqu'au concours à Bac + 5 et elle introduit ainsi une véritable régression sociale.
Les membres du CEVU de Rennes 2 qui aspirent à une véritable élévation de la formation des futurs enseignants, capable d'articuler la perspective universitaire et le processus de professionnalisation, demandent aux deux ministères une remise à plat de la réforme proposée et l'ouverture d'un véritable processus de concertation avec tous les acteurs concernés.
Motion votée à l'unanimité des présents.
Le Conseil d'administration de l'Université de Poitiers, ayant pris connaissance des annonces faites par les ministres de l'Education Nationale et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche concernant la formation et le recrutement des enseignants dénonce solennellement l'ensemble du dispositif qui vise à dégrader la formation existante. Plus précisément, il constate que sa mise en place au mépris des multiples propositions formulées va :
• envoyer en stage en responsabilité des étudiants, tout en restreignant considérablement le nombre d'enseignants titulaires, ce qui revient à faire assumer des remplacements par des étudiants en stage sans garantie d'une formation professionnelle antérieure
• suggérer aux étudiants de présenter successivement, à quelques semaines d'intervalle, les concours de PE, de PLC, et de PLP selon un calendrier préjudiciable à leur formation universitaire
• demander aux étudiants de M2 de préparer un oral de concours, suivre des stages (d'observation, de pratique et enfin de responsabilité), se former à la recherche et rédiger un mémoire, s'initier à la dimension internationale de leur fonction future et connaître l'organisation de l'éducation nationale, tout ceci entre février et mai.
Toutes ces dispositions concourent à réduire la qualité de la formation professionnelle des enseignants, au détriment des élèves, et à organiser la disparition de toute formation sérieuse à la recherche dans bon nombre de disciplines, notamment en lettres, sciences humaines et sociales.
En conséquence, le Conseil d'administration de l'Université de Poitiers rappelle qu'enseigner est un métier qui s'apprend, et demande le retrait de cette réforme dont le contenu n'intègre pas cette exigence.
Le conseil d'administration de l'université Montesquieu – Bordeaux IV, réuni le 23 novembre 2009 considère que les propositions ministérielles transmises aux organisations syndicales le vendredi 13 novembre concernant la réforme de la formation et du recrutement des enseignants sont fort inquiétantes et nuisibles.
Fort inquiétantes car elles reprennent à l'identique voire en les aggravant les propositions initiales qui ont suscité les critiques de l'ensemble de la communauté universitaire et les mouvements qui ont émaillé la dernière année universitaire.
Nuisibles, car si ces propositions étaient mises en oeuvre, la réforme déboucherait sur une ségrégation sociale plus grande, une dégradation considérable de la formation professionnelle des enseignants et des CPE, pour en fin de compte porter un grave préjudice à l'école de la république et aux élèves qui la fréquentent.
Agréant la position de la CDIUFM du 18 novembre et celle de la CPU
du 19 novembre, le conseil d'administration de l'université Montesquieu
– Bordeaux IV réaffirme son soutient à sa composante IUFM et demande
l'abandon d'un tel projet et le retrait des textes d'application déjà
publiés au profit d'une toute autre réforme qui soit véritablement
négociée avec l'ensemble des partenaires, de façon à :
Mettre en place un système d'allocations d'études et de pré-recrutement
Assurer une carte des formations qui permette la préparation de tous les concours
Elaborer
un cadrage national qui articule la mise en place de masters de qualité
et une préparation aux concours de recrutement.
Conforter le rôle des IUFM et de leur potentiel de formation pour la formation initiale et la formation continuée.
Mettre
en place une année de fonctionnaire stagiaire qui comporte au moins 2/3
du temps de service accordé à la formation professionnelle.
Etablir un plan pluriannuel de recrutement et de résorption de la précarité.
L'Université de Strasbourg réaffirme son attachement aux missions fondamentales de sa composante IUFM en faveur de la formation professionnelle initiale et continuée des enseignants et au maintien d'une haute qualité des masters dispensés par l'université. L'Université de Strasbourg se joint donc à la position exprimée par la CPU sur la mastérisation et votée le 19 novembre 2009.
Motion adoptée à l'unanimité de ses membres présents et représentés
Après avoir pris connaissance du texte : Analyses du groupe de synthèse des travaux des groupes techniques de propositions sur la « mastérisation » des recrutements, le Conseil d'Administration de l'Université de Nice - Sophia Antipolis estime qu'il constitue un recul inacceptable par rapport à l'ensemble des réflexions engagées depuis l'annonce de la réforme de la formation des enseignants.
Ce texte remet en cause la mission de professionnalisation confiée par l'Etat aux universités. Il va à l'encontre des valeurs et des principes mis en oeuvre dans notre Université tels que nous avons pu les rappeler durant ces derniers mois.
Ce texte impose aux étudiants, au prétexte de permettre d'improbables réorientations, de suivre une formation qui ne correspond pas à leurs aspirations et à leurs besoins. Les parcours au sein de masters dits « généralistes », préconisés par le ministère, ne répondent ni à des objectifs de formation disciplinaire, ni aux nécessités de la formation professionnelle.
Chacun s'accorde sur la complexité des missions des enseignants dont les compétences ne peuvent se réduire à la seule accumulation de savoirs académiques. C'est pourtant le choix fait par le texte qui ne retient que la dimension disciplinaire et qui marginalise les dimensions pédagogique, didactique et plus généralement professionnelle.
Le danger est grand de voir se systématiser la présence, devant élèves, d'étudiants puis de stagiaires non formés au métier.
Dans ces circonstances, le Conseil d'Administration de l'UNS tient à rappeler la nécessité d'un projet ambitieux de formation des enseignants répondant aux besoins de la société. Il doit s'appuyer sur une structure spécifique, porteuse d'une mention de master approprié, mettant à profit le potentiel reconnu de l'IUFM et des UFR tant en formation initiale que continue.
Sous couvert d'élévation du niveau d'étude des enseignants en France et d'harmonisation européenne au système LMD, la réforme de la formation des enseignants que vous voulez mettre en oeuvre n'aura que des effets négatifs.
D'une part, alors que les étudiants sortaient de l'IUFM à Bac +5, avec traitement en dernière année, les futurs enseignants ne pourront plus bénéficier de ce salaire. Votre réforme qui instaure l'allongement des études, aux frais des étudiants et de leur famille, va grandement pénaliser les étudiants les plus modestes, nombreux à La Réunion. Ainsi, les étudiants réunionnais auront-ils encore davantage de difficultés pour accéder au métier d'enseignant de l'Education Nationale.
D'autre part, sous couvert d'acquisition du titre universitaire de Master, votre réforme portera gravement atteinte à leur formation d'enseignant. Toutes les projections que l'on peut mener dans le cadre de votre réforme conduisent inéluctablement à une réduction drastique de la dimension professionnelle de leur cursus : réduite à néant en M1, elle diminue gravement en M2 : les stages professionnels passeraient de plus de 400 heures obligatoires à 108 heures optionnelles ; de plus, elle serait noyée au milieu de la diversité des parcours en M2. Pour l'étudiant, il est clair que ce sera : soit la préparation des épreuves, soit la prise en charge effective des élèves.
Ce système conduira, en toute logique, à placer les préparations des concours hors des cursus de l'université publique et provoquera, de fait, la privatisation de l'accès aux concours de l'enseignement en France.
Sous prétexte d'élever le niveau universitaire, votre réforme va de plus entraîner une explosion du nombre de « reçus-collés », diplômés d'universités sans postes et mis en concurrence sur un « marché européen de l'éducation » avec la massification inéluctable d'emplois de vacataires, contractuels et autres précaires que l'EN recrutera pour combler à bas prix les postes que vous continuez à supprimer aux concours des 1er et 2sd degrés.
La professionnalisation, opérante dans les IUFM, est l'axe fondamental de la formation des enseignants. En la niant, votre réforme constitue un retour de 20 ans en arrière, aussi refusons-nous de participer à sa mise en oeuvre.
Votre projet est inacceptable : Retirez-le !
Les étudiants, professeur-stagiaires et tout le personnel de L'IUFM de La Réunion, réunis en AG, vendredi 27 novembre 2009
Le
Conseil d'administration de l'Université de Provence, ayant pris
connaissance des annonces faites par les ministres de l'Education
Nationale et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche concernant
la formation et le recrutement des enseignants en dénonce
solennellement les conséquences.
Plus précisément, il constate que ces nouveaux dispositifs mis en place
au mépris de toute concertation par le gouvernement vont :
• augmenter la durée des études non rémunérées et la sélection sociale par l'argent
• envoyer en stage des étudiants sans formation, tout en restreignant
considérablement le nombre d'enseignants titulaires, ce qui revient à
faire assumer aux stagiaires le rôle de remplaçants
• placer les épreuves écrites des concours au début de l'année
universitaire de M2, favorisant ainsi le recours à des institutions
privées pour le bachotage préparatoire aux épreuves durant l'été
• suggérer aux étudiants de présenter successivement, à quelques semaines d'intervalle, les concours de PE, de PLC, et de PLP
• demander aux étudiants de M2 de préparer un oral de concours, suivre
des stages (d'observation, de pratique et enfin de responsabilité), se
former à la recherche et rédiger un mémoire, s'initier à la dimension
internationale de leur fonction future et connaître l'organisation de
l'éducation nationale, tout ceci entre février et mai.
Le CA de l'université de Provence, très inquiet face aux évolutions actuelles qui aboutiront à une dégradation de la formation des futurs enseignants et, à terme, à une dégradation du niveau d'enseignement dans les écoles, collèges et lycées demande une profonde révision du dispositif proposé, inapplicable en l'état.
Motion adoptée en séance à l'unanimité des présents et représentés.
RELEVE DES DELIBERATIONS DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DU 23 novembre 2009
Motion sur la masterisation (point 6 du CA du 23 novembre)
Le Conseil d'administration a approuvé à l'unanimité des membres présents ou représentés la motion suivante :
« Le Conseil d'Administration de l'université Paris Ouest Nanterre La Défense réuni le 23 novembre 2009 dénonce les propositions faites le 13 novembre par les ministres de l'Education Nationale et de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche pour la réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Cette décision, appuyée sur les décrets absurdes de juillet dernier révèle une incompréhension totale du métier d'enseignant et d'enseignants-chercheurs, du fonctionnement des universités et des besoins des étudiants. Le Conseil demande la réécriture rapide des décrets de juillet rejetés par la quasi-totalité des personnels de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur ainsi que par les étudiants, sur la base des propositions d'organisation des admissibilités en fin de M1. Le Conseil demande aux ministres concernés d'ouvrir de toute urgence de véritables concertations pour permettre la mise en oeuvre au plus vite d'une masterisation réussie. Pour éviter les conséquences dramatiques sur les étudiants, les élèves et l'ensemble des composantes des universités (UFR et IUFM), le Conseil mettra tout en oeuvre pour empêcher que les propositions actuelles aboutissent sur le bureau du CNESER. »
Pour : 22.
Motion masterisation : point 2) abordé au CEVU de l'Université Paris X (Paris Ouest Nanterre La Défense) du 7 décembre :
2) Motion mastérisation
(19 oui, 1 non, 1 abst) Le CEVU de Paris Ouest Nanterre constate que les graves inquiétudes sur l'avenir de la formation des enseignants manifestées l'année dernière par la non-transmission des maquettes n'ont toujours pas été entendues par les ministères concernés. Il juge irrecevable en l'état les propositions faites aux syndicats et aux organisations étudiantes les 13 et 16 novembre dernier, propositions qui ne tiennent compte ni des conclusions du groupe « inter-conférence universitaire », ni des différents groupes de travail, ni de l'avis de la CPU ni de celui de la CDIUFM. Aussi le CEVU de Paris Ouest Nanterre réitère son opposition aux décrets concernant la formation des enseignants, dont la publication empêche la conception d'un véritable dispositif de formation, et demande l'ouverture de négociations impliquant tous les acteurs concernés pour une réforme répondant aux besoins du service public d'éducation nationale. LE CEVU de Paris Ouest Nanterre considère qu'il est indispensable que les ministères concernés reviennent sur les schémas actuellement proposés.
Non au contrôle de moralité des futurs enseignants (pétition)
18 mars 2010: journée de grève et de manifestation de la maternelle à l'université
"Hadopi: la surveillance du web confiée à des sociétés privées" (lemonde.fr, 13/3/10)
Appel de l'AG des grévistes d'Île-de-France (12 mars 2010)
Lettre ouverte du collectif des lycées du Bas-Rhin en lutte (10/03/10)
"Chatel invente le Cercle des poètes absentéistes" - Communiqué de SLU (12/03/10)
Les demandes des universitaires viennois, par C. Denker (SLR 08/03/10)
La DFG (Deutsche Forschungsgemeinschaft) revient à l'évaluation qualitative
La grande mutation. Néolibéralisme et éducation en Europe (I. Bruno, P. Clément, C. Laval)
"Ce qu'autonomie veut dire…" Lettre de J.-F. Bayart (CNRS) à V. pécresse (Agora 08/03/10)
"Quelques remarques sur une agence qui fâche : l'AERES" - document du C3N (04/0310)
Mastérisation: motion de l'UFR d'histoire de l'Université Paris 1 (02/03/10)
"ZEP : le grand bal des données disparues" (Quelle école pour demain? 03/03/10)
12 mars 2010: grève, manifestations, rassemblements et AG
Bologna burns: infos pratiques pour le contre sommet du 11 au 14 mars 2010 + "basic discussion"
"La réforme des lycées contre les sciences sociales" (CVUH 04/03/10)