vendredi 13 novembre 2009
Sur le site du collectif Poolp:
Vendredi,
un rassemblement (appelé par les principaux syndicats de l'enseignement
supérieur, de SLR et SLU) avait lieu devant l'Assemblée nationale où
avait lieu le débat sur le projet de budget de l'Enseignement supérieur
dans le cadre de l'examen du projet de loi de finances 2010.
Selon un article publié sur le site VousNousILs, ces
organisations demandaient un « plan d'urgence pour répondre aux
inquiétudes de la communauté universitaire et donner au service public
d'enseignement supérieur et de recherche les moyens, tant en personnels
titulaires qu'en financements pérennes, de remplir les missions dont le
pays a besoin" et "L'Unef réclam[ait] que le
dixième mois de bourse promis par le président Nicolas Sarkozy,
conditionné à une durée de dix mois de l'année universitaire, soit
versé à tous les étudiants.»
La discussion des parlementaires à lire sur le site de l'Assemblée nationale
a constaté l'absence de ligne de crédit pour mettre en oeuvre le
dixième mois de bourse en faveur des étudiants, a révélé que l'étude
sur le crédit impôt recherche (CIR) est une nouvelle fois reportée, que
l'augmentation des dépenses de personnel correspondra pour 80 % à des
évolutions légales de carrières et des compensations de charges.
Lire la suite.
Le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche est marqué, cette année encore par la médiocrité. Hors cotisations retraites, le budget de la Mission interministérielle à la recherche et l'enseignement supérieur progresse de 2,4 % en 2010, soit à peine plus que la croissance du PIB en valeur prévue par le gouvernement. Sauvons la Recherche dénonce une fois de plus la communication du ministère visant à faire croire que ces secteurs progressent de 1,8 milliards, alors qu'il n'en est strictement rien, le ministère confondant sciemment les vrais crédits budgétaires, le Crédit d'impôt et les emprunts. La baisse de l'effort de recherche à 2,02 % du PIB montre à quel point les annonces budgétaires mirifiques, faites chaque année depuis 2002, n'étaient que purement postiches.
SLR dénonce l'absence de créations d'emplois stables vouant les jeunes docteurs à la précarité, éloignant par la-même toujours plus d'étudiants des carrières de recherche. Sans un effort gigantesque pour renforcer l'emploi scientifique, pour former et recruter plus de docteurs, le "grand emprunt national" risque de n'être qu'une très onéreuse opération publicitaire. C'est ce qu'ont transmis ce matin à l'Assemblée nationale des délégations de diverses organisations.
Source: SLU.
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2930
Formulaire pré-rempli pour l'envoi d'une courriel à un député ou un sénateur
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3141
Cette "question" a été transmise à SLR par le secrétariat de JJ Candelier : Député PCF du Nord (16ème Circonscription), Secrétaire de la Commission de la Défense Nationale et des Forces Armées.
M. Jean-Jacques Candelier attire l'attention de Mme le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le montant réel du budget de sa politique.
Comme les deux années précédentes, le Gouvernement annonce une croissance de 1,8 milliard des moyens de l'enseignement supérieur et de la recherche. Mais comme les années précédentes, il n'en est rien : chaque année, le ministère additionne les vrais crédits budgétaires de la Mission Recherche et Enseignement Supérieur (MIRES), le crédit d'impôt recherche, dont deux rapports viennent de mettre fortement en doute l'utilité, le coût des partenariats public-privé (PPP), qui ne sont que des emprunts sur une trentaine d'années et non des ressources, et les intérêts du montant du Plan campus (164 millions), qui risquent de ne pas être utilisés en 2010. En réalité, pour prendre l'exemple de la recherche, les données de l'OCDE, comme celles de l'annexe de la MIRES (le jaune budgétaire), montrent que l'effort national est au plus bas : 2,02 % du PIB en 2008, au lieu des 3 % promis depuis 2002. Pire, cet effort n'a cessé de décroître depuis cette date, non seulement par rapport au PIB (2,24 % en 2002), mais aussi dans l'absolu. Quant aux dépenses par étudiant, elles sont artificiellement gonflées par le ministère, notamment par la prise en compte des PPP.
Il estime que ce budget, comme les précédents, est totalement en trompe l'oeil et doit être profondément remanié sur la base des principes suivants :
La mise en place d'un plan pluriannuel de l'emploi scientifique, incluant un plan d'intégration des précaires (6 000 emplois par an).
L'ouverture de négociations sur la revalorisation des carrières avec une provision de 400 millions sur 2010.
La prise en charge des constructions universitaires en lieu et place des PPP, ces améliorations des bâtiments devant concerner toutes les universités.
L'abandon des transferts de compétences prévus par la loi LRU, cadeau empoisonné imposé aux universités.
La budgétisation du dixième mois de bourse pour les étudiants et un réel effort pour le nombre et le montant des bourses, ainsi que sur le logement étudiant.
Le doublement en quatre ans des crédits de base distribués par les organismes et les universités aux laboratoires.
Le transfert de 200 millions d'euros de l'ANR (Agence Nationale de la Recherche), notamment pour contribuer à l'intégration de ses CDD.
L'évaluation du CIR et son plafonnement, de façon à ce qu'il bénéficie avant tout aux PME innovantes.
Au moment où le Gouvernement prend prétexte du sous-financement de l'enseignement supérieur et de la recherche pour lancer un grand emprunt national au service des nantis, le député demande au ministre que l'année 2010 comporte un budget de la recherche et de l'enseignement supérieur digne d'un pays industrialisé.
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